Guide de l'administrateur systèmes


Red Hat Enterprise Linux 7

Déploiement, configuration, et administration de Red Hat Enterprise Linux 7

Maxim Svistunov

Red Hat Customer Content Services

Marie Doleželová

Red Hat Customer Content Services

Stephen Wadeley

Red Hat Customer Content Services

Tomáš Čapek

Red Hat Customer Content Services

Jaromír Hradílek

Red Hat Customer Content Services

Douglas Silas

Red Hat Customer Content Services

Jana Heves

Red Hat Customer Content Services

Petr Kovář

Red Hat Customer Content Services

Peter Ondrejka

Red Hat Customer Content Services

Petr Bokoč

Red Hat Customer Content Services

Martin Prpič

Red Hat Sécurité Produit

Eliška Slobodová

Red Hat Customer Content Services

Eva Kopalová

Red Hat Customer Content Services

Miroslav Svoboda

Red Hat Customer Content Services

David O'Brien

Red Hat Customer Content Services

Michael Hideo

Red Hat Customer Content Services

Don Domingo

Red Hat Customer Content Services

John Ha

Red Hat Customer Content Services

Résumé

Le Guide de l'administrateur systèmes documente les informations importantes concernant le déploiement, la configuration et l'administration de Red Hat Enterprise Linux 7. Ce guide est conçu pour les administrateurs systèmes possédant une connaissance de base du système.

Note

En vue d'élargir vos connaissances, vous serez sans doute interessés par les formations suivantes Red Hat System Administration I (RH124), Red Hat System Administration II (RH134), Red Hat System Administration III (RH254), ou RHCSA Rapid Track (RH199).

Partie I. Configuration de base du système

Cette partie traite des tâches de base de l'administration de système, telles que la configuration du clavier, la configuration de la date et de l'heure, la gestion des utilisateurs et des groupes, et l'obtention de privilèges.
Les paramètres régionaux indiquent les paramètres de langue des services et interfaces utilisateur du système. Les paramètres d'agencement du clavier contrôlent l'agencement utilisé sur la console texte et sur les interfaces utilisateur graphique.
Ces paramètres peuvent être effectués en modifiant le fichier de configuration /etc/locale.conf ou en utilisant l'utilitaire localectl. Ainsi, vous pouvez utiliser l'interface utilisateur graphique pour effectuer la tâche. Pour obtenir une description de la méthode, veuillez consulter le Guide d'installation Red Hat Enterprise Linux 7.

1.1. Définir les paramètres régionaux

Les paramètres régionaux globaux sont stockés dans le fichier /etc/locale.conf, qui est lu au début du démarrage par le démon systemd. Les paramètres régionaux configurés dans /etc/locale.conf sont hérités par chaque service ou utilisateur, à moins qu'un programme ou utilisateur individuel ne l'outrepasse.
Le format de base de /etc/locale.conf est une liste séparée par des lignes d'affectation de variables. Voici des paramètres allemands avec des messages en anglais dans /etc/locale.conf :
LANG=de_DE.UTF-8
LC_MESSAGES=C
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Ici, l'option LC_MESSAGES détermine les paramètres régionaux utilisés pour les messages de diagnostique écrits sur la sortie d'erreurs standard. Pour spécifier les paramètres régionaux dans /etc/locale.conf, vous pouvez utiliser plusieurs autres options. Les plus courantes sont résumées dans Tableau 1.1, « Options configurables dans /etc/locale.conf ». Veuillez consulter la page du manuel locale(7) pour obtenir des informations détaillées sur ces options. Veuillez remarquer que l'option LC_ALL, qui représente toutes les options possibles, ne doit pas être configurée dans /etc/locale.conf.
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Tableau 1.1. Options configurables dans /etc/locale.conf
OptionDescription
LANGFournit une valeur par défaut pour les paramètres régionaux.
LC_COLLATEModifie le comportement des fonctions qui comparent les chaînes dans l'alphabet local.
LC_CTYPEModifie le comportement des fonctions de gestion et de classification des caractères et les fonctions des caractères multioctets.
LC_NUMERICDécrit la manière par laquelle les chiffres sont habituellement imprimés, avec des détails tels que le point décimal versus la virgule décimale.
LC_TIMEModifie l'affichage de l'heure actuelle, 24 heures versus 12 heures.
LC_MESSAGESDétermine les paramètres régionaux utilisés pour les messages de diagnostique écrits dans la sortie d'erreur standard.

1.1.1. Afficher le statut actuel

La commande localectl peut être utilisée pour effectuer des requêtes et modifier les paramètres régionaux et les paramètres d'agencement du clavier. Pour afficher les paramètres actuels, veuilles utiliser l'option status :
localectl status
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Exemple 1.1. Afficher le statut actuel

La sortie de la commande précédente répertorie les paramètres régionaux et la structure du clavier actuellement configurés pour la console et le système de fenêtres X11.
~]$ localectl status
   System Locale: LANG=en_US.UTF-8
       VC Keymap: us
      X11 Layout: n/a
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1.1.2. Répertorier les paramètres régionaux disponibles

Pour répertorier tous les paramètres régionaux disponibles pour votre système, veuillez saisir :
localectl list-locales
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Exemple 1.2. Répertorier les paramètres régionaux

Imaginez que vous souhaitiez sélectionner un paramètre régional anglais en particulier, mais que vous n'êtes pas sûr qu'il se trouve sur le système. Vous pourrez vérifier cela en répertoriant tous les paramètres régionaux anglais avec la commande suivante :
~]$ localectl list-locales | grep en_
en_AG
en_AG.utf8
en_AU
en_AU.iso88591
en_AU.utf8
en_BW
en_BW.iso88591
en_BW.utf8

output truncated
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1.1.3. Définir les paramètres régionaux

Pour définir les paramètres régionaux du système par défaut, veuillez utiliser la commande suivante en tant qu'utilisateur root :
localectl set-locale LANG=locale
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Remplacez locale par le nom du paramètre régional, trouvé par la commande localectl list-locales. La syntaxe ci-dessus peut également être utilisée pour configurer les paramètres de Tableau 1.1, « Options configurables dans /etc/locale.conf ».

Exemple 1.3. Modifier les paramètres régionaux par défaut

Ainsi, si vous souhaitez définir l'anglais britannique (« British English ») comme paramètre régional par défaut, commencez par trouver le nom du paramètre régional en utilisant list-locales. Puis, en tant qu'utilisateur root, saisir une commande du modèle suivant :
~]# localectl set-locale LANG=en_GB.utf8
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1.2. Modifier l'agencement du clavier

Les paramètres d'agencement du clavier permettent à l'utilisateur de contrôler la structure utilisée sur la console de texte et les interfaces utilisateur graphique.

1.2.1. Afficher les paramètres actuels

Comme mentionné précédemment, vous pouvez vérifier la configuration de l'agencement du clavier par la commande suivante :
localectl status
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Exemple 1.4. Afficher les paramètres du clavier

Dans la sortie suivante, vous pouvez observer l'agencement du clavier configuré pour la console virtuelle et pour le système de fenêtres X11.
~]$ localectl status
   System Locale: LANG=en_US.utf8
       VC Keymap: us
      X11 Layout: us
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1.2.2. Répertorier les agencements de clavier disponibles

Pour répertorier tous les agencements de clavier disponibles pouvant être configurés sur votre système, veuillez saisir :
localectl list-keymaps
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Exemple 1.5. Rechercher un agencement de clavier particulier

La commande grep peut être utilisée pour rechercher un nom d'agencement de clavier particulier dans la sortie de la commande précédente. De multiples agencements de clavier sont souvent compatibles avec vos paramètres régionaux actuels. Par exemple, pour trouver des agencements de clavier tchèques, veuillez saisir :
~]$ localectl list-keymaps | grep cz
cz
cz-cp1250
cz-lat2
cz-lat2-prog
cz-qwerty
cz-us-qwertz
sunt5-cz-us
sunt5-us-cz

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1.2.3. Définir l'agencement du clavier

Pour définir la structure du clavier par défaut de votre système, veuillez utiliser la commande suivante en tant qu'utilisateur root :
localectl set-keymap map
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Remplacez map par le nom de l'agencement du clavier pris à partir de la sortie de la commande localectl list-keymaps. À moins que l'option --no-convert ne soit passée, le paramètre sélectionné est également appliqué au mappage du clavier par défaut du système de fenêtres X11, après l'avoir converti au mappage de clavier X11 correspondant le mieux. Ceci s'applique à l'inverse, vous pouvez spécifier les deux agencements de clavier avec la commande suivante en tant qu'utilisateur root :
localectl set-x11-keymap map
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Si vous souhaitez que votre structure X11 diffère de la structure de la console, veuillez utiliser l'option --no-convert.
localectl --no-convert set-x11-keymap map
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Avec cette option, l'agencement du clavier X11 est indiqué sans changer le paramètre de structure de la console précédente.

Exemple 1.6. Définir l'agencement du clavier X11 séparément

Imaginez que vous souhaitiez utiliser une structure de clavier allemande dans l'interface graphique, mais que vous souhaitiez conserver un agencement de clavier en anglais américain (« US English ») pour les opérations de la console. Dans ce cas, en tant qu'utilisateur root, veuillez saisir :
~]# localectl --no-convert set-x11-keymap de
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Puis, vous pouvez vérifier si ce paramétrage a fonctionné en examinant le statut actuel :
~]$ localectl status
   System Locale: LANG=de_DE.UTF-8
       VC Keymap: us
      X11 Layout: de
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Hormis la structure de clavier (map), trois autres options peuvent être spécifiées :
localectl set-x11-keymap map model variant options
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Remplacez model par le nom de modèle du clavier, et variant et options par la variante du clavier et les composants d'option, qui peuvent être utilisés pour améliorer le comportement du clavier. Ces options ne sont pas définies par défaut. Pour obtenir davantage d'informations sur le modèle X11, la variante X11, et sur les options X11, veuillez consulter la page man kbd(4).

1.3. Ressources supplémentaires

Pour obtenir davantage d'informations sur la manière de configurer la structure du clavier sur Red Hat Enterprise Linux, veuillez consulter les ressources ci-dessous :

Documentation installée

  • localectl(1) — la page du manuel de l'utilitaire de ligne de commande localectl documente comment utiliser cet outil pour configurer les paramètres régionaux du système et la structure du clavier.
  • loadkeys(1) — la page du manuel de la commande loadkeys fournit des informations supplémentaires sur la manière d'utiliser cet outil pour modifier la structure du clavier dans une console virtuelle.

Voir aussi

Chapitre 2. Configurer l'heure et la date

Les systèmes d'exploitation modernes font la distinction entre les deux types d'horloges suivants :
  • Une horloge temps réel (« Real-Time Clock », ou RTC), communément appelée horloge matérielle, (habituellement un circuit intégré sur la carte système) est complètement indépendante de l'état actuel du système d'exploitation et fonctionne même lorsque l'ordinateur est éteint.
  • Une horloge système, également appelée horloge logicielle, est habituellement maintenue par le noyau et sa valeur initiale est basée sur l'horloge temps réel. Une fois le système démarré et l'horloge système initialisée, celle-ci est entièrement indépendante de l'horloge temps réel.
Le temps système est toujours conservé sous le format du temps universel coordonné (« Coordinated Universal Time », ou UTC) puis converti dans les applications au temps local selon les besoins. Le temps local correspond à l'heure réelle dans votre fuseau horaire et prend en compte l'heure d'été (« daylight saving time », ou DST). L'horloge temps réel peut utiliser l'heure UTC ou l'heure locale. L'heure UTC est recommandée.
Red Hat Enterprise Linux 7 offre trois outils de ligne de commande pouvant être utilisés pour configurer et afficher des informations sur l'heure et la date du système : l'utilitaire timedatectl, qui est nouveau sur Red Hat Enterprise Linux 7 et fait partie de systemd ; la commande traditionnelle date ; et l'utilitaire hwclock pour accéder à l'horloge matérielle.

2.1. Utilisation de la commande timedatectl

L'utilitaire timedatectl est distribué dans le cadre du gestionnaire de services et systèmes systemd et permet de réviser et modifier la configuration de l'horloge système. Vous pouvez utiliser cet outil pour modifier l'heure et la date actuelle, pour définir le fuseau horaire, ou pour activer la synchronisation automatique de l'horloge système avec un serveur distant.
Pour obtenir des informations sur la manière d'afficher l'heure et la date actuelle sous un format personnalisé, veuillez également consulter la Section 2.2, « Utiliser la commande date ».

2.1.1. Afficher l'heure et la date actuelle

Pour afficher l'heure et la date actuelle, ainsi que des informations détaillées sur la configuration de l'horloge système et de l'horloge matérielle, veuillez exécuter la commande timedatectl sans aucune autre option de ligne de commande :
timedatectl
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Ceci affiche l'heure locale et universelle, le fuseau horaire en cours d'utilisation, le statut de la configuration NTP (« Network Time Protocol »), ainsi que des informations supplémentaires liées à DST.

Exemple 2.1. Afficher l'heure et la date actuelle

Voici un exemple de la sortie de commande timedatectl sur un système qui n'utilise pas NTP pour synchroniser l'horloge système avec un serveur distant :
~]$ timedatectl
      Local time: Mon 2013-09-16 19:30:24 CEST
  Universal time: Mon 2013-09-16 17:30:24 UTC
        Timezone: Europe/Prague (CEST, +0200)
     NTP enabled: no
NTP synchronized: no
 RTC in local TZ: no
      DST active: yes
 Last DST change: DST began at
                  Sun 2013-03-31 01:59:59 CET
                  Sun 2013-03-31 03:00:00 CEST
 Next DST change: DST ends (the clock jumps one hour backwards) at
                  Sun 2013-10-27 02:59:59 CEST
                  Sun 2013-10-27 02:00:00 CET
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Important

Les changements au statut de chrony ou à ntpd ne seront pas notés immédiatement par timedatectl. S'il y a eu des changements de configuration ou de statut à ces outils, saisir la commande suivante :
~]# systemctl restart systemd-timedated.services
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2.1.2. Modifier l'heure actuelle

Pour modifier l'heure actuelle, veuillez saisir ce qui suit dans l'invite de shell en tant qu'utilisateur root:
timedatectl set-time HH:MM:SS
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Veuillez remplacer HH par les heures, MM par les minutes, et SS par les secondes, le tout doit être saisi sous un format à deux chiffres.
Cette commande met à jour l'heure système et l'horloge matérielle. Le résultat est similaire à l'utilisation des commandes date --set et hwclock --systohc.
La commande échouera si un service NTP est activé. Voir Section 2.1.5, « Synchroniser l'horloge système avec un serveur à distance » pour désactiver le service de façon temporaire.

Exemple 2.2. Modifier l'heure actuelle

Pour modifier l'heure actuelle à 11:26 p.m. (23h26), veuillez exécuter la commande suivante en tant qu'utilisateur root :
~]# timedatectl set-time 23:26:00
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Par défaut, le système est configuré pour utiliser l'heure UTC. Pour configurer votre système à maintenir l'horloge à l'heure locale, veuillez exécuter la commande timedatectl avec l'option set-local-rtc en tant qu'utilisateur root :
timedatectl set-local-rtc boolean
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Pour configurer votre système afin de maintenir l'horloge à l'heure locale, veuillez remplacer boolean par yes (ou bien par y, true, t, ou 1). Pour configurer le système de manière à utiliser UTC, veuillez remplacer boolean par no (ou bien par, n, false, f, ou 0). L'option par défaut est no.

2.1.3. Modifier la date actuelle

Pour modifier la date actuelle, veuillez saisir ce qui suit dans l'invite de shell en tant qu'utilisateur root:
timedatectl set-time YYYY-MM-DD
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Veuillez remplacer YYYY par une année à quatre chiffres, MM par un mois à deux chiffres, et DD par un jour du mois à deux chiffres.
Veuillez remarquer que modifier la date sans spécifier l'heure actuelle fera que l'heure sera paramétrée sur 00:00:00.

Exemple 2.3. Modifier la date actuelle

Pour modifier la date actuelle sur le 2 juin 2013 et garder la même heure (11:26 p.m., ou 23h26), veuillez exécuter la commande suivante en tant qu'utilisateur root :
~]# timedatectl set-time '2013-06-02 23:26:00'
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2.1.4. Modifier le fuseau horaire

Pour répertorier tous les fuseaux horaire disponibles, veuillez saisir ce qui suit dans une invite de shell :
timedatectl list-timezones
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Pour modifier le fuseau horaire en cous d'utilisation, veuillez saisir ce qui suit en tant qu'utilisateur root :
timedatectl set-timezone time_zone
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Veuillez remplacer time_zone par l'une des valeurs répertoriées par la commande timedatectl list-timezones.

Exemple 2.4. Modifier le fuseau horaire

Pour identifier le fuseau horaire le plus proche de votre location actuelle, veuillez utiliser la commande timedatectl avec l'option de ligne de commande list-timezones. Par exemple, pour répertorier tous les fuseaux horaires en Europe, veuillez saisir :
~]# timedatectl list-timezones | grep Europe
Europe/Amsterdam
Europe/Andorra
Europe/Athens
Europe/Belgrade
Europe/Berlin
Europe/Bratislava
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Pour changer le fuseau horaire sur Europe/Prague, veuillez saisir ce qui suit en tant qu'utilisateur root :
~]# timedatectl set-timezone Europe/Prague
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Contrairement aux ajustements manuels décrits dans les sections précédentes, la commande timedatectl vous permet également d'activer la synchronisation automatique de votre horloge système avec un groupe de serveurs à distance en utilisant le protocole NTP. L'activation de NTP active chronyd ou ntpd, selon le service installé.
Le service NTP peut être activé et désactivé par une commande sur le modèle suivant :
timedatectl set-ntp boolean
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Pour activer votre système pour synchroniser l'horloge système avec un serveur NTP à distance, veuillez remplacer boolean par yes (option par défaut). Pour désactiver cette fonctionnalité, veuillez remplacer boolean par no.

Exemple 2.5. Synchroniser l'horloge système avec un serveur à distance

Pour activer la synchronisation automatique de l'horloge système avec un serveur à distance, veuillez saisir :
~]# timedatectl set-ntp yes
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La commande échouera si un service NTP n'est pas installé. Voir Section 15.3.1, « Installer Chrony » pour plus d'informations.

2.2. Utiliser la commande date

L'utilitaire date est disponible sur tous les systèmes Linux et vous permet d'afficher et de configurer l'heure et la date actuelle. Celle-ci est fréquemment utilisée dans les scripts pour afficher des informations détaillées sur l'horloge système sous un format personnalisé.
Pour obtenir des informations sur la manière de modifier le fuseau horaire ou pour activer la synchronisation automatique de l'horloge système avec un serveur à distance, veuillez consulter la Section 2.1, « Utilisation de la commande timedatectl ».

2.2.1. Afficher l'heure et la date actuelle

Pour afficher l'heure et la date actuelle, veuillez exécuter la commande date sans aucune autre option de ligne de commande :
date
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Celle-ci affiche le jour de la semaine, suivi de la date, de l'heure locale, de l'abbréviation du fuseau horaire, et de l'année.
Par défaut, la commande date affiche l'heure local. Pour afficher l'heure UTC, veuillez exécuter la commande avec l'option de ligne de commande --utc ou -u :
date --utc
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Il est également possible de personnaliser le format des informations affichées en ajoutant l'option +"format" sur la ligne de commande :
date +"format"
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Remplacez format par une ou plusieurs séquences de contrôle prises en charge, comme illustré dans l'Exemple 2.6, « Afficher l'heure et la date actuelle ». Veuillez consulter Tableau 2.1, « Séquences de contrôle couramment utilisées » pour une liste des options de formatage les plus fréquemment utilisées, ou la page de manuel date(1) pour une liste complète de ces options.
Expand
Tableau 2.1. Séquences de contrôle couramment utilisées
Séquence de contrôleDescription
%HHeures sous le format HH (par exemple, 17).
%MMinutes sous le format MM (par exemple, 30).
%SSecondes sous le format SS (par exemple, 24).
%dJour du mois sous le format DD (par exemple, 16).
%mMois sous le format MM (par exemple, 09).
%YAnnée sous le format YYYY (par exemple, 2013).
%ZAbbréviation du fuseau horaire (par exemple, CEST).
%FDate complète sous le format YYYY-MM-DD (par exemple, 2013-09-16). Cette option correspond à %Y-%m-%d.
%THeure complète sous le format HH:MM:SS (par exemple, 17:30:24). Cette option correspond à %H:%M:%S

Exemple 2.6. Afficher l'heure et la date actuelle

Pour afficher l'heure et la date locale, veuillez saisir ce qui suit dans une invite de shell :
~]$ date
Mon Sep 16 17:30:24 CEST 2013
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Pour afficher l'heure et la date UTC, veuillez saisir ce qui suit dans une invite de shell :
~]$ date --utc
Mon Sep 16 15:30:34 UTC 2013
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Pour personnaliser la sortie de la commande date, veuillez saisir :
~]$ date +"%Y-%m-%d %H:%M"
2013-09-16 17:30
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2.2.2. Modifier l'heure actuelle

Pour modifier l'heure actuelle, veuillez exécuter la commande date avec l'option --set ou -s en tant qu'utilisateur root :
date --set HH:MM:SS
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Veuillez remplacer HH par les heures, MM par les minutes, et SS par les secondes, le tout doit être saisi sous un format à deux chiffres.
Par défaut, la commande date définit l'horloge système sur l'heure locale. Pour définir l'horloge système sur UTC, exécutez la commande avec l'option de ligne de commande --utc ou -u :
date --set HH:MM:SS --utc
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Exemple 2.7. Modifier l'heure actuelle

Pour modifier l'heure actuelle à 11:26 p.m. (23h26), veuillez exécuter la commande suivante en tant qu'utilisateur root :
~]# date --set 23:26:00
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2.2.3. Modifier la date actuelle

Pour modifier la date actuelle, veuillez exécuter la commande date avec l'option --set ou -s en tant qu'utilisateur root :
date --set YYYY-MM-DD
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Veuillez remplacer YYYY par une année à quatre chiffres, MM par un mois à deux chiffres, et DD par un jour du mois à deux chiffres.
Veuillez remarquer que modifier la date sans spécifier l'heure actuelle fera que l'heure sera paramétrée sur 00:00:00.

Exemple 2.8. Modifier la date actuelle

Pour modifier la date actuelle sur le 2 juin 2013 et garder la même heure (11:26 p.m., ou 23h26), veuillez exécuter la commande suivante en tant qu'utilisateur root :
~]# date --set 2013-06-02 23:26:00
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2.3. Utilisation de la commande hwclock

hwclock est un utilitaire pour accéder à l'horloge matérielle, également appelée horloge RTC (« Real Time Clock »). L'horloge matérielle est indépendante du système d'exploitation utilisé et fonctionne même lorsque l'ordinateur est éteint. Cet utilitaire est utilisé pour afficher l'heure de l'horloge matérielle. hwclock offre aussi la possibilité de compenser pour la dérive systématique de l'horloge matérielle.
L'horloge matérielle stocke les valeurs de l'année, du mois, du jour, de l'heure, des minutes, et des secondes. Celle-ci n'est pas capable de stocker l'heure standard, l'heure locale, ou l'heure UTC (« Coordinated Universal Time »), ni de définir l'heure d'été (« Daylight Saving Time », ou DST).
L'utilitaire hwclock enregistre ses paramètres dans le fichier /etc/adjtime, qui est créé lors du premier changement effectué. Par exemple, lorsque l'heure est définie manuellement ou lorsque l'horloge matérielle est synchronisée avec l'heure système.

Note

Sur Red Hat Enterprise Linux 6, la commande hwclock était exécutée automatiquement à chaque fermeture ou redémarrage du système, mais ceci n'est pas le cas sur Red Hat Enterprise Linux 7. Lorsque l'horloge système est synchronisée par le protocole NTP (« Network Time Protocol ») ou PTP (« Precision Time Protocol »), le noyau synchronise automatiquement l'horloge matérielle avec l'horloge système toutes les 11 minutes.
Pour obtenir des détails sur NTP, veuillez consulter le Chapitre 15, Configurer NTP en utilisant Chrony Suite et le Chapitre 16, Configurer NTP à l'aide de ntpd. Pour obtenir des informations sur PTP, veuillez consulter le Chapitre 17, Configurer PTP en utilisant ptp4l. Pour obtenir des informations sur le paramétrage de l'horloge matérielle après avoir exécuté ntpdate, veuillez consulter la Section 16.18, « Configurer la mise à jour de l'horloge matérielle ».

2.3.1. Afficher l'heure et la date actuelle

Exécuter hwclock sans aucun option de ligne de commande en tant qu'utilisateur root retourne l'heure et la date locale sur la sortie standard.
hwclock
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Remarquez qu'utiliser les options --utc ou --localtime avec la commande hwclock ne signifie pas que vous tentiez d'afficher l'heure de l'horloge matérielle en temps UTC ou en temps local. Ces options sont utilisées pour définir l'horloge matérielle de manière à conserver l'heure. L'heure est toujours affichée en heure locale. En outre, l'utilisation des commandes hwclock --utc ou hwclock --local ne modifie pas l'enregistrement dans le fichier /etc/adjtime. Cette commande peut être utile lorsque vous savez que le paramètre enregistré dans /etc/adjtime est incorrect mais que vous ne souhaitez pas modifier ce paramètre. D'autre part, vous pourriez recevoir des informations risquant de vous induire en erreur si vous utilisez une commande de la mauvaise manière. Veuillez consulter la page man de hwclock(8) pour obtenir davantage de détails.

Exemple 2.9. Afficher l'heure et la date actuelle

Pour afficher la date et l'heure locale actuelle à partir de l'horloge matérielle, veuillez exécuter ceci en tant qu'utilisateur root :
~]# hwclock
Tue 15 Apr 2014 04:23:46 PM CEST     -0.329272 seconds
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CEST est une abbréviation de fuseau horaire et signifie heure d'été d'Europe centrale (« Central European Summer Time »).
Pour obtenir des informations sur la manière de modifier le fuseau horaire, veuillez consulter la Section 2.1.4, « Modifier le fuseau horaire ».

2.3.2. Paramétrer l'heure et la date

En plus d'afficher l'heure et la date, vous pouvez manuellement paramétrer l'horloge matérielle sur une heure particulière.
Lorsque vous aurez besoin de changer l'heure et la date de l'horloge matérielle, vous pourrez le faire en ajoutant les options --set et --date dans vos spécifications :
hwclock --set --date "dd mmm yyyy HH:MM"
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Remplacez dd par un jour (un nombre à deux chiffres), mmm par un mois (une abbréviation à trois lettres), yyyy par une année (nombre à quatre chiffres), HH par l'heure (un nombre à deux chiffres), MM par les minutes (un nombre à deux chiffres).
Au même moment, vous pouvez également définir l'horloge matérielle pour conserver l'heure UTC ou locale en ajoutant l'option --utc ou --localtime, respectivement. Dans ce cas, UTC ou LOCAL est enregistré dans le fichier /etc/adjtime.

Exemple 2.10. Paramétrer l'horloge matérielle à une heure et date en particulier

Si vous souhaitez paramétrer l'heure et la date avec des valeurs particulières, par exemple « 21h17, 21 octobre, 2014 », et laisser l'horloge matérielle réglée sur UTC, veuillez exécuter la commande en tant qu'utilisateur root sous le format suivant :
~]# hwclock --set --date "21 Oct 2014 21:17" --utc
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2.3.3. Synchroniser l'heure et la date

Vous pouvez synchroniser l'horloge matérielle et l'heure système actuelle dans les deux directions.
  • Vous pouvez définir l'horloge matérielle sur l'heure système actuelle à l'aide de cette commande :
    hwclock --systohc
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    Remarquez que si vous utilisez NTP, l'horloge matérielle est automatiquement synchronisée à l'horloge système toutes les 11 minutes, et cette commande n'est utile que pendant le démarrage pour obtenir une heure système initiale raisonnable.
  • Vous pouvez également définir l'heure système à partir de l'horloge matérielle en utilisant la commande suivante :
    hwclock --hctosys
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Lorsque vous synchronisez l'horloge matérielle et l'heure système, vous pouvez également spécifier si vous souhaitez conserver l'horloge matérielle en heure locale ou en heure UTC en ajoutant l'option --utc ou --localtime. De même qu'avec --set, UTC ou LOCAL est enregistré dans le fichier /etc/adjtime.
La commande hwclock --systohc --utc est fonctionnellement similaire à timedatectl set-local-rtc false et la commande hwclock --systohc --local est une alternative à timedatectl set-local-rtc true.

Exemple 2.11. Synchroniser l'horloge matérielle avec l'heure système

Pour définir l'horloge matérielle sur l'heure actuelle du système tout en gardant l'horloge matérielle en heure locale, veuillez exécuter la commande suivante en tant qu'utilisateur root :
~]# hwclock --systohc --localtime
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Pour éviter les problèmes liés aux fuseaux horaires et aux changements d'heure d'été, il recommandé de garder l'horloge matérielle en heure UTC. L'Exemple 2.11, « Synchroniser l'horloge matérielle avec l'heure système » affiché est utile, par exemple pour les cas de démarrages multiples avec un système Windows, qui suppose que l'horloge matérielle soit exécutée en heure locale par défaut, et que tous les autres systèmes doivent s'y accommoder en utilisant également l'heure locale. Cela peut également être utile avec une machine virtuelle ; si l'horloge matérielle virtuelle fournie par l'hôte est exécutée en heure locale, le système invité devra être configuré de manière à utiliser l'heure locale aussi.

2.4. Ressources supplémentaires

Pour obtenir des informations supplémentaires sur la manière de configurer l'heure et la date dans Red Hat Enterprise Linux 7, veuillez consulter les ressources répertoriées ci-dessous.

Documentation installée

  • timedatectl(1) — la page du ma de l'utilitaire de ligne de commande timedatectl documente comment utiliser cet outil pour effectuer des requêtes et modifier l'horloge système et ses paramètres.
  • date(1) — la page du man de la commande date fournit une liste complète des options de ligne de commande prises en charge.
  • hwclock(8) — la page du man de la commande hwclock fournit une liste complète des options de ligne de commande.

Voir aussi

Chapitre 3. Gérer les utilisateurs et les groupes

Le contrôle des utilisateurs et des groupes est un élément essentiel de l'administration des systèmes Red Hat Enterprise Linux. Ce chapitre explique comment ajouter, gérer, et supprimer des utilisateurs et des groupes dans l'interface utilisateur graphique et en ligne de commande, des sujets avancés sont également traités, comme la création de répertoires de groupes.

3.1. Introduction aux utilisateurs et aux groupes

Tandis que les utilisateurs peuvent être des personnes (des comptes liés à des utilisateurs physiques), ou des comptes existants pour des applications spécifiques, les groupes sont des expressions logiques qui permettent une certaine organisation en regroupant des utilisateurs œuvrant dans un but commun. Les utilisateurs appartenant à un groupe donné partagent les mêmes permissions, leur permettant de lire, d'écrire, ou d'exécuter les fichiers appartenant à ce groupe.
Chaque utilisateur peut être associé avec un numéro d'identification numérique unique, également appelé un ID d'utilisateur (« user ID », ou UID). Similairement, chaque groupe est associé avec un ID de groupe (« group ID », ou GID). L'utilisateur qui crée un fichier devient le propriétaire et le groupe propriétaire du fichier. Ce fichier reçoit également des permissions séparées de lecture, d'écriture et d'exécution pour le propriétaire, le groupe ou tout autre utilisateur. Le propriétaire du fichier peut seulement être modifié par l'utilisateur root, et les permissions d'accès quant à elles peuvent être modifiées aussi bien par l'utilisateur root, que par le propriétaire du fichier.
En outre, Red Hat Enterprise Linux prend en charge les listes de contrôle d'accès (ACL) pour les fichiers et répertoires qui permettent d'octroyer des permissions à des utilisateurs spécifiques en dehors du propriétaire. Pour obtenir davantage d’informations sur cette fonctionnalité, veuillez consulter Chapitre 4, Listes des contrôle d'accès (ACL).
ID d'utilisateurs et de groupes réservés
Red Hat Enterprise Linux réserve les ID de groupe de d'utilisateur inférieurs à 100 pour les groupes et les utilisateurs du système. User Manager n'affiche pas les utilisateurs du système. Les ID de groupe et d'utilisateurs sont documentés dans le package setup. Pour afficher la documentation, exécuter la commande :
cat /usr/share/doc/setup*/uidgid
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La pratique courante est d'assigner des ID non réservés à partir de 5000, car cette gamme pourrait augmenter dans le futur. Pour que les ID assignés aux nouveaux utilisateurs par défaut puissent commencer à 5000, modifier les directives UID_MIN et GID_MIN dans le fichier /etc/login.defs :
[file contents truncated]
UID_MIN                  5000[file contents truncated]
GID_MIN                  5000[file contents truncated]
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Note

Pour les utilisateurs qui auraient été créés avant le changement des directives UID_MIN et GID_MIN, les UID démarreront toujours par la valeur par défaut de 1000.
Même avec le nouvel utilisateur et les ID de groupe commençant par 5000, il est conseillé de ne pas augmenter les ID réservés par le système et supérieurs à 1000 pour éviter un conflit de systèmes retenant une limite de 1000.

3.1.1. Groupes privés d'utilisateurs

Red Hat Enterprise Linux utilise un schéma de groupe privé d'utilisateurs (ou UPG), qui rend la gestion des groupes UNIX plus facile. Un groupe privé d'utilisateurs est créé lorsqu'un nouvel utilisateur est ajouté au système. Il possède le même nom qu l'utilisateur pour lequel il a été créé et cet utilisateur est le seul membre du groupe privé d'utilisateurs.
Grâce à l'utilisation des groupes privés d'utilisateurs, il est possible de déterminer en toute sécurité des permissions par défaut pour un nouveau fichier ou répertoire afin que l'utilisateur et le groupe de cet utilisateur puissent modifier le fichier ou répertoire.
Le paramètre qui détermine quelles permissions sont appliquées au nouveau fichier ou répertoire créé s'appelle un umask et est configuré dans le fichier /etc/bashrc. Habituellement sur les système basés UNIX, l'umask a pour valeur 022, ce qui permet uniquement à l'utilisateur ayant créé le fichier ou le répertoire d'effectuer des modifications. Sous ce schéma, tous les autres utilisateurs, y compris les membres du groupe du créateur, ne sont pas autorisés à effectuer des modifications. Cependant, sous le schéma UPG, cette « protection de groupe » n'est pas nécessaire puisque chaque utilisateur possède son propre groupe privé.
Une liste de tous les groupes est stockée dans le fichier de configuration /etc/group.

3.1.2. Mots de passe cachés (« Shadow Passwords »)

Dans les environnements avec de multiples utilisateurs, il est très important d'utiliser des « mots de passe cachés » fournis par le paquet shadow-utils afin d'améliorer la sécurité des fichiers d'authentification du système. Pour cette raison, le programme d'installation active les mots de passe cachés par défaut.
Ci-dessous figure une liste des avantages présentés par les mots de passe cachés comparé à la manière traditionnelle de stockage de mots de passe sur les systèmes basés UNIX 
  • Les mots de passe cachés améliorent la sécurité du système en déplaçant les hachages de mots de passe chiffrés depuis le fichier lisible /etc/passwd sur le fichier /etc/shadow, qui est uniquement lisible par l'utilisateur root.
  • Les mots de passe cachés stockent des informations sur l'ancienneté du mot de passe.
  • Les mots de passe cachés permettent d'appliquer les politiques de sécurité définies dans le fichier /etc/login.defs .
La plupart des utilitaires fournis par le paquet shadow-utils fonctionnent correctement, que les mots de passe cachés soient activés ou non. Cependant, comme les informations sur l'ancienneté des mots de passe sont exclusivement stockées dans le fichier /etc/shadow, certains utilitaires et certaines commandes ne fonctionneront pas si les mots de passe cachés ne sont pas activés :
  • Utilitaire chage pour définir les paramètres d'ancienneté de mot de passe. Pour obtenir des détails, veuillez consulter la section Sécurité du mot de passe dans le Guide de sécurité Red Hat Enterprise Linux 7.
  • Utilitaire gpasswd pour administrer le fichier /etc/group.
  • Commande usermod avec l'option -e, --expiredate ou -f, --inactive.
  • La commande useradd avec l'option -e, --expiredate ou -f, --inactive.

3.2. Gestion des utilisateurs dans un environnement graphique

L'utilitaire Users vous permet d'afficher, de modifier, d'ajouter, et de supprimer des utilisateurs locaux dans l'interface utilisateur graphique.
Veuillez appuyer sur la touche Super pour accéder à « Vue d'ensembles des activités », saisissez Users puis appuyez sur Entrée. L'outil des paramètres Users s'affiche. La touche Super apparaît sous une variété de formes, selon le clavier et matériel, mais le plus souvent, il s'agit de la touche Windows ou Commande, et elle se trouve habituellement à gauche de la barre d'espace. Alternativement, vous pouvez ouvrir l'utilitaire Users à partir du menu Paramètres après avoir cliqué sur votre nom d'utilisateur dans le coin supérieur droit de l'écran.
Pour effectuer des changements sur les comptes utilisateurs, veuillez commencer par sélectionner le bouton de déverrouillage « Unlock » et authentifiez-vous comme indiqué par la boîte de dialogue qui apparaît. Remarquez qu'à moins que vous ne possédiez des privilèges de super-utilisateur, l'application vous demandera de vous authentifier en tant qu'utilisateur root. Pour ajouter et supprimer des utilisateurs, veuillez sélectionner les boutons + et - respectivement. Pour ajouter un utilisateur au groupe administratif wheel, veuillez changer le Type de compte de Standard à Administrateur. Pour modifier le paramètre de langue d'un utilisateur, veuillez sélectionner la langue et un menu déroulant apparaîtra.

Figure 3.1. Outil des paramètres d'utilisateurs « Users Settings Tool »

Lorsqu'un nouvel utilisateur est créé, le compte est désactivé jusqu'à ce qu'un mot de passe soit défini. Le menu déroulant Password, affiché dans la Figure 3.2, « Menu Password », contient des options pour que l'administrateur définisse un mot de passe immédiatement, pour que l'utilisateur choisisse un mot de passe à la première connexion, ou crée un compte invité sans qu'un mot de passe ne soit requis pour se connecter. Un compte peut également être activé ou désactivé à partir de ce menu.

Figure 3.2. Menu Password

3.3. Utiliser des outils de ligne de commande

À l'exception de l'outil de configuration de Users décrit dans la Section 3.2, « Gestion des utilisateurs dans un environnement graphique », qui est conçu pour la gestion de base des utilisateurs, il est possible d'utiliser des outils de ligne de commande pour gérer les utilisateurs et les groupes répertoriés dans la Tableau 3.1, « Utilitaires en ligne de commande pour gérer les utilisateurs et les groupes ».
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Tableau 3.1. Utilitaires en ligne de commande pour gérer les utilisateurs et les groupes
UtilitairesDescription
idAffiche les ID d'utilisateur et de groupe.
useradd, usermod, userdelUtilitaires standard pour ajouter, modifier, et supprimer des comptes utilisateur.
groupadd, groupmod, groupdelUtilitaires standard pour ajouter, modifier, et supprimer des groupes.
gpasswdUtilitaire utilisé surtout pour modifier le mot de passe du groupe dans le fichier /etc/gshadow utilisé par la commande newgrp.
pwck, grpckUtilitaires pouvant être utilisés pour la vérification du mot de passe, du groupe et des fichiers cachés associés.
pwconv, pwunconvUtilitaires pouvant être utilisés pour la conversion de mots de passe en mots de passe cachés, ou au contraire de mots de passe cachés en mots de passe standard.
grpconv, grpunconvDe manière similaire à ce qui précède, ces utilitaires peuvent être utilisés pour la conversion d'informations cachées pour les comptes de groupe.

3.3.1. Ajout d'un nouvel utilisateur

Pour ajouter un nouvel utilisateur sur le système, veuillez saisir ce qui suit dans une invite de shell en tant qu'utilisateur root :
useradd [options] username
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…où les options sont des options de ligne de commande comme décrit dans la Tableau 3.2, « Options de ligne de commande useradd communes ».
Par défaut, la commande useradd crée un compte utilisateur verrouillé. Pour déverrouiller le compte, veuillez exécuter la commande suivante en tant qu'utilisateur root pour assigner un mot de passe :
passwd username
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Optionnellement, vous pouvez définir une politique d'ancienneté de mot de passe. Veuillez consulter la section Sécurité du mot de passe du Guide de sécurité Red Hat Enterprise Linux 7 .
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Tableau 3.2. Options de ligne de commande useradd communes
OptionDescription
-c 'comment'comment peut être remplacé par n'importe quelle chaîne. Cette option est généralement utilisée pour spécifier le nom complet d'un utilisateur.
-d home_directoryRépertoire personnel à utiliser à la place de /home/username/.
-e dateDate à laquelle le compte sera désactivé sous le format YYYY-MM-DD.
-f daysNombre de jours après l'expiration du mot de passe avant que le compte soit désactivé. Si 0 est spécifié, le compte est désactivé immédiatement après l'expiration du mot de passe. Si -1 est spécifié, le compte n'est pas désactivé après l'expiration du mot de passe.
-g group_nameNom de groupe ou numéro de groupe du groupe (principal) par défaut de l'utilisateur. Le groupe doit exister avant d'être spécifié ici.
-G group_listListe des noms ou numéros de groupes supplémentaires (autres que ceux par défaut), séparés par des virgules, dont l'utilisateur est membre. Les groupes doivent exister avant d'être spécifiés ici.
-mCréer le répertoire personnel s'il n'existe pas.
-MNe pas créer de répertoire personnel.
-fNe pas créer de groupe privé d'utilisateurs pour l'utilisateur.
-p passwordMot de passe chiffré avec crypt.
-rEntraîne la création d'un compte système avec un ID utilisateur (UID) inférieur à 1000 et sans répertoire personnel.
-sShell de connexion de l'utilisateur, qui est par défaut /bin/bash.
-u uidID utilisateur de l'utilisateur, qui doit être unique et supérieur à 999.
Les options de ligne de commande associées à la commande usermod sont essentiellement les mêmes. Remarquez que si vous souhaitez ajouter un utilisateur à un autre groupe supplémentaire, vous devrez utiliser l'option -a, --append avec l'option -G. Sinon, la liste des groupes supplémentaires de l'utilisateur sera remplacée par ceux spécifiés par la commande usermod -G.

Important

La gamme des ID par défaut des utilisateurs normaux et système a été modifiée dans Red Hat Enterprise Linux 7 comparé aux versions antérieures. Auparavant, les UID 1 à 499 étaient utilisés pour les utilisateurs système et des valeurs supérieures étaient utilisées pour les utilisateurs normaux. La gamme par défaut des maintenant de 1-999 pour les utilisateurs système. Ce changement peut causer des problèmes lors de la migration vers Red Hat Enterprise Linux 7 avec des utilisateurs existants pouvant avoir des UID et des GID entre 500 et 999. Les gammes par défaut des UID et GID peuvent être modifiées dans le fichier /etc/login.defs.
Explication du processus
Les étapes suivantes illustrent ce qu'il se produit si la commande useradd juan est exécutée sur un système sur lequel les mots de passe cachés sont activés :
  1. Une nouvelle ligne pour juan est créée dans /etc/passwd :
    juan:x:1001:1001::/home/juan:/bin/bash
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    La ligne possède les caractéristiques suivantes :
    • Celle-ci commence par le nom d'utilisateur juan.
    • Un x se trouve dans le champ du mot de passe, indiquant que le système utilise des mots de passe cachés.
    • Un UID supérieur à 999 est créé. Dans Red Hat Enterprise Linux 7, les UID inférieurs à 1000 sont réservés à l'utilisation système et ne doivent pas être assignés aux utilisateurs.
    • Un GID supérieur à 999 est créé. Dans Red Hat Enterprise Linux 7, les GID inférieurs à 1000 sont réservés à l'utilisation système et ne doivent pas être assignés aux utilisateurs.
    • Les informations optionnelles GECOS sont laissées vides. Le champ GECOS peut être utilisé pour fournir des informations supplémentaires sur l'utilisateur, comme son nom complet ou son numéro de téléphone.
    • Le répertoire personnel de juan est défini sur /home/juan/.
    • Le shell par défaut est défini sur /bin/bash.
  2. Une nouvelle ligne pour juan est créée dans /etc/shadow:
    juan:!!:14798:0:99999:7:::
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    La ligne possède les caractéristiques suivantes :
    • Celle-ci commence par le nom d'utilisateur juan.
    • Deux points d'exclamation (!!) apparaissent dans le champ du mot de passe du fichier /etc/shadow, qui verrouille le compte.

      Note

      Si un mot de passe chiffré est saisi en utilisant l'indicateur -p, il sera placé dans le fichier /etc/shadow sur la nouvelle ligne pour l'utilisateur.
    • Le mot de passe est paramétré de manière à ne jamais expirer.
  3. Une nouvelle ligne pour un groupe nommé juan est créée dans /etc/group :
    juan:x:1001:
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    Un groupe avec le même nom qu'un utilisateur est appelé un groupe privé d'utilisateurs. Pour obtenir davantage d'informations sur les groupes privés d'utilisateurs, veuillez consulter la section Section 3.1.1, « Groupes privés d'utilisateurs ».
    La ligne créée dans /etc/group possède les caractéristiques suivantes :
    • Celle-ci commence par le nom de groupe juan.
    • Un x apparaît dans le champ du mot de passe, indiquant que le système utilise des mots de passe de groupe cachés.
    • Le GID correspond à celui qui est répertorié pour le groupe principal de juan dans /etc/passwd.
  4. Une nouvelle ligne pour un groupe nommé juan est créée dans /etc/gshadow :
    juan:!::
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    La ligne possède les caractéristiques suivantes :
    • Celle-ci commence par le nom de groupe juan.
    • Un point d'exclamation (!) apparaît dans le champ du mot de passe du fichier /etc/gshadow, qui verrouille le groupe.
    • Tous les autres champs sont vierges.
  5. Un répertoire pour l'utilisateur juan est créé dans le répertoire /home :
    ~]# ls -ld /home/juan
    drwx------. 4 juan juan 4096 Mar  3 18:23 /home/juan
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    Ce répertoire appartient à l'utilisateur juan et au groupe juan. Il possède les privilèges read (lecture), write (écriture), et execute (exécution) uniquement pour l'utilisateur juan. Toutes les autres permissions sont refusées.
  6. Les fichiers dans le répertoire /etc/skel/ (qui contient les paramètres par défaut de l'utilisateur) sont copiés dans le nouveau répertoire /home/juan/ :
    ~]# ls -la /home/juan
    total 28
    drwx------. 4 juan juan 4096 Mar  3 18:23 .
    drwxr-xr-x. 5 root root 4096 Mar  3 18:23 ..
    -rw-r--r--. 1 juan juan   18 Jun 22  2010 .bash_logout
    -rw-r--r--. 1 juan juan  176 Jun 22  2010 .bash_profile
    -rw-r--r--. 1 juan juan  124 Jun 22  2010 .bashrc
    drwxr-xr-x. 4 juan juan 4096 Nov 23 15:09 .mozilla
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À ce moment, un compte verrouillé nommé juan existe sur le système. Pour l'activer, l'administrateur doit assigner un mot de passe au compte en utilisant la commande passwd et optionnellement, paramétrer des directives concernant l'ancienneté du mot de passe (veuillez consulter la section Sécurité du mot de passe dans le Guide de sécurité Red Hat Enterprise Linux 7 pour obtenir des détails supplémentaires).

3.3.2. Ajout d'un nouveau groupe

Pour ajouter un nouveau groupe au système, veuillez saisir ce qui suit dans l'invite de shell en tant qu'utilisateur root :
groupadd [options] group_name
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…où les options sont des options de ligne de commande comme décrit dans la Tableau 3.3, « Options de ligne de commande groupadd communes ».
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Tableau 3.3. Options de ligne de commande groupadd communes
OptionDescription
-f, --forceLorsqu'utilisé avec -g gid et que gid existe déjà, groupadd choisira un nouveau gid unique pour le groupe.
-g gidID de groupe du groupe, qui doit être unique et supérieur à 999.
-K, --key key=valueRemplace les valeurs par défaut de /etc/login.defs.
-o, --non-uniquePermet la création de groupes avec un GID dupliqué.
-p, --password passwordUtilise ce mot de passe chiffré pour le nouveau groupe.
-rEntraîne la création d'un groupe système avec un GID inférieur à 1000.

3.3.3. Création de répertoire de groupes

Les administrateurs système préfèrent habituellement créer un groupe pour chaque projet majeur et assigner des personnes à ce groupe lorsqu'elles ont besoin d'accéder aux fichiers de ce projet. Avec ce schéma traditionnel, la gestion de fichiers est difficile. Lorsque quelqu'un crée un fichier, celui-ci est associé au groupe principal auquel il appartient. Lorsqu'une seule personne travaille sur de multiples projets, il devient difficile d'associer les fichiers corrects au bon groupe. Cependant, avec le schéma UPG, les groupes sont automatiquement assignés aux fichiers créés dans un répertoire sur lequel setgid est défini. « Setgid » rend la gestion des projets de groupes qui partagent un répertoire commun très simple car tout fichier créé par un utilisateur dans le répertoire appartiendra au groupe propriétaire de ce répertoire.
Par exemple, un groupe de personnes a besoin de travailler sur des fichiers du répertoire /opt/myproject/. Il est fait confiance à certaines personnes pour modifier le contenu de ce répertoire, mais pas à tout le monde.
  1. En tant qu'utilisateur root, veuillez créer le répertoire /opt/myproject/ en saisissant ce qui suit dans l'invite de shell :
    mkdir /opt/myproject
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  2. Ajoutez le groupe myproject au système :
    groupadd myproject
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  3. Associez le contenu du répertoire /opt/myproject/ au groupe myproject :
    chown root:myproject /opt/myproject
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  4. Autorisez les utilisateurs du groupe à créer des fichiers dans le répertoire et paramétrez le setgid :
    chmod 2775 /opt/myproject
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    À ce moment, tous les membres du groupe myproject peuvent créer et modifier des fichiers dans le répertoire /opt/myproject/ sans que l'administrateur ne soit obligé de modifier les permissions de fichier à chaque fois qu'un utilisateur écrit un nouveau fichier. Pour vérifier si les permissions ont été paramétrées correctement, veuillez exécuter la commande suivante :
    ~]# ls -ld /opt/myproject
    drwxrwsr-x. 3 root myproject 4096 Mar  3 18:31 /opt/myproject
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  5. Ajoutez les utilisateurs au groupe myproject :
    usermod -aG myproject username
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3.4. Ressources supplémentaires

Pour obtenir davantage d'informations sur la manière de gérer les utilisateurs et les groupes dans Red Hat Enterprise Linux, veuillez consulter les ressources répertoriées ci-dessous.

Documentation installée

Pour obtenir des informations sur les divers utilitaires servant à gérer les utilisateurs et les groupes, veuillez consulter les pages de manuel ci-dessous :
  • useradd(8) — la page du manuel de la commande useradd documente comment l'utiliser pour créer de nouveaux utilisateurs.
  • userdel(8) — la page du manuel de la commande userdel documente comment l'utiliser pour supprimer des utilisateurs.
  • usermod(8) — la page du manuel de la commande usermod documente comment l'utiliser pour modifier les utilisateurs.
  • groupadd(8) — la page du manuel de la commande groupadd documente comment l'utiliser pour créer de nouveaux groupes.
  • groupdel(8) — la page du manuel de la commande groupdel documente comment l'utiliser pour supprimer des groupes.
  • groupmod(8) — la page du manuel de la commande groupmod documente comment l'utiliser pour modifier les appartenances aux groupes.
  • gpasswd(1) — la page du manuel de la commande gpasswd documente comment gérer le fichier /etc/group.
  • grpck(8) — la page du manuel de la commande grpck documente comment l'utiliser pour vérifier l'intégrité du fichier /etc/group.
  • pwck(8) — la page du manuel de la commande pwck documente comment l'utiliser pour vérifier l'intégrité des fichiers /etc/passwd et /etc/shadow.
  • pwconv(8) — la page du manuel des commandes pwconv, pwunconv, grpconv, et grpunconv documentent comment convertir des informations cachées pour des mots de passe et des groupes.
  • id(1) — la page du manuel de la commande id documente comment afficher les ID d'utilisateur et de groupe.
Pour obtenir des informations concernant les fichiers de configuration, veuillez consulter :
  • group(5) — la page du manuel du fichier /etc/group documente comment utiliser ce fichier pour définir les groupes de système.
  • passwd(5) — la page du manuel du fichier /etc/passwd documente comment utiliser ce fichier pour définir les informations d'utilisateur.
  • shadow(5) — la page du manuel du fichier /etc/shadow documente comment utiliser ce fichier pour définir les informations d'expiration des mots de passe et des comptes sur ce système.

Documentation en ligne

  • Guide de sécurité Red Hat Enterprise Linux 7 — Le Guide de sécurité de Red Hat Enterprise Linux 7 fournit des informations supplémentaires sur la manière d'assurer le sécurité du mot de passe et de sécuriser la station de travail en activant l'ancienneté des mots de passe et le verrouillage des comptes utilisateur.

Voir aussi

Chapitre 4. Listes des contrôle d'accès (ACL)

Les fichiers et répertoires possèdent des ensembles de permissions pour le propriétaire du fichier, le groupe associé au fichier, ainsi que pour tous les autres utilisateurs du système. Cependant, ces ensembles de permissions sont limités. Par exemple, différentes permissions ne peuvent ne pas être configurées pour différents utilisateurs. Donc, des listes de contrôle d'accès (ACL, de l'anglais (« Access Control Lists ») ont été implémentées.
Le noyau Red Hat Enterprise Linux offre la prise en charge des ACL sur les systèmes de fichiers ext3 et les systèmes de fichiers exportés NFS. On trouve aussi des ACL sur les systèmes de fichiers ext3 auxquels on peut accéder via Samba.
Le paquet acl et la prise en charge dans le noyau sont requis pour implémenter les ACL. Ce paquet contient les utilitaires nécessaires pour l'ajout, la modification, la suppression et la récupération d'informations sur les ACL.
Les commandes cp et mv copient ou déplacent toutes les ACL associées à des fichiers et répertoires.

4.1. Monter des systèmes de fichiers

Avant d'utiliser des ACL pour un fichier ou un répertoire, la partition du fichier ou répertoire doit être montée avec la prise en charge des ACL. S'il s'agit d'un système de fichiers ext3 local, celui-ci peut être monté avec la commande suivante :
mount -t ext3 -o acl device-name partition
For example:
mount -t ext3 -o acl /dev/VolGroup00/LogVol02 /work
De manière alternative, si la partition est répertoriée dans le fichier /etc/fstab, l'entrée de la partition peut inclure l'option acl :
LABEL=/work      /work       ext3    acl        1 2
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Si un système de fichiers ext3 est accédé via Samba et que les ACL ont été activées pour cela, ces ACL seront reconnues car Samba a été compilé avec l'option --with-acl-support. Aucun indicateur particulier n'est requis lors de l'accession ou du montage d'un partage Samba.

4.1.1. NFS

Par défaut, si le système de fichiers exporté par un serveur NFS prend en charge les ACL et le client NFS peut lire les ACL, alors les ACL sont utilisés par le système client.
Pour désactiver les ACL sur les partages NFS lorsque vous configurez le serveur, inclure l'option no_acl dans le fichier /etc/exports. Pour désactiver les ACL d'un partage NFS quand vous la montez sur un client, montez-la avec l'option no_acl via la ligne de commandes ou par le fichier /etc/fstab

4.2. Définir les ACL d'accès

Il existe deux types d'ACL : les ACL d'accès et les ACL par défaut. Une ACL d'accès est une liste de contrôle d'accès pour un fichier ou répertoire particulier. Une ACL par défaut peut uniquement être associée à un répertoire. Si un fichier dans le répertoire ne possède pas d'ACL d'accès, alors il utilise les règles de l'ACL par défaut du répertoire. Les ACL par défaut sont optionnelles.
Les ACL peuvent être configurées :
  1. Par utilisateur
  2. Par groupe
  3. Via le masque des droits en vigueur
  4. Pour les utilisateur ne se trouvant pas dans le groupe d'utilisateurs du fichier
L'utilitaire setfacl définit les ACL pour les fichiers et répertoires. Veuillez utiliser l'option -m pour ajouter ou modifier l'ACL d'un fichier ou répertoire :
# setfacl -m rules files
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Des règles (rules) doivent être spécifiées sous les formats suivants. De multiples règles peuvent être spécifiées dans la même commande si celles-ci sont séparées par des virgules.
u:uid:perms
Définit l'ACL d'accès d'un utilisateur. Le nom d'utilisateur, ou UID, peut être spécifié. L'utilisateur peut être tout utilisateur valide sur le système.
g:gid:perms
Définit l'ACL d'accès d'un groupe. Le nom du groupe, ou GID, peut être spécifié. Le groupe peut être tout groupe valide sur le système.
m:perms
Définit le masque des permissions. Le masque est l'union de toutes les permissions du groupe propriétaire et des toutes les entrées d'utilisateur et de groupe.
o:perms
Définit l'ACL d'accès du fichier pour les utilisateurs ne faisant pas partie du groupe.
Les permissions (perms) doivent être une combinaison des caractères r, w et x pour lecture, écriture, et exécution.
Si un fichier ou répertoire possède déjà une ACL et que la commande setfacl est utilisée, les règles supplémentaires sont ajoutées à l'ACL existante ou la règle existante sera modifiée.

Exemple 4.1. Donner des permissions de lecture et écriture

Par exemple, pour donner les permissions de lecture et écriture à l'utilisateur andrius :
# setfacl -m u:andrius:rw /project/somefile
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Pour supprimer toutes les permissions d'un utilisateur, d'un groupe, ou autres, veuillez utiliser l'option -x et ne spécifier aucune permission :
# setfacl -x rules files
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Exemple 4.2. Supprimer toutes les permissions

Par exemple, pour supprimer toutes les permissions de l'utilisateur possédant l'UID 500 :
# setfacl -x u:500 /project/somefile
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4.3. Définit les ACL par défaut

Pour définir une ACL par défaut, veuillez ajouter d: avant la règle et spécifiez un répertoire à la place d'un nom de fichier.

Exemple 4.3. Définir les ACL par défaut

Par exemple, pour définir l'ACL par défaut du répertoire /share/ afin de pouvoir effectuer des lectures et exécutions pour les utilisateurs ne se trouvant pas dans le groupe d'utilisateurs (une ACL d'accès pour un fichier individuel peut la remplacer) :
# setfacl -m d:o:rx /share
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4.4. Récupérer des ACL

Pour déterminer les ACL existantes pour un fichier ou répertoire, veuillez utiliser la commande getfacl. Dans l'exemple ci-dessous, getfacl est utilisé pour déterminer les ACL existantes pour un fichier.

Exemple 4.4. Récupérer des ACL

# getfacl home/john/picture.png
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La commande ci-dessus retourne la sortie suivante :
# file: home/john/picture.png 
# owner: john 
# group: john 
user::rw- 
group::r-- 
other::r--
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Si un répertoire avec une ACL par défaut est spécifié, l'ACL par défaut est aussi affichée comme illustré ci-dessous. Par exemple, getfacl home/sales/ affichera une sortie similaire à la suivante :
# file: home/sales/ 
# owner: john 
# group: john 
user::rw- 
user:barryg:r-- 
group::r-- 
mask::r-- 
other::r-- 
default:user::rwx 
default:user:john:rwx 
default:group::r-x 
default:mask::rwx 
default:other::r-x
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4.5. Archiver des systèmes de fichiers avec des ACL

Par défaut, la commande dump préserve désormais les ACL pendant les opérations de sauvegarde. Lors de l'archivage d'un fichier ou d'un système de fichiers avec tar, utilisez l'option --acls pour préserver les ACL. De manière similaire, lors de l'utilisation de cp pour copier des fichiers avec des ACL, veuillez inclure l'option --preserve=mode afin de vous assurer que les ACL soient également copiées. En outre, l'option -a (équivalente à -dR --preserve=all) de cp préserve également les ACL lors des opérations de sauvegarde ainsi que d'autres informations, commes les horodatages, les contextes SELinux, etc. Pour obtenir davantage d'informations sur dump, tar, ou cp, veuillez consulter les pages man respectives.
L'utilitaire star est similaire à l'utilitaire tar car il peut être utilisé pour générer des archives de fichiers ; cependant, certaines de ses options sont différentes. Veuillez consulter le Tableau 4.1, « Options de ligne de commande pour star » pour obtenir une liste des options communément utilisées. Pour toutes les options disponibles, veuillez consulter man star. Le paquet star est requis pour faire usage de cet utilitaire.
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Tableau 4.1. Options de ligne de commande pour star
OptionDescription
-cCrée un fichier archive.
-nNe pas extraire les fichiers. À utiliser en conjonction avec -x pour afficher le résultat provoqué par l'extraction de fichiers.
-rRemplace les fichiers dans l'archive. Les fichiers sont écrits à la fin du fichier archive, remplaçant tout fichier ayant le même chemin et le même nom de fichier.
-tAffiche le contenu du fichier archive.
-uMet à jour le fichier archive. Les fichiers sont écrits à la fin de l'archive si ceux-ci n'existent pas dans l'archive, ou si les fichiers sont plus récents que les fichiers de même nom dans l'archive. Cette option fonctionne uniquement si l'archive est un fichier ou une bande non-bloquée pouvant être inversé.
-xExtrait les fichiers de l'archive. Si utilisé avec -U et qu'un fichier dans l'archive est plus ancien que le fichier correspondant sur le système de fichers, le fichier ne sera pas extrait.
-helpAffiche les options les plus importantes.
-xhelpAffiche les options les moins importantes.
-/Ne pas supprimer les barres obliques des noms de fichiers lors de l'extraction de fichiers d'une archive. Par défaut, celles-ci sont supprimées lorsque les fichiers sont extraits.
-aclPendant la création ou l'extraction, archive ou restaure toute ACL associée aux fichiers et répertoires.

4.6. Compatibilité avec d'anciens systèmes

Si une ACL a été définie sur un fichier quelconque dans un système de fichiers donné, ce système de fichiers possèdera l'attribut ext_attr. Cet attribut peut être affiché à l'aide de la commande suivante :
# tune2fs -l filesystem-device
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Un système de fichier ayant acquis l'attribut ext_attr peut être monté avec d'anciens noyaux, mais ces noyaux n'appliqueront aucune ACL définie.
Les versions de l'utilitaire e2fsck incluses dans la version 1.22 et dans les versions supérieures du paquet e2fsprogs (y compris les versions dans Red Hat Enterprise Linux 2.1 et 4) peuvent vérifier un système de fichiers avec l'attribut ext_attr. Les versions plus anciennes refuseront de le vérifier.

4.7. Références des ACL

Veuillez consulter les pages man pour obtenir davantage d'informations.
  • man acl — Description des ACL
  • man getfacl — Traite de la manière d'obtenir des listes de contrôle d'accès
  • man setfacl — Explique comment définir des listes de contrôle d'accès aux fichiers
  • man star — Explique l'utilitaire star et ses nombreuses options

Chapitre 5. Obtention de privilèges

Les administrateurs système, et dans certains cas les utilisateurs, doivent effectuer certaines tâches avec un accès administratif. L'accès au système en tant qu'utilisateur root est potentiellement dangereux et peut causer des dommages qui se répandent sur le système et sur les données. Ce chapitre couvre les manières d'obtenir des privilèges administratifs en utilisant des programmes setuid tels que su et sudo. Ces programmes autorisent des utilisateurs spécifiques à effectuer des tâches qui seraient normalement uniquement disponibles à l'utilisateur root tout en conservant un niveau de contrôle et de sécurité du système élevés.
Veuillez consulter le Guide de sécurité Red Hat Enterprise Linux 7 pour obtenir davantage d'informations sur les contrôles administratifs, sur les dangers potentiels et sur les manières de prévenir les pertes de données résultant d'une utilisation incorrecte d'un accès privilégié.

5.1. La commande su

Lorsqu'un utilisateur exécute la commande su, il lui est demandé le mot de passe de l'utilisateur root. Une invite de shell root s'ouvrira après l'authentification.
Une fois connecté par le biais de la commande su, l'utilisateur devient l'utilisateur root et possède un accès administratif absolu sur le système. Veuillez remarquer que cet accès reste sujet aux restrictions imposées par SELinux, si activé. En outre, une fois qu'un utilisateur est connecté en tant qu'utilisateur root, il est lui est possible d'utiliser la commande su pour modifier tout autre utilisateur sur le système sans avoir à saisir de mot de passe.
Comme ce programme est puissant, les administrateurs d'une organisation pourraient souhaiter limiter l'accès à cette commande.
L'une des simple manières de prcéder consiste à ajouter des utilisateurs à un groupe administratif particulier appelé wheel. Pour cela, veuillez saisir la commande suivante en tant qu'utilisateur root :
~]# usermod -a -G wheel username
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Dans la commande précédente, veuillez remplacer username par le nom d'utilisateur que vous souhaitez ajouter au groupe wheel.
Vous pouvez également utiliser l'outil des paramètres Utilisateurs pour modifier les appartenances aux groupes comme suit. Veuillez remarquer que vous aurez besoin de privilèges d'administrateur pour effectuer cette procédure.
  1. Veuillez appuyer sur la touche Super pour accéder à « Vue d'ensembles des activités », saisissez Utilisateurs puis appuyez sur Entrée. L'outil des paramètres Utilisateurs s'affiche. La touche Super apparaît sous une variété de formes, selon le clavier et autre matériel, mais le plus souvent, il s'agit de la touche Windows ou Commande, et elle se trouve habituellement à gauche de la Barre d'espace.
  2. Pour autoriser les modifications, veuillez cliquer sur le bouton Déverrouiller, puis saisissez un mot de passe d'administrateur valide.
  3. Veuillez cliquer sur l'icône dans la colonne de gauche pour afficher les propriétés de l'utilisateur dans le volet du côté droit.
  4. Modifiez le Type de compte de Standard à Administrateur. Cela aura pour effet d'ajouter l'utilisateur au groupe wheel.
Veuillez consulter la Section 3.2, « Gestion des utilisateurs dans un environnement graphique » pour obtenir davantage d'informations sur l'outil Utilisateurs.
Après avoir ajouté les utilisateurs souhaités au groupe wheel, il est recommandé d'autoriser ces utilisateurs spécifiques uniquement à utiliser la commande su. Pour faire cela, veuillez modifier le fichier de configuration Pluggable Authentication Module (PAM) de su, /etc/pam.d/su. Ouvrez ce fichier dans un éditeur de texte et enlevez la ligne suivante du commentaire en supprimant le caractère # :
#auth           required        pam_wheel.so use_uid
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Ce changement signifie que seuls les membres du groupe administratif wheel peuvent basculer sur un autre utilisateur en utilisant la commande su.

Note

L'utilisateur root fait partie du groupe wheel par défaut.

5.2. La commande sudo

La commande sudo offre une autre approche pour donner un accès administratif aux utilisateurs. Lorsque des utilisateurs de confiance ajoutent sudo avant une commande administrative, il leur est demandé leur propre mot de passe. Puis, lorsqu'ils ont été authentifié et en supposant que la commande soit autorisée, la commande administrative est exécutée comme s'ils étaient un utilisateur root.
Le format de base de la commande sudo est comme suit :
sudo command
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Dans l'exemple ci-dessus, command sera remplacé par une commande normalement réservée à l'utilisateur root, telle que mount.
La commande sudo offre un haut niveau de flexibilité. Par exemple, seuls les utilisateurs répertoriés dans le fichier de configuration /etc/sudoers sont autorisés à utiliser la commande sudo et la commande est exécutée dans le shell de l'utilisateur, et non dans un shell root. Cela signifie que le shell root peut être complètement désactivé, comme indiqué dans le Guide de sécurité Red Hat Enterprise Linux 7.
Chaque authentification réussie en utilisant la commande sudo est journalisée sur le fichier /var/log/messages et la commande passée avec le nom d'utilisateur de son émetteur est journalisée sur le fichier /var/log/secure. Si davantage de détails sont requis, veuillez utiliser le module pam_tty_audit pour activer les audits TTY pour des utilisateurs spécifiques en ajoutant la ligne suivante à votre fichier /etc/pam.d/system-auth :
session required pam_tty_audit.so disable=pattern enable=pattern
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pattern représente une liste séparée par des virgules d'utilisateurs avec un usage optionnel de globs. Par exemple, la configuration suivante activera les audits TTY pour l'utilisateur root et les désactivera pour tous les autres utilisateurs :
session required pam_tty_audit.so disable=* enable=root
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Important

Configurer le module PAM pam_tty_audit pour les audits TTY n'enregistre que les entrées TTY. Cela signifie que, lorsque l'utilisateur audité se connecte, pam_tty_audit enregistre les saisies de touches précises de l'utilisateur dans le fichier /var/log/audit/audit.log. Pour plus d'informations, voir la page man pam_tty_audit(8).
Un autre avantage de la commande sudo est qu'un administrateur peut autoriser différents utilisateurs à accéder à des commandes spécifiques en fonction de leurs besoins.
Les administrateurs souhaitant modifier le fichier de configuration sudo, /etc/sudoers, doivent utiliser la commande visudo.
Pour octroire à quelqu'un la totalité des privilèges administratifs, veuillez saisir visudo et ajoutez une ligne similaire à la suivante dans la section de spécification des privilèges utilisateur :
juan ALL=(ALL) ALL
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Dans cet exemple, l'utilisateur juan peut utiliser sudo à partir de n'importe quel hôte et peut exécuter n'importe quelle commande.
L'exemple ci-dessous illustre le niveau de granularité possible lors de la configuration de sudo :
%users localhost=/usr/sbin/shutdown -h now
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Cet exemple montre que tout membre du groupe de système users peut exécuter la commande /sbin/shutdown -h now tant que c'est à partir de la console.
La page man sudoers offre une liste détaillée des options pour ce fichier.

Important

Il existe plusieurs risques potentiels à ne pas oublier lors de l'utilisation de la commande sudo. Vous pouvez les éviter en modifier le fichier de configuration /etc/sudoers en utilisant visudo, comme indiqué ci-dessus. Laisser le ficher /etc/sudoers dans son état par défaut donnera à tout utilisateur du groupe wheel un accès root illimité.
  • Par défaut, sudo stocke le mot de passe de l'utilisateur sudo pour une période de cinq minutes. Toute utilisation de la commande pendant cette période ne demandera pas à l'utilisateur de saisir à nouveau le mot de passe. Ceci peut être exploité par une personne malveillante si l'utilisateur laisse son poste de travail connecté, sans surveillance et déverrouillé. Ce comportement peut être modifié en ajoutant la ligne suivante au fichier /etc/sudoers :
    Defaults    timestamp_timeout=value
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    value est la longueur souhaitée du délai en minutes. Définir value sur 0 amène sudo à réclamer un mot de passe à chaque fois.
  • Si le compte sudo d'utilisateur est compromis, une personne malveillante peut utiliser sudo pour ouvrir un nouveau shell avec des privilèges administratifs :
    sudo /bin/bash
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    L'ouverture d'un nouveau shell en tant qu'utilisateur root de cette manière, ou d'une manière similaire, peut offrir un accès administratif à une personne malveillante sur une durée théoriquement illimitée, outrepassant ainsi la limite de la durée du délai spécifiée dans le fichier /etc/sudoers et il ne sera pas demandé à cette personne malveillante de ressaisir le mot de passe sudo tant que la session ouverte n'est pas fermée.

5.3. Ressources supplémentaires

Même si les programmes permettant aux utilisateurs d'obtenir des privilèges administratifs présentent des risques de sécurité potentiels, les questions sur la sécurité, en général, est au-delà de l'étendue de ce livre particulier. Veuillez donc consulter les ressources répertoriées ci-dessous pour obtenir davantage d'informations concernant la sécurité et les accès privilégiés.

Documentation installée

  • su(1) — la page man de su offre des informations concernant les options dispionibles avec cette commande.
  • sudo(8) — la page man de sudo inclut une description détaillée de la commande et répertorie les options disponibles pour personnaliser son comportement.
  • pam(8) — page du manuel décrivant l'utilisation des modules PAM manual (« Pluggable Authentication Modules ») pour Linux.

Documentation en ligne

  • Guide de sécurité Red Hat Enterprise Linux 7 — le Guide de sécurité de Red Hat Enterprise Linux 7 traite de manière plus approfondie des problèmes de sécurité pertinents aux programmes setuid, ainsi que des techniques utilisées pour réduire ces risques.

Voir aussi

Partie II. Abonnement et support

Pour recevoir des mises à jour de logiciels sur un système Red Hat Enterprise Linux, celui-ci doit être abonné au réseau de remise de contenu « Red Hat Content Delivery Network » (ou CDN) et les référentiels appropriés doivent être activés. Cette partie décrit comment abonner un système au réseau CDN de Red Hat (« Red Hat Content Delivery Network »).
Red Hat fournit un support technique via le Portail Client. Ce support est également accessible directement à partir de la ligne de commande en utilisant l'outil « Red Hat Support Tool ». Cette partie décrit l'utilisation de cet outil de ligne de commande.

Chapitre 6. Enregistrer le système et Gérer les abonnements

Le service d'abonnement fournit un mécanisme pour gérer l'ensemble des logiciels Red Hat et vous permet d'installer des logiciels supplémentaires ou de mettre à jour les programmes déjà installés à des versions plus récentes, en utilisant le gestionnaire de paquets yum. Dans Red Hat Enterprise Linux 7, pour enregistrer votre système et attacher des abonnements, il est recommandé d'utiliser Red Hat Subscription Management.

Note

Il est également possible d'enregistrer le système et d'y ajouter des abonnements après l'installation pendant le processus initial d'installation. Pour plus d'informations sur le processus initial d'installation, consulter le chapitre Installation initiale du Guide d'installation de Red Hat Enterprise Linux 7. Notez que le processus initial d'installation n'apparaît que sur les systèmes possédant une installation Window Xau moment de l'installation.

6.1. Enregistrer le système et y ajouter des abonnnements

Veuillez effectuer les étapes suivantes pour enregistrer votre système et attacher un ou plusieurs abonnements en utilisant Red Hat Subscription Management. Remarquez que toutes les commandes subscription-manager sont censées être exécutées en tant qu'utilisateur root.
  1. Exécutez la commande suivante pour enregistrer votre système. Votre nom d'utilisateur et votre mot de passe vous seront demandés. Remarquez que le nom d'utilisateur et le mot de passe sont les mêmes que vos identifiants de connexion pour le Portail Client Red Hat.
    subscription-manager register
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  2. Déterminer l'ID du pool d'un abonnement dont vous avez besoin. Pour ce faire, tapez ce qui suit à une invite du shell pour afficher une liste de tous les abonnements qui sont disponibles pour votre système :
    subscription-manager list --available
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    Pour chaque abonnement disponible, cette commande affiche son nom, son identifiant unique, sa date d'expiration et autres détails liés à votre abonnement. Pour répertorier les abonnements de toutes les architectures, ajouter l'option --all. L'ID du pool est répertorié sur une ligne commençant par Pool ID.
  3. Attachez un abonnement qui convient au système en saisissant la commande suivante :
    subscription-manager attach --pool=pool_id
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    Remplacez pool_id par l'ID de pool déterminé dans l'étape précédente.
    Pour vérifier la liste des abonnements actuellement attachés à votre système, exécutez, à tout moment :
    subscription-manager list --consumed
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Pour obtenir davantage d'informations sur la manière d'enregistrer votre système en utilisant Red Hat Subscription Management et d'y associer des abonnements, veuillez consulter l'article de solution concerné. Pour obtenir des informations sur les abonnements, voir la collection de guides Red Hat Subscription Management.

6.2. Gérer des référentiels de logiciels

Lorsqu'un système est abonné à « Red Hat Content Delivery Network » (Réseau de remise de contenu Red Hat), un fichier référentiel est créé dans le répertoire /etc/yum.repos.d/. Pour vérifier cela, veuillez utiliser yum pour répertorier les référentiels activés :
yum repolist
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Red Hat Subscription Management vous permet également de manuellement activer ou désactiver les référentiels de logiciels fournis par Red Hat. Pour répertorier tous les référentiels disponibles, veuillez utiliser la commande suivante :
subscription-manager repos --list
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Les noms de référentiel dépendent de la version spécifique de Red Hat Enterprise Linux que vous utilisez et sont sous le format suivant :
rhel-variant-rhscl-version-rpms
rhel-variant-rhscl-version-debug-rpms
rhel-variant-rhscl-version-source-rpms
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Quand variant est la variante du système Red Hat Enterprise Linux (server ou workstation), et version est la version du système Red Hat Enterprise Linux (6 ou 7), par exemple :
rhel-server-rhscl-7-eus-rpms
rhel-server-rhscl-7-eus-source-rpms
rhel-server-rhscl-7-eus-debug-rpms
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Pour activer un référentiel, saisir la commande suivante :
subscription-manager repos --enable repository
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Remplacez référentiel par le nom d'un référentiel à activer.
De même, pour désactiver un référentiel, veuillez exécuter la commande suivante :
subscription-manager repos --disable repository
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La Section 8.5, « Configurer Yum et les référentiels Yum  » fournit des informations détaillées sur la gestion de référentiels de logiciels en utilisant yum.

6.3. Supprimer des abonnements

Pour supprimer un abonnement particulier, veuillez effectuer les étapes suivantes.
  1. Déterminez le numéro de série de l'abonnement que vous souhaitez supprimer en répertoriant les informations sur les abonnements déjà attachés :
    subscription-manager list --consumed
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    Le numér de série est le numéro répertorié en tant que sériel (« serial »). Par exemple, 744993814251016831 ci-dessous :
    SKU:               ES0113909
    Contract:          01234567
    Account:           1234567
    Serial:            744993814251016831
    Pool ID:           8a85f9894bba16dc014bccdd905a5e23
    Active:            False
    Quantity Used:     1
    Service Level:     SELF-SUPPORT
    Service Type:      L1-L3
    Status Details:    
    Subscription Type: Standard
    Starts:            02/27/2015
    Ends:              02/27/2016
    System Type:       Virtual
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  2. Saisissez une commande comme suit pour supprimer l'abonnement sélectionné :
    subscription-manager remove --serial=serial_number
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    Remplacez serial_number par le numéro de série déterminé dans l'étape précédente.
Pour supprimer tous les abonnements attachés au système, exécutez la commande suivante :
subscription-manager remove --all
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6.4. Ressources supplémentaires

Pour obtenir davantage d'informations sur la manière d'enregistrer votre système en utilisant Red Hat Subscription Management et d'y associer des abonnements, veuillez consulter les ressources ci-dessous.

Documentation installée

  • subscription-manager(8) — la page du manuel de Red Hat Subscription Management fournit une liste complète des options et commandes prises en charge.
  • Collection de guides Red Hat Subscription Management — Ces guides contiennent des informations détaillées sur la manière d'utiliser Red Hat Subscription Management.
  • Guide d'installation — veuillez consulter le chapitre Installation initiale pour obtenir des informations détaillées sur la manière de s'enregistrer pendant le processus d'installation initiale.

Voir également

  • Le Chapitre 5, Obtention de privilèges documente la façon d'obtenir des privilèges administratifs en utilisant les commandes su et sudo.
  • Le Chapitre 8, Yum fournit des informations sur l'utilisation du gestionnaire de paquets yum pour installer et mettre à jour des logiciels.
L'outil Red Hat Support Tool, dans le paquet redhat-support-tool, peut fonctionner comme shell interactif ou comme programme à exécution unique. Il peut être exécuté sur SSH ou à partir de n'importe quel terminal. Par exemple, il permet d'effectuer des recherches dans la base de connaissances Red Hat (« Red Hat Knowledgebase ») à partir de la ligne de commande, de copier les solutions directement sur la ligne de commande, de créer et de mettre à jour des dossiers de support, et d'envoyer des fichier à Red Hat pour les analyser.

7.1. Installer l'outil Red Hat Support Tool

L'outil Red Hat Support Tool est installé par défaut sur Red Hat Enterprise Linux. Si requis, pour s'assurer qu'il soit bien installé, saisissez la commande suivante en tant qu'utilisateur root :
~]# yum install redhat-support-tool
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Pour enregistrer Red Hat Support Tool sur le portail client en utilisant la ligne de commande, veuillez procéder comme suit :
  1. ~]# redhat-support-tool config user nom d'utilisateur
    Copy to Clipboard Toggle word wrap
    Quand nom d'utilisateur correspond au nom d'utilisateur du compte sur le Portail Client Red Hat.
  2. ~]# redhat-support-tool config password
    Please enter the password for username:
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7.3. Utiliser Red Hat Support Tool en mode shell interactif

Pour lancer l'outil en mode interactif, veuillez saisir la commande suivante :
~]$ redhat-support-tool
Welcome to the Red Hat Support Tool.
Command (? for help):
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L'outil peut être exécuté en tant qu'utilisateur non privilégié avec un ensemble de commandes par conséquent réduit, ou en tant qu'utilisateur root.
Les commandes peuvent être répertoriées en saisissant le caractère ?. Le programme ou la sélection du menu peuvent être « quittés » en saisissant le caractère q ou e. Votre nom d'utilisateur et votre mot de passe du Portail Client Red Hat vous seront demandés lors de votre première recherche sur la base de connaissances ou des dossiers de support. Alternativement, définissez le nom d'utilisateur et le mot de passe de votre compte Portail Client Red Hat en utilisant le mode interactif, et optionnellement, enregistrez-le sur le fichier de configuration.

7.4. Configurer l'outil Red Hat Support Tool

Lorsqu'en mode interactif, les options de configuration peuvent être répertoriées en saisissant la commande config --help :
~]# redhat-support-tool
Welcome to the Red Hat Support Tool.
Command (? for help): config --help

Usage: config [options] config.option <new option value>

Use the 'config' command to set or get configuration file values.
Options:
  -h, --help    show this help message and exit
  -g, --global  Save configuration option in /etc/redhat-support-tool.conf.
  -u, --unset   Unset configuration option.

The configuration file options which can be set are:
 user      : The Red Hat Customer Portal user.
 password  : The Red Hat Customer Portal password.
 debug     : CRITICAL, ERROR, WARNING, INFO, or DEBUG
 url       : The support services URL.  Default=https://api.access.redhat.com
 proxy_url : A proxy server URL.
 proxy_user: A proxy server user.
 proxy_password: A password for the proxy server user.
 ssl_ca    : Path to certificate authorities to trust during communication.
 kern_debug_dir: Path to the directory where kernel debug symbols should be downloaded and cached. Default=/var/lib/redhat-support-tool/debugkernels

Examples:
- config user
- config user my-rhn-username
- config --unset user
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Procédure 7.1. Enregistrer l'outil Red Hat Support Tool en utilisant le mode interactif

Pour enregistrer Red Hat Support Tool sur le portail client en utilisant le mode interactif, veuillez procéder comme suit :
  1. Lancez l'outil en saisissant la commande suivante :
    ~]# redhat-support-tool
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  2. Saisissez votre nom d'utilisateur du Portail Client Red Hat :
    Command (? for help): config user nom d'utilisateur
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    Pour enregistrer votre nom d'utilisateur dans le fichier de configuration globale , veuillez ajouter l'option -g.
  3. Saisissez votre mot de passe du Portail Client Red Hat :
    Command (? for help): config password
    Please enter the password for username:
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L'outil Red Hat Support Tool, sauf contre-indication, stocke les valeurs et options localement dans le répertoire personnel de l'utilisateur actuel, en utilisant le fichier de configuration ~/.redhat-support-tool/redhat-support-tool.conf. Si requis, il est recommandé d'enregistrer les mots de passe dans ce fichier car il est uniquement lisible par cet utilisateur particulier. Lorsque l'outil est lancé, il lira les valeurs du fichier de configuration globale /etc/redhat-support-tool.conf ainsi que celles du fichier de configuration local. Les valeurs et options stockées localement ont priorité sur les paramètres stockés globalement.

Avertissement

Il est recommandé de ne pas enregistrer de mot de passe dans le fichier de configuration globale /etc/redhat-support-tool.conf car le mot de passe est uniquement chiffré base64 et peut facilement être déchiffré. En outre, le fichier est lisible par tous.
Pour enregistrer une valeur ou une option sur le fichier de configuration globale, veuillez ajouter l'option -g, --global comme suit :
Command (? for help): config setting -g value
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Note

Pour être en mesure d'enregistrer les paramètres globalement, en utilisant l'option -g, --global, l'outil Red Hat Support Tool doit être exécuté en tant qu'utilisateur root car les utilisateurs normaux n'ont pas les permissions requises pour écrire sur /etc/redhat-support-tool.conf.
Pour supprimer une valeur ou une option du fichier de configuration local, veuillez ajouter l'option -u, --unset comme suit :
Command (? for help): config setting -u value
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Cela supprimera et annulera la définition du paramètre de l'outil, et réutilisera le paramètre équivalent situé dans le fichier de configuration globale, si disponible.

Note

Lorsqu'exécuté en tant qu'utilisateur non privilégié, les valeurs stockées dans le fichier de configuration globale ne peuvent pas être supprimées en utilisant l'option -u, --unset, mais elles peuvent être effacées, et annulées de la définition, à partir de l'instance actuellement en cours d'utilisation de l'outil en utilisant l'option -g, --global simultanément avec l'option -u, --unset. Si exécuté en tant qu'utilisateur root, les valeurs et options peuvent être supprimées du fichier de configuration globale en utilisant -g, --global simultanément avec l'option -u, --unset.

Procédure 7.2. Créer un nouveau dossier de support en utilisant le mode interactif

Pour créer un nouveau dossier de support en utilisant le mode interactif, veuillez procéder comme suit :
  1. Lancez l'outil en saisissant la commande suivante :
    ~]# redhat-support-tool
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  2. Saisissez la commande opencase :
    Command (? for help): opencase
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  3. Suivez les invites affichées sur l'écran pour sélectionner un produit, puis une version.
  4. Saisissez un récapitulatif du dossier.
  5. Saisissez une description du dossier, puis appuyez sur Ctrl+D sur une ligne vide lorsque vous aurez terminé.
  6. Sélectionnez une sévérité pour le dossier.
  7. Optionnellement, vous pouvez choisir si une solution au problème existe avant de créer un dossier de support.
  8. Confirmez que vous souhaitez tout de même créer le dossier de support.
    Le dossier de support 0123456789 a été créé
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  9. Optionnellement, vous pouvez choisir d'attacher un rapport SOS.
  10. Optionnellement, vous pouvez choisir d'attacher un fichier.

Procédure 7.3. Afficher et mettre à jour un dossier de support existant en utilisant le mode interactif

Pour afficher et mettre à jour un dossier de support existant en utilisant le mode interactif, veuillez procéder comme suit :
  1. Lancez l'outil en saisissant la commande suivante :
    ~]# redhat-support-tool
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  2. Saisissez la commande getcase :
    Command (? for help): getcase case-number
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    Quand numéro de cas correspond au numéro du dossier que vous souhaitez afficher et mettre à jour.
  3. Suivez les invites à l'écran pour afficher le dossier, modifier ou ajouter des commentaires, et pour obtenir ou ajouter des pièces jointes.

Procédure 7.4. Modifier un dossier de support existant en utilisant le mode interactif

Pour modifier les attributs d'un dossier de support existant en utilisant le mode interactif, veuillez procéder comme suit :
  1. Lancez l'outil en saisissant la commande suivante :
    ~]# redhat-support-tool
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  2. Saisissez la commande modifycase :
    Command (? for help): modifycase numéro de cas
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    Quand numéro de cas correspond au numéro du dossier que vous souhaitez afficher et mettre à jour.
  3. La liste de modification de sélection s'affiche :
    Type the number of the attribute to modify or 'e' to return to the previous menu.
     1 Modify Type
     2 Modify Severity
     3 Modify Status
     4 Modify Alternative-ID
     5 Modify Product
     6 Modify Version
    End of options.
    Copy to Clipboard Toggle word wrap
    Suivez les invites affichées sur l'écran pour modifier une ou plusieurs des options.
  4. Par exemple, pour modifier le statut, veuillez saisir 3 :
    Selection: 3
     1   Waiting on Customer                                                        
     2   Waiting on Red Hat                                                         
     3   Closed                                                                     
    Please select a status (or 'q' to exit):
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7.6. Afficher des dossiers de support sur la ligne de commande

L'affichage du contenu d'un dossier sur la ligne de commande offre une manière simple et rapide d'appliquer des solutions à partir de la ligne de commande.
Pour afficher un dossier de support existant sur la ligne de commande, veuillez saisir une commande comme suit :
~]# redhat-support-tool getcase case-number
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Avec numéro de cas comme numéro du dossier que vous souhaitez télécharger.

7.7. Ressources supplémentaires

L'article de la base de connaissances Red Hat Knowledgebase Red Hat Support Tool offre des informations supplémentaires, des exemples, et des tutoriels vidéos.

Partie III. Installer et gérer un logiciel

Tous les logiciels sur un système Red Hat Enterprise Linux sont divisés en paquets RPM pouvant être installés, mis à niveau, ou supprimés. Cette partie décrit comment gérer des paquets sur Red Hat Enterprise Linux en utilisant Yum.

Chapitre 8. Yum

Yum est le gestionnaire de paquets de Red Hat qui peut rechercher des informations sur les paquets disponibles, extraire des paquets de référentiels, les installer et les désinstallez, et mettre à jour un système complet à la dernière version disponible. Yum assure la résolution de dépendances automatiquement lorsque l'on met à jour, installe ou supprime des paquets, et donc, est capable de déterminer, chercher et installer tous les paquets dépendants disponibles automatiquement.
Yum peut être configuré avec des référentiels ou sources de paquets supplémentaires, et fournit également de nombreux greffons qui améliorent et étendent ses capacités. Yum est capable d'effectuer de nombreuses tâches que RPM peut effectuer. De plus, bon nombre des options de ligne de commande sont similaires. Yum permet une gestion des paquets simple et aisée sur une même machine ou sur un groupe de machines.
Les sections suivantes assument que votre système a été enregistré avec Red Hat Subscription Management au moment de l'intallation selon les instructions qui se trouvent dans Red Hat Enterprise Linux 7 Installation Guide. Si votre système n'est pas enregistré, consulter Chapitre 6, Enregistrer le système et Gérer les abonnements.

Important

Yum fournit une gestion de paquets sécurisée grâce à l'activation d'un contrôle de signatures GPG (de l'anglais Gnu Privacy Guard ; également connu sous le nom GnuPG) sur tous les référentiels de paquets (sources de paquets), ou sur des référentiels individuels. Lorsque le contrôle des signatures est activé, yum refusera d'installer tous les paquets qui ne sont pas signés-GPG avec la clé appropriée pour ce référentiel. Cela signifie que vous pouvez être rassurés que les paquets RPM que vous téléchargez et installez sur votre système sont d'une source fiable, comme Red Hat et qu'ils n'ont pas été modifiés pendant le transfert. Voir Section 8.5, « Configurer Yum et les référentiels Yum  » pour plus d'informations sur l'activation du contrôle de signature avec yum, ou Section A.3.2, « Vérification des signatures de paquets » pour plus d'informations sur la façon de travailler et vérifier des paquets GPG RPM signés GPG, en général.
Yum vous permet également d'installer aisément vos propres référentiels de paquets RPM pour pouvoir les télécharger et les installer sur d'autres machines. Quand c'est possible, yum utilise le téléchargement parallèle de plusieurs packages et métadonnées pour accélérer le téléchargement.
Apprendre comment yum opère est un investissement rentable car c'est souvent le moyen le plus rapide pour effectuer des tâches d'administration de système, et il fournit des fonctionnalités qui vont au-delà de celles fournies par les outils graphiques de gestion de paquets de PackageKit.

Note

Vous devez disposer des privilèges de superutilisateur pour utiliser yum afin d'installer, mettre à jour ou supprimer des paquets sur votre système. Tous les exemples de ce chapitre supposent que vous avez déjà obtenu des privilèges de superutilisateur en utilisant la commande su ou sudo.

8.1. Recherche et Mise à jour des paquets

Yum vous permet de vérifier si votre système possède des mises à jour en attente d'être appliquées. Vous pouvez lister les paquets qui ont besoin d'être mis à jour et les mettre à jour ensemble, ou bien, vous pouvez mettre à jour des packages idividuels.

8.1.1. Vérifier les mises à jour

Pour voir quels paquets installés sur votre système disposent de mises à jour disponibles, veuillez utiliser la commande suivante :
yum check-update
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Exemple 8.1. Exemple de sortie de la commande yum check-update :

La sortie de yum check-update peut être similaire à la suivante :
~]# yum check-update
Loaded plugins: product-id, search-disabled-repos, subscription-manager
dracut.x86_64                         033-360.el7_2      rhel-7-server-rpms
dracut-config-rescue.x86_64           033-360.el7_2      rhel-7-server-rpms
kernel.x86_64                         3.10.0-327.el7     rhel-7-server-rpms
rpm.x86_64                            4.11.3-17.el7      rhel-7-server-rpms
rpm-libs.x86_64                       4.11.3-17.el7      rhel-7-server-rpms
rpm-python.x86_64                     4.11.3-17.el7      rhel-7-server-rpms
yum.noarch                            3.4.3-132.el7      rhel-7-server-rpms
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Les paquets dans la sortie ci-dessus sont répertoriées comme ayant des mises à jour disponibles,. Le premier paquet de la liste est dracut. Chaque ligne dans l'exemple de sortie consiste en plusieurs lignes, dans le cas de dracut :
  • dracut — nom du paquet
  • x86_64 — architecture du CPU pour laquelle le paquet a été créé,
  • 0.5.8 — version du paquet mis à jour à installer,
  • 360.el7 — version du paquet mis à jour,
  • _2 — version ajoutée dans le cadre de la mise à jour z-stream,
  • rhel-7-server-rpms — référentiel dans lequel le paquet mis à jour se trouve.
La sortie montre également que l'on peut mettre à jour le noyau (le paquet kernel), yum et RPM (paquets yum et rpm), ainsi que leurs dépendances (tels que les paquets rpm-libs, et rpm-python), tout en utilisant la commande yum.

8.1.2. Mise à jour de paquets

Vous pouvez choisir de mettre à jour un paquet unique, de multiples paquets, ou tous les paquets à la fois. Si l'une des dépendances du ou des paquets que vous mettez à jour possède elle-même des mises à jour disponibles, alors elle sera également mise à jour.
Mise à jour d'un paquet unique
Pour mettre à jour un paquet unique, veuillez exécuter la commande suivante en tant qu'utilisateur root :
yum update package_name
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Exemple 8.2. Mise à jour du paquet rpm

Pour mettre à jour le paquet rpm, veuillez saisir :
~]# yum update rpm
Loaded plugins: langpacks, product-id, subscription-manager
Updating Red Hat repositories.
INFO:rhsm-app.repolib:repos updated: 0
Setting up Update Process
Resolving Dependencies
--> Running transaction check
---> Package rpm.x86_64 0:4.11.1-3.el7 will be updated
--> Processing Dependency: rpm = 4.11.1-3.el7 for package: rpm-libs-4.11.1-3.el7.x86_64
--> Processing Dependency: rpm = 4.11.1-3.el7 for package: rpm-python-4.11.1-3.el7.x86_64
--> Processing Dependency: rpm = 4.11.1-3.el7 for package: rpm-build-4.11.1-3.el7.x86_64
---> Package rpm.x86_64 0:4.11.2-2.el7 will be an update
--> Running transaction check
...
--> Finished Dependency Resolution

Dependencies Resolved
=============================================================================
 Package                   Arch        Version         Repository       Size
=============================================================================
Updating:
 rpm                       x86_64      4.11.2-2.el7    rhel            1.1 M
Updating for dependencies:
 rpm-build                 x86_64      4.11.2-2.el7    rhel            139 k
 rpm-build-libs            x86_64      4.11.2-2.el7    rhel             98 k
 rpm-libs                  x86_64      4.11.2-2.el7    rhel            261 k
 rpm-python                x86_64      4.11.2-2.el7    rhel             74 k

Transaction Summary
=============================================================================
Upgrade  1 Package (+4 Dependent packages)

Total size: 1.7 M
Is this ok [y/d/N]:
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Cette sortie contient plusieurs éléments présentant un interêt particulier :
  1. Loaded plugins: langpacks, product-id, subscription-manager — Yum vous informe toujours quels greffons yum sont installés et activés. Veuillez consulter la Section 8.6, « Greffons Yum » pour des informations générales sur les greffons yum, ou la Section 8.6.3, « Utiliser des greffons Yum » pour des descriptions de greffons particuliers.
  2. rpm.x86_64 — il est possible de télécharger et d'installer un nouveau paquet rpm ainsi que ses dépendances. Une vérification de transaction est effectuée pour chacun de ces paquets.
  3. Yum présente les informations de mise à jour et vous demande de confirmer la mise à jour ; yum est exécuté interactivement par défaut. Si vous savez déjà quelles transactions la commande yum planifie d'effectuer, vous pouvez utiliser l'option -y pour répondre automatiquement oui (« yes ») à toute question posée par yum (dans ce cas, l'exécution n'est pas interactive). Cependant, vous devriez toujours examiner les changements que yum planifie d'effectuer sur le système afin de pouvoir facilement résoudre tout problème qui se pose. Il est également possible de télécharger le paquet sans l'installer. Pour faire cela, veuillez sélectionner l'option d dans l'invite du téléchargement. Cela lance le téléchargement en arrière-plan du paquet sélectionné.
    Si une transaction échoue, vous pouvez afficher l'historique des transactions yum en utilisant la commande yum history comme décrit dans la Section 8.4, « Utiliser l'historique des transactions ».

Important

Yum installe toujours un nouveau noyau, que vous utilisez la commande yum update ou yum install.
D'autre part, lors de l'utilisation de RPM, il est important d'utiliser la commande rpm -i kernel qui installe un nouveau noyau, au lieu de rpm -u kernel qui remplace le noyau actuel. Veuillez consulter la Section A.2.1, « Installation et mise à niveau des paquets » pour obtenir davantage d'informations sur l'installation et la mise à niveau de noyaux avec RPM.
Similairement, il est possible de mettre à jour un groupe de paquets. Veuillez saisir en tant qu'utilisateur root :
yum group update group_name
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Remplacez ici group_name par le nom du groupe de paquets que vous souhaitez mettre à jour. Pour obtenir davantage d'informations sur les groupes de paquets, veuillez consulter la Section 8.3, « Utiliser des groupes de paquets ».
Yum offre également la commande upgrade qui est égale à update avec une option de configuration obsoletes (veuillez consulter la Section 8.5.1, « Définir les options [main] »). Par défaut, obsoletes est activé dans /etc/yum.conf, ce qui rend ces deux commandes équivalentes.
Mettre à jour tous les paquets et leurs dépendances
Pour mettre à jour tous les paquets et leurs dépendances, veuillez utiliser la commande yum update sans aucun argument :
yum update
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Si les paquets ont des mises à jour de sécurité, vous ne pourrez les mettre à jour qu'à leur dernière version. Veuillez saisir en tant qu'utilisateur root :
yum update --security
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Vous pouvez également mettre ces paquets à jour aux versions contenant les dernières mises à jour en matière de sécurité. Pour cela, veuillez saisir en tant qu'utilisateur root :
yum update-minimal --security
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Ainsi, dans la mesure où :
  • le paquet kernel-3.10.0-1 est installé sur votre système ;
  • le paquet kernel-3.10.0-2 est une mise à jour de sécurité ;
  • la paquet kernel-3.10.0-3 est une mise à jour de correctif,
Ensuite, yum update-minimal --security mettra à jour le paquet à kernel-3.10.0-2, et yum update --security mettra à jour le paquet à kernel-3.10.0-3.

8.1.3. Préserver les changements au fichier de configuration

Vous apporterez inévitablement des modifications aux fichiers de configuration installés par des paquets pendant l'utilisation de votre système Red Hat Enterprise Linux. RPM, que yum utilise pour apporter des modifications au système, fournit un mécanisme pour assurer leur intégrité. Veuillez consulter la Section A.2.1, « Installation et mise à niveau des paquets » pour obtenir des détails sur la manière de gérer les changements apportés aux fichiers de configuration pendant les mises à niveau de paquets.

8.1.4. Mise à jour du système hors ligne avec ISO et Yum

Pour les systèmes disconnectés de l'Internet ou de Red Hat Network, utiliser la commande yum update avec l'image ISO d'installation de Red Hat Enterprise Linux est un façon simple et rapide de mettre à niveau les systèmes à la dernière version mineure. Les étapes suivantes nous montrent le processus de mise à niveau :
  1. Créer un répertoire cible dans lequel monter votre image ISO. Le répertoire n'est pas créé automatiquement lors du montage, donc, il vous faudra le créer avant de procéder à l'étape suivante. En tant qu'utilisateur root, saisissez :
    mkdir mount_dir
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    Remplacer mount_dir par un chemin menant au répertoire de montage. Normalement, les utilisateurs le créent en tant que sous-répertoire du répertoire /media.
  2. Monter l'image ISO d'installation de Red Hat Enterprise Linux 7 dans le répertoire cible préalablement créé. En tant qu'utilisateur root, saisir :
    mount -o loop iso_name mount_dir
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    Remplacez iso_name par le nom du chemin de votre image ISO et mount_dir par le nom du chemin du répertoire cible. Là, l'option -o loop est exigée pour pouvoir monter le fichier en tant que périphérique bloc.
  3. Copier le fichier media.repo du répertoire de montage /etc/yum.repos.d/. Notez que les fichiers de configuration de ce répertoire doivent posséder l'extension .repo pour pouvoir fonctionner correctement.
    cp mount_dir/media.repo /etc/yum.repos.d/new.repo
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    Cela créera un fichier de configuration pour le référentiel yum. Remplacer new.repo par le nom du fichier, comme par exemple rhel7.repo.
  4. Modifiez le nouveau fichier de configuration de façon à ce qu'il puisse pointer vers l'ISO d'installation de Red Hat Enterprise Linux. Ajouter la ligne suivante au fichier /etc/yum.repos.d/new.repo :
    baseurl=file:///mount_dir
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    Remplacez mount_dir par un chemin qui mène au point de montage.
  5. Mettez à jour tous les référentiels yum, y compris /etc/yum.repos.d/new.repo créé dans les étapes précédentes. En tant qu'utilisateur root, saisissez :
    yum update
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    Cela mettra à jour votre système à la version fournie par l'image ISO montée.
  6. Après la mise à niveau, vous pourrez dé-monter l'image ISO. En tant qu'utilisateur root, saisissez :
    umount mount_dir
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    avec mount_dir comme chemin qui mène à votre répertoire de montage. Aussi, vous pourrez supprimer le répertoire de montage créé dans la première étape. En tant qu'utilisateur root, saisissez :
    rmdir mount_dir
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  7. Si vous ne souhaitez pas utiliser le fichier de configuration déjà créé pour une autre installation ou mise à jour, vous pouvez le supprimer. En tant qu'utilisateur root, saisissez :
    rm /etc/yum.repos.d/new.repo
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Exemple 8.3. Mise à niveau de Red Hat Enterprise Linux 7.0 à 7.1

Si vous devez mettre à niveau un système et que vous n'ayiez pas accès à l'internet, en utilisant une image ISO contenant la dernière version du système, appelée, par exemple rhel-server-7.1-x86_64-dvd.iso, créer un répertoire cible de montage, comme /media/rhel7/. En tant qu'utilisateur root, allez dans le répertoire avec votre image ISO et saisissez :
~]# mount -o loop rhel-server-7.1-x86_64-dvd.iso /media/rhel7/
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Puis, créez un référentiel yum pour votre image en copiant le fichier media.repo à partir du répertoire de montage :
~]# cp /media/rhel7/media.repo /etc/yum.repos.d/rhel7.repo
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Pour que yum reconnaisse le point de montage comme référentiel, ajouter la ligne suivante au fichier /etc/yum.repos.d/rhel7.repo copié dans l'étape précédente :
baseurl=file:///media/rhel7/
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Miantenant, en mettant à jour le référentiel yum, vous mettez ainsi votre système à jour à la version fournie par rhel-server-7.1-x86_64-dvd.iso. En tant qu'utilisateur root, exécutez :
~]# yum update
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Une fois que votre système sera mis à jour, vous pourrez dé-monter l'image, supprimer le répertoire cible et le fichier de configuration :
~]# umount /media/rhel7/
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~]# rmdir /media/rhel7/
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~]# rm /etc/yum.repos.d/rhel7.repo
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8.2. Utiliser des paquets

Yum vous permet d'effectuer un ensemble complet d'opérations avec des paquets logiciels, y compris rechercher des paquets, d'afficher leurs informations, des les installer et de les supprimer.

8.2.1. Rechercher des paquets

Vous pouvez rechercher tous les noms, descriptions et résumés des paquets RPM en utilisant la commande suivante :
yum search term
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Remplacez term par le nom du paquet que vous souhaitez rechercher.

Exemple 8.4. Rechercher les paquets correspondants à une chaîne spécifique

Pour répertorier tous les paquets qui correspondent à « vim » ou « gvim », or « emacs », veuillez saisir :
~]$ yum search vim gvim emacs
Loaded plugins: langpacks, product-id, search-disabled-repos, subscription-manager
============================= N/S matched: vim ==============================
vim-X11.x86_64 : The VIM version of the vi editor for the X Window System
vim-common.x86_64 : The common files needed by any version of the VIM editor[sortie tronquée]

============================ N/S matched: emacs =============================
emacs.x86_64 : GNU Emacs text editor
emacs-auctex.noarch : Enhanced TeX modes for Emacs[sortie tronquée]

  Name and summary matches mostly, use "search all" for everything.
Warning: No matches found for: gvim
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La commande yum search est utile pour rechercher des paquets dont vous ne connaissez pas le nom, mais dont vous connaissez un terme connexe. Remarquez que par défaut, yum search retourne les correspondances par nom de paquet et résumé, ce qui rend les recherches plus rapides. Veuillez utiliser la commande yum search all pour effectuer une recherche plus exhaustive mais également plus lente.
Filtrer les résultats
Toutes les commandes de la liste de yum vous permettent de filtrer les résultats en ajoutant une ou plusieurs expressions glob comme arguments. Les expressions glob sont des chaînes de caractères normales qui contiennent un ou plusieurs caractères génériques * (qui s'étend pour correspondre à tout sous-ensemble de caractères) et ? (qui s'étend pour correspondre à tout caractère unique).
Prenez soin d'échapper les expressions glob lorsque vous les passez en tant qu'argument sur une commande yum, sinon le shell Bash les interprétera comme des expansions de nom de fichier, et pourrait potentiellement faire passer tous les fichiers du répertoire actuel correspondant aux expressions globales sur yum. Pour vous assurer que les expressions glob soient passées sur yum comme souhaité, veuillez utiliser l'une des méthodes suivantes :
  • échappez les caractères génériques en les faisant précéder du caractère de la barre oblique inversée
  • mettez l'expression glob entre guillemets simples ou entre guillemets doubles.
Les exemples dans la section suivante démontrent l'usage de ces deux méthodes.

8.2.2. Répertorier les paquets

Pour répertorier des informations sur tous les paquets installés et disponibles, veuillez saisir ce qui suit dans l'invite shell :
yum list all
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Pour répertorier les paquets installés et disponibles qui correspondent aux expressions glob insérées, veuillez utiliser la commande suivante :
yum list glob_expression
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Exemple 8.5. Répertorier les paquets liés à ABRT

Les paquets avec divers modules complémentaires et greffons ABRT commencent par « abrt-addon- » ou par « abrt-plugin- ». Pour répertorier ces paquets, veuillez saisir la commande suivante à l'invite shell. Remarquez que les caractères génériques sont échappés avec le caractère de la barre oblique inversée :
~]$ yum list abrt-addon\* abrt-plugin\*
Loaded plugins: langpacks, product-id, search-disabled-repos, subscription-manager
Installed Packages
abrt-addon-ccpp.x86_64                   2.1.11-35.el7             @rhel-7-server-rpms
abrt-addon-kerneloops.x86_64             2.1.11-35.el7             @rhel-7-server-rpms
abrt-addon-pstoreoops.x86_64             2.1.11-35.el7             @rhel-7-server-rpms
abrt-addon-python.x86_64                 2.1.11-35.el7             @rhel-7-server-rpms
abrt-addon-vmcore.x86_64                 2.1.11-35.el7             @rhel-7-server-rpms
abrt-addon-xorg.x86_64                   2.1.11-35.el7             @rhel-7-server-rpms
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Pour répertorier tous les paquets installés sur votre système, veuillez utiliser le mot-clé installed. La colonne la plus à droite dans la sortie répertorie le référentiel à partir duquel le paquet a été récupéré.
yum list installed glob_expression
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Exemple 8.6. Répertorier tous les versions installées du paquet krb

L'exemple suivant montre comment répertorier tous les paquets installés qui commencent par « krb » suivis d'exactement un caractère et d'un tiret. Ceci est utile lorsque vous souhaitez répertorier toutes les versions d'un certain composant, car ceux-ci se distinguent par leur numéro. L'expression glob toute entière est citée pour assurer que le traitement soit correct.
~]$ yum list installed "krb?-*"
Loaded plugins: langpacks, product-id, search-disabled-repos, subscription-manager
Installed Packages
krb5-libs.x86_64                  1.13.2-10.el7                   @rhel-7-server-rpms
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Pour répertorier tous les paquets dans des référentiels activés qui seraient disponibles à installer, veuillez utiliser la commande sous la forme suivante :
yum list available glob_expression
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Exemple 8.7. Répertorier les greffons gstreamer disponibles

Par exemple, pour répertorier tous les paquets disponibless avec des noms qui contiennent « gstreamer » puis « plugin », veuillez exécuter la commande suivante :
~]$ yum list available gstreamer\*plugin\*
Loaded plugins: langpacks, product-id, search-disabled-repos, subscription-manager
Available Packages
gstreamer-plugins-bad-free.i686             0.10.23-20.el7         rhel-7-server-rpms
gstreamer-plugins-base.i686                 0.10.36-10.el7         rhel-7-server-rpms
gstreamer-plugins-good.i686                 0.10.31-11.el7         rhel-7-server-rpms
gstreamer1-plugins-bad-free.i686            1.4.5-3.el7            rhel-7-server-rpms
gstreamer1-plugins-base.i686                1.4.5-2.el7            rhel-7-server-rpms
gstreamer1-plugins-base-devel.i686          1.4.5-2.el7            rhel-7-server-rpms
gstreamer1-plugins-base-devel.x86_64        1.4.5-2.el7            rhel-7-server-rpms
gstreamer1-plugins-good.i686                1.4.5-2.el7            rhel-7-server-rpms
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Répertorier les référentiels
Pour répertorier l'ID du référentiel, le nom, et le numéro des paquets de chaque référentiel activé sur votre système, veuillez utiliser la commande suivante :
yum repolist
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Pour répertorier davantage d'informations sur ces référentiels, veuillez ajouter l'option -v. Avec cette option activée, les informations comprenant le nom du fichier, la taille générale, la date de la dernière mise à jour, et l'URL de base sont affichées pour chaque référentiel répertorié. Alternativement, vous pouvez utiliser la commande repoinfo qui produira la même sortie.
yum repolist -v
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yum repoinfo 
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Pour répertorier les référentiels activés et désactivés, veuillez utiliser la commande suivante. Une colonne de statut est ajoutée à la liste de sorties pour afficher quels sont les référentiels activés.
yum repolist all
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En passant disabled en tant que premier argument, vous pouvez limiter la sortie de la commande aux référentiels désactivés. Pour des spécifications plus précises, vous pouvez passer l'ID ou le nom des référentiels ou des glob_expressions comme arguments. Remarquez que s'il y a une correspondance exacte entre l'ID ou le nom du référentiel et l'argument inséré, ce référentiel est répertorié, même s'il ne passe pas le filtre enabled ou disabled.

8.2.3. Afficher des informations sur le paquet

Pour afficher des informations sur un ou plusieurs paquets, veuillez utiliser la commande suivante (ici, les expressions glob sont également valides) :
yum info package_name
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Remplacez package_name par le nom du paquet.

Exemple 8.8. Afficher des informations sur le paquet abrt

Pour afficher des informations sur le paquet abrt, veuillez saisir :
~]$ yum info abrt
Loaded plugins: langpacks, product-id, search-disabled-repos, subscription-manager
Installed Packages
Name        : abrt
Arch        : x86_64
Version     : 2.1.11
Release     : 35.el7
Size        : 2.3 M
Repo        : installed
From repo   : rhel-7-server-rpms
Summary     : Automatic bug detection and reporting tool
URL         : https://fedorahosted.org/abrt/
License     : GPLv2+
Description : abrt is a tool to help users to detect defects in applications and
            : to create a bug report with all information needed by maintainer to fix
            : it. It uses plugin system to extend its functionality.
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La commande yum info package_name est similaire à la commande rpm -q --info package_name, mais elle fournit des informations supplémentaires, comme le nom du référentiel yum dans lequel le paquet RPM était installé (consultez la ligne From repo: dans la sortie).
Utiliser yumdb
Vous pouvez également effectuer des requêtes sur la base de données yum pour trouver d'autres informations utiles sur un paquet en utilisant la commande suivante :
yumdb info package_name
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Cette commande fournit des informations supplémentaires sur un paquet, y compris le checksum du paquet (et l'algorithme utilisé pour le produire, comme SHA-256), la commande donnée sur la ligne de commande qui a été invoquée pour installer le paquet (s'il y en a une), et la raison pour laquelle le paquet est installé sur le système (où user indique une installation par l'utilisateur, et dep indique une installation pour raison de dépendance).

Exemple 8.9. Exécuter une requête yumdb pour trouver des informations sur le paquet yum

Pour afficher des informations supplémentaires sur le paquet yum, veuillez saisir :
~]$ yumdb info yum
Loaded plugins: langpacks, product-id
yum-3.4.3-132.el7.noarch
     changed_by = 1000
     checksum_data = a9d0510e2ff0d04d04476c693c0313a11379053928efd29561f9a837b3d9eb02
     checksum_type = sha256
     command_line = upgrade
     from_repo = rhel-7-server-rpms
     from_repo_revision = 1449144806
     from_repo_timestamp = 1449144805
     installed_by = 4294967295
     origin_url = https://cdn.redhat.com/content/dist/rhel/server/7/7Server/x86_64/os/Packages/yum-3.4.3-132.el7.noarch.rpm
     reason = user
     releasever = 7Server
     var_uuid = 147a7d49-b60a-429f-8d8f-3edb6ce6f4a1
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Pour obtenir davantage d'informations sur la commande yumdb, veuillez consulter la page man de yumdb(8).

8.2.4. Installation de paquets

Pour installer un paquet unique et toutes ses dépendances non installées, veuillez saisir une commande sous la forme suivante en tant qu'utilisateur root :
yum install package_name
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Vous pouvez également installer de multiples paquets simultanément en ajoutant leurs noms en tant qu'arguments. Pour faire cela, veuillez saisir en tant qu'utilisateur root :
yum install package_name package_name
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Si vous installez des paquets sur un système multilib, tel que sur un ordinateur AMD64 ou Intel64, vous pourrez spécifier l'architecture du paquet (tant qu'il est disponible dans un référérentiel activé) en ajoutant .arch au nom du paquet :
yum install package_name.arch
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Exemple 8.10. Installer des paquets sur un système multilib

Pour installer le paquet sqlite pour l'architecture i686, veuillez saisir :
~]# yum install sqlite.i686
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Vous pouvez utiliser des expressions glob pour installer rapidement de multiples paquets avec des noms similaires. En tant qu'utilisateur root, veuillez exécuter :
yum install glob_expression
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Exemple 8.11. Installer tous les greffons audacieux

Les expressions globales sont utiles lorsque vous souhaitez installer plusieurs paquets avec des noms similaires. Pour installer tous les greffons audacieux, veuillez utiliser la commande sous la forme suivante :
~]# yum install audacious-plugins-\*
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En plus des noms de paquets et des expressions glob, vous pouvez également fournir des noms de fichier à yum install. Si vous connaissez le nom du binaire que vous souhaitez installer, mais pas son nom de paquet, vous pouvez donner le nom du chemin à yum install. En tant qu'utilisateur root, veuillez saisir :
yum install /usr/sbin/named
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Yum effectue la recherche dans ses listes de paquets, trouve le paquet qui fournit /usr/sbin/named, s'il existe, et vous demande si vous souhaitez l'installer.
Comme vous pouvez le voir dans les exemples ci-dessus, la commande yum install ne requiert pas d'arguments strictement définis. Il peut traiter divers formats de noms de paquets et d'expressions glob, ce qui rend l'installation plus facile pour les utilisateurs. D'autre part, yum peut prendre longtemps à analyser l'entrée correctement, particulièrement si vous spécifiez un grand nombre de paquets. Pour optimiser la recherche de paquets, vous pouvez utiliser les commandes suivantes pour définir de manière explicite comment analyser les arguments :
yum install-n name
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yum install-na name.architecture
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yum install-nevra name-epoch:version-release.architecture
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Avec install-n, yum interprète name comme étant le nom exact du paquet. La commande install-na indique à yum que l'argument suivant contient le nom du paquet et l'architecture divisés par le caractère « point ». Avec install-nevra, yum s'attendra à un argument sous la forme name-epoch:version-release.architecture. Similairement, vous pouvez utiliser yum remove-n, yum remove-na, et yum remove-nevra lorsque vous cherchez des paquets à supprimer.

Note

Si vous êtes sûr(e) de souhaiter installer le paquet contenant le binaire named, mais que vous ne savez pas dans quel répertoire bin/ ou sbin/ le fichier est installé, veuillez utiliser la commande yum provides avec une expression glob :
~]# yum provides "*bin/named"
Loaded plugins: langpacks, product-id, search-disabled-repos, subscription-
              : manager
32:bind-9.9.4-14.el7.x86_64 : The Berkeley Internet Name Domain (BIND) DNS
                            : (Domain Name System) server
Repo        : rhel-7-server-rpms
Matched from:
Filename    : /usr/sbin/named
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yum provides "*/file_name" est une astuce utile pour trouver le paquet ou les paquets qui contiennent le file_name.

Exemple 8.12. Processus d'installation

L'exemple suivant offre une vue d'ensemble d'une installation en utilisant yum. Pour télécharger et installer la dernière version du paquet httpd, veuillez exécuter en tant qu'utilisateur root :
~]# yum install httpd
Loaded plugins: langpacks, product-id, subscription-manager
Resolving Dependencies
--> Running transaction check
---> Package httpd.x86_64 0:2.4.6-12.el7 will be updated
---> Package httpd.x86_64 0:2.4.6-13.el7 will be an update
--> Processing Dependency: 2.4.6-13.el7 for package: httpd-2.4.6-13.el7.x86_64
--> Running transaction check
---> Package httpd-tools.x86_64 0:2.4.6-12.el7 will be updated
---> Package httpd-tools.x86_64 0:2.4.6-13.el7 will be an update
--> Finished Dependency Resolution

Dependencies Resolved
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Après avoir exécuté la commande ci-dessus, yum charge les greffons nécessaires et exécute la vérification de transaction. Dans ce cas, httpd est déjà installé. Comme le paquet installé est plus ancien que la version disponible la plus récente, il sera mis à jour. La même chose s'applique au paquet httpd-tools dont httpd dépend. Puis, un résumé de la transaction est affiché :
================================================================================
 Package        Arch      Version                 Repository               Size
================================================================================
Updating:
 httpd          x86_64    2.4.6-13.el7            rhel-x86_64-server-7    1.2 M
Updating for dependencies:
 httpd-tools    x86_64    2.4.6-13.el7            rhel-x86_64-server-7     77 k

Transaction Summary
================================================================================
Upgrade  1 Package (+1 Dependent package)

Total size: 1.2 M
Is this ok [y/d/N]:
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Dans cette étape, yum vous demande de confirmer l'installation. Hormis les options y (oui) et N (non), vous pouvez également choisir d (télécharger uniquement) pour télécharger les paquets sans les installer directement. Si vous choisissez y, l'installation continuera avec les messages suivants jusqu'à ce qu'elle se termine.
Downloading packages:
Running transaction check
Running transaction test
Transaction test succeeded
Running transaction
  Updating   : httpd-tools-2.4.6-13.el7.x86_64                             1/4 
  Updating   : httpd-2.4.6-13.el7.x86_64                                   2/4 
  Cleanup    : httpd-2.4.6-12.el7.x86_64                                   3/4 
  Cleanup    : httpd-tools-2.4.6-12.el7.x86_64                             4/4 
  Verifying  : httpd-2.4.6-13.el7.x86_64                                   1/4 
  Verifying  : httpd-tools-2.4.6-13.el7.x86_64                             2/4 
  Verifying  : httpd-tools-2.4.6-12.el7.x86_64                             3/4 
  Verifying  : httpd-2.4.6-12.el7.x86_64                                   4/4 

Updated:
  httpd.x86_64 0:2.4.6-13.el7

Dependency Updated:
  httpd-tools.x86_64 0:2.4.6-13.el7

Complete!
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Pour installer un paquet téléchargé au préalable se trouvant dans un répertoire local sur votre système, veuillez utiliser la commande suivante :
yum localinstall path
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Remplacez path par le chemin du paquet que vous souhaitez installer.

8.2.5. Télécharger des paquets

Comme indiqué dans l'Exemple 8.12, « Processus d'installation », à un certain moment pendant le processus d'installation, il vous sera demandé de confirmer l'installation avec le message suivant :
...
Total size: 1.2 M
Is this ok [y/d/N]:    
...
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With the d option, yum downloads the packages without installing them immediately. You can install these packages later offline with the yum localinstall command or you can share them with a different device. Downloaded packages are saved in one of the subdirectories of the cache directory, by default /var/cache/yum/$basearch/$releasever/packages/. The downloading proceeds in background mode so that you can use yum for other operations in parallel.

8.2.6. Supprimer des paquets

De même que pour l'installation de paquets, yum permet également de les désinstaller. Pour désinstaller un paquet particulier, ainsi que tout paquet en dépendant, veuillez exécuter la commande suivante en tant qu'utilisateur root :
yum remove package_name
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Comme lors de l'installation de plusieurs paquets, il est possible d'en supprimer plusieurs à la fois en ajoutant des noms de paquets supplémentaires à la commande.

Exemple 8.13. Supprimer plusieurs paquets

Pour supprimer totem, veuillez saisir ce qui suit à l'invite shell :
~]# yum remove totem
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Similairememt à install, remove peut prendre ces arguments :
  • noms de paquet
  • expressions glob
  • listes de fichiers
  • ce que le paquet fournit

Avertissement

Yum n'est pas en mesure de supprimer un paquet sans également supprimer les paquets qui en dépendent. Ce type d'opération, qui peut uniquement être effectué par RPM, n'est pas publicisé et peut potentiellement laisser votre système dans un état ne fonctionnant pas, ou causer à des applications de ne pas fonctionner correctement ou de tomber en panne. Pour obtenir des informations supplémentaires, veuillez consulter la Section A.2.2, « Désinstaller les paquets » dans le chapitre RPM.

8.3. Utiliser des groupes de paquets

Un groupe de paquets est une collection de paquets qui servent un but commun, par exemple System Tools (Outils système) ou Sound and Video (Son et vidéo). Installer un groupe de paquets inclut également un ensemble de paquets dépendants, ce qui permet de faire des économies de temps considérables. La commande yum groups est une commande de haut niveau qui couvre toutes les opérations agissant sur les groupes de paquets dans yum.

8.3.1. Répertorier les groupes de paquets

L'option summary (résumé) est utilisée pour afficher le nombre de groupes installés, les groupes disponibles, les groupes d'environnement disponibles, ainsi que les deux groupes de langues disponibles et installés :
yum groups summary
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Exemple 8.14. Exemple de sortie de résumé des groupes yum

~]$ yum groups summary 
Loaded plugins: langpacks, product-id, subscription-manager
Available Environment Groups: 12
Installed Groups: 10
Available Groups: 12
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Pour répertorier tous les groupes de paquets des référentiels yum, veuillez ajouter l'option list. Vous pouvez également filtrer la sortie de la commande par nom de groupe.
yum group list glob_expression
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Plusieurs arguments optionnels peuvent être passés sur cette commande, y compris hidden pour répertorier les groupes qui ne sont pas marqués comme étant visibles par les utilisateurs, et ids pour répertorier les ID de groupe. Vous pouvez ajouter les options language, environment, installed, ou available pour réduire la sortie de la commande à un type de groupe spécifique.
Pour répertorier les paquets obligatoires et optionnels contenus dans un groupe particulier, veuillez utiliser la commande suivante :
yum group info glob_expression
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Exemple 8.15. Afficher des informations sur le groupe de paquets LibreOffice

 ~]$ yum group info LibreOffice
Loaded plugins: langpacks, product-id, subscription-manager

Group: LibreOffice
 Group-Id: libreoffice
 Description: LibreOffice Productivity Suite
 Mandatory Packages:
  =libreoffice-calc
   libreoffice-draw
  -libreoffice-emailmerge
   libreoffice-graphicfilter
  =libreoffice-impress
  =libreoffice-math
  =libreoffice-writer
  +libreoffice-xsltfilter
 Optional Packages:
   libreoffice-base
   libreoffice-pyuno
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Comme indiqué dans l'exemple ci-dessus, les paquets inclus dans le groupe de paquets peuvent avoir différents états marqués à l'aide des symboles suivants :
  • « - » — le paquet n'est pas installé et ne sera pas installé comme s'il faisait partie du groupe de paquets.
  • « + » — le paquet n'est pas installé mais sera installé lors de la prochaine mise à niveau yum upgrade ou yum group upgrade.
  • « = » — le paquet est installé et a été installé en faisant partie du groupe de paquets.
  • « no symbol » — le paquet est installé mais il a été installé hors du groupe de paquets. Cela signifie que yum group remove ne supprimera pas ce paquet.
Ces distinctions se produisent uniquement lorsque le paramètre de configuration group_command est défini sur objects, qui est le paramètre par défaut. Définissez ce paramètre sur une autre valeur si vous ne souhaitez pas que yum vérifie si un paquet a été installé en tant que faisant partie d'un groupe ou séparément, ce qui rendra les paquets « no symbol » équivalents aux paquets « = ».
Vous pouvez altérer les états des paquets ci-dessus en utilisant la commande yum group mark. Par exemple, yum group mark packages marque les paquets installés donnés en tant que membre d'un groupe spécifié. Pour éviter l'installation de nouveaux paquets sur une mise à jour de groupe, veuillez utiliser yum group mark blacklist. Consultez la page man de yum(8) pour obtenir davantage d'informations sur les capacités de yum group mark.

Note

Vous pouvez identifier un groupe environnemental en utilisant le préfixe @^ et un groupe de paquets peut être précédé de @. Lors de l'utilisation de yum group list, info, install, ou remove, veuillez inclure @group_name pour spécifier un groupe de paquets, @^group_name pour spécifier un groupe environnemental, ou group_name pour inclure les deux.

8.3.2. Installer un groupe de paquets

Chaque groupe de paquets possède un nom et un ID de groupe (groupid). Pour répertorier les noms de tous les groupes de paquets et leurs ID de groupe, qui sont affichés entre parenthèses, veuillez saisir :
yum group list ids 
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Exemple 8.16. Trouver le nom et l'ID de groupe d'un groupe de paquets

Pour trouver le nom ou l'ID d'un groupe de paquets, par exemple un groupe lié à l'environnement du bureau KDE, veuillez saisir :
~]$ yum group list ids kde\*
Available environment groups:
   KDE Plasma Workspaces (kde-desktop-environment)
Done
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Certains groupes sont cachés par des paramètres dans les référentiels configurés. Par exemple, sur un serveur, vous pouvez utiliser l'option de commande hidden pour répertorier les groupes cachés également :
~]$ yum group list hidden ids kde\*
Loaded plugins: product-id, subscription-manager
Available Groups:
   KDE (kde-desktop)
Done
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Vous pouvez installer un groupe de paquets en passant son nom de groupe complet, sans la partie « groupid », à la commande group install. En tant qu'utilisateur root, veuillez saisir :
yum group install "group name"
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Vous pouvez également effectuer des installations par « groupid ». En tant qu'utilisateur root, veuillez exécuter la commande suivante :
yum group install groupid
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Vous pouvez inclure le « groupid » ou le nom de groupe entre guillemets dans la commande install si vous ajoutez également le symbole @ comme préfixe, ce qui indique à yum que vous souhaitez effectuer une installation de type group install. En tant qu'utilisateur root, veuillez saisir :
yum install @group
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Remplacez group par le « groupid » ou le nom de groupe entre guillements. La même logique s'applique aux groupes environnementaux :
yum install @^group
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Exemple 8.17. Quatre manières équivalentes d'installer le groupe KDE Desktop

Comme mentionné précédemment, il existe quatre alternatives équivalentes pour installer un groupe de paquets. Pour le groupe KDE Desktop, les commandes sont comme suit :
~]# yum group install "KDE Desktop"
~]# yum group install kde-desktop
~]# yum install @"KDE Desktop"
~]# yum install @kde-desktop
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8.3.3. Supprimer un groupe de paquets

Vous pouvez supprimer un groupe de paquets en utilisant une syntaxe similaire à la syntaxe install, en utilisant le nom du groupe de paquets ou son ID. En tant qu'utilisateur root, veuillez saisir :
yum group remove group_name
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yum group remove groupid
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Vous pouvez également inclure le « groupid » ou le nom entre guillemets dans la commande remove si vous ajoutez également le symbole @ comme préfixe, ce qui indique à yum que vous souhaitez effectuer une suppression de type group remove. En tant qu'utilisateur root, veuillez saisir :
yum remove @group
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Remplacez group par le « groupid » ou le nom de groupe entre guillements. Vous pouvez remplacer un groupe environnement de manière similaire :
yum remove @^group
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Exemple 8.18. Quatre manières équivalentes de supprimer le groupe KDE Desktop.

De même que pour l'installation, il existe quatre alternatives équivalentes pour supprimer un groupe de paquets. Pour le groupe KDE Desktop, les commandes sont comme suit :
~]# yum group remove "KDE Desktop"
~]# yum group remove kde-desktop
~]# yum remove @"KDE Desktop"
~]# yum remove @kde-desktop
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8.4. Utiliser l'historique des transactions

La commande yum history permet aux utilisateurs d'examiner des informations sur la chronologie des transactions yum, les dates et heures auxquelles elles se sont produites, le nombre de paquets affectés, si ces transactions ont réussi ou échoué, et si la base de données RPM a été modifiées entre les transactions. En outre, cette commande peut être utilisée pour annuler ou refaire certaines transactions. Tout l'historique des données est stocké dans la base de données de l'historique (history DB) dans le répertoire /var/lib/yum/history/.

8.4.1. Répertorier les transactions

Pour afficher une liste des vingt transactions les plus récentes, en tant qu'utilisateur root, veuillez exécuter yum history sans argument supplémentaire, ou saisissez ce qui suit dans une invite shell :
yum history list
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Pour afficher toutes les transactions, veuillez ajouter le mot-clé all :
yum history list all
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Pour uniquement afficher des transactions pendant une période donnée, veuillez utiliser la commande sous le format suivant :
yum history list start_id..end_id
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Vous pouvez également répertorier les transactions qui concernent un ou plusieurs paquets particuliers. Pour faire cela, veuillez utiliser la commande avec un nom de paquet ou une expression glob :
yum history list glob_expression
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Exemple 8.19. Répertorier les cinq transactions les plus anciennes

Dans la sortie de yum history list, la transaction la plus récente est affichée en haut de la liste. Pour afficher des informations sur les cinq plus anciennes transactions stockées dans la base de données de l'historique, veuillez saisir :
~]# yum history list 1..5
Loaded plugins: langpacks, product-id, subscription-manager
ID     | Login user               | Date and time    | Action(s)      | Altered
-------------------------------------------------------------------------------
     5 | User <user>              | 2013-07-29 15:33 | Install        |    1
     4 | User <user>              | 2013-07-21 15:10 | Install        |    1
     3 | User <user>              | 2013-07-16 15:27 | I, U           |   73
     2 | System <unset>           | 2013-07-16 15:19 | Update         |    1
     1 | System <unset>           | 2013-07-16 14:38 | Install        | 1106
history list
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Toutes les formes de la commande yum history list produisent une sortie tabulaire dont chaque ligne comporte les colonnes suivantes :
  • ID — valeur d'entier identifiant une transaction particulière.
  • Login user — nom de l'utilisateur dont la session de connexion a été utilisée pour initier une transaction. Cette information est typiquement présentée sous la forme Full Name <username>. Pour les transactions qui n'ont pas été effectuées par un utilisateur (comme les mises à jour automatiques du système), System <unset> est utilisé à la place.
  • Date and time — la date et l'heure à laquelle une transaction a été effectuée.
  • Action(s) — liste d'actions effectuées au cours d'une transaction, comme décrit dans Tableau 8.1, « Valeurs possibles du champ « Action(s) » ».
  • Altered — nombre de paquets qui ont été affectés par une transaction, probablement suivis d'informations supplémentaires comme décrit dans Tableau 8.2, « Les valeurs possibles du champ « Altered » ».
Expand
Tableau 8.1. Valeurs possibles du champ « Action(s) »
ActionAbbréviationDescription
DowngradeDUn paquet au moins a été mis à niveau à une version antérieure.
EraseEUn paquet au moins a été supprimé.
InstallIUn nouveau paquet au moins a été installé.
ObsoletingOUn paquet au mons a été marqué comme obsolète.
ReinstallRUn paquet au moins a été réinstallé.
UpdateUUn paquet au moins a été mis à jour à une version plus récente.
Expand
Tableau 8.2. Les valeurs possibles du champ « Altered »
SymboleDescription
<Avant que la transaction se termine, la base de données rpmdb a été modifiée hors de yum.
>Une fois la transaction terminée, la base de données rpmdb a été modifiée hors de yum.
*La transaction ne s'est pas terminée correctement.
#La transaction s'est terminée correctement, mais yum a retourné un code de sortie différent de zéro.
ELa transaction s'est terminée correctement, mais une erreur ou un avertissement s'est affiché.
PLa transaction s'est terminée correctement, mais des problèmes existaient déjà dans la base de données rpmdb.
sLa transaction s'est terminée correctement, mais l'option de ligne de commande --skip-broken a été utilisée et certains paquets ont été ignorés.
Pour synchroniser le contenu de la base de données rpmdb ou yumdb pour tout paquet installé avec la base de données rpmdb ou yumdb actuellement utilisée, veuillez saisir ce qui suit :
yum history sync
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Pour afficher certaines statistiques générales sur la base de données de l'historique actuellement utilisée, veuillez utiliser le format suivant :
yum history stats
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Exemple 8.20. Exemple de sortie de yum history stats

~]# yum history stats
Loaded plugins: langpacks, product-id, subscription-manager 
File        : //var/lib/yum/history/history-2012-08-15.sqlite
Size        : 2,766,848
Transactions: 41
Begin time  : Wed Aug 15 16:18:25 2012
End time    : Wed Feb 27 14:52:30 2013
Counts      :
  NEVRAC :  2,204
  NEVRA  :  2,204
  NA     :  1,759
  NEVR   :  2,204
  rpm DB :  2,204
  yum DB :  2,204
history stats
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Yum permet également d'afficher un résumé de toutes les ancennes transactions. Pour cela, veuillez exécuter la commande sous la forme suivante en tant qu'utilisateur root :
yum history summary
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Pour afficher les transactions d'une période donnée uniquement, veuillez saisir :
yum history summary start_id..end_id
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De même qu'avec la commande yum history list, vous pouvez également afficher un résumé des transactions concernant un ou plusieurs paquets particuliers en fournissant un nom de paquet ou une expression glob :
yum history summary glob_expression
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Exemple 8.21. Résumé des cinq transactions les plus récentes

~]# yum history summary 1..5
Loaded plugins: langpacks, product-id, subscription-manager
Login user                 | Time                | Action(s)        | Altered 
-------------------------------------------------------------------------------
Jaromir ... <jhradilek>    | Last day            | Install          |        1
Jaromir ... <jhradilek>    | Last week           | Install          |        1
Jaromir ... <jhradilek>    | Last 2 weeks        | I, U             |       73
System <unset>             | Last 2 weeks        | I, U             |     1107
history summary
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Toutes les formes de la commande yum history summary produisent une sortie tabulaire simplifiée similaire à la sortie de yum history list.
Comme indiqué ci-dessus, les commandes yum history list et yum history summary sont orientées vers les transactions, et même si elles permettent d'uniquement afficher les transactions concernant un ou plusieurs paquets en particulier, des détails cruciaux seront manquants, comme la version des paquets. Pour répertorier les transactions depuis la perspective du paquet, veuillez exécuter la commande suivante en tant qu'utilisateur root :
yum history package-list glob_expression
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Exemple 8.22. Traçage de l'historique d'un paquet

Par exemple, pour tracer l'historique de subscription-manager et de ses paquets connexes, veuillez saisir ce qui suit dans l'invite shell :
~]# yum history package-list subscription-manager\*
Loaded plugins: langpacks, product-id, search-disabled-repos, subscription-manager
ID     | Action(s)      | Package
-------------------------------------------------------------------------------
     2 | Updated        | subscription-manager-1.13.22-1.el7.x86_64          EE
     2 | Update         |                      1.15.9-15.el7.x86_64          EE
     2 | Obsoleted      | subscription-manager-firstboot-1.13.22-1.el7.x86_64 EE
     2 | Updated        | subscription-manager-gui-1.13.22-1.el7.x86_64      EE
     2 | Update         |                          1.15.9-15.el7.x86_64      EE
     2 | Obsoleting     | subscription-manager-initial-setup-addon-1.15.9-15.el7.x86_64 EE
     1 | Install        | subscription-manager-1.13.22-1.el7.x86_64
     1 | Install        | subscription-manager-firstboot-1.13.22-1.el7.x86_64
     1 | Install        | subscription-manager-gui-1.13.22-1.el7.x86_64
history package-list
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Dans cet exemple, trois paquets ont été installés pendant l'installation initiale du système : subscription-manager, subscription-manager-firstboot, et subscription-manager-gui. Dans la troisième transaction, tous les paquets ont été mis à jour de la version 1.10.11 à la version 1.10.17.

8.4.2. Examiner les transactions

Pour afficher le résumé d'une transaction unique, en tant qu'utilisateur root, utilisez la commande yum history summary sous la forme suivante :
yum history summary id
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Ici, id correspond à l'ID de la transaction.
Pour examiner une ou plusieurs transactions en particulier de manière plus détaillée, veuillez exécuter la commande suivante en tant qu'utilisateur root :
yum history info id
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L'argument id est optionnel et yum utilise automatiquement la dernière transaction lorsque vous l'omettez. Remarquez que vous pouvez également utiliser une gamme de transaction lorsque vous souhaitez spécifiez plus d'une transaction :
yum history info start_id..end_id
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Exemple 8.23. Exemple de sortie de yum history info

Ci-dessous figure un exemple de sortie de deux transactions, installant chacune un nouveau paquet :
~]# yum history info 4..5
Loaded plugins: langpacks, product-id, search-disabled-repos, subscription-manager
Transaction ID : 4..5
Begin time     : Mon Dec  7 16:51:07 2015
Begin rpmdb    : 1252:d2b62b7b5768e855723954852fd7e55f641fbad9
End time       :            17:18:49 2015 (27 minutes)
End rpmdb      : 1253:cf8449dc4c53fc0cbc0a4c48e496a6c50f3d43c5
User           : Maxim Svistunov <msvistun>
Return-Code    : Success
Command Line   : install tigervnc-server.x86_64
Command Line   : reinstall tigervnc-server
Transaction performed with:
    Installed     rpm-4.11.3-17.el7.x86_64                  @rhel-7-server-rpms
    Installed     subscription-manager-1.15.9-15.el7.x86_64 @rhel-7-server-rpms
    Installed     yum-3.4.3-132.el7.noarch                  @rhel-7-server-rpms
Packages Altered:
    Reinstall tigervnc-server-1.3.1-3.el7.x86_64 @rhel-7-server-rpms
history info
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Vous pouvez également voir des informations supplémentaires, comme les options de configuration utilisées au moment de la transaction, ou à partir de quel référentiel et pour quelles raisons certains paquets ont été installés. Pour déterminer quelles sont les informations disponibles pour une transaction donnée, veuillez saisir ce qui suit à l'invite shell en tant qu'utilisateur root :
yum history addon-info id
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De même qu'avec yum history info, lorsqu'aucun id n'est fourni, yum utilise automatiquement la dernière transaction. Une autre manière de faire référence à la traduction la plus récente consiste à utiliser le mot-clé last :
yum history addon-info last
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Exemple 8.24. Exemple de sortie de yum history addon-info

Pour la quatrième transaction dans l'historique, la commande yum history addon-info fournit la sortie suivante :
~]# yum history addon-info 4
Loaded plugins: langpacks, product-id, subscription-manager
Transaction ID: 4
Available additional history information:
  config-main
  config-repos
  saved_tx

history addon-info
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Dans la sortie de la commande yum history addon-info, trois types d'informations sont disponibles :
  • config-main — options yum globales qui étaient utilisées pendant la transaction. Veuillez consulter la Section 8.5.1, « Définir les options [main] » pour obtenir des informations sur la manière de modifier les options globales.
  • config-repos — options des référentiels yum individuels. Veuillez consulter la Section 8.5.2, « Définir les options [repository] » pour obtenir des informations sur la manière de modifier les options de référentiels individuels.
  • saved_tx — les données pouvant être utilisées par la commande yum load-transaction afin de répéter la transaction sur une autre machine (voir ci-dessous).
Pour affciher un type sélectionné d'informations supplémentaires, veuillez exécuter la commande suivante en tant qu'utilisateur root :
yum history addon-info id information
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8.4.3. Restaurer et répéter des transactions

Hormis le fait de permettre d'examiner l'historique des transactions, la commande yum history fournit un moyen de restaurer ou de répéter une transaction sélectionnée. Pour restaurer une transaction, veuillez saisir ce qui suit dans l'invite shell en tant qu'utilisateur root :
yum history undo id
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Pour répéter une transaction en particulier, veuillez exécuter la commande suivante en tant qu'utilisateur root :
yum history redo id
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Les deux commandes acceptent également le mot-clé last pour annuler ou répéter la dernière transaction.
Remarquez que les commandes yum history undo et yum history redo restaurent ou répètent uniquement les étapes qui ont été effectuées pendant une transaction. Si la transaction a installé un nouveau paquet, la commande yum history undo le désinstallera, et si la transaction a désinstallé un paquet, la commande l'installera à nouveau. Cette commande tente également de faire une mise à niveau inférieur de tous les paquets mis à jour vers leur version précédente si ces paquets plus anciens sont toujours disponibles.
Lors de la gestion de plusieurs systèmes identiques, yum vous permet également d'effectuer une transaction sur l'un d'entre eux, de stocker les détails de celle-ci dans un fichier, et après une période de tests, de répéter la même transaction sur les systèmes restants. Pour stocker les détails de la transaction dans une fichier, veuillez saisir ce qui suit dans l'invite shell en tant qu'utilisateur root :
yum -q history addon-info id saved_tx > file_name
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Une fois ce fichier copié sur le système cible, vous pouvez répéter la transaction en utilisant la commande suivante en tant qu'utilisateur root :
yum load-transaction file_name
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Vous pouvez configurer load-transaction de manière à ignorer les paquets manquants ou la version rpmdb. Pour obtenir davantage d'informations sur ces options de configuration, veuillez consulter la page man yum.conf(5).

8.4.4. Lancer un nouvel historique des transactions

Yum stocke l'historique des transactions dans un fichier de base de données SQLite unique. Pour lancer un nouvel historique des transactions, veuillez exécuter la commande suivante en tant qu'utilisateur root :
yum history new
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Cela créera un nouveau fichier de base de données vide dans le répertoire /var/lib/yum/history/. L'ancien historique des transactions sera conservé, mais il ne sera pas accessible tant qu'un fichier de base de données plus récent sera présent dans le répertoire.

8.5. Configurer Yum et les référentiels Yum

Note

En vue d'élargir vos connaissances, vous serez sans doute interessés par les formations suivantes Red Hat System Administration III (RH254) et RHCSA Rapid Track (RH199).
Les informations de configuration de yum et de ses utilitaires connexes sont situées dans le fichier /etc/yum.conf. Ce fichier contient une section [main] obligatoire, qui vous permet de définir les options yum qui ont un effet global, et peut également contenir une ou plusieurs section(s) [repository], ce qui vous permet de définir des options spécifiques au référentiel. Cependant, il est recommandé de définir des référentiels individuels dans les fichiers .repo existants ou nouveaux, qui se trouvent dans le répertoire /etc/yum.repos.d/. Les valeurs que vous définissez dans les sections [repository] du fichier /etc/yum.conf remplacent les valeurs définies dans la section [main].
Cette section indique comment :
  • définir des options yum globales en modifiant la section [main] du fichier de configuration /etc/yum.conf ;
  • définir des options de référentiels individuels en modifiant les sections [repository] des fichiers /etc/yum.conf et .repo dans le répertoire /etc/yum.repos.d/ ;
  • utiliser des variables yum dans /etc/yum.conf et des fichiers dans le répertoire /etc/yum.repos.d/ afin que la version dynamique et les valeurs de l'architecture soient gérées correctement ;
  • ajouter, activer, et désactiver des référentiels yum sur la ligne de commande ;
  • définir votre propre référentiel yum personnalisé.

8.5.1. Définir les options [main]

Le fichier de configuration /etc/yum.conf contient une seule section [main] précisément, et même si certaines des paires clés-valeurs dans cette section affectent la manière dont yum opère, d'autres affectent la manière dont yum traite les référentiels. Vous pouvez ajouter de nombreuses options sous l'en-tête de la section [main] dans /etc/yum.conf.
Un exemple du fichier de configuration /etc/yum.conf ressemble à ceci :
[main]
cachedir=/var/cache/yum/$basearch/$releasever
keepcache=0
debuglevel=2
logfile=/var/log/yum.log
exactarch=1
obsoletes=1
gpgcheck=1
plugins=1
installonly_limit=3
[commentaires abrégés]

# PUT YOUR REPOS HERE OR IN separate files named file.repo
# in /etc/yum.repos.d
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Ci-dessous figurent les options de la section [main] les plus couramment utilisées :
assumeyes=value
L'option assumeyes permet de déterminer si yum demande de confirmer les actions critiques ou non. Remplacez value par l'une des valeurs suivantes :
0 (par défaut) — yum demande de confirmer les actions critiques effectuées.
1 — ne demande pas de confirmer les actions critiques de yum. Si assumeyes=1 est défini, yum se comportera de la même manière qu'avec les options de ligne de commande -y et --assumeyes.
cachedir=directory
Veuillez utiliser cette option pour définir le répertoire dans lequel yum stockera son cache et ses fichiers de base de données. Remplacez directory par un chemin complet vers le répertoire. Par défaut, le répertoire du cache de yum est le suivant : /var/cache/yum/$basearch/$releasever/.
Veuillez consulter la Section 8.5.3, « Utiliser des variables Yum » pour les descriptions des variables yum $basearch et $releasever.
debuglevel=value
Cette option indique le niveau de détails de la sortie de débogage produite par yum. Ici, value est un entier entre 1 et 10. Définir une valeur debuglevel plus élevée amènera yum à afficher une sortie de débogage plus détaillée. debuglevel=2 est la valeur par défaut, tandis que debuglevel=0 désactive la sortie de débogage.
exactarch=value
Avec cette option, vous pouvez définir yum pour que l'architecture exacte soit prise en considération lors de la mise à jour de paquets installés au préalable. Veuillez remplacer value par :
0 — ne pas prendre en compte l'architecture exacte pendant la mise à jour des paquets.
1 (par défaut) — prendre en considération l'architecture exacte pendant la mise à jour des paquets. Avec ce paramètre, yum n'installera pas de paquets pour une architecture 32 bits pour mettre à jour un paquet déjà installé sur un système avec une architecture 64 bits.
exclude=package_name [more_package_names]
L'option exclude vous permet d'exclure des paquets par mot-clé pendant une installation ou une mise à jour du système. Il est possible de sélectionner plusieurs paquets les exclure en indiquant une liste de paquets délimités par des espaces. Les expression glob du shell utilisant des caractères génériques (par exemple, * et ?) sont autorisées.
gpgcheck=value
Veuillez utiliser l'option gpgcheck pour spécifier si yum doit effectuer une vérification des signatures GPG sur les paquets. Remplacez value par :
0 — désactive la vérification des signatures GPG sur les paquets de tous les référentiels, y compris l'installation de paquets locaux.
1 (par défaut) — active la vérification de signatures GPG sur tous les paquets dans tous les référentiels, y compris l'installation de paquets locaux. Lorsque gpgcheck est activé, les signatures de tous les paquets sont vérifiées.
Si cette option est définie dans la section [main] du fichier /etc/yum.conf, elle définit une règle de vérification GPG pour tous les référentiels. Cependant, vous pouvez également définir gpgcheck=value pour les référentiels individuels à la place ; c'est-à-dire que vous pouvez activer la vérification GPG sur un référentiel tout en le désactivant sur un autre. Définir gpgcheck=value pour un référentiel individuel dans son fichier .repo correspondant remplace la valeur par défaut si elle est présente dans /etc/yum.conf.
Pour obtenir davantage d'informations sur la vérification de signatures GPG, veuillez consulter la Section A.3.2, « Vérification des signatures de paquets ».
group_command=value
Utilisez l'option group_command pour spécifier de quelle manière les commandes yum group install, yum group upgrade, et yum group remove gèrent un groupe de paquets. Remplacez value par l'une des valeurs suivantes :
simple — installe tous les membres d'un groupe de paquets. Met à niveau les paquets installés antérieurement uniquement, mais n'installe pas de paquets qui ont été ajoutés au groupe entretemps.
compat — est similaire à simple mais yum upgrade installe également des paquets qui ont été ajoutés au groupe depuis la mise à niveau précédente.
objects — (par défaut.) Avec cette option, yum garde sous surveillance les groupes installés antérieurement et fait une distinction entre les paquets installés faisant partie du groupe et les paquets installés séparément. Veuillez consulter l'Exemple 8.15, « Afficher des informations sur le groupe de paquets LibreOffice »
group_package_types=package_type [more_package_types]
Vous pouvez spécifier ici quel type de paquet (optionnel, par défaut ou obligatoire) est installé lorsque la commande yum group install est appelé. Les types de paquets par défaut et obligatoire sont choisis par défaut.
history_record=value
Avec cette option, vous pouvez définir yum pour enregistrer l'historique des transactions. Remplacez value par l'une des valeurs suivantes :
0 — yum ne doit pas enregistrer d'entrées de l'historique pour les transactions.
1 (par défaut) — yum devrait enregistrer les entrées de l'historique des transactions. Cette opération prend une certaine quantité d'espace disque et un certain temps supplémentaire avec les transactions, mais elle fournit également de nombreuses informations concernant les anciennes opérations, qui peuvent être affichées par la commande yum history. history_record=1 est la valeur par défaut.
Pour obtenir davantage d'informations sur la commande yum history, veuillez consulter la Section 8.4, « Utiliser l'historique des transactions ».

Note

Yum utilise des enregistrements de l'historique pour détecter les modifications apportées à la base de données rpmdb qui ont été effectuées hors de yum. Dans de tels cas, yum affiche un avertissement et recherche automatiquement les problèmes possibles causés par l'altération de rpmdb. Lorsque history_record est éteint, yum n'est pas en mesure de détecter ces changements et aucune vérifications automatique n'est effectuée.
installonlypkgs=space separated list of packages
Ici vous pouvez fournir une liste de paquets séparés par des virgules que yum peut installer, mais ne mettra jamais à jour. Veuillez consulter la page man yum.conf(5) pour obtenir la liste des paquets qui sont par défaut « install-only » (uniquement pour installation).
Si vous ajoutez la directive installonlypkgs à /etc/yum.conf, vous devriez vous assurer de répertorier tous les paquets install-only, y compris ceux répertoriés sous la section installonlypkgs de yum.conf(5). Particulièrement, les paquets du noyau doivent toujours être répertoriés dans installonlypkgs (comme ils le sont par défaut), et installonly_limit devrait toujours être défini sur une valeur supérieure à 2 afin qu'un noyau de secours soit toujours disponible en cas d'échec du démarrage du noyau par défaut.
installonly_limit=value
Cette option définit combien de paquets répertoriés dans la directive installonlypkgs peuvent être installés au même moment. Remplacez value par un entier représentant le nombre maximal de versions pouvant être installées simultanément pour tout paquet unique répertorié dans installonlypkgs.
Les valeurs par défaut de la directive installonlypkgs incluent plusieurs paquets de noyaux différents. Ainsi, veuillez ne pas oublier que modifier la valeur de installonly_limit affecte également le nombre maximal de versions installées pour un paquet de noyau unique. La valeur par défaut répertoriée dans /etc/yum.conf est installonly_limit=3, et il n'est pas recommandé de réduire cette valeur, et plus particulièrement à une valeur inférieure à 2.
keepcache=value
L'option keepcache détermine si yum garde le cache des en-têtes et des paquets après une installation réussie. Ici, value correspond à l'une des valeurs suivantes :
0 (par défaut) — ne pas retenir le cache des en-têtes et des paquets après une installation réussie.
1 — retenir le cache après une installation réussie.
logfile=file_name
Pour spécifier l'emplacement de journalisation de la sortie, veuillez remplacer file_name par un chemin complet vers le fichier dans lequel yum écrira la sortie journalisée. Par défaut, yum enregistre les journaux dans /var/log/yum.log.
max_connenctions=number
value correspond au nombre maximal de connexions simultanées, la valeur par défaut est 5.
multilib_policy=value
L'option multilib_policy définit le comportement de l'installation si plusieurs versions de l'architecture sont disponibles pour une installation de paquet. Ici, value correspond à :
best — installe le meilleur choix d'architecture pour ce système. Par exemple, paramétrer multilib_policy=best sur un système AMD64 amène yum à installer les versions 64 bits de tous les paquets.
all — installe à chaque fois toutes les architectures possibles pour chaque paquet. Par exemple, avec multilib_policy défini sur all sur un système AMD64, yum installerait les versions i686 et AMD64 d'un paquet, si ces deux versions étaient disponibles.
obsoletes=valeur
L'option obsoletes active la logique de traitement obsolète pendant les mises à jour. Lorsqu'un paquet déclare dans son fichier de spécifications qu'il rend un autre paquet obsolète, ce dernier est remplacé par l'ancien paquet lorsque le premier est installé. Les fichiers obsolètes sont déclarés, par exemple, lorsqu'un paquet est renommé. Remplacez valeur par soit :
0 — désactive la logique de traitement obsolète de yum lorsque des mises à jour sont effectuées.
1 (par défaut) — active la logique de traitement obsolète de yum lorsque des mises à jour sont effectuées.
plugins=value
Interrupteur global pour activer ou désactiver les greffons yum, value est l'une des valeurs suivantes :
0 — désactive tous les greffons yum globalement.

Important

La désactivation de tous les greffons n'est pas recommandée car certains greffons fournissent des services yum importants. En particulier, les greffons product-id et subscription-manager fournissent la prise en charge du Content Delivery Network (CDN) basé certificats. La désactivation globale des greffons est offerte en tant qu'option pratique, et n'est généralement recommandée que lors du diagnostique d'un problème potentiel avec yum.
1 (par défaut) — active tous les greffons yum globalement. Avec plugins=1, vous pouvez toujours désactiver un greffon yum spécifique en paramétrant enabled=0 dans le fichier de configuration de ce greffon.
Pour obtenir davantage d'informations sur les divers greffons yum, veuillez consulter la Section 8.6, « Greffons Yum ». Pour obtenir des informations supplémentaires sur le contrôle des greffons, veuillez consulter la Section 8.6.1, « Activer, configurer, et désactiver des greffons Yum ».
reposdir=directory
Ici, directory est un chemin complet vers le répertoire où se trouvent les fichiers .repo. Tous les fichiers .repo contiennent des informations de référentiel (similairement aux sections [référentiel] de /etc/yum.conf). Yum collecte toutes les informations des référentiels des fichiers .repo et la section [référentiel] du fichier /etc/yum.conf pour créer une liste maître des référentiels à utiliser pour des transactions. Si reposdir n'est pas défini, yum utilisera le répertoire par défaut /etc/yum.repos.d/.
retries=valeur
Cette option définit le nombre de fois que yum doit tenter de récupérer un fichier avant de retourner une erreur. value est un entier 0 ou supérieur. Définir la valeur sur 0 fait que yum effectuera des tentatives indéfiniement. La valeur par défaut est 10.
Pour obtenir la liste complète des options [main] disponibles, veuillez consulter la section [main] OPTIONS de la page man de yum.conf(5).

8.5.2. Définir les options [repository]

Les sections [repository], où repository est un ID de référentiel unique, tel que my_personal_repo (les espaces ne sont pas autorisés), vous permet de définir des référentiels yum individuels. Afin d'éviter tout conflit, les référentiels personnalisés ne doivent pas utiliser des noms utilisés dans les référentiels Red Hat.
Ci-dessous figure un exemple du strict minimum de la forme prise par la section [repository] :
[repository]
name=repository_name
baseurl=repository_url
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Chaque section [référentiel] doit contenir les directives suivantes :
name=nom référentiel
Ici, nom référentiel est une chaîne lisible par l'utilitsateur décrivant le référentiel.
baseurl=url référentiel
Remplacez url référentiel par un URL vers le répertoire où se trouve le référentiel repodata d'un référentiel :
  • Si le référentiel est disponible sur HTTP, veuillez utiliser : http://path/to/repo
  • Si le référentiel est disponible sur FTP, veuillez utiliser : ftp://path/to/repo
  • Si le référentiel est local à la machine, veuillez utiliser : file:///path/to/local/repo
  • Si un référentiel en ligne spécifique requiert une authentification HTTP de base, vous pouvez spécifier votre nom d'utilisateur et mot de passe en les ajoutant au début de l'URL comme ceci : nom d'utilisateur:mot de âsse@lien. Par exemple, si un référentiel sur http://www.example.com/repo/ requiert un nom d'utilisateur « user » et un mot de passe « password », alors le lien baseurl link pourra être spécifié comme suit : http://user:password@www.example.com/repo/.
Habituellement, cet URL est un lien HTTP, tel que :
baseurl=http://path/to/repo/releases/$releasever/server/$basearch/os/
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Remarquez que yum étend toujours les variables $releasever, $arch, et $basearch dans les URL. Pour obtenir davantage d'informations sur les variables yum, veuillez consulter la Section 8.5.3, « Utiliser des variables Yum ».
D'autres directives de [référentiel] utiles incluent :
enabled=valeur
Ceci est une manière simple de dire à yum d'utiliser ou d'ignorer un référentiel en particulier, la value correspond à l'une des valeurs suivantes :
0 — ne pas inclure ce référentiel en tant que source de paquet lorsque vous effectuez des mises à jour et des installations. Ceci est une manière simple d'activer et de désactiver des référentiels, ce qui est utile lorsque vous souhaitez un certain paquet d'un référentiel que vous ne souhaitez pas activer pour les mises à jour ou les installations.
1 — inclure ce référentiel en tant que source de paquets.
Activer et désactiver des référentiels peut également être effectué en passant l'option --enablerepo=repo_name ou --disablerepo=repo_name sur yum, ou par la fenêtre Ajouter/Supprimer un logiciel de l'utilitaire PackageKit.
async=valeur
Contrôle le téléchargement parallèle de paquets de référentiels. La valeur correspond à :
auto (par défaut) — un téléchargement parallèle est utilisé si possible, ce qui signifie que yum le désactive automatiquement pour les référentiels créés par les greffons afin d'éviter des échecs.
on — téléchargement parallèle activé pour le référentiel.
off — téléchargement parallèle désactivé pour le référentiel.
De nombreuses autres options [référentiel] existent. Quelques-unes d'entre elles ont la même forme et fonction que certaines options [main]. Pour une liste complète, veuillez consulter la section [repository] OPTIONS de la page man deyum.conf(5).

Exemple 8.25. Exemple de fichier /etc/yum.repos.d/redhat.repo

Ci-dessous figure un exemple du fichier /etc/yum.repos.d/redhat.repo :
#
# Red Hat Repositories
# Managed by (rhsm) subscription-manager
#

[red-hat-enterprise-linux-scalable-file-system-for-rhel-6-entitlement-rpms]
name = Red Hat Enterprise Linux Scalable File System (for RHEL 6 Entitlement) (RPMs)
baseurl = https://cdn.redhat.com/content/dist/rhel/entitlement-6/releases/$releasever/$basearch/scalablefilesystem/os
enabled = 1
gpgcheck = 1
gpgkey = file:///etc/pki/rpm-gpg/RPM-GPG-KEY-redhat-release
sslverify = 1
sslcacert = /etc/rhsm/ca/redhat-uep.pem
sslclientkey = /etc/pki/entitlement/key.pem
sslclientcert = /etc/pki/entitlement/11300387955690106.pem

[red-hat-enterprise-linux-scalable-file-system-for-rhel-6-entitlement-source-rpms]
name = Red Hat Enterprise Linux Scalable File System (for RHEL 6 Entitlement) (Source RPMs)
baseurl = https://cdn.redhat.com/content/dist/rhel/entitlement-6/releases/$releasever/$basearch/scalablefilesystem/source/SRPMS
enabled = 0
gpgcheck = 1
gpgkey = file:///etc/pki/rpm-gpg/RPM-GPG-KEY-redhat-release
sslverify = 1
sslcacert = /etc/rhsm/ca/redhat-uep.pem
sslclientkey = /etc/pki/entitlement/key.pem
sslclientcert = /etc/pki/entitlement/11300387955690106.pem

[red-hat-enterprise-linux-scalable-file-system-for-rhel-6-entitlement-debug-rpms]
name = Red Hat Enterprise Linux Scalable File System (for RHEL 6 Entitlement) (Debug RPMs)
baseurl = https://cdn.redhat.com/content/dist/rhel/entitlement-6/releases/$releasever/$basearch/scalablefilesystem/debug
enabled = 0
gpgcheck = 1
gpgkey = file:///etc/pki/rpm-gpg/RPM-GPG-KEY-redhat-release
sslverify = 1
sslcacert = /etc/rhsm/ca/redhat-uep.pem
sslclientkey = /etc/pki/entitlement/key.pem
sslclientcert = /etc/pki/entitlement/11300387955690106.pem
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8.5.3. Utiliser des variables Yum

Vous pouvez utiliser et faire référence aux variables intégrées suivantes présentes dans les commandes yum et dans tous les fichiers de configuration yum (c'est-à-dire /etc/yum.conf et tous les fichiers .repo dans le répertoire /etc/yum.repos.d/) :
$releasever
Vous pouvez utiliser cette variable pour faire référence à la version Red Hat Enterprise Linux. Yum obtient la valeur de $releasever à partir de la ligne distroverpkg=value dans le fichier de configuration /etc/yum.conf. Si cette ligne n'existe pas dans /etc/yum.conf, alors yum déduira la valeur correcte en dérivant la numéro de version à partir du paquet redhat-releaseproduit qui fournit le fichier redhat-release .
$arch
Vous pouvez utiliser cette variable pour faire référence à l'architecture du CPU du système comme retourné lors d'un appel à la fonction os.uname() de Python. Les valeurs valides de $arch incluent : i586, i686 et x86_64.
$basearch
Vous pouvez utiliser $basearch pour faire référence à l'architecture de base du système. Par exemple, les machines i686 et i586 ont toutes deux une architecture de base i386, et les machines AMD64 et Intel64 ont une architecture de base x86_64.
$YUM0-9
Ces dix variables sont chacunes remplacées par la valeur d'une variable d'environnement shell du même nom. Si l'une de ces variables est référencée (par exemple dans /etc/yum.conf) et qu'une variable d'environnement shell du même nom n'existe pas, alors la variable du fichier de configuration ne sera pas remplacée.
Pour définir une variable personnalisée ou pour remplacer la valeur d'une variable existante, créez un fichier du même nom que la variable (sans le caractère « $ ») dans le répertoire /etc/yum/vars/, et ajoutez la valeur souhaitée sur la première ligne.
Par exemple, les descriptions de référentiels incluent souvent le nom du système d'exploitation. Pour définir une nouvelle variable nommée $osname, créez un nouveau fichier avec « Red Hat Enterprise Linux » sur la première ligne et enregistrez-le sous /etc/yum/vars/osname :
~]# echo "Red Hat Enterprise Linux 7" > /etc/yum/vars/osname
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Au lieu de « Red Hat Enterprise Linux 7 », vous pouvez désormais utiliser ce qui suit dans les fichiers .repo :
name=$osname $releasever
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8.5.4. Afficher la configuration actuelle

Pour afficher les valeurs actuelles des options yum globales (c'est-à-dire les options spécifiées dans la section [main] du fichier /etc/yum.conf), veuillez exécuter la commande yum-config-manager sans aucune option de ligne de commande :
yum-config-manager
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Pour répertorier le contenu d'une ou plusieurs sections de configuration différentes, veuillez utiliser la commande sous la forme suivante :
yum-config-manager section
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Vous pouvez également utiliser une expression glob pour afficher la configuration de toutes les sections correspondantes :
yum-config-manager glob_expression
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Exemple 8.26. Afficher la configuration de la section principale

Pour répertorier toutes les options de configuration de la section principale ainsi que leurs valeurs correspondantes, veuillez saisir ce qui suit dans l'invite shell :
~]$ yum-config-manager main \*
Loaded plugins: langpacks, product-id, subscription-manager
================================== main ===================================
[main]
alwaysprompt = True
assumeyes = False
bandwith = 0
bugtracker_url = https://bugzilla.redhat.com/enter_bug.cgi?product=Red%20Hat%20Enterprise%20Linux%206&component=yum
cache = 0[sortie tronquée]
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8.5.5. Ajouter, activer, et désactiver un référentielr Yum

Note

Afin de gagner en expertise, vous serez sans doute intéressé par le cours de formation Red Hat System Administration II (RH254).
La Section 8.5.2, « Définir les options [repository] » décrit les diverses options que vous pouvez utiliser pour définir un référentiel yum. Cette section explique comment ajouter, activer, et désactiver un référentiel en utilisant la commande yum-config-manager.

Important

Lorsque le système est enregistré dans Red Hat Subscription Management sur le Content Delivery Network (CDN) basé sur certificats, les outils Red Hat Subscription Manager sont utilisés pour gérer des référentiels dans le fichier /etc/yum.repos.d/redhat.repo.
Ajouter un référentiel Yum
Pour définir un nouveau référentiel, vous pouvez ajouter une section [référentiel] dans le fichier /etc/yum.conf, ou au fichier .repo du répertoire /etc/yum.repos.d/. Tous les fichiers avec l'extension de fichier .repo présents dans ce répertoire sont lus par yum, et il est recommandé de définir vos référentiels ici plutôt que dans /etc/yum.conf.

Avertissement

Obtenir et installer des paquets logiciels de sources logicielles non vérifiées ou qui ne sont pas de confiance et proviennent de sources autres que le Content Delivery Network (CDN) basé sur certificats de Red Hat constitue un risque de sécurité potentiel, et pourrait provoquer des problèmes de sécurité, de stabilité, de compatibilité, et de maintenance.
Les référentiels Yum fournissent normalement leur propre fichier .repo. Pour ajouter un tel référentiel à votre système et pour l'activer, veuillez exécuter la commande suivante en tant qu'utilisateur root :
yum-config-manager --add-repo repository_url
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…où repository_url est un lien vers le fichier .repo.

Exemple 8.27. Ajouter example.repo

Pour ajouter un référentiel situé sur http://www.example.com/example.repo, veuillez saisir ce qui suit dans l'invite shell :
~]# yum-config-manager --add-repo http://www.example.com/example.repo
Loaded plugins: langpacks, product-id, subscription-manager
adding repo from: http://www.example.com/example.repo
grabbing file http://www.example.com/example.repo to /etc/yum.repos.d/example.repo
example.repo                                             |  413 B     00:00
repo saved to /etc/yum.repos.d/example.repo
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Activer un référentiel Yum
Pour activer un ou plusieurs référentiels en particulier, veuillez saisir ce qui suit dans une invite shell en tant qu'utilisateur root :
yum-config-manager --enable repository
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…où référentiel est l'ID unique du référentiel (utilisez yum repolist all pour répertorier les ID des référentiels disponibles). Alternativement, vous pouvez utiliser une expression glob pour activer tous les référentiels correspondants :
yum-config-manager --enable glob_expression
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Exemple 8.28. Activer les référentiels définis dans des sections personnalisées de /etc/yum.conf.

Pour activer les référentiels définis dans les sections [example], [example-debuginfo], et [example-source], veuillez saisir :
~]# yum-config-manager --enable example\*
Loaded plugins: langpacks, product-id, subscription-manager
============================== repo: example ==============================
[example]
bandwidth = 0
base_persistdir = /var/lib/yum/repos/x86_64/7Server
baseurl = http://www.example.com/repo/7Server/x86_64/
cache = 0
cachedir = /var/cache/yum/x86_64/7Server/example[sortie tronquée]
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Exemple 8.29. Activer tous les référentiels

Pour activer tous les référentiels définis dans le fichier /etc/yum.conf et dans le répertoire /etc/yum.repos.d/, saisissez :
~]# yum-config-manager --enable \*
Loaded plugins: langpacks, product-id, subscription-manager
============================== repo: example ==============================
[example]
bandwidth = 0
base_persistdir = /var/lib/yum/repos/x86_64/7Server
baseurl = http://www.example.com/repo/7Server/x86_64/
cache = 0
cachedir = /var/cache/yum/x86_64/7Server/example[sortie tronquée]
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Si elle fonctionne correctement, la commande yum-config-manager --enable affiche la configuration du référentiel actuel.
Désactiver un référentiel Yum
Pour désactiver un référentiel yum, veuillez exécuter la commande suivante en tant qu'utilisateur root :
yum-config-manager --disable repository
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…où référentiel est l'ID unique du référentiel (utilisez yum repolist all pour répertorier les ID des référentiels disponibles). De même qu'avec yum-config-manager --enable, vous pouvez utiliser une expression glob pour désactiver tous les référentiels correspondants en même temps :
yum-config-manager --disable glob_expression
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Exemple 8.30. Désactiver tous les référentiels

Pour désactiver tous les référentiels définis dans le fichier /etc/yum.conf et dans le répertoire /etc/yum.repos.d/, saisissez :
~]# yum-config-manager --disable \*
Loaded plugins: langpacks, product-id, subscription-manager
============================== repo: example ==============================
[example]
bandwidth = 0
base_persistdir = /var/lib/yum/repos/x86_64/7Server
baseurl = http://www.example.com/repo/7Server/x86_64/
cache = 0
cachedir = /var/cache/yum/x86_64/7Server/example[sortie tronquée]
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Si elle fonctionne correctement, la commande yum-config-manager --disable affiche la configuration actuelle.

8.5.6. Création d'un référentiel Yum

Pour définir un référentiel yum, effectuez les étapes suivantes :
  1. Installez le paquet createrepo. Pour faire cela, veuillez saisir ce qui suit dans l'invite shell en tant qu'utilisateur root :
    yum install createrepo
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  2. Copiez tous les paquets que vous souhaitez avoir dans votre référentiel dans un seul répertoire, comme /mnt/local_repo/.
  3. Déplacez-vous sur ce répertoire et exécutez la commande suivante :
    createrepo --database /mnt/local_repo
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    Ceci crée les métadonnées nécessaires pour votre référentiel yum, ainsi que la base de données sqlite pour accélérer les opérations yum.
Les canaux d'abonnements « Optional » et « Supplementary » fournissent des paquets logiciels supplémentaires pour Red Hat Enterprise Linux qui offrent des logiciels sous licence open source (dans le canal « Optional ») et sous licence propriétaire (dans le canal « Supplementary »).
Avant de vous abonner aux canaux « Optional » et « Supplementary », veuillez consulter les Détails de l'étendue de la couverture. Si vous décidez d'installer des paquets à partir de ces canaux, veuillez suivre les étapes documentées dans l'article nommé Comment accéder aux canaux « Optional » et « Supplementary » et aux paquets -devel en utilisant Red Hat Subscription Manager (RHSM) ? sur le Portail Client Red Hat.

8.6. Greffons Yum

Yum fournit des greffons qui étendent et améliorent ses opérations. Certains greffons sont installés par défaut. S'il y en a, Yum vous informera toujours sur les greffons chargés et actifs lorsque vous exécutez une commande yum. Exemple :
~]# yum info yum
Loaded plugins: langpacks, product-id, subscription-manager[sortie tronquée]
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Remarquez que les noms de greffons qui suivent Loaded plugins sont les noms que vous pouvez fournir à l'option --disableplugin=plugin_name.

8.6.1. Activer, configurer, et désactiver des greffons Yum

Pour activer des greffons yum, assurez-vous qu'une ligne commençant par plugins= soit effectivement présente dans la section [main] du fichier /etc/yum.conf, et que sa valeur soit égale à 1 :
plugins=1
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Vous pouvez désactiver tous les greffons en modifiant cette ligne comme suit : plugins=0.

Important

La désactivation de tous les greffons n'est pas recommandée car certains greffons fournissent des services yum importants. En particulier, les greffons product-id et subscription-manager fournissent la prise en charge du Content Delivery Network (CDN) basé sur certificats. La désactivation globale des greffons est offerte en tant qu'option pratique, et est généralement uniquement recommandée lors du diagnostique d'un problème potentiel avec yum.
Chaque greffon installé possède son propre fichier de configuration dans le répertoire /etc/yum/pluginconf.d/. Vous pouvez définir des options spécifiques aux greffons dans ces fichiers. Par exemple, ci-dessous figure le fichier de configuration du greffon aliases nommé aliases.conf :
[main]
enabled=1
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De même qu'avec le fichier /etc/yum.conf, les fichiers de configuration des greffons contiennent toujours une section [main] où l'option enabled= contrôle si le greffon est activé lorsque vous exécutez des commandes yum. Si cette option est manquante, vous pouvez l'ajouter manuellement au fichier.
Si vous désactivez tous les greffons en paramétrant enabled=0 dans /etc/yum.conf, alors tous les greffons seront désactivés, peu importe s'ils étaient activés dans leurs fichiers de configuration individuels.
Si vous souhaitez simplement désactiver tous les greffons yum pour une commande yum unique, veuillez utiliser l'option --noplugins.
Si vous souhaitez désactiver un ou plusieurs greffons yum pour une seule commande yum, ajoutez l'option --disableplugin=plugin_name à la commande. Par exemple, pour désactiver le greffon aliases pendant une mise à jour du système, veuillez saisir :
~]# yum update --disableplugin=aliases
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Les noms des greffons que vous fournissez à l'option --disableplugin= sont les mêmes que ceux répertoriés après la ligne Loaded plugins dans la sortie de toute commande yum. Vous pouvez désactiver de multiples greffons en séparant leurs noms par des virgules. En outre, vous pouvez faire correspondre plusieurs noms de greffons ou raccourcir les plus longs en utilisant des expressions glob :
~]# yum update --disableplugin=aliases,lang*
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8.6.2. Installer des greffons Yum supplémentaires

Les greffons Yum adhèrent habituellement à la convention de dénomination de paquets yum-plugin-plugin_name, ,mais pas toujours : par exemple, le paquet qui fournit le greffon kabi est nommé kabi-yum-plugins. Vous pouvez installer un greffon yum de la même manière que si vous installiez d'autres paquets. Par exemple, pour installer le greffon yum-aliases, veuillez saisir ce qui suit dans l'invite shell :
~]# yum install yum-plugin-aliases
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8.6.3. Utiliser des greffons Yum

La liste suivante fournit les descriptions et instructions d'utilisation de plusieurs greffons yum utiles. Les greffons sont répertoriés par nom, les crochets contiennent le nom du paquet.
search-disabled-repos (subscription-manager)
Le greffon search-disabled-repos permet d'activer temporairement ou de façon permanente des référentiels désactivés afin de vous aider à résoudre des problèmes de dépendances. Avec ce greffon activé, quand Yum échoue à l'installation d'un paquet à cause d'une erreur de résolution de dépendance, il propose d'activer temporairement les référentiels désactivés pour essayer à nouveau. Si l'installation réussit, Yum propose également d'activer les référentiels utilisés de façon permanente. Notez que le greffon ne fonctionne qu'avec les référentiels qui sont gérés par le subscription-manager et ne fonctionne pas avec les référentiels personnalisés.

Important

Quand yum exécute avec l'option --assumeyes ou -y, ou si la directive assumeyes est activée dans /etc/yum.conf, le greffon active les référentiels désactivés, à la fois temporairement et de façon permanente, sans invitation de confirmation. Cela peut mener à des problèmes, comme par exemple, d'activer des référentiels que vous ne souhaitez pas activer.
Pour configurer le greffon search-disabled-repos, modifiez le fichier de configuration situé dans /etc/yum/pluginconf.d/search-disabled-repos.conf. Une liste de directives pouvant être utilisées dans la section [main] est affichée dans le tableau suivant.
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Tableau 8.3. Directives search-disabled-repos.conf prises en charge
DirectiveDescription
enabled=valeurVous permet d'activer ou de désactiver le greffon. La valeur doit être 1 (activé), ou 0 (désactivé). Le greffon est activé par défaut.
notify_only=valeurVous permet de limiter le comportement du greffon aux notifications uniquement. La valeur doit correspondre à 1 (notifie sans modifier le comportement de Yum), ou 0 (modifie le comportement de Yum). Par défaut, le greffon ne notifie que l'utilisateur.
ignored_repos=référentielsVous permet de spécifier les référentiels qui ne seront pas activés par le greffon.
kabi (kabi-yum-plugins)
Le greffon kabi vérifie si un paquet de mise à jour de pilote est conforme à l'interface binaire d'application du noyau officielle de Red Hat (« kernel Application Binary Interface », ou kABI). Avec l'activation de ce greffon, lorsqu'un utilisateur tente d'installer un paquet qui utilise des symboles du noyau ne se trouvant pas sur une liste blanche, un message d'avertissement est écrit sur le journal système. En outre, configurer le greffon pour qu'il soit exécuté en mode « enforcing » empêche de tels paquets d'être installés.
Pour configurer le greffon kabi, modifiez le fichier de configuration situé dans /etc/yum/pluginconf.d/kabi.conf. Une liste de directives pouvant être utilisées dans la section [main] est affichée dans le tableau ci-dessous.
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Tableau 8.4. Directives kabi.conf prises en charge
DirectiveDescription
enabled=valeurVous permet d'activer ou de désactiver le greffon. La valeur valeur doit être 1 (activé), ou 0 (désactivé). Une fois installé, le greffon est activé par défaut.
whitelists=répertoirePermet de spécifier le répertoire dans lequel les fichiers avec les symboles du noyau pris en charge se trouvent. Par défaut, le greffon kabi utilise des fichiers fournis par le paquet kernel-abi-whitelists (c'est-à-dire le répertoire /usr/lib/modules/kabi-rhel70/).
enforce=valeurVous permet d'activer ou de désactiver le mode « enforcing ». La valeur doit être égale à 1 (activé), ou à 0 (désactivé). Par défaut, cette option est mise en commentaire et le greffon kabi n'affiche qu'un message d'avertissement.
product-id (subscription-manager)
Le greffon product-id gère les certificats d'identité des produits installés à partir du CDN. Le greffon product-id est installé par défaut.
langpacks (yum-langpacks)
Le greffon langpacks est utilisé pour rechercher les paquets des paramètres régionaux d'une langue sélectionnée pour chaque paquet ayant été installé. Le greffon langpacks est installé par défaut.
aliases (yum-plugin-aliases)
Le greffon aliases offre l'option de ligne de commande alias qui autorise la configuration et l'utilisation d'alias pour les commandes yum.
yum-changelog (yum-plugin-changelog)
Le greffon yum-changelog offre l'option de ligne de commande --changelog qui permet d'afficher les journaux des changements d'un paquet avant et après une mise à jour.
yum-tmprepo (yum-plugin-tmprepo)
Le greffon yum-tmprepo offre l'option de ligne de commande --tmprepo qui prend l'URL d'un fichier référentiel, le télécharge et l'active pour une seule transaction. Ce greffon essaie d'assurer une utilisation temporaire sécurisée de ses référentiels. Par défaut, il ne permet pas de désactiver la vérification GPG.
yum-verify (yum-plugin-verify)
Le greffon yum-verify offre les options de ligne de commande verify, verify-rpm, et verify-all pour afficher les données de vérification sur le système.
yum-versionlock (yum-plugin-versionlock)
Le greffon yum-versionlock exclut les autres versions des paquets sélectionnés, ce qui permet de protéger des paquets de mise à jour vers de nouvelles versions. Avec l'option de ligne de commande versionlock, vous pouvez afficher et modifier la liste des paquets verrouillés.

8.7. Ressources supplémentaires

Pour obtenir davantage d'informations sur la manière de gérer les paquets logiciels dans Red Hat Enterprise Linux, veuillez consulter les ressources répertoriées ci-dessous.

Documentation installée

  • yum(8) — la page du man de l'utilitaire de ligne de commande yum fournit une liste complète des options et des commandes prises en charge.
  • yumdb(8) — la page du man de l'utilitaire de ligne de commande yumdb documente comment utiliser cet outil pour effectuer des requêtes, et altérer la base de données yum si nécessaire.
  • yum.conf(5) — la page du man de yum.conf documente les options de configuration yum disponibles.
  • yum-utils(1) — la page du man de yum-utils répertorie et décrit brièvement les utilitaires supplémentaires pour gérer des configurations yum, manipuler des référentiels, et utiliser une base de données yum.

Ressources en ligne

  • Yum Guides — la page des Guides Yum sur la page d'accueil du projet fournit des liens vers une documentation supplémentaire.
  • Red Hat Access Labs — les Red Hat Access Labs incluent un « Yum Repository Configuration Helper ».

Voir aussi

  • Chapitre 5, Obtention de privilèges documente comment obtenir des privilèges administratifs en utilisant les commandes su et sudo.
  • Annexe A, RPM décrit le gestionnaire de paquets RPM (« RPM Package Manager », ou RPM), qui est le système de mise en paquet utilisé par Red Hat Enterprise Linux.

Partie IV. Services d'infrastructure

Cette partie fournit des informations sur la manière de configurer les services et démons, et sur la manière d'activer l'accès distant à une machine Red Hat Enterprise Linux.

Chapitre 9. Gérer les services avec systemd

9.1. Introduction à systemd

Systemd est un gestionnaire de systèmes et de services pour les systèmes d'exploitation Linux. Il est conçu pour être rétro-compatible avec les scripts SysV init, et fournit un certain nombre de fonctionnalités, comme le lancement en parallèle des services système pendant l'initialisation, l'activation des démons à la demande, la prise en charge des instantanés d'état du système, ou la logique de contrôle de service basée sur dépendances. Sur Red Hat Enterprise Linux 7, systemd remplace Upstart comme système init par défaut.
Systemd introduit le concept d'unités systemd (« systemd units »). Ces unités sont représentées par les fichiers de configuration d'unités dans l'un de répertoires qui se trouve dans Tableau 9.2, « Emplacements des fichiers d'unités systemd », et inclut des informations sur les services système, les sockets d'écoute, les instantanés d'état de système enregistré, et d'autres objets pertinents au système init. Pour obtenir la liste complète des types d'unité systemd disponibles, veuillez consulter Tableau 9.1, « Types d'unités systemd disponibles ».
Expand
Tableau 9.1. Types d'unités systemd disponibles
Type d'unitéExtension de fichierDescription
Unité du service.serviceService système.
Unité cible.targetUn groupe d'unités systemd.
Unité Automount.automountUn point Automount du système de fichiers.
Unité du périphérique.deviceFichier du périphérique reconnu par le noyau.
Unité de montage.mountPoint de montage du système de fichiers.
Unité de chemin.pathUn fichier ou répertoire dans un système de fichiers.
Unité scope.scopeUn processus créé de manière externe.
Unité de tranche.sliceUn groupe d'unités organisées de manière hiérarchique qui gèrent des processus système.
Unité d'instantané.snapshotUn état enregistré du gestionnaire systemd.
Unité de socket.socketUn socket de communication inter-processus.
Unité swap.swapUn périphérique ou fichier swap.
Unité minuteur.timerUn minuteur systemd.
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Tableau 9.2. Emplacements des fichiers d'unités systemd
RépertoireDescription
/usr/lib/systemd/system/Fichiers d'unités systemd distribuées avec des paquets RPM installés.
/run/systemd/system/Les fichiers d'unités systemd créées pendant l'exécution. Ce répertoire a priorité sur le répertoire de fichiers d'unités de service installées.
/etc/systemd/system/Les fichiers d'unités systemd créées par systemctl enable ainsi que les fichiers d'unités ajoutés pour étendre un service. Ce répertoire a priorité sur le répertoire de fichiers d'unités de service installées.

9.1.1. Fonctionnalités principales

Sur Red Hat Enterprise Linux 7, le gestionnaire de systèmes et services systemd fournit les fonctionnalités principales suivantes :
  • Activation basée socket — pendant l'initialisation, systemd crée des sockets d'écoute pour tous les services système qui prennent en charge ce type d'activation, et passe les sockets à ces services dès qu'ils sont lancés. Ceci permet à systemd de lancer les services en parallèle, mais rend également possible le redémarrage d'un service sans perdre de message qui lui aurait été envoyé pendant son indisponibilité : le socket correspondant reste accessible et tous les messages sont mis en file d'attente.
    Systemd utilise des unités de socket « socket units » pour une activation basée socket.
  • Activation basée sur Bus — les services système qui utilisent D-Bus pour les communications inter-processus peuvent être lancés à la demande la première fois qu'une application cliente tente de communiquer avec eux. Systemd utilise des fichiers de service « D-Bus service files » pour une activation basée bus.
  • Activation basée périphérique — les services système qui prennent en charge l'activation basée périphérique peuvent être lancés à la demande lorsqu'un type particulier de matériel physique est branché ou devient disponible. Systemd utilise des unités de périphérique « device units » pour l'activation basée périphérique.
  • Activation basée chemin — les services système qui prennent en charge l'activation basée chemin peuvent être lancés à la demande lorsqu'un fichier ou répertoire particulier change d'état. Systemd utilise les unités de chemin « path units » pour l'activation basée chemin.
  • Instantanés d'état système — Systemd peut temporairement enregistrer l'état actuel de toutes les unités ou restaurer un état précédent du système à partir d'un instantané créé dynamiquement. Pour stocker l'état actuel du système, systemd utilise des unités d'instantané « snapshot units » créées dynamiquement.
  • Gestion des points de montage et des points Automount — Systemd surveille et gère tous les points de montage et d'Automount. Systemd utilise « mount units » pour les points de montage et « automount units » pour les points d'Automount.
  • Parallélisation aggressive — à cause de l'activation basée socket, systemd peut lancer des services système en parallèle une fois que tous les sockets d'écoute sont en place. Lorsque combinés aux services système qui prennent en charge l'activation à la demande, l'activation en parallèle réduit largement le temps qu'il faut pour démarrer le système.
  • Logique d'activation d'unité transactionnelle — avant d'activer ou de désactiver une unité, systemd calcule ses dépendances, crée une transaction temporaire, et vérifie que celle-ci soit bien cohérente. Si une transaction est incohérente, systemd tente automatiquement de la corriger et d'en supprimer les tâches non essentielles avant de rapporter une erreur.
  • Rétro-compatibilité avec SysV init — Systemd prend en charge les scripts SysV init comme décrit dans la spécification « Linux Standard Base Core Specification », ce qui facilite le chemin de mise à niveau des unités de service Systemd.

9.1.2. Changements de compatibilité

Le gestionnaire de systèmes et Systemd sont conçus pour être principalement compatibles avec SysV init et Upstart. Ci-dessous figurent les principaux changements de compatibilité par rapport à la dernière version majeure du système Red Hat Enterprise Linux :
  • Systemd n'offre qu'une prise en charge limitée des niveaux d'exécution. Il fournit un certain nombre d'unités cibles pouvant être directement mappées à ces niveaux d'exécution et est également distribué avec l'ancienne commande runlevel pour des raisons de compatibilité. Les cibles Systemd ne peuvent pas toutes être directement mappées aux niveaux d'exécution. Par conséquent, cette commande peut retourner N, pour indiquer un niveau d'exécution inconnu. Il est recommandé d'éviter d'utiliser la commande runlevel si possible.
    Pour obtenir davantage d'informations sur les cibles Systemd et leurs comparaisons aux niveaux d'exécution, veuillez consulter la Section 9.3, « Travailler avec des cibles Systemd ».
  • L'utilitaire systemctl ne prend pas en charge les commandes personnalisées. En plus des commandes standards, comme start, stop, et status, les auteurs de scripts SysV init peuvent implémenter un nombre de commandes arbitraires afin de fournir des fonctionnalités supplémentaires. Par exemple, le script init d'iptables sur Red Hat Enterprise Linux 6 peut être exécuté avec la commande panic, qui active immédiatement le mode de panique et reconfigure le système pour ne plus recevoir de paquets entrants et ne plus pouvoir envoyer de paquets sortants. Ceci n'est pas pris en charge sur Systemd et systemctl n'accepte que les commandes documentées.
    Pour obtenir davantage d'informations sur l'utilitaire systemctl et sa comparaison avec l'ancien utilitaire service, veuillez consulter la Section 9.2, « Gérer les services système ».
  • L'utilitaire systemctl ne communique pas avec les services qui n'ont pas été lancés par Systemd. Lorsque Systemd lance un service système, il stocket l'ID de son processus principal afin d'en garder la trace. L'utilitaire systemctl utilise ensuite ce PID pour effectuer des requêtes et pour gérer le service. Par conséquent, si un utilisateur lance un démon particulier directement sur la ligne de commande, systemctl sera incapable de déterminer son statut actuel ou de l'arrêter.
  • Systemd arrête uniquement les services en cours d'exécution. Précédemment, lorsque la séquence de fermeture était initiée, Red Hat Enterprise Linux 6 et les versions plus anciennes du système utilisaient des liens symboliques situés dans le répertoire /etc/rc0.d/ pour arrêter tous les services systèmes, quel que soit leur statut. Avec Systemd, seuls les services en cours d'exécution sont arrêtés pendant la fermeture.
  • Les services système sont incapables de lire le flux d'entrées standard. Lorsque Systemd lance un service, il connecte son entrée standard sur /dev/null pour empêcher toute interaction avec l'utilisateur.
  • Les services système n'héritent d'aucun contexte (comme les variables d'environnement HOME et PATH) provenant de l'utilisateur les invoquant et de sa session. Chaque service est exécuté dans un contexte d'exécution épuré.
  • Lors du chargement d'un script SysV init, systemd lit les informations de dépendance codées dans l'en-tête LSB (« Linux Standard Base ») et les interprète pendant l'exécution.
  • Toutes les opérations sur les unités de service sont sujettes à un délai par défaut de 5 minutes pour empêcher à tout service malfonctionnant de geler le système. Cette valeur est codée en dur pour les services générés à partir d’initscripts et ne peut pas être modifiée. Toutefois, des fichiers de configuration individuels peuvent servir à spécifier une valeur de délai d’attente plus longue pour chaque service individuel, voir Exemple 9.21, « Modifier la limite du délai d'attente »
Pour obtenir une liste détaillée des changements de compatibilité apportés avec systemd, veuillez consulter le Guide de planification de migration de Red Hat Enterprise Linux 7.

9.2. Gérer les services système

Note

Afin de gagner en expertise, vous serez sans doute intéressé par le cours de formation Red Hat System Administration II (RH134).
Les versions précédentes de Red Hat Enterprise Linux, qui étaient distribuées avec SysV init ou Upstart, utilisaient des scripts init (« init scripts ») situés dans le répertoire /etc/rc.d/init.d/. Ces scripts init étaient habituellement écrits en Bash, et autorisaient l'administrateur systèmes à contrôler l'état des services et des démons dans leurs systèmes. Sur Red Hat Enterprise Linux 7, ces scripts init ont été remplacés par des unités de service (« service units »).
Les unités de service se terminent par l'extension de fichier .service et ont un but similaire à celui des scripts init. Pour afficher, lancer, arrêter, redémarrer, activer ou désactiver des services système, veuillez utiliser la commande systemctl décrite dans Tableau 9.3, « Comparaison du service Utility avec systemctl », Tableau 9.4, « Comparaison de l'utilitaire chkconfig avec systemctl », et un peu plus bas dans cette section. Les commandes service et chkconfig sont toujours disponibles dans le système et fonctionnent comme prévu, mais sont uniquement incluses pour des raisons de compatibilité et doivent être évitées.
Expand
Tableau 9.3. Comparaison du service Utility avec systemctl
servicesystemctlDescription
service nom start
systemctl start nom.service
Lance un service.
service nom stop
systemctl stop nom.service
Arrête un service.
service nom restart
systemctl restart nom.service
Redémarre un service.
service nom condrestart
systemctl try-restart nom.service
Redémarre un service uniquement s'il est en cours d'exécution.
service nom reload
systemctl reload nom.service
Recharge la configuration.
service nomstatus
systemctl status nom.service
systemctl is-active nom.service
Vérifie si un service est en cours d'exécution.
service --status-all
systemctl list-units --type service --all
Affiche le statut de tous les services.
Expand
Tableau 9.4. Comparaison de l'utilitaire chkconfig avec systemctl
chkconfigsystemctlDescription
chkconfig nom on
systemctl enable nom.service
Active un service.
chkconfig nom off
systemctl disable nom.service
Désactive un service.
chkconfig --list nom
systemctl status nom.service
systemctl is-enabled nom.service
Vérifie si un service est activé.
chkconfig --list
systemctl list-unit-files --type service
Répertorie tous les services et vérifie s'ils sont activés.
chkconfig --list
systemctl list-dependencies --after
Répertorie les services qui doivent démarrer avant l'unité spécifiée.
chkconfig --list
systemctl list-dependencies --before
Répertorie les services qui doivent démarrer aprés l'unité spécifiée.
Spécifier les unités de service
Par souci de clarté, tous les exemples de commande dans le reste de cette section utilisent des noms d'unité complets avec l'extension de fichier .service. Exemple :
~]# systemctl stop nfs-server.service
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Cependant, il est possible d'omettre cette extension de fichier, dans lequel cas, l'utilitaire systemctl assume que l'argument suppose qu'il s'agit d'une unité de service. La commande suivante équivaut à celle se trouvant ci-dessus :
~]# systemctl stop nfs-server
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De plus, certaines unités ont des alias correspondants. Ces noms peuvent avoir des noms plus courts que les unités, qui peuvent être utilisés à la place des noms d'unité. Pour trouver les alias pouvant être utilisés pour une unité particulière :
~]# systemctl show nfs-server.service -p Names
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9.2.1. Répertorier les services

Pour répertorier toutes les unités de service actuellement chargées, veuillez saisir ce qui suit dans une invite de shell :
systemctl list-units --type service
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Cette commande affiche le nom complet de chaque fichier d'unités de service (UNIT) suivi d'une note indiquant si le ficiers d'unités a été chargée (LOAD), son état d'activation de haut niveau (ACTIVE) et de bas niveau (SUB), ainsi qu'une courte description (DESCRIPTION).
Par défaut, la commande systemctl list-units affiche uniquement les unités actives. Si vous souhaitez afficher toutes les unités chargées, quel que soit leur état, veuillez exécuter cette commande avec l'option de ligne de commande --all ou -a :
systemctl list-units --type service --all
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Vous pouvez également répertorier toutes les unités de service disponibles pour voir si elles sont activées. Pour faire cela, veuillez saisir :
systemctl list-unit-files --type service
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Cette commande affiche le nom complet de chaque unité de service (UNIT FILE) suivi d'informations indiquant si l'unité de service est activée ou non (STATE). Pour obtenir des informations sur la manière de déterminer le statut des unités de service individuelles, veuillez consulter la Section 9.2.2, « Afficher le statut du service ».

Exemple 9.1. Répertorier les services

Pour répertorier toutes les unités de service actuellement chargées, veuillez exécuter la commande suivante :
~]$ systemctl list-units --type service
UNIT                           LOAD   ACTIVE SUB     DESCRIPTION
abrt-ccpp.service              loaded active exited  Install ABRT coredump hook
abrt-oops.service              loaded active running ABRT kernel log watcher
abrt-vmcore.service            loaded active exited  Harvest vmcores for ABRT
abrt-xorg.service              loaded active running ABRT Xorg log watcher
abrtd.service                  loaded active running ABRT Automated Bug Reporting Tool
...
systemd-vconsole-setup.service loaded active exited  Setup Virtual Console
tog-pegasus.service            loaded active running OpenPegasus CIM Server

LOAD   = Reflects whether the unit definition was properly loaded.
ACTIVE = The high-level unit activation state, i.e. generalization of SUB.
SUB    = The low-level unit activation state, values depend on unit type.

46 loaded units listed. Pass --all to see loaded but inactive units, too.
To show all installed unit files use 'systemctl list-unit-files'
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Pour répertorier tous les fichiers d'unités de service installées afin de déterminer si elles sont activées, veuillez saisir :
~]$ systemctl list-unit-files --type service
UNIT FILE                                   STATE
abrt-ccpp.service                           enabled
abrt-oops.service                           enabled
abrt-vmcore.service                         enabled
abrt-xorg.service                           enabled
abrtd.service                               enabled
...
wpa_supplicant.service                      disabled
ypbind.service                              disabled

208 unit files listed.
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9.2.2. Afficher le statut du service

Pour afficher des informations détaillées sur une unité de service qui correspond à un service système, veuillez saisir ce qui suit dans une invite de shell :
systemctl status name.service
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Veuillez remplacer name par le nom de l'unité de service que vous souhaitez inspecter (par exemple, gdm). Cette commande affiche le nom de l'unité de service sélectionnée suivi d'une courte description, un ou plusieurs champs décrit dans la Tableau 9.5, « Informations sur les unités de service disponibles », et si elle est exécutée par l'utilisateur root, les entrées de journal les plus récentes seront également incluses.
Expand
Tableau 9.5. Informations sur les unités de service disponibles
ChampDescription
LoadedInformations indiquant si l'unité de service est chargée, le chemin absolu vers le fichier de l'unité, et une note indiquant si l'unité est activée.
ActiveInformations indiquant si l'unité de service exécutée est suivie d'un horodatage.
Main PIDLe PID du service système correspondant est suivi par son nom.
StatusInformations supplémentaires sur le service système correspondant.
ProcessInformations supplémentaires sur les processus connexes.
CGroupInformations supplémentaires sur les Groupes de contrôle connexes (cgroups).
Pour vérifier qu'une unité de service particulière est en cours d'exécution, veuillez exécuter la commande suivante :
systemctl is-active name.service
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Similairement, pour déterminer si une unité de service particulière est activée, veuillez saisir :
systemctl is-enabled name.service
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Remarquez que systemctl is-active et systemctl is-enabled retournent un statut de sortie (« exit status ») de 0 si l'unité de service spécifiée est en cours d'exécution ou si elle est activée. Pour obtenir des informations sur la manière de répertorier toutes les unités de service actuellement chargées, veuillez consulter la Section 9.2.1, « Répertorier les services ».

Exemple 9.2. Afficher le statut du service

L'unité de service du gestionnaire d'affichage GNOME se nomme gdm.service. Pour déterminer le statut actuel de cette unité de service, veuillez saisir ce qui suit dans une invite de shell :
~]# systemctl status gdm.service
gdm.service - GNOME Display Manager
   Loaded: loaded (/usr/lib/systemd/system/gdm.service; enabled)
   Active: active (running) since Thu 2013-10-17 17:31:23 CEST; 5min ago
 Main PID: 1029 (gdm)
   CGroup: /system.slice/gdm.service
           ├─1029 /usr/sbin/gdm
           ├─1037 /usr/libexec/gdm-simple-slave --display-id /org/gno...
           └─1047 /usr/bin/Xorg :0 -background none -verbose -auth /r...

Oct 17 17:31:23 localhost systemd[1]: Started GNOME Display Manager.
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Exemple 9.3. Pour afficher les services qui doivent démarrer avant un service.

Pour déterminer quels services doivent démarrer avant le service indiqué, saisir ce qui suit dans une invite de shell :
~]# systemctl list-dependencies --after gdm.service
gdm.service
├─dbus.socket
├─getty@tty1.service
├─livesys.service
├─plymouth-quit.service
├─system.slice
├─systemd-journald.socket
├─systemd-user-sessions.service
└─basic.target[sortie tronquée]
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Exemple 9.4. Pour afficher les services qui doivent démarrer après un service.

Pour déterminer quels services doivent démarrer après le service indiqué, saisir ce qui suit dans une invite de shell :
~]# systemctl list-dependencies --before gdm.service
gdm.service
├─dracut-shutdown.service
├─graphical.target
│ ├─systemd-readahead-done.service
│ ├─systemd-readahead-done.timer
│ └─systemd-update-utmp-runlevel.service
└─shutdown.target
  ├─systemd-reboot.service
  └─final.target
    └─systemd-reboot.service
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9.2.3. Lancer un service

Pour lancer une unité de service qui correspond à un service système, veuillez saisir ce qui suit dans une invite de shell en tant qu'utilisateur root :
systemctl start name.service
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Veuillez remplacer name par le nom de l'unité de service que vous souhaitez lancer (par exemple, gdm). Cette commande lance l'unité de service sélectionnée dans la session actuelle. Pour obtenir des informations sur la manière d'activer une unité de service pour qu'elle soit lancée pendant l'initialisation, veuillez consulter la Section 9.2.6, « Activer un service ». Pour obtenir des informations sur la façon de déterminer le statut d'une unité de service particulière, veuillez consulter la Section 9.2.2, « Afficher le statut du service ».

Exemple 9.5. Lancer un service

L'unité de service pour le serveur HTTP Apache est nommé httpd.service. Pour activer cette unité de service et lancer le démon httpd dans la session actuelle, veuillez exécuter la commande suivante en tant qu'utilisateur root :
~]# systemctl start httpd.service
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9.2.4. Arrêter un service

Pour arrêter une unité de service qui correspond à un service système, veuillez saisir ce qui suit dans une invite de shell en tant qu'utilisateur root :
systemctl stop name.service
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Veuillez remplacer name par le nom de l'unité de service que vous souhaitez arrêter (par exemple, bluetooth). Cette commande arrête l'unité de service sélectionnée dans la session actuelle. Pour obtenir des informations sur la manière de désactiver une unité de service pour l'empêcher d'être lancée pendant l'initialisation, veuillez consulter la Section 9.2.7, « Désactiver un service ». Pour obtenir des informations sur comment déterminer le statut d'une unité de service particulière, veuillez consulter la Section 9.2.2, « Afficher le statut du service ».

Exemple 9.6. Arrêter un service

L'unité de service du démon bluetoothd est nommée bluetooth.service. Pour désactiver cette unité de service et arrêter le démon bluetoothd dans la session actuelle, veuillez exécuter la commande suivante en tant qu'utilisateur root :
~]# systemctl stop bluetooth.service
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9.2.5. Redémarrer un service

Pour redémarrer une unité de service qui correspond à un service système, veuillez saisir ce qui suit dans une invite de shell en tant qu'utilisateur root :
systemctl restart name.service
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Veuillez remplacer name par le nom de l'unité de service que vous souhaitez redémarrer (par exemple, httpd). Cette commande arrête l'unité de service sélectionnée dans la session actuelle et la redémarre immédiatement. De manière plus importante, si l'unité de service n'est pas en cours d'exécution, cette commande la lancera également. Pour ordonner à Systemd de redémarrer une unité de service uniquement si le service correspondant est déjà en cours d'exécution, veuillez exécuter la commande suivante en tant qu'utilisateur root :
systemctl try-restart name.service
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Certains services système permettent de recharger leur configuration sans interrompre leur exécution. Pour faire cela, en tant qu'utilisateur root, veuillez saisir :
systemctl reload name.service
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Remarquez que les services système qui ne prennent pas en charge cette fonctionnalité ignoreront simplement cette commande. Pour plus de commodité, la commande systemctl prend également en charge les commandes reload-or-restart et reload-or-try-restart qui redémarrent de tels services. Pour obtenir des informations sur la manière de déterminer le statut d'une certaine unité de service, veuillez consulter la Section 9.2.2, « Afficher le statut du service ».

Exemple 9.7. Redémarrer un service

Pour empêcher les utilisateurs de rencontrer des messages d'erreur non nécessaires ou des pages web dont le rendu est partiel, le serveur HTTP Apache vous permet de modifier et de recharger sa configuration sans avoir à le redémarrer et à interrompre les requêtes activement traitées. Pour cela, veuillez saisir ce qui suit dans une invite de shell en tant qu'utilisateur root :
~]# systemctl reload httpd.service
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9.2.6. Activer un service

Pour configurer une unité de service qui correspond à un service système afin qu'elle soit automatiquement lancée pendant l'initialisation, veuillez saisir ce qui suit dans une invite de shell en tant qu'utilisateur root :
systemctl enable name.service
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Veuillez remplacer name par le nom de l'unité de service que vous souhaitez activer (par exemple, httpd). Cette commande lit la section [Install] de l'unité de service sélectionnée et crée les liens symboliques appropriés vers le fichier /usr/lib/systemd/system/name.service dans le répertoire /etc/systemd/system/ et ses sous-répertoires. Cependant, cette commande ne réécrit pas les liens qui existent déjà. Si vous souhaitez vous assurer que les liens symboliques soient créés à nouveau, veuillez exécuter la commande suivante en tant qu'utilisateur root :
systemctl reenable name.service
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Cette commande désactive l'unité de service sélectionnée et la réactive immédiatement. Pour obtenir des informations sur la manière de déterminer si une unité de service particulière est autorisée à se lancer pendant l'initialisation, veuillez consulter la Section 9.2.2, « Afficher le statut du service ». Pour obtenir des informations sur la manière de lancer un service dans la session actuelle, veuillez consulter la Section 9.2.3, « Lancer un service ».

Exemple 9.8. Activer un service

Pour configurer le serveur HTTP Apache de manière à ce qu'il puisse être lancé automatiquement pendant l'initialisation, veuillez utiliser la commande suivante en tant qu'utilisateur root :
~]# systemctl enable httpd.service
Created symlink from /etc/systemd/system/multi-user.target.wants/httpd.service to /usr/lib/systemd/system/httpd.service.
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9.2.7. Désactiver un service

Pour empêcher une unité de service qui correspond à un service système d'être automatiquement lancée pendant l'initialisation, veuillez saisir ce qui suit dans une invite de shell en tant qu'utilisateur root :
systemctl disable name.service
Copy to Clipboard Toggle word wrap
Veuillez remplacer name par le nom de l'unité de service que vous souhaitez désactiver (par exemple, bluetooth). Cette commande lit la section [Install] de l'unité de service sélectionnée et supprime les liens symboliques appropriés pointant vers le fichier /usr/lib/systemd/system/name.service du répertoire /etc/systemd/system/ et de ses sous-répertoires. En outre, vous pouvez masquer toute unité de service pour l'empêcher d'être lancée manuellement ou par un autre service. Pour faire cela, veuillez exécuter la commande suivante en tant qu'utilisateur root :
systemctl mask name.service
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Cette commande remplace le fichier /etc/systemd/system/name.service par un lien symbolique pointant vers /dev/null, ce qui rend le fichier de l'unité inaccessible à Systemd. Pour inverser cette action et démasquer une unité de service, veuillez saisir en tant qu'utilisateur root :
systemctl unmask name.service
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Pour obtenir des informations sur la manière de déterminer si une unité de service particulière est autorisée à être lancée en cours d'initialisation, veuillez consulter la Section 9.2.2, « Afficher le statut du service ». Pour obtenir des informations sur la manière d'arrêter un service dans la session actuelle, veuillez consulter la Section 9.2.4, « Arrêter un service ».

Exemple 9.9. Désactiver un service

L'Exemple 9.6, « Arrêter un service » illustre comment arrêter l'unité bluetooth.service dans la session actuelle. Pour empêcher cette unité de service d'être lancée pendant l'initialisation, veuillez saisir ce qui suit dans une invite de shell en tant qu'utilisateur root :
~]# systemctl disable bluetooth.service
Removed symlink /etc/systemd/system/bluetooth.target.wants/bluetooth.service.
Removed symlink /etc/systemd/system/dbus-org.bluez.service.
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9.3. Travailler avec des cibles Systemd

Les versions précédentes de Red Hat Enterprise Linux, qui étaient distribuées avec SysV init ou Upstart, implémentaient un ensemble prédéfini de niveaux d'exécution (« runlevels ») qui représentaient des modes d'opération spécifiques. Ces niveaux d'exécution étaient numérotés de 0 à 6 et étaient définis par une sélection de services système à exécuter lorsqu'un niveau d'exécution particulier était activé par l'administrateur systèmes. Sur Red Hat Enterprise Linux 7, le concept des niveaux d'exécution a été remplacé par les cibles Systemd.
Les cibles Systemd sont représentées par des unités de cible (« target units »). Les unités de cible se terminent par l'extension de fichier .target et leur unique but consiste à regrouper d'autres unités Systemd dans une chaîne de dépendances. Par exemple, l'unité graphical.target, qui est utilisée pour lancer une session graphique, lance des services système comme le gestionnaire d'affichage GNOME (gdm.service) ou le services des comptes (accounts-daemon.service) et active également l'unité multi-user.target. De manière similaire, l'unité multi-user.target lance d'autres services système essentiels, tels que NetworkManager (NetworkManager.service) ou D-Bus (dbus.service) et active une autre unité cible nommée basic.target.
Red Hat Enterprise Linux 7 est distribué avec un certain nombre de cibles prédéfinies plus ou moins similaires à l'ensemble standard des niveaux d'exécution des versions précédentes de ce système. Pour des raisons de compatibilité, des alias sont également fournis pour ces cibles, et les font correspondre directement aux niveaux d'exécution SysV. La Tableau 9.6, « Comparaison des niveaux d'exécution SysV avec les cibles Systemd » offre une liste complète des niveaux d'exécution SysV et des cibles Systemd correspondantes.
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Tableau 9.6. Comparaison des niveaux d'exécution SysV avec les cibles Systemd
Niveau d'exécutionUnités de cibleDescription
0runlevel0.target, poweroff.targetQuitter et éteindre le système.
1runlevel1.target, rescue.targetInstaller un shell de secours.
2runlevel2.target, multi-user.targetInstaller un système multi-utilisateurs non graphique.
3runlevel3.target, multi-user.targetInstaller un système multi-utilisateurs non graphique.
4runlevel4.target, multi-user.targetInstaller un système multi-utilisateurs non graphique.
5runlevel5.target, graphical.targetInstaller un système graphique multi-utilisateurs.
6runlevel6.target, reboot.targetQuitter et redémarrer le système.
Pour afficher, modifier, ou configurer des cibles Systemd, veuillez utiliser l'utilitaire systemctl comme décrit dans la Tableau 9.7, « Comparaison des commandes SysV init avec systemctl » ainsi que dans les sections ci-dessous. Les commandes runlevel et telinit sont toujours disponibles dans le système et fonctionnent comme prévu, mais ne sont incluses que pour des raisons de compatibilité et doivent être évitées.
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Tableau 9.7. Comparaison des commandes SysV init avec systemctl
Ancienne commandeNouvelle commandeDescription
runlevelsystemctl list-units --type targetRépertorie les unités de cible actuellement chargées.
telinit runlevelsystemctl isolate name.targetModifie la cible actuelle.

9.3.1. Afficher la cible par défaut

Pour déterminer l'unité de cible qui est utilisée par défaut, veuillez exécuter la commande suivante :
systemctl get-default
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Cette commande résout le lien symbolique situé sur /etc/systemd/system/default.target et affiche le résultat. Pour obtenir des informations sur comment modifier la cible par défaut, veuillez consulter la Section 9.3.3, « Modifier la cible par défaut ». Pour obtenir des informations sur comment répertorier toutes les unités de cible actuellement chargées, veuillez consulter la Section 9.3.2, « Afficher la cible actuelle ».

Exemple 9.10. Afficher la cible par défaut

Pour afficher l'unité cible par défaut, veuillez saisir :
~]$ systemctl get-default
graphical.target
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9.3.2. Afficher la cible actuelle

Pour répertorier toutes les unités de cible actuellement chargées, veuillez saisir la commande suivante dans une invite de shell :
systemctl list-units --type target
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Cette commande affiche le nom complet de chaque unité de cible (UNIT) suivi d'une note indiquant si l'unité a été chargée (LOAD), son état d'activation de haut niveau (ACTIVE) et de bas niveau (SUB), ainsi qu'une courte description (DESCRIPTION).
Par défaut, la commande systemctl list-units affiche uniquement les unités actives. Si vous souhaitez afficher toutes les unités chargées, quel que soit leur état, veuillez exécuter cette commande avec l'option de ligne de commande --all ou -a :
systemctl list-units --type target --all
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Veuillez consulter la Section 9.3.1, « Afficher la cible par défaut » pour obtenir des informations sur la manière d'afficher la cible par défaut. Pour obtenir des informations sur la manière de modifier la cible actuelle, veuillez consulter la Section 9.3.4, « Modifier la cible actuelle ».

Exemple 9.11. Afficher la cible actuelle

Pour répertorier toutes les unités de cible actuellement chargées, veuillez exécuter la commande suivante :
~]$ systemctl list-units --type target
UNIT                  LOAD   ACTIVE SUB    DESCRIPTION
basic.target          loaded active active Basic System
cryptsetup.target     loaded active active Encrypted Volumes
getty.target          loaded active active Login Prompts
graphical.target      loaded active active Graphical Interface
local-fs-pre.target   loaded active active Local File Systems (Pre)
local-fs.target       loaded active active Local File Systems
multi-user.target     loaded active active Multi-User System
network.target        loaded active active Network
paths.target          loaded active active Paths
remote-fs.target      loaded active active Remote File Systems
sockets.target        loaded active active Sockets
sound.target          loaded active active Sound Card
spice-vdagentd.target loaded active active Agent daemon for Spice guests
swap.target           loaded active active Swap
sysinit.target        loaded active active System Initialization
time-sync.target      loaded active active System Time Synchronized
timers.target         loaded active active Timers

LOAD   = Reflects whether the unit definition was properly loaded.
ACTIVE = The high-level unit activation state, i.e. generalization of SUB.
SUB    = The low-level unit activation state, values depend on unit type.

17 loaded units listed. Pass --all to see loaded but inactive units, too.
To show all installed unit files use 'systemctl list-unit-files'.
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9.3.3. Modifier la cible par défaut

Pour configurer le système de manière à utiliser une unité de cible différente par défaut, veuillez saisir ce qui suit dans une invite de shell en tant qu'utilisateur root :
systemctl set-default name.target
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Veuillez remplacer name par le nom de l'unité de cible que vous souhaitez utiliser par défaut (par exemple, multi-user). Cette commande remplace le fichier /etc/systemd/system/default.target par un lien symbolique pointant vers /usr/lib/systemd/system/name.target, où name est le nom de l'unité cible que vous souhaitez utiliser. Pour obtenir davantage d'informations sur la manière de modifier la cible actuelle, veuillez consulter la Section 9.3.4, « Modifier la cible actuelle ». Pour obtenir des informations sur la manière de répertorier toutes les unités de cible actuellement chargées, veuillez consulter la Section 9.3.2, « Afficher la cible actuelle ».

Exemple 9.12. Modifier la cible par défaut

Pour configurer le système de manière à utiliser l'unité multi-user.target par défaut, veuillez saisir la commande suivante dans une invite de shell en tant qu'utilisateur root :
~]# systemctl set-default multi-user.target
rm '/etc/systemd/system/default.target'
ln -s '/usr/lib/systemd/system/multi-user.target' '/etc/systemd/system/default.target'
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9.3.4. Modifier la cible actuelle

Pour passer à une unité de cible différente dans la session actuelle, veuillez saisir ce qui suit dans l'invite de shell en tant qu'utilisateur root :
systemctl isolate name.target
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Veuillez remplacer name par le nom de l'unité de cible que vous souhaitez utiliser par défaut (par exemple, multi-user). Cette commande remplace l'unité de cible nommée name et toutes ses unités dépendantes, et arrête immédiatement toutes les autres. Pour obtenir des informations sur la manière de modifier la cible par défaut, veuillez consulter la Section 9.3.3, « Modifier la cible par défaut ». Pour obtenir des informations sur la manière de répertorier toutes les unités de cible actuellement chargées, veuillez consulter la Section 9.3.2, « Afficher la cible actuelle ».

Exemple 9.13. Modifier la cible actuelle

Pour éteindre l'interface utilisateur graphique et modifier l'unité en multi-user.target dans la session actuelle, veuillez saisir la commande suivante en tant qu'utilisateur root :
~]# systemctl isolate multi-user.target
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9.3.5. Passer en mode de secours

Le mode de secours (« Rescue mode ») fournit un environnement simple utilisateur pratique, et vous permet de réparer votre système dans les cas où il est impossible d'effectuer un processus de démarrage normal. En mode de secours, le système tente de monter tous les systèmes de fichiers locaux et de lancer plusieurs services système importants, mais n'active pas d'interface réseau ou ne permet pas à d'autres d'utilisateurs de se connecter au système au même moment. Sur Red Hat Enterprise Linux 7, le mode de secours est équivalent au mode utilisateur seul (single user mode) et requiert le mot de passe root.
Pour modifier la cible actuelle et entrer en mode de secours dans la session actuelle, veuillez saisir ce qui suit dans l'invite de shell en tant qu'utilisateur root :
systemctl rescue
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Cette commande est similaire à systemctl isolate rescue.target, mais elle envoie également un message informatif à tous les utilisateurs actuellement connectés au système. Pour empêcher Systemd d'envoyer ce message, veuillez exécuter cette commande avec l'option de ligne de commande --no-wall :
systemctl --no-wall rescue
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Pour obtenir des informations sur la manière d'entrer en mode d'urgence, veuillez consulter Section 9.3.6, « Passer en mode d'urgence ».

Exemple 9.14. Passer en mode de secours

Pour entrer en mode de secours dans la session actuelle, veuillez exécuter la commande suivante en tant qu'utilisateur root :
~]# systemctl rescue

Broadcast message from root@localhost on pts/0 (Fri 2013-10-25 18:23:15 CEST):

The system is going down to rescue mode NOW!
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9.3.6. Passer en mode d'urgence

Le mode d'urgence (« Emergency mode ») fournit l'environnement le plus minimaliste possible et vous permet de réparer votre système même dans des situations où le système est incapable d'entrer en mode de secours. Dans le mode d'urgence, le système monte le système de fichiers root uniquement en lecture, il ne tentera pas de monter d'autre système de fichiers locaux, n'activera pas d'interface réseau et lancera quelques services essentiels. Sur Red Hat Enterprise Linux 7, le mode d'urgence requiert le mot de passe root.
Pour modifier la cible actuelle et entrer en mode d'urgence dans la session actuelle, veuillez saisir ce qui suit dans l'invite de shell en tant qu'utilisateur root :
systemctl emergency
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Cette commande est similaire à systemctl isolate emergency.target, mais elle envoie également un message informatif à tous les utilisateurs actuellement connectés au système. Pour empêcher Systemd d'envoyer ce message, veuillez exécuter cette commande avec l'option de ligne de commande --no-wall :
systemctl --no-wall emergency
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Pour obtenir des informations sur la manière d'entrer en mode de secours, veuillez consulter Section 9.3.5, « Passer en mode de secours ».

Exemple 9.15. Passer en mode d'urgence

Pour entrer en mode d'urgence sans envoyer de message à tous les utilisateurs actuellement connectés au système, veuillez exécuter la commande suivante en tant qu'utilisateur root :
~]# systemctl --no-wall emergency
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9.4. Arrêter, suspendre, et mettre le système en hibernation

Sur Red Hat Enterprise Linux 7, l'utilitaire systemctl remplace un certain nombre de commandes de gestion de l'alimentation utilisées dans des versions précédentes du système Red Hat Enterprise Linux. Les commandes répertoriées dans la Tableau 9.8, « Comparaison des commandes de gestion de l'alimentation avec systemctl » sont toujours disponibles sur le système pour des raisons de compatibilité, mais il est conseillé d'utiliser systemctl lorsque possible.
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Tableau 9.8. Comparaison des commandes de gestion de l'alimentation avec systemctl
Ancienne commandeNouvelle commandeDescription
haltsystemctl haltArrête le système.
poweroffsystemctl poweroffMet le système hors-tension.
rebootsystemctl rebootRedémarre le système.
pm-suspendsystemctl suspendSuspend le système.
pm-hibernatesystemctl hibernateMet le système en hibernation.
pm-suspend-hybridsystemctl hybrid-sleepMet en hibernation et suspend le système.

9.4.1. Arrêter le système

L’utilitaire systemctl fournit des commandes de fermeture du système, mais la commande traditionnelle shutdown est également prise en charge. Bien que la commande shutdown fasse appel à l’utilitaire systemctl pour la fermeture, elle présente l'avantage d'intégrer un argument de temps. C'est particulièrement utile pour la maintenance et pour laisser plus de temps aux utilisateurs pour réagir à une notification de fermeture du système. La possibilité de pouvoir annuler le fermeture peut également être un plus.
Utilisation de la commande systemctl
Pour arrêter le système et mettre la machine hors-tension, veuillez saisir ce qui suit dans une invite de shell en tant qu'utilisateur root :
systemctl poweroff
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Pour arrêter et interrompre le système sans mettre la machine hors-tension, veuillez exécuter la commande suivante en tant qu'utilisateur root :
systemctl halt
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Par défaut, l'exécution de l'une de ces commandes amène Systemd à envoyer un message informatif à tous les utilisateurs actuellement connectés au système. Pour empêcher Systemd d'envoyer ce message, veuillez exécuter cette commande avec l'option de ligne de commande --no-wall. Exemple :
systemctl --no-wall poweroff
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Utilisation de la commande Shutdown
Pour arrêter le système et mettre la machine hors-tension à une heure précise, veuillez saisir ce qui suit dans une invite de shell en tant qu'utilisateur root :
shutdown --poweroff hh:mm
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avec hh:mm comme l'heure au format militaire (24h). Le fichier /run/nologin est créé 5 minutes avant la fermeture du système pour éviter les nouvelles connexions. Quand un argument de temps est utilisé, un message en option, le wall message, pourra être ajouté à la commande.
Pour arrêter et interrompre le système au bout d'un moment sans mettre la machine hors-tension, veuillez exécuter la commande sous le format suivant en tant qu'utilisateur root :
shutdown --halt +m
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avec +m comme durée en minutes. Le mot clé now est un alias de +0.
Une fermeture à venir pourra être annulée par l'utilisateur root comme suit :
shutdown -c
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Voir la page man de shutdown(8) pour obtenir des options de commandes supplémentaires.

9.4.2. Redémarrer le système

Pour redémarrer le système, exécutez la commande suivante en tant qu'utilisateur root :
systemctl reboot
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Par défaut, cette commande amène Systemd à envoyer un message informatif à tous les utilisateurs actuellement connectés au système. Pour empêcher Systemd d'envoyer ce message, veuillez exécuter cette commande avec l'option de ligne de commande --no-wall :
systemctl --no-wall reboot
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9.4.3. Suspendre le système

Pour suspendre le système, veuillez saisir ce qui suit dans une invite de shell en tant qu'utilisateur root :
systemctl suspend
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Cette commande enregistre l'état du système dans la RAM et, à l'exception du module RAM, met hors-tension la plupart des périphériques dans la machine. Lorsque vous rallumez la machine, le système restaure son état à partir la RAM sans avoir à redémarrer. Comme l'état du système est enregistré dans la RAM et non sur le disque dur, restaurer le système à partir du mode de suspension est bien plus rapide que de le restaurer suite à une hibernation. En revanche, un état de système en suspension est également vulnérable aux pannes d'électricité.
Pour obtenir des informations sur la manière de mettre le système en hibernation, veuillez consulter la Section 9.4.4, « Hiberner le système ».

9.4.4. Hiberner le système

Pour hiberner le système, veuillez saisir ce qui suit dans une invite de shell en tant qu'utilisateur root :
systemctl hibernate
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Cette commande enregistre l'état du système sur le disque dur et met la machine hors-tension. Lorsque vous rallumez la machine, le système restaure son état à partir des données enregistrées sans avoir à démarrer à nouveau. Comme l'état du système est enregistré sur le disque dur et non sur la RAM, la machine n'a pas besoin de maintenir une alimentation électrique sur le module RAM. En revanche, restaurer le système suite à une hibernation est bien plus lent que de le restaurer suite au mode de suspension.
Pour hiberner et suspendre le système, exécutez la commande suivante en tant qu'utilisateur root :
systemctl hybrid-sleep
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Pour obtenir des informations sur la manière de suspendre le système, veuillez consulter la Section 9.4.3, « Suspendre le système ».

9.5. Contrôler systemd sur une machine distante

En plus de contrôler le système systemd et le gestionnaire de services localement, l'utilitaire systemctl permet également d'interagir avec systemd pendant une exécution sur une machine distante à traver le protocole SSH. Si le service sshd est en cours d'exécution sur la machine distante, vous pourrez vous connecter à cette machine en exécutant la commande systemctl avec l'option de ligne de commande --host ou -H :
systemctl --host user_name@host_name command
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Remplacez user_name par le nom de l'utilisateur distant, host_name par le nom d'hôte de la machine, et command par n'importe quelle commande systemctl décrite ci-dessus. Remarquez que la machine distante doit être configurée afin d'autoriser l'accès distant à l'utilisateur sélectionné par le protocole SSH. Pour obtenir davantage d'informations sur la manière de configurer un serveur SSH, veuillez consulter le Chapitre 10, OpenSSH.

Exemple 9.16. Gestion à distance

Pour se connecter à une machine distante nommée server-01.example.com en tant qu'utilisateur root et déterminer le statut actuel de l'unité httpd.service, veuillez saisir ce qui suit dans une invite de shell :
~]$ systemctl -H root@server-01.example.com status httpd.service
>>>>>>> systemd unit files -- update
root@server-01.example.com's password:
httpd.service - The Apache HTTP Server
   Loaded: loaded (/usr/lib/systemd/system/httpd.service; enabled)
   Active: active (running) since Fri 2013-11-01 13:58:56 CET; 2h 48min ago
 Main PID: 649
   Status: "Total requests: 0; Current requests/sec: 0; Current traffic:   0 B/sec"
   CGroup: /system.slice/httpd.service
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9.6. Créer et modifier des fichiers d'unité systemd

Un fichier d'unité contient des directives de configuration qui décrivent l'unité et définissent son comportement. Plusieurs commandes systemctl fonctionnent avec des fichiers d'unité dans l'arrière-plan. Pour faire des ajustements plus précis, l'administrateur systèmes doit modifier ou créer des fichiers d'unité manuellement. La Tableau 9.2, « Emplacements des fichiers d'unités systemd » répertorie trois répertoires principaux sur lesquels les fichiers d'unités sont stockés sur le système, le répertoire /etc/systemd/system/ est réservé aux fichiers d'unité créés ou personnalisés par l'administrateur systèmes.
Les noms des fichiers d'unité prennent la forme suivante :
unit_name.type_extension
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Ici, unit_name correspond au nom de l'unité et type_extension identifie le type de l'unité, veuillez consulter la Tableau 9.1, « Types d'unités systemd disponibles » pour afficher la liste complète des types d'unité. Par exemple, une unité sshd.service et une unité sshd.socket sont habituellement présentes sur votre système.
Les fichiers d'unité peuvent être complétés d'un répertoire pour des fichiers de configuration supplémentaires. Par exemple, pour ajouter des options de configuration personnalisées à sshd.service, veuillez créer le fichier sshd.service.d/custom.conf et insérez-y les directives supplémentaires. Pour obtenir davantage d'informations sur les répertoires de configuration, veuillez consulter la Section 9.6.4, « Modifier les fichiers d'unité existants ».
Les répertoires sshd.service.wants/ et sshd.service.requires/ peuvent également être créés. Ces répertoires contiennent des liens symboliques vers les fichiers d'unités qui sont des dépendances du service sshd. Les liens symboliques sont automatiquement créés pendant l'installation selon les options du fichiers de l'unité [Install] (veuillez consulter la Tableau 9.11, « Options importantes de la section [Install] ») ou pendant le temps d'exécution basé sur les options [Unit] (veuillez consulter la Tableau 9.9, « Options importantes de la section [Unit] »). Il est également possible de créer ces répertoires et les liens symboliques manuellement.
De nombreuses options de fichiers d'unité peuvent être définies en utilisant des spécificateurs d'unités – des chaînes de caractères génériques dynamiquement remplacées par des paramètres d'unités lorsque le fichier d'unité est chargé. Ceci permet la création de fichiers d'unité génériques qui serviront de modèle pour générer des unités instanciées. Veuillez consulter la Section 9.6.5, « Travailler avec des unités instanciées » pour obtenir plus de détails.

9.6.1. Comprendre la structure des fichiers d'unité

Les fichiers d'unité consistent habituellement de trois sections :
  • [Unit] — contient des options génériques qui ne sont pas dépendantes du type de l'unité. Ces options fournissent une description de l'unité, spécifient le comportement de l'unité, et définissent les dépendances avec d'autres unités. Pour une liste des options [Unit] les plus fréquemment utilisées, veuillez consulter la Tableau 9.9, « Options importantes de la section [Unit] ».
  • [unit type] — si une unité possède des directives spécifiques au type, celles-ci seront regroupées dans une section nommée par le type d'unité. Par exemple, les fichiers de l'unité de service contiennent la section [Service], veuillez consulter la Tableau 9.10, « Options importantes de la section [Service] » pour voir les options [Service] les plus fréquemment utilisées.
  • [Install] — contient des informations sur l'installation de l'unité utilisée par les commandes systemctl enable et disable, veuillez consulter la Tableau 9.11, « Options importantes de la section [Install] » pour voir une liste des options [Install].
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Tableau 9.9. Options importantes de la section [Unit]
Option[a]Description
DescriptionDescription significative de l'unité. En tant qu'exemple, le texte est affiché dans la sortie de la commande systemctl status.
DocumentationFournit une liste des URI référençant la documentation de l'unité.
After[b]Définit l'ordre dans lequel les unités sont lancées. L'unité est lancée uniquement après l'activation des unités spécifiées dans After. Contrairement à Requires, After n'active pas explicitement les unités spécifiées. L'option Before offre une fonctionnalité contraire à After.
RequiresConfigure les dépendances sur d'autres unités. Les unités répertoriées dans Requires sont activées ensembles avec l'unité. Si le lancement de l'une des unités requises échoue, l'unité n'est pas activée.
WantsConfigure les dépendances plus faibles que Requires. Si l'une des unités répertoriées ne démarre pas, cela n'aura pas d'impact sur l'activation de l'unité. C'est la méthode recommandée pour établir des dépendances d'unité personnalisées.
ConflictsConfigure des dépendances négatives, à l'opposé de Requires.
[a] Pour une liste complète des options configurables dans la section [Unit], veuillez consulter la page man de systemd.unit(5).
[b] Dans la plupart des cas, il est suffisant de ne déterminer que les dépendances d'ordonnancement qu'avec les options de fichier After et Before. Si vous définissez aussi une dépendance avec Wants (conseillé) ou Requires, la dépendance d'ordonnancement devra toujours être spécifiée. C'est parce que l'ordonnancement et les exigences de dépendances fonctionnent indépendamment.
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Tableau 9.10. Options importantes de la section [Service]
Option[a]Description
TypeConfigure le type de démarrage de processus d'unité qui affecte la fonctionnalité d'ExecStart et des options connexes. L'une des options suivantes :
  • simple – valeur par défaut. Le processus lancé par ExecStart est le processus principal du service.
  • forking – le processus lancé par ExecStart engendre un processus enfant qui devient le processus principal du service. Le processus parent s'arrête lorsque le startup est terminé.
  • oneshot – ce type est similaire à simple, mais le processus s'arrête avant de lancer les unités suivantes.
  • dbus – ce type est similaire à simple, mais les unités suivantes sont lancées uniquement après que le processus principal ait obtenu un nom D-Bus.
  • notify – ce type est similaire à simple, mais les unités suivante sont lancées uniquement après l'envoi d'un message de notification via la fonction sd_notify().
  • idle – similaire à simple, l'exécution du binaire du service est retardée jusqu'à ce que toutes les tâches soient terminées, ce qui permet d'éviter de mélanger la sortie du statut avec la sortie shell des services.
ExecStartSpécifie les commandes ou scripts à exécuter lorsque l'unité est lancée. ExecStartPre et ExecStartPost spécifient des commandes personnalisées à exécuter avant et après ExecStart. Type=oneshot permet de spécifier des commandes multiples personnalisées exécutées de manière séquentielle par la suite.
ExecStopSpécifie les commandes ou scripts à exécuter lorsque l'unité est arrêtée.
ExecReloadSpécifie les commandes ou scripts à exécuter lorsque l'unité est rechargée.
RestartAvec cette option activée, le service est redémarré après que son processus se soit arrêté, à l'exception d'un arrêt gracieux avec la commande systemctl.
RemainAfterExitSi défini sur True, le service est considéré comme actif, même lorsque tous ses processus sont arrêtés. La valeur par défaut est False. Cette option est particulièrement utile si Type=oneshot est configuré.
[a] Pour une liste complète des options configurables dans la section [Service], veuillez consulter la page man de systemd.service(5).
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Tableau 9.11. Options importantes de la section [Install]
Option[a]Description
AliasFournit une liste de noms supplémentaires de l'unité séparés par des espaces. La plupart des commandes systemctl, sauf systemctl enable, peuvent utiliser des alias à la place du nom de l'unité.
RequiredByUne liste des unités qui dépendent de l'unité. Lorsque cette unité est activée, les unités répertoriées dans RequiredBy obtiennent une dépendance Require de l'unité.
WantedByUne liste des unités qui dépendent faiblement de l'unité. Lorsque cette unité est activée, les unités répertoriées dans WantedBy obtiennent une dépendance Want de l'unité.
AlsoIndique une liste des unités à installer ou désinstaller avec l'unité.
DefaultInstanceLimitée aux unités instanciées, cette option indique l'instance par défaut pour laquelle l'unité est activée. Veuillez consulter la Section 9.6.5, « Travailler avec des unités instanciées »
[a] Pour voir une liste complète des options configurables dans la section [Install], veuillez consulter la page man de systemd.unit(5).
Une gamme entière d'options qui peuvent être utilisées pour régler de manière détaillée la configuration de l'unité, l'Exemple 9.17, « Fichier d'unité postfix.service » montre un exemple d'unité de service installée sur le système. En outre, les options de fichier d'unité peuvent être définies d'une manière permettant la création dynamique d'unités, comme décrit dans la Section 9.6.5, « Travailler avec des unités instanciées ».

Exemple 9.17. Fichier d'unité postfix.service

Ci-dessous figure le contenu du fichier de l'unité /usr/lib/systemd/system/postifix.service tel qu'il est fourni par le paquet postfix :
[Unit]
Description=Postfix Mail Transport Agent
After=syslog.target network.target
Conflicts=sendmail.service exim.service

[Service]
Type=forking
PIDFile=/var/spool/postfix/pid/master.pid
EnvironmentFile=-/etc/sysconfig/network
ExecStartPre=-/usr/libexec/postfix/aliasesdb
ExecStartPre=-/usr/libexec/postfix/chroot-update
ExecStart=/usr/sbin/postfix start
ExecReload=/usr/sbin/postfix reload
ExecStop=/usr/sbin/postfix stop

[Install]
WantedBy=multi-user.target
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La section [Unit] décrit le service, spécifie les dépendances d'ordre, ainsi que les unités contradictoires. Dans [Service], une séquence de scripts personnalisés est spécifiée pour être exécutée pendant l'activation de l'unité, pendant l'arrêt, et le rechargement. EnvironmentFile désigne l'emplacement où les variables d'environnement du service sont définies, PIDFile spécifie un PID stable pour le processus principale du service. Finalement, la section [Install] répertorie les unités qui dépendent de ce service.

9.6.2. Créer des fichiers d'unité personnalisés

Il existe plusieurs cas dans lesquels il est nécessaire de créer des fichiers d'unité depuis le début : vous pourriez devoir exécuter un démon personnalisé, créer une seconde instance d'un service existant (comme dans l'Exemple 9.19, « Création d'une seconde instance du service sshd »), ou importer un script init SysV (consultez la Section 9.6.3, « Convertir des scripts init SysV en fichiers d'unité »). En revanche, si vous souhaitez simplement modifier ou étendre le comportement d'une unité existante, veuillez utiliser les instructions de la Section 9.6.4, « Modifier les fichiers d'unité existants ». La procédure suivante décrit le processus général de création d'un service personnalisé :
  1. Préparez le fichier exécutable avec le service personnalisé. Il peut s'agir d'un script créé et personnalisé, ou d'un exécutable remis par un fournisseur de logiciels. Si requis, veuillez préparer un fichier PID pour contenir un PID constant pour le processus principal du service personnalisé. Il est également possible d'inclure des fichiers d'environnement pour stocker des variables shell pour le service. Assurez-vous que le script source soit exécutable (en exécutant chmod a+x) et qu'il ne soit pas interactif.
  2. Créez un fichier d'unité dans le répertoire /etc/systemd/system/ et assurez-vous qu'il possède les permissions de fichier correctes. Veuillez exécuter en tant qu'utilisateur root :
    touch /etc/systemd/system/name.service
    chmod 664 /etc/systemd/system/name.service
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    Remplacez name par le nom du service à créer. Remarquez que le fichier n'a pas besoin d'être exécutable.
  3. Ouvrez le fichier name.service créé dans l'étape précédente, et ajoutez les options de configuration du service. Une variété d'options peut être utilisée selon le type de service que vous souhaitez créer, consulter Section 9.6.1, « Comprendre la structure des fichiers d'unité ». Voici un exemple de configuration d'unité pour un service concernant le réseau :
    [Unit]
    Description=service_description
    After=network.target
    
    [Service]
    ExecStart=path_to_executable
    Type=forking
    PIDFile=path_to_pidfile
    
    [Install]
    WantedBy=default.target
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    Quand :
    • service_description est une description informative affichée dans les fichiers journaux et dans la sortie de la commande systemctl status.
    • le paramètre After permet de s'assurer que le service est démarré uniquement après l'exécution du réseau. Ajoutez une liste séparée par des espaces d'autres services ou cibles connexes.
    • path_to_executable correspond au chemin vers l'exécutable du service.
    • Type=forking est utilisé pour les démons effectuant l'appel système « fork ». Le processus principal du service est créé avec le PID spécifié dans path_to_pidfile. D'autres types de démarrage se trouvent dans la Tableau 9.10, « Options importantes de la section [Service] ».
    • WantedBy fait état de la cible ou des cibles sous laquelle ou sous lesquelles le service devrait être lancé. Ces cibles peuvent être vues comme remplaçant l'ancien concept des niveaux d'exécution, veuillez consulter la Section 9.3, « Travailler avec des cibles Systemd » pour obtenir des détails supplémentaires.
  4. Notifier systemd qu'un nouveau fichier name.service existe en exécutant la commande suivante en tant qu'utilisateur root :
    systemctl daemon-reload
    systemctl start name.service
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    Avertissement

    Exécutez la commande systemctl daemon-reload à chaque fois que vous créez des nouveaux fichiers d'unités ou lorsque vous modifiez des fichiers d'unités existants. Sinon, les commandes systemctl start ou systemctl enable peuvent échouer à cause d'une mauvaise correspondance entre les états de systemd et les fichiers d'unités de service qui se trouvent sur le disque.
    L'unité name.service peut désormais être gérée comme tout autre service système par des commandes décrites dans la Section 9.2, « Gérer les services système ».

Exemple 9.18. Créer le fichier emacs.service

Lors de l'utilisation de l'éditeur de texte Emacs, il est souvent plus rapide et plus pratique de le laisser exécuter en arrière-plan plutôt que de lancer une nouvelle instance du programme à chaque fois qu'un fichier doit être modifié. Les étapes suivantes montrent comment créer un fichier d'unité pour Emacs afin qu'il puisse être géré en tant que service.
  1. Créez un fichier d'unité dans le répertoire /etc/systemd/system/ et assurez-vous qu'il possède les permissions de fichier correctes. Veuillez exécuter en tant qu'utilisateur root :
    ~]# touch /etc/systemd/system/emacs.service
    ~]# chmod 664 /etc/systemd/system/emacs.service
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  2. Ajouter le contenu suivant au fichier de configuration :
    [Unit]
    Description=Emacs: the extensible, self-documenting text editor
               
    [Service]
    Type=forking
    ExecStart=/usr/bin/emacs --daemon
    ExecStop=/usr/bin/emacsclient --eval "(kill-emacs)"
    Environment=SSH_AUTH_SOCK=%t/keyring/ssh
    Restart=always
               
    [Install]
    WantedBy=default.target
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    Avec la configuration ci-dessus, l'exécutable /usr/bin/emacs est lancé en mode démon pendant le démarrage du service. La variable d'environnement SSH_AUTH_SOCK est paramétrée en utilisant le spécificateur d'unité « %t » qui correspond au répertoire du runtime. Le service redémarre également le processus Emacs s'il s'arrête de manière inattendue.
  3. Veuillez exécuter les commandes suivantes pour recharger la configuration et lancer le service personnalisé :
    ~]# systemctl daemon-reload
    ~]# systemctl start emacs.service
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Comme l'éditeur est désormais enregistré en tant que service systemd, vous pouvez utiliser toutes les commandes systemctl standard. Ainsi, exécutez systemctl status emacs pour afficher le statut de l'éditeur ou systemctl enable emacs pour le lancer automatiquement pendant le démarrage système.

Exemple 9.19. Création d'une seconde instance du service sshd

Les administrateurs système ont souvent besoin de configurer et d'exécuter de multiples instances d'un service. Ceci est effectué en créant des copies des fichiers de configuration du service d'origine et en modifiant certains paramètres pour éviter les conflits avec l'instance principale du service. La procédure suivante montre comment créer une seconde instance du service sshd :
  1. Veuillez créer une copie du fichier sshd_config qui sera utilisée par le second démon :
    ~]# cp /etc/ssh/sshd{,-second}_config
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  2. Veuillez modifier le fichier sshd-second_config créé dans l'étape précédente pour assigner un numéro de port différent et un fichier PID au second démon :
    Port 22220
    PidFile /var/run/sshd-second.pid
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    Veuillez consulter la page man de sshd_config(5) pour obtenir plus d'informations sur les options Port et PidFile. Assurez-vous que le port choisi n'est pas en cours d'utilisation par un autre service. Le fichier PID ne doit pas forcément exister avant l'exécution du service, il est généré automatiquement lors du démarrage du service.
  3. Veuillez créer une copie du fichier d'unité systemd pour le service sshd.
    ~]# cp /usr/lib/systemd/system/sshd.service /etc/systemd/system/sshd-second.service
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  4. Veuillez altérer le fichier sshd-second.service créé pendant l'étape précédente comme suit:
    1. Modifiez l'option Description :
      Description=OpenSSH server second instance daemon
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    2. Veuillez ajouter sshd.service aux services spécifiés dans l'option After, afin que la seconde instance soit lancée uniquement après le lancement de la première :
      After=syslog.target network.target auditd.service sshd.service
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    3. La première instance de sshd inclut la génération de clés, veuillez donc supprimer la ligne ExecStartPre=/usr/sbin/sshd-keygen.
    4. Ajoutez le paramètre -f /etc/ssh/sshd-second_config à la commande sshd afin que le fichier de configuration alternatif soit utilisé :
      ExecStart=/usr/sbin/sshd -D -f /etc/ssh/sshd-second_config $OPTIONS
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    5. Après les modifications indiquées ci-dessus, le fichier sshd-second.service devrait ressembler à ce qui suit :
      [Unit]
      Description=OpenSSH server second instance daemon
      After=syslog.target network.target auditd.service sshd.service
      
      [Service]
      EnvironmentFile=/etc/sysconfig/sshd
      ExecStart=/usr/sbin/sshd -D -f /etc/ssh/sshd-second_config $OPTIONS
      ExecReload=/bin/kill -HUP $MAINPID
      KillMode=process
      Restart=on-failure
      RestartSec=42s
      
      [Install]
      WantedBy=multi-user.target
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  5. Si vous utilisez SELinux, veuillez ajouter le port pour la seconde instance de sshd sur les ports SSH, sinon la seconde instance de sshd sera rejetée pour lier le port :
    ~]# semanage port -a -t ssh_port_t -p tcp 22220
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  6. Veuillez activer sshd-second.service, afin qu'il soit lancé automatiquement pendant le démarrage :
    ~]# systemctl enable sshd-second.service
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    Vérifiez si sshd-second.service est en cours d'utilisation par la commande systemctl status. Veuillez également vérifier si le port est activé correctement en effectuant une connexion au service :
    ~]$ ssh -p 22220 user@server
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    Si le pare-feu est en cours d'utilisation, veuillez vous assurer qu'il soit correctement configuré de manière à permettre des connexions à la seconde instance de sshd.

9.6.3. Convertir des scripts init SysV en fichiers d'unité

Avant de prendre le temps de convertir un script init SysV en fichier d'unité, assurez-vous que la conversion n'a pas déjà été effectuée ailleurs. Tous les services de base installés sur Red Hat Enterprise Linux 7 sont offerts avec des fichiers d'unité par défaut, et la même chose s'applique à de nombreux paquets logiciels de tierce partie.
Convertir un script init en fichier d'unité requiert d'analyser le script et d'en extraire les informations nécessaires. En se basant sur ces données, il est possible de créer un fichier d'unité comme décrit dans la Section 9.6.2, « Créer des fichiers d'unité personnalisés ». Comme les scripts init peuvent largement varier en fonction du type de service, vous pourriez devoir employer davantage d'options de configuration pour la traduction que ce qui est indiqué dans ce chapitre. Veuillez remarquer que certains niveaux de personnalisation qui étaient disponibles avec les scripts init ne sont plus pris en charge par les unités systemd, veuillez consulter la Section 9.1.2, « Changements de compatibilité ».
La majorité des informations nécessaires à une conversion est fournie dans l'en-tête du script. L'exemple suivant montre la section au début du script init utilisée pour lancer le service postfix sur Red Hat Enterprise Linux 6 :
#!/bin/bash
#
# postfix      Postfix Mail Transfer Agent
#
# chkconfig: 2345 80 30
# description: Postfix is a Mail Transport Agent, which is the program \
#              that moves mail from one machine to another.
# processname: master
# pidfile: /var/spool/postfix/pid/master.pid
# config: /etc/postfix/main.cf
# config: /etc/postfix/master.cf

### BEGIN INIT INFO
# Provides: postfix MTA
# Required-Start: $local_fs $network $remote_fs
# Required-Stop: $local_fs $network $remote_fs
# Default-Start: 2 3 4 5
# Default-Stop: 0 1 6
# Short-Description: start and stop postfix
# Description: Postfix is a Mail Transport Agent, which is the program that 
#              moves mail from one machine to another.
### END INIT INFO
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Dans l'exemple ci-dessus, seules les lignes commençant par # chkconfig et # description sont obligatoires, donc vous risquez de ne pas trouver le reste dans des fichiers init différents. Le texte situé entre les lignes ### BEGIN INIT INFO et ### END INIT INFO est appelé un en-tête LSB (« Linux Standard Base »). Si spécifiés, les en-têtes LSB contiennent des directives définissant la description du service, les dépendances, et les niveaux d'exécution. Ce qui suit est un ensemble de tâches analytiques visant à collecter les données nécessaires à un nouveau fichier d'unité. Le script init postfix est utilisé comme exemple. Veuillez consulter le fichier d'unité postfix résultant dans l'Exemple 9.17, « Fichier d'unité postfix.service ».
Trouver la description du service
Vous trouverez des informations descriptives concernant le script sur la ligne commençant par #description. Veuillez utiliser cette description avec le nom du service dans l'option Description de la section [Unit] du fichier d'unité. L'en-tête LSB peut contenir des données similaires sur les lignes #Short-Description et #Description.
Trouver les dépendances de service
L'en-tête LSB peut contenir plusieurs directives qui forment des dépendances entre services. La plupart d'entres elles peuvent être traduites en options d'unité systemd, veuillez consulter la Tableau 9.12, « Options de dépendances d'en-tête LSB »
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Tableau 9.12. Options de dépendances d'en-tête LSB
Option LSBDescriptionÉquivalent de fichier d'unité
ProvidesSpécifie le nom de l'installation de démarrage du service, à qui il peut être fait référence dans d'autres scripts init (avec le préfixe « $ »). Ceci n'est plus nécessaire car les fichiers d'unité font référence aux autres unités par leur nom de fichier.
Required-StartContient les noms des installations de démarrage des services requis. Ceci se traduit par une dépendance d'ordre, les noms d'installations de démarrage sont remplacés par les noms des fichiers d'unité des services correspondants ou les cibles auxquelles ils appartiennent. Par exemple, dans le cas de postfix, la dépendance « Required-Start » sur « $network » a été traduite sur la dépendance « After » sur « network.target ».After, Before
Should-StartConstitue des dépendances plus faibles que Required-Start. Les dépendances Should-Start échouées n'affecteront pas le démarrage du service.After, Before
Required-Stop, Should-StopConstitue des dépendances négatives.Conflicts
Trouver les cibles par défaut du service
La ligne commençant par #chkconfig contient trois valeurs numériques. La plus importante est le premier numéro qui représente les niveaux d'exécution par défaut dans lesquels le service est lancé. Veuillez utiliser la Tableau 9.6, « Comparaison des niveaux d'exécution SysV avec les cibles Systemd » pour faire correspondre ces niveaux d'exécution à leurs cibles systemd équivalentes. Puis, répertoriez ces cibles dans l'option WantedBy de la section [Install] du fichier d'unité. Par exemple, postfix avait auparavant été lancé dans les niveaux d'exécution 2, 3, 4, et 5, qui se traduisent par multi-user.target et graphical.target dans Red Hat Enterprise Linux 7. Veuillez remarquer que graphical.target dépend de multiuser.target, donc il n'est pas nécessaire de spécifier les deux, comme dans l'Exemple 9.17, « Fichier d'unité postfix.service ». Vous trouverez également des informations sur les niveaux d'exécution par défaut et interdits dans les lignes #Default-Start et #Default-Stop de l'en-tête LSB.
Les deux autres valeurs spécifiées sur la ligne #chkconfig représentent les priorités de démarrage et de fermeture du script init. Ces valeurs sont interprétées par systemd si le script init est chargé, mais il n'y a pas de fichier d'unité équivalent.
Trouver les fichiers utilisés par le service
Les scripts init requièrent le chargement d'une bibliothèque de fonction à partir d'un répertoire dédié et autorisent l'importation de configurations, d'environments, et de fichiers PID. Les variables d'environnement sont spécifiées sur la ligne commençant par #config dans l'en-tête du script init, qui se traduit par l'option du fichier d'unité EnvironmentFile. Le fichier PID spécifié sur la ligne du script init #pidfile est importé sur le fichier d'unité avec l'option PIDFile.
L'information-clé qui n'est pas incluse dans l'en-tête du script init est le chemin vers l'exécutable du service, et d'autres fichiers potentiellement requis par le service. Dans des versions précédentes de Red Hat Enterprise Linux, les scripts init utilisaient une déclaration de cas Bash pour définir le sur les actions par défaut, comme start, stop, ou restart, ainsi que des actions définies de manière personnalisées. L'extrait suivant du script init postfix affiche le bloc de code à exécuter lors du lancement du service.
conf_check() {
    [ -x /usr/sbin/postfix ] || exit 5
    [ -d /etc/postfix ] || exit 6
    [ -d /var/spool/postfix ] || exit 5
}

make_aliasesdb() {
	if [ "$(/usr/sbin/postconf -h alias_database)" == "hash:/etc/aliases" ]
	then
		# /etc/aliases.db might be used by other MTA, make sure nothing
		# has touched it since our last newaliases call
		[ /etc/aliases -nt /etc/aliases.db ] ||
			[ "$ALIASESDB_STAMP" -nt /etc/aliases.db ] ||
			[ "$ALIASESDB_STAMP" -ot /etc/aliases.db ] || return
		/usr/bin/newaliases
		touch -r /etc/aliases.db "$ALIASESDB_STAMP"
	else
		/usr/bin/newaliases
	fi
}

start() {
	[ "$EUID" != "0" ] && exit 4
	# Check that networking is up.
	[ ${NETWORKING} = "no" ] && exit 1
	conf_check
	# Start daemons.
	echo -n $"Starting postfix: "
	make_aliasesdb >/dev/null 2>&1
	[ -x $CHROOT_UPDATE ] && $CHROOT_UPDATE
	/usr/sbin/postfix start 2>/dev/null 1>&2 && success || failure $"$prog start"
	RETVAL=$?
	[ $RETVAL -eq 0 ] && touch $lockfile
        echo
	return $RETVAL
}
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L'extensibilité du script initi autorise la spécification de deux fonctions personnalisées, conf_check() et make_aliasesdb(), qui sont appelées à partir du bloc de la fonction start(). En examinant cela de plus près, plusieurs fichiers externes et plusieurs répertoires sont mentionnés dans le code ci-dessus : l'exécutable du service principal, /usr/sbin/postfix, les répertoires de configuration/etc/postfix/ et /var/spool/postfix/, ainsi que le répertoire /usr/sbin/postconf/.
Systemd prend uniquement en charge les actions prédéfinies, mais permet l'exécution d'exécutables personnalisés avec les options ExecStart, ExecStartPre, ExecStartPost, ExecStop, et ExecReload. Dans le cas de postfix dans Red Hat Enterprise Linux 7, /usr/sbin/postfix accompagné de scripts pris en charge sont exécutés pendant le lancement du service. Veuillez consulter le fichier d'unité postfix dans l'Exemple 9.17, « Fichier d'unité postfix.service ».
Convertir des scripts init complexes requiert une bonne compréhension du but de chaque déclaration présente dans le script. Certaines déclarations sont spécifiques à la version du système d'exploitation, vous ne devrez donc pas forcément les traduire. D'autre part, certains ajustements peuvent être nécessaire dans le nouvel environnement, dans le fichier d'unité, ainsi que dans l'exécutable du service et les fichiers de support.

9.6.4. Modifier les fichiers d'unité existants

Les services installés sur le système sont fournis avec des fichiers d'unité par défaut qui sont stockés dans le répertoire /usr/lib/systemd/system/. Les administrateurs systèmes ne doivent pas modifier ces fichiers directement, ainsi toute personnalisation doit être confinée aux fichiers de configuration dans le répertoire /etc/systemd/system/. Veuillez choisir l'une des approches suivantes, en fonction de l'étendue des changements requis :
  • Veuillez créer un répertoire pour les fichiers de configuration supplémentaires dans /etc/systemd/system/unit.d/. Cette méthode est recommandée pour la plupart des cas d'utilisation. Elle permet d'étendre la configuration par défaut avec des fonctionnalités supplémentaires, tout en continuant à faire référence au fichier d'unité d'origine. Les changements apportés à l'unité par défaut qui ont eu lieu lors d'une mise à niveau de paquet(s) sont ainsi appliqués automatiquement. Veuillez consulter la section intitulée « Étendre la configuration de l'unité par défaut » pour obtenir davantage d'informations.
  • Veuillez créer une copie du fichier d'unité d'origine /usr/lib/systemd/system/ dans /etc/systemd/system/ et effectuez-y les changements souhaités. La copie remplace le fichier d'origine, donc les changement introduits par la mise à jour du paquet ne sont pas appliqués. Cette méthode est utile pour effectuer des changements significatifs qui devront être persistants, quelles que soient les mises à jour de paquets se produisant. Veuillez consulter la section intitulée « Remplacer la configuration de l'unité par défaut » pour obtenir des détails.
Pour retourner à la configuration par défaut de l'unité, veuillez supprimer les fichiers de configuration créés de manière personnalisée dans /etc/systemd/system/. Pour appliquer les changements aux fichiers d'unité sans redémarrer le système, veuillez exécuter :
systemctl daemon-reload
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L'option daemon-reload recharge tous les fichiers d'unité et recrée la totalité de l'arbre de dépendances, ce qui est nécessaire pour appliquer immédiatement tout changement sur un fichier d'unité. Alternativement, le même résultat peut être atteint à l'aide de la commande suivante :
init q
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Si le fichier d'unité modifié appartient à un service en cours d'exécution, ce service doit être redémarré pour accepter les nouveaux paramètres :
systemctl restart name.service
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Étendre la configuration de l'unité par défaut
Pour étendre le fichier d'unité par défaut avec des options de configuration supplémentaires, veuillez commencer par créer un répertoire de configuration dans /etc/systemd/system/. Si vous étendez une unité de service, veuillez exécuter la commande suivante en tant qu'utilisateur root :
mkdir /etc/systemd/system/name.service.d/
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Veuillez remplacer name par le nom du service que vous souhaitez étendre. La syntaxe ci-dessus s'applique à tous les types d'unité.
Créez un fichier de configuration dans le répertoire créé lors de l'étape précédente. Remarquez que le nom du fichier doit se terminer par le suffixe .conf. Veuillez saisir :
touch /etc/systemd/system/name.service.d/config_name.conf
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Remplacez config_name par le nom du fichier de configuration. Ce fichier adhère à la structure normale du fichier d'unité, ainsi toutes les directives doivent être spécifiées sous les sections correspondantes. Veuillez consulter la Section 9.6.1, « Comprendre la structure des fichiers d'unité ».
Par exemple, pour ajouter une dépendance personnalisée, veuillez créer un fichier de configuration avec le contenu suivant :
[Unit]
Requires=new_dependency
After=new_dependency
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new_dependency correspond à l'unité devant être marquée comme une dépendance. Un autre exemple consiste en un fichier de configuration qui redémarre après que son processus principal se soit arrêté, avec un délai de 30 secondes :
[Service]
Restart=always
RestartSec=30
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Il est recommandé de créer des fichiers de configuration de petite taille se concentrant sur une seule tâche. De tels fichiers peuvent facilement être déplacés ou liés aux répertoires de configuration d'autres services.
Pour appliquer les changements effectués sur l'unité veuillez exécuter la commande suivante en tant que root :
systemctl daemon-reload
systemctl restart name.service
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Exemple 9.20. Étendre la configuration httpd.service

Pour modifier l'unité httpd.service de manière à ce qu'un script shell personnalisé soit automatiquement exécuté lors du lancement du service Apache, veuillez effectuer les étapes suivantes. Pour commencer, veuillez créer un répertoire et un fichier de configuration :
~]# mkdir /etc/systemd/system/httpd.service.d/
~]# touch /etc/systemd/system/httpd.service.d/custom_script.conf
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En supposant que le script que vous souhaitez lancer automatiquement avec Apache se situe dans /usr/local/bin/custom.sh, veuillez insérer le texte suivant dans le fichier custom_script.conf :
[Service]
ExecStartPost=/usr/local/bin/custom.sh
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Pour appliquer les changements d'unité, veuillez exécuter :
~]# systemctl daemon-reload
~]# systemctl restart httpd.service
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Note

Les fichiers de configuration des répertoires de configuration dans /etc/systemd/system/ ont priorité sur les fichiers d'unité dans /usr/lib/systemd/system/. Ainsi, si les fichiers de configuration contiennent une option qui peut être spécifiée une seule fois, comme Description ou ExecStart, la valeur par défaut de cette option sera remplacée. Remarquez que dans la sortie de la commande systemd-delta décrite dans la section intitulée « Surveiller les unités remplacées », de telles unités sont toujours marquées comme [EXTENDED], même si au total, certaines options sont remplacées.
Remplacer la configuration de l'unité par défaut
Pour effectuer des changements qui persisteront après la mise à jour du paquet fournissant le fichier d'unité, veuillez copier le ficher dans le répertoire /etc/systemd/system/. Pour cela, veuillez exécuter la commande suivante en tant qu'utilisateur root :
cp /usr/lib/systemd/system/name.service /etc/systemd/system/name.service
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Quand name correspond au nom de l'unité du service que vous souhaitez modifier, la syntaxe ci-dessus s'applique à tous les types d'unité.
Ouvrez le fichier copié avec un éditeur de texte, et effectuez les changements souhaités. Pour appliquer les changements d'unité, veuillez exécuter ceci en tant qu'utilisateur root :
systemctl daemon-reload
systemctl restart name.service
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Exemple 9.21. Modifier la limite du délai d'attente

Vous pouvez spécifier une valeur de délai d’attente par service pour empêcher un service défectueux de geler le système. Vous pouvez modifier le délai d'attente par défaut à 90 secondes pour les services normaux et à 300 secondes pour les services compatibles SysV. Pour prolonger cette limite, vous pouvez modifier le delai d'expiration par défaut en créant le fichier d'unité systemd /etc/systemd/system/network.service.d/timeout.conf et ajouter une ligne à la nouvelle configuration à ce endroit. La commande systemctl show network -p TimeoutStartUSec affichera le délai d’attente actuel maximum. Après avoir changé la limite à 10 secondes, comme dans l’exemple ci-dessous, pensez à redémarrer systemd avec systemctl daemon-reload pour que les modifications puissent entrer en vigueur :
~]# systemctl show network -p TimeoutStartUSec
TimeoutStartUSec=5min
~]# mkdir /etc/systemd/system/network.service.d/
~]# echo -e '[Service]\nTimeoutStartSec=10' > /etc/systemd/system/network.service.d/timeout.conf
~]# systemctl daemon-reload
~]# systemctl show network -p TimeoutStartUSec
TimeoutStartUSec=10s
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Surveiller les unités remplacées
Pour afficher une vue d'ensemble des fichiers d'unité remplacés ou modifés, veuillez utiliser la commande suivante :
systemd-delta
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Par exemple, la sortie de la commande ci-dessus pourrait ressembler à ce qui suit :
[EQUIVALENT] /etc/systemd/system/default.target → /usr/lib/systemd/system/default.target
[OVERRIDDEN] /etc/systemd/system/autofs.service → /usr/lib/systemd/system/autofs.service

--- /usr/lib/systemd/system/autofs.service      2014-10-16 21:30:39.000000000 -0400
+++ /etc/systemd/system/autofs.service  2014-11-21 10:00:58.513568275 -0500
@@ -8,7 +8,8 @@
 EnvironmentFile=-/etc/sysconfig/autofs
 ExecStart=/usr/sbin/automount $OPTIONS --pid-file /run/autofs.pid
 ExecReload=/usr/bin/kill -HUP $MAINPID
-TimeoutSec=180
+TimeoutSec=240
+Restart=Always
 
 [Install]
 WantedBy=multi-user.target

[MASKED]     /etc/systemd/system/cups.service → /usr/lib/systemd/system/cups.service
[EXTENDED]   /usr/lib/systemd/system/sssd.service → /etc/systemd/system/sssd.service.d/journal.conf

4 overridden configuration files found.
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La Tableau 9.13, « Types de différence systemd-delta » répertorie les types de remplacements qui peuvent apparaître dans la sortie de systemd-delta. Remarquez que si un fichier est remplacé, systemd-delta affiche par défaut un sommaire des changements similaires à la sortie de la commande diff.
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Tableau 9.13. Types de différence systemd-delta
TypeDescription
[MASKED]
Fichiers d'unités masqués, veuillez consulter la Section 9.2.7, « Désactiver un service » pour une description du masquage d'unité.
[EQUIVALENT]
Copies non modifiées qui remplacent les fichiers d'origine mais dont le contenu, typiquement les liens symboliques, ne diffère pas.
[REDIRECTED]
Fichiers redirigés vers d'autres fichiers.
[OVERRIDEN]
Fichiers remplacés et modifiés.
[EXTENDED]
Fichiers étendus avec les fichiers .conf dans le répertoire /etc/systemd/system/unit.d/.
[UNCHANGED]
Fichiers non modifiés, uniquement affichés lorsque l'option --type=unchanged est utilisée.
L'exécution de systemd-delta après une mise à jour système pour vérifier si des mises à jour d'unités par défaut sont actuellement remplacées par une configuration personnalisée. Il est également possible de limiter la sortie à un certain type de différence uniquement. Par exemple, pour uniquement afficher les unités remplacées, veuillez exécuter :
systemd-delta --type=overridden
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9.6.5. Travailler avec des unités instanciées

Il est possible d'instancier plusieurs unités à partir d'un seul fichier de configuration modèle pendant le runtime. Le caractère « @ » est utilisé pour marquer le modèle et pour y associer des unités. Les unités instanciées peuvent être lancées à partir d'un autre fichier d'unité (à l'aide des options Requires ou Wants), ou par la commande systemctl start. Les unités de service instanciées sont nommées comme suit.
template_name@instance_name.service
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Quand template_name correspond au nom du fichier de configuration. Veuillez remplacer instance_name par le nom de l'instance de l'unité. Plusieurs instances peuvent pointer vers le même fichier modèle avec des options de configuration communes pour toutes les instances de l'unité. Le nom de l'unité modèle est sous le format suivant :
unit_name@.service
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Par exemple, le paramètre Wants suivant dans un fichier d'unité :
Wants=getty@ttyA.service,getty@ttyB.service
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cela lance avant tout une recherche systemd des unités de service données. Si de telles unités sont introuvables, la partie entre le caractère « @ » et le suffixe du type sera ignorée et systemd recherchera le fichier getty@.service, lira la configuration à partir de celui-ci, et lancera les services.
Les caractères génériques, aussi appelés des spécificateurs d'unité, peuvent être utilisés dans tout fichier de configuration. Les spécificateurs d'unité substituent certains paramètres d'unité et sont interprétés pendant le runtime. La Tableau 9.14, « Spécificateurs d'unités importantes » répertorie des spécificateurs d'unité qui sont particulièrement utiles pour les unités modèles.
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Tableau 9.14. Spécificateurs d'unités importantes
Spécificateur d'unitéSignificationDescription
%nNom d'unité completCorrespond au nom d'unité complet, y compris le suffixe du type. %N possède la même signification mais remplace également les caractères interdits avec les codes ASCII.
%pNom du préfixeCorrespond à un nom d'unité avec le suffixe de type supprimé. Pour les unités instanciées, %p correspond à la partie du nom de l'unité avant le caractère « @ ».
%iNom d'instanceIl s'agit de la partie du nom d'unité instanciée entre le caractère « @ » et le suffixe du type. %I possède la même signification mais remplace également les caractères interdits par des codes ASCII.
%HNom d'hôteCorrespond au nom d'hôte du système en cours d'exécution au moment où la configuration de l'unité est chargée.
%tRépertoire du runtimeReprésente le répertoire du runtime, qui est /run pour l'utilisateur root, ou la valeur de la variable XDG_RUNTIME_DIR pour les utilisateur non-privilégiés.
Pour une liste complète des spécificateurs d'unité, veuillez consulter la page man de systemd.unit(5).
Par exemple, le modèle getty@.service contient les directives suivante :
[Unit]
Description=Getty on %I
...
[Service]
ExecStart=-/sbin/agetty --noclear %I $TERM
...
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Lorsque getty@ttyA.service et getty@ttyB.service sont instanciés à partir du modèle ci-dessus, Description= est résolu en tant que Getty on ttyA et Getty on ttyB.

9.7. Ressources supplémentaires

Pour obtenir davantage d'informations sur systemd et son utilisation sur Red Hat Enterprise Linux 7, veuillez consulter les ressources répertoriées ci-dessous.

Documentation installée

  • systemctl(1) — la page du manuel de l'utilitaire de ligne de commande systemctl fournit une liste complète des options et des commandes prises en charge.
  • systemd(1) — la page du manuel du gestionnaire de systèmes et services systemd fournit davantage d'informations sur ses concepts et documente les options de ligne de commande et les variables d'environnement disponibles, les fichiers de configuration et répertoires pris en charge, les signaux reconnus, ainsi que les options de noyau disponibles.
  • systemd-delta(1) — la page du manuel de l'utilitaire systemd-delta qui permet de trouver des fichiers de configuration étendus et remplacés.
  • systemd.unit(5) — la page du manuel nommée systemd.unit fournit des informations détaillées sur les fichiers d'unité systemd et documente toutes les options de configuration disponibles.
  • systemd.service(5) — la page du manuel nommée systemd.service documente le format des fichiers d'unité de service.
  • systemd.target(5) — la page du manuel nommée systemd.target documente le format des fichiers d'unité cibles.
  • systemd.kill(5) — la page du manuel nommée systemd.kill documente la configuration de la procédure de fermeture de processus (« process killing »).

Documentation en ligne

  • Guide de mise en réseau Red Hat Enterprise Linux 7 — le Guide de mise en réseau de Red Hat Enterprise Linux 7 documente les informations pertinentes à la configuration et à l'administration des interfaces réseau et des services réseau sur ce système. Il fournit une introduction à l'utilitaire hostnamectl et explique comment l'utiliser pour afficher et définir des noms d'hôtes sur la ligne de commande localement et à distance, et fournit des informations importantes sur la sélection des noms d'hôte et des noms de domaines
  • Guide de migration et d'administration de bureau Red Hat Enterprise Linux 7 — le Guide de migration et d'administration de bureau de Red Hat Enterprise Linux 7 documente la planification de la migration, le déploiement, la configuration, et l'administration du bureau GNOME 3 sur ce système. Le service logind y est également présenté, ses fonctionnalités les plus importantes sont énumérées, et la manière d'utiliser l'utilitaire loginctl pour répertorier les sessions actives et activer la prise en charge « multi-seat » est expliquée.
  • Guide de l'utilisateur et de l'administrateur SELinux Red Hat Enterprise Linux 7 — le Guide de l'utilisateur et de l'administrateur SELinux Red Hat Enterprise Linux 7 décrit les principes de base de SELinux et documente en détails comment configurer et utiliser SELinux avec divers services, tels que Apache HTTP Server, Postfix, PostgreSQL, ou OpenShift. Celui-ci explique comment configurer les permissions d'accès SELinux pour les services système gérés par systemd.
  • Guide d'installation Red Hat Enterprise Linux 7 — le Guide d'installation de Red Hat Enterprise Linux 7 documente comment installer le système d'exploitation sur des systèmes AMD64 et Intel 64, sur des serveurs IBM Power Systems 64 bits, ainsi que sur IBM System z. Il couvre également des méthodes d'installation avancées telles que les installations Kickstart, PXE, et les installations au moyen du protocole VNC. En outre, ce manuel décrit les tâches post-installation communes et explique comment résoudre les problèmes d'installation, il comprend également des instructions détaillées sur la manière de démarrer en mode de secours ou de récupérer le mot de passe root.
  • Guide de sécurité Red Hat Enterprise Linux 7 — le Guide de sécurité Red Hat Enterprise Linux 7 assiste les utilisateurs et les administrateurs dans leur apprentissage des processus et pratiques de sécurisation de leurs stations de travail et serveurs envers des intrusions locales et distantes, des exploitations, et autres activités malicieuses. Celui-ci explique également comment sécuriser des services de système critiques.
  • Page d'accueil systemd — la page d'accueil du projet fournit davantage d'informations sur systemd.

Voir aussi

  • Le Chapitre 1, Paramètres régionaux et configuration du clavier documente comment gérer les paramètres régionaux du système et les structures du clavier. Il explique également comment utiliser l'utilitaire localectl pour afficher les paramètres régionaux actuels sur la ligne de commande, pour répertorier les paramètres régionaux disponibles, et les définir sur la ligne de commande, ainsi que pour afficher la structure actuelle du clavier, répertorier les dispositions claviers, et activer une disposition clavier particulière sur la ligne de commande.
  • Le Chapitre 2, Configurer l'heure et la date documente comment gérer la date et l'heure du système. Il explique les différences entre une horloge temps réel et une horloge système, et décrit comment utiliser l'utilitaire timedatectl pour afficher les paramètres actuels de l'hologe système, configurer l'heure et la date, changer de fuseau horaires, et pour synchroniser l'horloge système avec un serveur distant.
  • Le Chapitre 5, Obtention de privilèges documente comment obtenir des privilèges administratifs en utilisant les commandes su et sudo.
  • Le Chapitre 10, OpenSSH décrit comment configurer un serveur SSH et comment utiliser les utilitaires client ssh, scp, et sftp pour y accéder.
  • Le Chapitre 20, Afficher et gérer des fichiers journaux fournit une introduction à journald. Il décrit le journal, introduit le service journald, et documente comment utiliser l'utilitaire journalctl pour afficher les entrées de journal, entrer en mode d'affichage en direct, et filtrer les entrées du journal. En outre, ce chapitre décrit comment autoriser les utilisateurs non root d'accéder aux journaux du système et comment activer le stockage persistant des fichiers journaux.

Chapitre 10. OpenSSH

SSH (Secure Shell) est un protocole qui facilite les communications sécurisées entre deux systèmes en utilisant une architecture client-serveur, et qui permet aux utilisateurs de se connecter à des systèmes hôtes de serveur à distance. À la différence d'autres protocoles de communication à distance tels que FTP ou Telnet, SSH codifie la session de connexion, ce qui la rend difficile d'accès aux intrus qui souhaiteraient récupérer les mots de passe.
Le programme ssh est conçu pour remplacer les applications de terminal les plus anciennes et les moins sécurisées qui sont utilisées pour la connexion à des hôtes distants, comme telnet ou rsh. Un programme connexe appelé scp remplace les anciens programmes conçus pour copier des fichiers entre les ordinateurs hôtes, comme rcp. Comme ces applications plus anciennes ne cryptent pas les mots de passe qui sont transmis entre le client et le serveur, évitez-les autant que possible. En utilisant des méthodes sûres pour vous connecter à des systèmes distants, vous diminuez les risques pour le système client et l'hôte distant à la fois.
Red Hat Enterprise Linux comprend le paquet OpenSSH général, openssh, ainsi que les paquets de serveur, openssh-server et des clients, openssh-clients. Noter que les paquets OpenSSH exigent la présence du paquet OpenSSL openssl-libs, qui installe plusieurs bibliothèques cryptographiques importantes, ce qui permet à OpenSSH de fournir des communications cryptées

10.1. Le protocole SSH

10.1.1. Pourquoi utiliser SSH ?

Les intrus potentiels ont une variété d'outils à leur disposition leur permettant de perturber, intercepter et re-router le trafic réseau dans le but d'accéder à un système. En règle générale, ces menaces peuvent être classées ainsi :
Interception de communication entre deux systèmes
L'attaquant peut être quelque part sur le réseau entre les parties communicantes, copiant des informations passées entre elles. Il peut intercepter et maintenir l'information, ou la modifier et l'envoyer à des destinataires designés.
Cette attaque est généralement réalisée à l'aide d'un renifleur de paquets (packet sniffer), un utilitaire de réseau plutôt commun, qui capte chaque paquet qui passe à travers le réseau et qui en analyse le contenu.
Emprunt d’identité d'un hôte particulier
Le système de l'attaquant est configuré pour se poser en tant que destinataire d'une transmission. Si cette stratégie fonctionne, le système de l'utilisateur ne sait pas qu'il communique avec le mauvais hôte.
Cette attaque peut être effectuée par une technique appelée un empoisonnement DNS, ou via ce que l'on appelle une usurpation d'adresse IP. Dans le premier cas, l'intrus utilise un serveur DNS qui aura failli dans le but de pointer les systèmes client à un hôte qui aura été malicieusement dupliqué. Dans le second cas, l'intrus envoie des paquets réseau falsifiés qui semblent provenir d'un hôte de confiance.
Les deux techniques interceptent des informations sensibles potentiellement, et, si l'interception a lieu à des fins hostiles, les résultats peuvent être désastreux. Si SSH est utilisé pour la connexion à un shell distant et pour la copie de fichiers, ces menaces à la sécurité peuvent être grandement diminuées. C'est parce que le client SSH et le serveur utilisent des signatures numériques pour vérifier leur identité. En plus, toutes les communications entre les systèmes client et serveur sont cryptées. Les tentatives d'usurpation l'identité de part et d'autre d'une communication ne fonctionnent pas, puisque chaque paquet est crypté à l'aide d'une clé connue seulement par les systèmes locaux et distants.

10.1.2. Fonctionnalités principales

Le protocole SSH offre les avantages suivants :
Personne ne peut se faire passer pour un serveur intentionnel
Après avoir effectué une connexion initiale, le client peut s'assurer que sa connexion est établie avec le même serveur que lors de sa session précédente.
Personne ne peut récupérer les données d'authentification
Le client transmet ses données d'authentification au serveur au moyen d'un chiffrement solide de 128 bits.
Personne ne peut intercepter la communication
Toutes les données envoyées et reçues lors d'une session sont transférées au moyen d'un chiffrement 128 bits, rendant ainsi le déchiffrement et la lecture de toute transmission interceptée extrêmement difficile.
De plus, il offre les options suivantes :
Il fournit des moyens sûrs d'utiliser les applications graphiques par l'intermédiaire d'un réseau.
En utilisant une technique appelée X11 forwarding, le client peut envoyer des applications X11 (X Window System) en partance du serveur.
Cela fournit un moyen de sécuriser des protocoles non sécurisés normalement
Le protocole SSH crypte tout ce qu'il envoie et reçoit. En utilisant une technique appelée port forwarding, un serveur SSH peut devenir un moyen de sécuriser des protocoles normalement non protégés, comme POP, tout en augementant la sécurité des données et du système en général.
Il peut être utilisé pour créer un canal sécurisé
Le serveur OpenSSH et le client peuvent être configurés afin de créer un tunnel semblable à un réseau virtuel privé pour permettre le trafic entre le serveur et les machines clientes.
Il prend en charge l'authentification Kerberos
Les clients et serveurs OpenSSH peuvent être configurés pour authentifier par l'interface GSSAPI (Generic Security Services Application Program Interface) du protocole d'authentification du réseau Kerberos.

10.1.3. Versions de protocole

Il existe actuellement deux sorts de SSH : version 1 et version 2 plus récente. La suite OpenSSH sous Red Hat Enterprise Linux utilise SSH la version 2, qui dispose d'un algorithme d'échange de clés amélioré non vulnérable à l'exploitation connue pour la version 1. Toutefois, pour des raisons de compatibilité, la suite OpenSSH prend en charge les connexions de la version 1 également.

Important

Pour assurer un maximum de sécurité au niveau de votre connexion, il est conseillé que seuls les clients et serveurs compatibles avec SSH version 2 soient utilisés si possible.

10.1.4. Séquence d'événements d'une connexion SSH

Pour aider à protéger l'intégrité d'une communication SSH entre deux ordinateurs hôte, la série suivante d'événements doit être utilisée.
  1. Une liaison cryptographique est établie afin de permettre au client de vérifier qu'il est bien en communication avec le serveur souhaité.
  2. La couche de transport de la connexion entre le client et tout hôte distant est chiffrée au moyen d'un moyen de chiffrement symétrique.
  3. Le client s'authentifie auprès du serveur.
  4. Le client peut interagir avec l'hôte distant au moyen d'une connexion chiffrée.
10.1.4.1. Couche de transport
Le rôle principal de la couche de transport est de faciliter une communication sécurisée entre deux hôtes non seulement au moment de l'authentification, mais également lors de communications ultérieures. Pour ce faire, la couche de transport traite le cryptage et décryptage de données et offre une certaine protection quant à l'intégrité des paquets de données lors de leur envoi et de leur réception. De plus, la couche de transport effectue la compression des données permettant d'accélérer la vitesse de transfert des informations.
Lorsqu'un client communique avec un serveur au moyen d'un protocole SSH, de nombreux éléments importants sont échangés afin que les deux systèmes puissent créer correctement la couche de transport. Lors de cet échange, les opérations suivantes ont lieu :
  • Des clés sont échangées.
  • L'algorithme de chiffrement de clés publiques est déterminé
  • L'algorithme de chiffrement symétrique est déterminé
  • L'algorithme d'authentification de message est déterminé
  • L'algorithme de hachage est déterminé
Au cours de l'échange de clés, le serveur s'identifie au client par une clé d'hôte unique. Si le client n'a jamais communiqué avec ce serveur particulier auparavant, la clé du serveur hôte est inconnue au client et il ne se connecte pas. OpenSSH contourne ce problème en acceptant la clé du serveur hôte. Ceci est fait après que l'utilisateur ait été informé et a à la fois accepté et vérifié la nouvelle clé de l'hôte. Dans les connexions suivantes, la clé du serveur hôte est vérifiée par rapport la version enregistrée sur le client, pour s'assurer que le client communique avec le serveur voulu. Si, dans l'avenir, la clé de l'hôte ne correspond plus, l'utilisateur doit supprimer la version du client enregistrée avant qu'une connexion puisse avoir lieu.

Avertissement

Il est tout à fait possible pour un pirate de se faire passer pour le serveur SSH lors de la première connexion car le système local ne détecte aucune différence entre le serveur désiré et le faux serveur créé par le pirate. Afin d'éviter une telle situation, contrôlez l'intégrité d'un nouveau serveur SSH en contactant l'administrateur du serveur avant d'établir la première connexion au cas où une clé d'hôte ne correspond pas à celle stockée sur le serveur.
Le protocole SSH est conçu pour fonctionner avec n'importe quel algorithme de clé publique ou tout format de codage. Après que l'échange initial des clés crée une valeur de hachage utilisée pour les échanges et une valeur secrète partagée, les deux systèmes commencent immédiatement à calculer de nouveaux algorithmes et de nouvelles clés pour protéger l'authentification et les futures données envoyées via la connexion.
Après la transmission d'une certaine quantité de données au moyen d'une clé et d'un algorithme précis (la quantité exacte dépend de l'implémentation du protocole SSH), un nouvel échange de clés est effectué ; cette opération engendre la création d'un autre ensemble de valeurs de hachage et d'une autre valeur secrète partagée. De cette façon, même si un pirate réussit à déterminer les valeurs de hachage et la valeur secrète partagée, ces informations ne lui seront utiles que pour une durée limitée.
10.1.4.2. Authentification
Une fois que la couche de transport a créé un tunnel sécurisé pour envoyer les informations entre les deux systèmes, le serveur indique au client les différentes méthodes d'authentification prises en charge, telles que l'utilisation d'une signature dotée d'une clé codée ou la saisie d'un mot de passe. Le client doit ensuite essayer de s'authentifier auprès du serveur au moyen d'une des méthodes spécifiées.
Les serveurs et clients SSH peuvent être configurés de façon à permettre différents types d'authentification, donnant à chacune des deux parties un niveau de contrôle optimal. Le serveur peut décider des méthodes de cryptage qu'il prend en charge en fonction de son modèle de sécurité et le client peut choisir l'ordre des méthodes d'authentification à utiliser parmi les options disponibles.
10.1.4.3. Canaux
After a successful authentication over the SSH transport layer, multiple channels are opened via a technique called multiplexing[1]. Each of these channels handles communication for different terminal sessions and for forwarded X11 sessions.
Le client et le serveur peuvent créer un nouveau canal. Chaque canal reçoit ensuite un numéro différent à chaque extrémité de la connexion. Lorsque le client essaie d'ouvrir un nouveau canal, il envoie le numéro du canal accompagné de la requête. Ces informations sont stockées par le serveur et utilisées pour diriger la communication vers ce canal. Cette procédure est utilisée afin que des types différents de session ne créent pas de nuisances mutuelles et de sorte qu'à la fin d'une session donnée, son canal puisse être fermé sans que la connexion SSH principale ne soit interrompue.
Les canaux prennent aussi en charge le contrôle du flux de données, ce qui leur permet d'envoyer et de recevoir des données de façon ordonnée. Ce faisant, aucune donnée n'est envoyée sur le canal tant que l'hôte n'a pas reçu de message lui indiquant que le canal est ouvert.
Le client et le serveur négocient automatiquement la configuration de chaque canal, selon le type de service demandé par le client et la manière dont l'utilisateur est connecté au réseau. Ainsi, le traitement des différents types de connexions distantes est non seulement extrêmement flexible, mais il ne nécessite pas même d'apporter des modifications à la structure de base du protocole.

10.2. Configuration d'OpenSSH

10.2.1. Fichiers de configuration

Il y a deux groupes de fichiers de configuration : pour les programmes clients (c-a-d ssh, scp, et sftp), et pour les serveurs (le démon sshd).
Les informations de configuration de SSH à l'échelle du système sont stockées dans le répertoire /etc/ssh/ comme décrit dans Tableau 10.1, « Fichiers de configuration du système dans son ensemble ». Les informations de configuration spécifiques à l'utilisateur SSH sont stockées dans ~/.ssh/ dans le répertoire d'accueil de l'utilisateur, comme décrit dans Tableau 10.2, « Fichiers de configuration spécifiques à l'utilisateur ».
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Tableau 10.1. Fichiers de configuration du système dans son ensemble
FichierDescription
/etc/ssh/moduliContient les groupes Diffie-Hellman utilisés pour l'échange de clés Diffie-Hellman, ce qui est essentiel pour la création d'une couche de transport sécurisé. Lorsque les clés sont échangées au début d'une session SSH, une valeur partagée, secrète est alors créée ne pouvant être déterminée par l'une des parties seule. Cette valeur est ensuite utilisée pour fournir une authentification de l'hôte.
/etc/ssh/ssh_configLe fichier de configuration du client SSH par défaut. Notez qu'il sera remplacé par ~/.ssh/config si ce fichier existe.
/etc/ssh/sshd_configLe fichier de configuration du démon sshd.
/etc/ssh/ssh_host_ecdsa_keyLa clé ECDSA privée utilisée par le démon sshd.
/etc/ssh/ssh_host_ecdsa_key.pubLa clé ECDSA publique utilisée par le démon sshd.
/etc/ssh/ssh_host_keyLa clé privée RSA utilisée par le démon sshd pour la version 1 du protocole SSH.
/etc/ssh/ssh_host_key.pubLa clé publique RSA utilisée par le démon sshd pour la version 1 du protocole SSH.
/etc/ssh/ssh_host_rsa_keyLa clé privée RSA utilisée par le démon sshd pour la version 2 du protocole SSH.
/etc/ssh/ssh_host_rsa_key.pubLa clé publique RSA utilisée par le démon sshd pour la version 2 du protocole SSH.
/etc/pam.d/sshdLe fichier de configuration AM du démon sshd.
/etc/sysconfig/sshdFichier de configuration du service sshd.
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Tableau 10.2. Fichiers de configuration spécifiques à l'utilisateur
FichierDescription
~/.ssh/authorized_keysContient une liste des clés publiques autorisées pour les serveurs. Quand le client se connecte à un serveur, le serveur authentifie le client en vérifiant sa clé publique stockée dans ce fichier.
~/.ssh/id_ecdsaContient la clé privée ECDSA de l'utilisateur
~/.ssh/id_ecdsa.pubLe clé publique de l'utilisateur.
~/.ssh/id_rsaLa clé privée RSA utilisée par ssh pour la version 2 du protocole SSH.
~/.ssh/id_rsa.pubLa clé publique RSA utilisée par ssh pour la version 2 du protocole SSH.
~/.ssh/identityLa clé privée RSA utilisée par ssh pour la version 1 du protocole SSH.
~/.ssh/identity.pubLa clé publique RSA utilisée par ssh pour la version 1 du protocole SSH.
~/.ssh/known_hostsContient les clés hôtes des serveurs SSH auquels l'utilisateur a accès. Ce fichier est important pour s'assurer que le client SSH est connecté au bon serveur SSH.
Pour obtenir des informations sur les différentes directives qui peuvent être utilisées par les fichiers de configuration SSH, voir les pages man ssh_config(5) et sshd_config(5).

10.2.2. Démarrage d'un serveur OpenSSH

Pour pouvoir exécuter un serveur OpenSSH, vous devez avoir le paquet openssh-server installé. Pour obtenir plus d'informations sur la façon d'installer des nouveaux paquets, voir Section 8.2.4, « Installation de paquets ».
Pour démarrer le démon sshd dans la session actuelle, veuillez saisir ce qui suit dans l'invite de shell en tant qu'utilisateur root :
~]# systemctl start sshd.service
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Pour stopper le démon sshd dans la session actuelle, veuillez saisir ce qui suit dans l'invite de shell en tant qu'utilisateur root :
~]# systemctl stop sshd.service
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Si vous souhaitez que le démon démarre automatiquement, saisir en tant qu'utilisateur root:
~]# systemctl enable sshd.service
Created symlink from /etc/systemd/system/multi-user.target.wants/sshd.service to /usr/lib/systemd/system/sshd.service.
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Le démon sshd dépend de l’unité cible network.target, ce qui suffit pour les interfaces réseau configuré statique et pour les options par défaut ListenAddress 0.0.0.0. Pour spécifier des adresses différentes dans la directive ListenAddress et utiliser une configuration de réseau dynamique plus lente, ajouter la dépendance sur l’unité cible de network-online.target dans le fichier d'unité de sshd.service. Pour ce faire, créez le fichier /etc/systemd/system/sshd.service.d/local.conf avec les options suivantes :
  [Unit]
  Wants=network-online.target
  After=network-online.target
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Ensuite, charger à nouveau la configuration du gestionnaire systemd par la commande suivante :
~]# systemctl daemon-reload
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Pour obtenir davantage d'informations sur la manière de gérer les services système sur Red Hat Enterprise Linux 7, veuillez consulter le Chapitre 9, Gérer les services avec systemd.
Notez que si vous réinstallez le système, un nouvel ensemble de clés d'identification sera créé. Ainsi, les clients qui étaient connectés au système avec les outils d'OpenSSH avant la réinstallation verront le message suivant s'afficher :
@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@
@    WARNING: REMOTE HOST IDENTIFICATION HAS CHANGED!     @
@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@
IT IS POSSIBLE THAT SOMEONE IS DOING SOMETHING NASTY!
Someone could be eavesdropping on you right now (man-in-the-middle attack)!
It is also possible that the RSA host key has just been changed.
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Pour éviter cela, vous pouvez sauvegarder les fichiers qui conviennent à partir du répertoire /etc/ssh/. Voir Tableau 10.1, « Fichiers de configuration du système dans son ensemble » pour une liste complète, et restaurez les fichiers à chaque fois que vous réinstallez le système.
Pour que SSH soit vraiment efficace, les protocoles de connexions non sécurisées sont à proscrire. Sinon, un mot de passe d'utilisateur peut-être protégé par SSH pour une seule session, et ne sera capturé que plus tard avec Telnet. Certains services à désactiver sont telnet, rsh, rlogin et vsftpd.
Pour obtenir davantage d'informations sur la manière de configurer le service vsftpd, voir Section 14.2, « FTP ». Pour savoir comment gérer les services système, consulter Chapitre 9, Gérer les services avec systemd.

10.2.4. Authentification basée clés

Pour améliorer encore davantage la sécurité système, créer des paires de clés SSH et puis exécuter l'authentification basée clés en désactivant l'authentification de mot de passe. Pour ce faire, ouvrez le fichier /etc/ssh/sshd_config dans un éditeur de texte comme vi ou nano et modifiez l'option PasswordAuthentication comme suit :
PasswordAuthentication no
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Si vous travaillez sur un système différent de celui de la nouvelle installation par défaut, vérifiez que PubkeyAuthentication no n'ait pas été défini. Si connecté à distance, ne pas utiliser l'accès console ou out-of-band, il est conseillé de tester le processus de journalisation basé clé avant de désactiver l'authentification de mot de passe.
Pour pouvoir utiliser ssh, scp, ou sftp pour se connecter au serveur à partir d'une machine client, créer une paire de clé d'autorisation en suivant les étapes suivantes. Notez que les clés doivent être créées séparemment pour chaque utilisateur.
Red Hat Enterprise Linux 7 utilise SSH Protocol 2 et les clés RSA par défaut (voir Section 10.1.3, « Versions de protocole » pour plus d'informations).

Important

Si vous complétez les étapes en tant qu'utilisateur root, seul root pourra utiliser les clés.

Note

Si vous réinstallez votre système et que vous souhaitez garder des paires de clés générées auparavant, sauvegarder le répertoire ~/.ssh/. Après avoir réinstallé, recopiez-le sur votre répertoire personnel. Ce processus peut être fait pour tous les utilisateurs sur votre système, y compris l'utilisateur root.
10.2.4.1. Création de paires de clés
Suivez les étapes indiquées ci-dessous afin de créer une paire de clés DSA pour la version 2 du protocole SSH.
  1. La mise à jour d'un paquet est semblable à son installation. Saisir la commande suivante à l'invite du shell :
    ~]$ ssh-keygen -t rsa
    Création de la paire de clés publique/privée.
    Saisir le fichier dans lequel sauvegarder la clé (/home/USER/.ssh/id_rsa):
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  2. Appuyer sur la touche Entrée pour confirmer le chemin d'accès par défaut , ~/.ssh/id_rsa, pour la clé nouvellement créée.
  3. Saisissez une phrase de passe, et confirmez-là en la saisissant à nouveau quand on vous le demande. Pour des raisons de sécurité, évitez d'utiliser le même mot de passe que celui que vous aurez utilisé quand vous vous êtes connecté à votre compte.
    Après cela, vous verrez un message semblable à celui-ci :
    Your identification has been saved in /home/USER/.ssh/id_rsa.
    Your public key has been saved in /home/USER/.ssh/id_rsa.pub.
    The key fingerprint is:
    e7:97:c7:e2:0e:f9:0e:fc:c4:d7:cb:e5:31:11:92:14 USER@penguin.example.com
    The key's randomart image is:
    +--[ RSA 2048]----+
    |             E.  |
    |            . .  |
    |             o . |
    |              . .|
    |        S .    . |
    |         + o o ..|
    |          * * +oo|
    |           O +..=|
    |           o*  o.|
    +-----------------+
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  4. Par défaut, les permissions du répertoire ~/.ssh/ sont définies à rwx------ ou 700 exprimées en notation octale. Ceci est pour s'assurer que l'utilisateur USER puisse voir les contenus. Si cela est nécessaire, on peut le confirmer par la commande suivante :
    ~]$ ls -ld ~/.ssh
    drwx------. 2 USER USER 54 Nov 25 16:56 /home/USER/.ssh/
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  5. Pour copier une clé publique dans une machine distante, lancer la commande dans le format suivant :
     ssh-copy-id user@hostname
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    Cela aura pour effet de copier la clé publique ~/.ssh/id*.pub qui a été modifiée le plus récemment si elle n'a pas encore été installée. Sinon, indiquer le nom du fichier de clés publiques comme suit :
    ssh-copy-id -i ~/.ssh/id_rsa.pub user@hostname
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    Cela aura pour effet de copier le contenu de ~/.ssh/id_rsa.pub dans le fichier ~/.ssh/authorized_keys de la machine sur laquelle vous souhaitez vous connecter. Si le fichier existe déjà, les clés y seront ajoutées.
Suivez les étapes indiquées ci-dessous afin de créer une paire de clés ECDSA pour la version 2 du protocole SSH :
  1. Pour créer une paire de clés ECDSA, saisir la commande suivante à l'invite du shell :
    ~]$ ssh-keygen -t ecdsa
    Créer une paire de clés publique/privée ecdsa.
    Saisir le fichier dans lequel vous souhaitez sauvegarder la clé (/home/USER/.ssh/id_ecdsa):
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  2. Appuyer sur la touche Entrée pour confirmer le chemin d'accès par défaut , ~/.ssh/id_ecdsa, pour la clé nouvellement créée.
  3. Saisissez une phrase de passe, et confirmez-là en la saisissant à nouveau quand on vous le demande. Pour des raisons de sécurité, évitez d'utiliser le même mot de passe que celui que vous aurez utilisé quand vous vous êtes connecté à votre compte.
    Après cela, vous verrez un message semblable à celui-ci :
    Votre identification a été sauvegardée dans /home/USER/.ssh/id_ecdsa.
    Votre clé publique a été sauvegardée dans /home/USER/.ssh/id_ecdsa.pub.
    L'empreinte de la clé est :
    fd:1d:ca:10:52:96:21:43:7e:bd:4c:fc:5b:35:6b:63 USER@penguin.example.com
    L'image randomart de la clé est :
    +--[ECDSA  256]---+
    |       .+ +o     |
    |       . =.o     |
    |        o o +  ..|
    |         + + o  +|
    |        S o o oE.|
    |           + oo+.|
    |            + o  |
    |                 |
    |                 |
    +-----------------+
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  4. Par défaut, les permissions du répertoire ~/.ssh/ sont définies à rwx------ ou 700 exprimées en notation octale. Ceci est pour s'assurer que l'utilisateur USER puisse voir les contenus. Si cela est nécessaire, on peut le confirmer par la commande suivante :
    ~]$ ls -ld ~/.ssh
                  ~]$ ls -ld ~/.ssh/
    drwx------. 2 USER USER 54 Nov 25 16:56 /home/USER/.ssh/
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  5. Pour copier une clé publique dans une machine distante, lancer la commande sous le format suivant :
     ssh-copy-id USER@hostname
    Copy to Clipboard Toggle word wrap
    Cela aura pour effet de copier la clé publique ~/.ssh/id*.pub qui a été modifiée le plus récemment si elle n'a pas encore été installée. Sinon, indiquer le nom du fichier de clés publiques comme suit :
    ssh-copy-id -i ~/.ssh/id_ecdsa.pub USER@hostname
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    Cela aura pour effet de copier le contenu de ~/.ssh/id_ecdsa.pub dans le fichier ~/.ssh/authorized_keys de la machine sur laquelle vous souhaitez vous connecter. Si le fichier existe déjà, les clés y seront ajoutées.
Voir Section 10.2.4.2, « Configurer les partages Samba  » pour obtenir des informations sur la façon d'installer votre système afin qu'il se souvienne de la phrase de passe.

Important

La clé privée est à but d'utilisation personelle uniquement, et il est important que vous ne la donniez à personne.
10.2.4.2. Configurer les partages Samba
Pour stocker votre mot de passe afin que vous n'ayiez pas à le saisir à chaque fois que vous vous connectez avec une machine distante, vous pouvez utiliser l'agent d'authentification ssh-agent. Si vous utilisez GNOME, vous pouvez la configurer pour qu'elle vous demande votre mot de passe chaque fois que vous ouvrez une session et pour qu'elle s'en souvienne tout au cours de la session. Sinon, vous pouvez stocker la phrase de passe pour une invite du shell en particulier.
Pour sauvegarder votre phrase de passe pendant votre session GNOME, suivez les étapes suivantes :
  1. Assurez-vous de bien avoir le paquet openssh-askpass installé. Sinon, voir Section 8.2.4, « Installation de paquets » pour obtenir plus d'informations sur la façon d'installer de nouveaux paquets dans Red Hat Enterprise Linux.
  2. Appuyez sur la touche Super pour entrer dans la vue d'ensemble des activités, tapez Startup Applications et appuyez sur Entrée. L'outil Startup Applications Preferences s'affiche. L'onglet contenant une liste de programmes de démarrage disponibles s'affichera par défaut. La touche Super apparait dans une variété de formes, selon le clavier et autre matériel, mais souvent en tant que touche Commande ou Windows, généralement à gauche de la barre d'espace.

    Figure 10.1. Préférences des applications au démarrage

  3. Cliquer sur le bouton Add à droite, et saisir /usr/bin/ssh-add dans le champ Command.

    Figure 10.2. Ajouter une nouvelle application

  4. Cliquer sur Add et vérifiez que la case qui se trouve à côté de l'élément qui vient d'être ajouté est sélectionnée.

    Figure 10.3. Activer l'application

  5. Déconnecter et reconnecter. Une boîte de dialogue apparaîtra pour vous demander de mettre votre phrase de passe. À partir de ce moment, vous ne devriez pas être sollicité de donner un mot de passe par les commandes ssh, scp, ou sftp.

    Figure 10.4. Saisir une phrase de passe

Afin de sauvegarder votre phrase de passe pour une certaine invite de shell, utilisez la commande suivante :
~]$ ssh-add
Saisir la phrase de passe pour /home/USER/.ssh/id_rsa :
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Notez que lorsque vous vous déconnectez, votre phrase de passe sera oubliée. Vous devez exécuter la commande chaque fois que vous vous connectez à une console virtuelle ou à une fenêtre de terminal.

10.3. Clients OpenSSH

Pour vous connecter à un serveur OpenSSH depuis une machine cliente, vous devez avoir installé le paquet openssh-clients (voir Section 8.2.4, « Installation de paquets » pour plus d'informations sur la façon d'installer de nouveaux paquets dans Red Hat Enterprise Linux).

10.3.1. Comment se servir de l'utilitaire ssh

L'utilitaire ssh vous permet de vous connecter à une machine distante et à y exécuter des commandes à cet endroit. Cela remplace les programmes rlogin, rsh, et telnet.
De même que pour la commande telnet, connectez-vous à une machine distante par la commande suivante :
ssh hostname
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Ainsi, pour vous connecter à une machine distante nommée penguin.example.com, saisir ce qui suit quand on vous y invite :
~]$ ssh penguin.example.com
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Cela vous enregistrera avec le même nom d'utilisateur que vous utilisez sur votre machine locale. Si vous souhaitez spécifier un nom d'utilisateur différent, utilisez une commande de la forme suivante :
ssh username@hostname
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Ainsi, pour vous connecter à penguin.example.com en tant que USER, saisir :
~]$ ssh USER@penguin.example.com
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La première fois que vous initierez une connexion, vous verrez apparaître un message similaire à celui-ci :
The authenticity of host 'penguin.example.com' can't be established.
ECDSA key fingerprint is 256 da:24:43:0b:2e:c1:3f:a1:84:13:92:01:52:b4:84:ff.
Are you sure you want to continue connecting (yes/no)?
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Les utilisateurs doivent toujours vérifier si l'empreinte est correcte avant de répondre à la question dans cette boîte de dialogue. L'utilisateur peut demander à l'administrateur du serveur de bien confirmer que la clé est correcte. Cela devrait être fait de manière sécurisée et préalablement convenue. Si l'utilisateur a accès aux clés d'hôte du serveur, l'empreinte digitale peut être vérifiée à l'aide de la commande ssh-keygen, comme suit :
~]# ssh-keygen -l -f /etc/ssh/ssh_host_ecdsa_key.pub
256 da:24:43:0b:2e:c1:3f:a1:84:13:92:01:52:b4:84:ff   (ECDSA)
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Tapez yes pour accepter la clé et confirmer la connexion. Vous verrez une notice apparaître vous indiquant que le serveur a été ajouté à la liste des hôtes connus et une invite vous demandant votre mot de passe :
Warning: Permanently added 'penguin.example.com' (ECDSA) to the list of known hosts.
USER@penguin.example.com's password:
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Important

Si la clé de l'hôte du serveur SSH change, le client informera l'utilisateur que la connexion ne peut pas avoir lieu tant que la clé du serveur hôte n'est pas supprimée du fichier ~/.ssh/known_hosts. Avant de procéder, cependant, contactez l'administrateur systèmes du serveur SSH pour vérifier que le serveur n'est pas compromis.
Pour supprimer une clé du fichier ~/.ssh/known_hosts, lancez la commande suivante :
~]# ssh-keygen -R penguin.example.com
# Host penguin.example.com found: line 15 type ECDSA
/home/USER/.ssh/known_hosts updated.
Original contents retained as /home/USER/.ssh/known_hosts.old
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Une fois que vous aurez saisi le mot de passe, vous apercevrez une invite de shell pour la machine distante.
Sinon, le programme ssh peut être utilisé pour exécuter une commande sur la machine distante sans qu'il soit nécessaire de vous connecter à une invite de shell :
ssh [username@]hostname command
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Ainsi, le fichier /etc/redhat-release vous donne des informations sur la version Red Hat Enterprise Linux. Pour voir le contenu de ce fichier dans penguin.example.com, saisissez :
~]$ ssh USER@penguin.example.com cat /etc/redhat-release
USER@penguin.example.com's password:
Red Hat Enterprise Linux Server release 7.0 (Maipo)
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Une fois que vous aurez saisi le mot de passe qui convient, le nom d'utilisateur apparaîtra, et vous pourrez retourner à votre invite de shell locale.

10.3.2. rsh

La commande scp peut être utilisée pour transférer des fichers entre des machines à travers une connexion cryptée sécurisée. Le concept ressemble à celui de rcp.
Pour transférer un fichier local dans un système distant, utiliser une commande de la forme suivante :
scp localfile username@hostname:remotefile
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Ainsi, si vous souhaitez transférer taglist.vim vers une machine distante nommée penguin.example.com, saisissez ce qui suit dans l'invite de commande :
~]$ scp taglist.vim USER@penguin.example.com:.vim/plugin/taglist.vim
USER@penguin.example.com's password:
taglist.vim                                   100%  144KB 144.5KB/s   00:00
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Vous pouvez spécifier plusieurs fichiers à la fois. Pour transférer les contenus de .vim/plugin/ dans le même répertoire d'une machine distante penguin.example.com, saisissez la commande suivante :
~]$ scp .vim/plugin/* USER@penguin.example.com:.vim/plugin/
USER@penguin.example.com's password:
closetag.vim                                  100%   13KB  12.6KB/s   00:00
snippetsEmu.vim                               100%   33KB  33.1KB/s   00:00
taglist.vim                                   100%  144KB 144.5KB/s   00:00
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Afin d'autoriser les utilisateurs à créer des fichiers dans le répertoire, utilisez la commande suivante :
scp username@hostname:remotefile localfile
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Ainsi, pour télécharger le fichier de configuration .vimrc d'une machine distante, saisissez :
~]$ scp USER@penguin.example.com:.vimrc .vimrc
USER@penguin.example.com's password:
.vimrc                                        100% 2233     2.2KB/s   00:00
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10.3.3. rsh

L'utilitaire sftp peut être utilisé pour ouvrir une session FTP interactive, sécurisée. Dans le concept, c'est similaire à ftp sauf qu'on utilise une connexion sécurisée, cryptée.
Pour vous connecter à un système distant, utiliser une commande qui ressemble à ce qui suit :
sftp username@hostname
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Ainsi, pour vous connecter à une machine distante nommée penguin.example.com, avec USER comme nom d'utilisateur, saisissez ce qui suit :
~]$ sftp USER@penguin.example.com
USER@penguin.example.com's password:
Connected to penguin.example.com.
sftp>
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Une fois que vous aurez saisi le mot de passe qui convient, vous verrez une invite se présenter. L'utilitaire sftp accepte un ensemble de commandes qui ressemble à celles utilisées avec ftp (voir Tableau 10.3, « Une sélection de commandes sftp disponibles »).
Expand
Tableau 10.3. Une sélection de commandes sftp disponibles
CommandeDescription
ls [directory]Lister le contenu du directory (répertoire) distant. S'il n'y en aucun, on utilisera le répertoire de travail en cours par défaut.
cd directoryChanger le répertoire de travail distant à répertoire.
mkdir répertoire--smbservers=<server>
rmdir cheminSupprimer un répertoire distant.
put fichier local [fichier distant]Transférer le fichier local à une machine distante.
get fichier distant [fichier local]Transférer le fichier distant à partir d'une machine distante.
Pour obtenir une liste complète des commandes disponibles, voir la page man de sftp(1).

10.4. Beaucoup plus qu'un shell sécurisé

Une interface sécurisée en ligne de commandes n'est qu'une utilisation parmi tant d'autres, de SSH. En ayant la quantité nécessaire de bande passante, les sessions X11 peuvent être dirigées sur un canal SSH. Sinon, en utilisant la retransmission TCP/IP, les connexions par port entre les systèmes, considérées auparavant comme étant non-sécurisées, peuvent être mappées à des canaux SSH spécifiques.

10.4.1. Transfert X11

Pour ouvrir une session X11 sur une connexion SSH, utiliser une commande qui ressemble à ceci :
ssh -Y nom d'utilisateur@nom d'hôte
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Ainsi, pour vous connecter à une machine distante nommée penguin.example.com, avec USER comme nom d'utilisateur, saisissez ce qui suit :
~]$ ssh -Y USER@penguin.example.com
mot de passe de USER@penguin.example.com :
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Lorsqu'un programme X est exécuté à partir d'une invite du shell sécurisée, le client et le serveur SSH créent un nouveau canal sécurisé et les données du programme X sont ensuite envoyées à l'ordinateur client via ce canal d'une manière transparente.
Notez que le système X Window doit être installé sur le système distant avant que la transmission X11 puisse avoir lieu. Saisir la commande suivante en tant qu'utilisateur root pour installer le groupe de packages X11 :
~]# yum group install "X Window System"
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Pour obtenir plus d'informations sur les groupes de packages, voir Section 8.3, « Utiliser des groupes de paquets ».
Le transfert X11 peut être très utile. Par exemple, le transfert X11 peut être utilisé pour créer une session interactive, sécurisée de l'utilitaire Print Settings. Pour cela, connectez-vous au serveur en utilisant ssh et saisissez :
~]$ system-config-printer &
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L'outil Print Settings apparaîtra, permettant à l'utilisateur distant de configurer l'impression sur le système distant en toute sécurité.

10.4.2. Réacheminement de port

SSH peut sécuriser les protocoles TCP/IP normalement non sécurisés par le réacheminement de port. Quand vous utilisez cette technique, le serveur SSH fait figure de conduit crypté vers le client SSH.
La redirection de port fonctionne en mappant un port local du client à un port distant sur le serveur. SSH peut mapper n'importe quel port du serveur sur un port de client. Les numéros de port n'ont pas besoin de correspondre pour cette façon de travailler.

Note

Pour configurer la retransmission de port de manière à ce qu'elle écoute sur les ports inférieurs à 1024, il est nécessaire d'avoir un accès de niveau super-utilisateur (ou root) root.
Pour créer un canal de réacheminement de port TCP/IP qui écoute les connexions sur le localhost, utiliser une commande de la forme suivante :
ssh -L port-local:nom d'hôte distant:port-distant nom d'utilisateur@nom d'hôte
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Ainsi, pour vérifier un email sur un serveur nommé mail.example.com qui utilise POP3 par l'intermédiaire d'une connexion cryptée, utiliser la commande suivante :
~]$ ssh -L 1100:mail.example.com:110 mail.example.com
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Une fois que le canal de réacheminement de port est mis en place entre la machine cliente et le serveur de messagerie, envoyez un mail client POP3 pour utiliser le port 1100 sur le localhost pour vérifier s'il y a de nouveaux messages. Toutes les requêtes envoyées au port 1100 sur le système client seront redirigées en toute sécurité vers le serveur mail.example.com.
Si mail.example.com n'exécute pas sur un serveur SSH, mais qu'une autre machine le fasse sur le même réseau, SSH peut toujours être utilisé pour sécuriser une partie de la connexion. Cependant, il vous faudra une commande légèrement différente :
~]$ ssh -L 1100:mail.example.com:110 other.example.com
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Dans cet exemple, les demandes POP3 du port 1100 de la machine cliente sont transmises via la connexion SSH sur le port 22 au serveur SSH, other.example.com. Ensuite, other.example.com se connectera au port 110 sur mail.exemple.com pour vérifier les nouveaux messages. Notez que lorsque vous utilisez cette technique, seule la connexion entre le système client et le serveur SSH other.example.com est sûre.
Le réacheminement de port peut également être utilisé pour obtenir des informations en toute sécurité à travers les pare-feu de réseau. Si le pare-feu est configuré pour autoriser le trafic SSH via son port standard (c'est-à-dire le port 22) mais bloque l'accès aux autres ports, une connexion entre deux hôtes utilisant les ports bloqués est toujours possible si on réoriente leur communication par une connexion SSH établie.

Important

L'utilisation de la fonctionnalité de réacheminement de port pour transférer des connexions de cette façon permet à tout utilisateur du système client de se connecter à ce service. Si le système client est compromis, les pirates auront également accès aux services retransmis.
Les administrateurs de système qui s'inquiètent de la fonctionnalité de réacheminement de port peut désactiver cette fonctionnalité sur le serveur en spécifiant un paramètre No sur la ligne AllowTcpForwarding dans /etc/ssh/sshd_config et redémarrer le service sshd.

10.5. Ressources supplémentaires

Pour obtenir davantage d'informations sur la manière de configurer ou de se connecter au serveur OpenSSH sur Red Hat Enterprise Linux, veuillez consulter les ressources ci-dessous :

Documentation installée

  • sshd(8) — la page man des options de ligne de commande de documents de démon sshd disponibles et la liste complète des fichiers et répertoires de configuration pris en charge.
  • ssh(1) — la page man pour l'application client ssh fournit une liste complète des options de ligne de commande disponibles et des fichiers et répertoires de configuration.
  • scp(1) — la page man de l'utilitaire scp fournit une description plus détaillée de cet utilitaire et de son utilisation.
  • sftp(1) — la page man de l'utilitaire sftp.
  • ssh-keygen(1) — la page man de l'utilitaire ssh-keygen documente en détails comment l'utiliser pour générer, gérer, et convertir les clés d'authentification utilisées par ssh.
  • ssh_config(5) — la page man nommée ssh_config documente les options de configuration de client SSH disponibles.
  • sshd_config(5) — la page man nommée sshd_config fournit une description compléte des options de configuration de démon SSH disponibles.

Documentation en ligne

  • OpenSSH Home Page — la page d'accueil d'OpenSSH contient encore davantage de documentations, une foire aux questions, des liens aux listes d'email, des rapports de bogues, et autres informations utiles.
  • OpenSSL Home Page — page d'accueil d'OpenSSL contenant davantage de documentation, une foire aux questions, des liens de listes de diffusion, ainsi que d'autres ressources utiles.

Voir aussi



[1] A multiplexed connection consists of several signals being sent over a shared, common medium. With SSH, different channels are sent over a common secure connection.

Chapitre 11. TigerVNC

TigerVNC (de l'anglais, « Tiger Virtual Network Computing ») est un système pour le partage de bureau graphique vous permettant de contrôler d'autres ordinateurs à distance.
TigerVNC fonctionne sur le principe client-serveur : un serveur partage sa sortie (vncserver) et un client (vncviewer) se connecte au serveur.

Note

Contrairement aux distributions précédentes de Red Hat Enterprise Linux, sur Red Hat Enterprise Linux 7 TigerVNC utilise le démon de gestion de systèmes systemd pour sa configuration. Le fichier de configuration /etc/sysconfig/vncserver a été remplacé par /etc/systemd/system/vncserver@.service.

11.1. Serveur VNC

vncserver est un utilitaire qui lance un bureau VNC (Virtual Network Computing). Il exécute Xvnc avec les options appropriées et lance un gestionnaire de fenêtre sur le bureau VNC. vncserver autorise les utilisateurs à exécuter des sessions séparées en parallèle sur une machine qui peut ensuite être accédée par un nombre illimité de clients, quelle que soit leur origine.

11.1.1. Installer un serveur VNC

Pour installer le serveur TigerVNC, veuillez exécuter la commande suivante en tant qu'utilisateur root :
~]# yum install tigervnc-server
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11.1.2. Configurer un serveur VNC

Le serveur VNC peut être configuré pour lancer un affichage pour un ou plusieurs utilisateurs, à condition que les comptes de ces utilisateurs existent sur le système, avec des paramètres optionnels comme les paramètres d'affichage, l'adresse et le port réseau, et les paramètres de sécurité.

Procédure 11.1. Configurer un affichage VNC pour un utilisateur unique

  1. Un fichier de configuration nommé /etc/systemd/system/vncserver@.service est requis. Pour créer ce fichier, copiez le fichier /usr/lib/systemd/system/vncserver@.service en tant qu'utilisateur root :
    ~]# cp /usr/lib/systemd/system/vncserver@.service /etc/systemd/system/vncserver@.service
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    Il n'est pas nécessaire d'inclure le numéro d'affichage dans le nom du fichier car systemd crée automatiquement l'instance nommée de manière appropriée en mémoire à la demande, en remplaçant '%i' dans le fichier du service par le numéro d'affichage. Pour un utilisateur unique, il n'est pas nécessaire de renommer le fichier. Pour de multiples utilisateurs, un fichier de service nommé de manière unique est requis pour chaque utilisateur, par exemple, en ajoutant le nom d'utilisateur au nom du fichier. Veuillez consulter Section 11.1.2.1, « Configurer un serveur VNC pour deux utilisateurs » pour obtenir plus de détails.
  2. Modifiez /etc/systemd/system/vncserver@.service, en remplaçant USER par le nom de l'utilisateur. Veuillez laisser les lignes restantes du fichier intactes. L'argument -geometry spécifie la taille du bureau VNC à créer. Par défaut, celle-ci est définie sur 1024x768.
    ExecStart=/usr/sbin/runuser -l USER -c "/usr/bin/vncserver %i -geometry 1280x1024"
    PIDFile=/home/USER/.vnc/%H%i.pid
    
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  3. Enregistrez les changements.
  4. Pour que les changements entrent en vigueur immédiatement, veuillez exécuter la commande suivante :
    ~]# systemctl daemon-reload
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  5. Paramétrez le mot de passe de l'utilisateur (ou des utilisateurs) défini(s) dans le fichier de configuration. Remarquez que vous devrez d'abord passer de l'utilisateur root à utilisateur USER.
    ~]# su - USER
    ~]$ vncpasswd
    Password:
    Verify:
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    Important

    Le mot de passe stocké n'est pas chiffré, toute personne ayant accès au fichier de mot de passe peut trouver le mot de passe en texte clair.
11.1.2.1. Configurer un serveur VNC pour deux utilisateurs
Si vous souhaitez configurer plus d'un utilisateur sur la même machine, veuillez créer différents fichiers de service de type modèle, un par utilisateur.
  1. Créez deux fichiers de service, par exemple vncserver-USER_1@.service et vncserver-USER_2@.service. Veuillez substituer USER dans ces deux fichiers par le nom d'utilisateur correct.
  2. Définissez les mots de passe pour les deux utilisateurs :
    ~]$ su - USER_1
    ~]$ vncpasswd
    Password:
    Verify:
    ~]$ su - USER_2
    ~]$ vncpasswd
    Password:
    Verify:
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11.1.3. Lancer le serveur VNC

Pour lancer ou activer le service, spécifiez le numéro d'affichage directement dans la commande. Le fichier configuré ci-dessus dans Procédure 11.1, « Configurer un affichage VNC pour un utilisateur unique » sert de modèle, dans lequel %i est remplacé par le numéro d'affichage par systemd. Avec un numéro d'affichage valide, exécutez la commande suivante :
~]# systemctl start vncserver@:display_number.service
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Vous pouvez également autoriser le service à être lancé automatiquement lors du démarrage système. Puis, une fois connecté, vncserver est automatiquement lancé. En tant qu'utilisateur root, veuillez exécuter une commande comme suit :
~]# systemctl enable vncserver@:display_number.service
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À ce moment, d'autres utilisateurs sont en mesure d'utiliser un programme visionneur VNC pour se connecter au serveur VNC en utilisant le numéro d'affichage et le mot de passe défini. À condition qu'un bureau graphique soit installé, une instance de ce bureau sera affichée. Il ne s'agira pas de la même instance que celle qui est actuellement affichée sur la machine cible.
Pour les deux serveurs VNC configurés, vncserver-USER_1@.service et vncserver-USER_2@.service, vous pouvez activer différents numéros d'affichage. Par exemple, les commande suivantes amèneront le serveur VNC de l'utilisateur USER_1 à être lancé sur l'affichage 3, et au serveur VNC de l'utilisateur USER_2 à être lancé sur l'affichage 5 :
~]# systemctl start vncserver-USER_1@:3.service
~]# systemctl start vncserver-USER_2@:5.service
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11.1.4. Fermer une session VNC

De même que pour l'activation du service vncserver, il est possible de désactiver le lancement automatique du service pendant le démarrage système :
~]# systemctl disable vncserver@:display_number.service
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Sinon, lorsque votre système est en cours d'utilisation, vous pouvez arrêter le service en exécutant la commande suivante, en tant qu'utilisateur root :
~]# systemctl stop vncserver@:display_number.service
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11.2. Partager un Bureau existant

Dnas une installation normale, un utilisateur se connecte à un ordinateur de bureau fourni par un serveur X avec 0 affiché. Un utilisateur peut partager son ordinateur de bureau par l'intermédiaire du serveur TigerVNC x0vncserver.

Procédure 11.2. Partager un ordinateur de bureau X

Pour partager l'ordinateur de bureau en tant qu'utilisateur connecté, avec x0vncserver, procédez ainsi :
  1. Saisir la commande suivante en tant qu'utilisateur root
    ~]# yum install tigervnc-server
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  2. Voir le mot de passe VNC de l'utilisateur :
    ~]$ vncpasswd
    Password:
    Verify:
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  3. Exécutez la commande suivante en tant qu'utilisateur :
    ~]$ x0vncserver -PasswordFile=.vnc/passwd -AlwaysShared=1
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Si le parefeu est configuré de façon à atoriser des connexions au port 5900, le visionneur distant peut maintenant se connecter pour afficher 0, et voir le bureau utilisateur connecté. Voir Section 11.3.2.1, « Configurer le pare-feu pour VNC » pour obtenir des informations sur la façon de configurer le parefeu.

11.3. Visionneur VNC

vncviewer est un programme qui affiche les interfaces utilisateur graphique et contrôle vncserver à distance.
Pour opérer vncviewer, il existe un menu contextuel qui contient des entrées permettant d'effectuer diverses actions, comme basculer en et hors du mode plein écran, ou quitter le visionneur. Alternativement, il est possible d'opérer vncviewer via le terminal. Saisissez vncviewer -h sur la ligne de commande pour répertorier les paramètres de vncviewer.

11.3.1. Installer le visionneur VNC Viewer

Pour installer le client TigerVNC vncviewer, veuillez exécuter la commande suivante en tant qu'utilisateur root :
~]# yum install tigervnc
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11.3.2. Connexion au serveur VNC

Une fois que le serveur VNC est configuré, vous pouvez vous y connecter à partir de n'importe quel visionneur VNC.

Procédure 11.3. Connexion à un serveur VNC à l'aide d'une interface utilisateur graphique

  1. Saisissez la commande vncviewer sans le moindre argument, et l'utilitaire VNC Viewer: Connection Details s'affichera. Il demandera alors sur quel serveur VNC la connexion doit être établie.
  2. Si nécessaire, pour empêcher de déconnecter toute connexion VNC sur le même affichage, sélectionnez l'option permettant de partager le bureau, comme suit :
    1. Sélectionnez le bouton Options.
    2. Sélectionnez l'onglet Divers.
    3. Sélectionnez le bouton Partagé.
    4. Appuyez sur Valider pour retourner au menu principal.
  3. Veuillez saisir une adresse et un numéro d'affichage auquel vous connecter :
    address:display_number
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  4. Veuillez appuyer sur Connecter pour vous connecter à l'affichage du serveur VNC.
  5. Il vous sera demandé de saisir le mot de passe VNC. Ce sera le mot de passe VNC pour l'utilisateur correspondant au numéro d'affichage, à moins qu'un mot de passe VNC global par défaut n'ait été paramétré.
    Une fenêtre apparaît affichant le bureau du serveur VNC. Remarquez qu'il ne s'agit pas du bureau qu'un utilisateur normal peut voir, il s'agit d'un bureau Xvnc.

Procédure 11.4. Connexion à un serveur VNC à l'aide de l'interface de ligne de commande

  1. Veuillez saisir la commande viewer avec l'adresse et le numéro d'affichage comme arguments :
    vncviewer address:display_number
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    , où address est une adresse IP ou un nom d'hôte.
  2. Authentifiez-vous en saisissant le mot de passe VNC. Ce sera le mot de passe VNC de l'utilisateur correspondant au numéro d'affichage, à moins qu'un mot de passe VNC global par défaut n'ait été paramétré.
  3. Une fenêtre apparaît affichant le bureau du serveur VNC. Remarquez qu'il ne s'agit pas du bureau qu'un utilisateur normal peut voir, il s'agit du bureau Xvnc.
11.3.2.1. Configurer le pare-feu pour VNC
Lors de l'utilisation d'une connexion non chiffrée, firewalld peut bloquer la connexion. Pour autoriser firewalld à transférer les paquets VNC, vous pouvez ouvrir des ports spécifiques au trafic TCP. Lors de l'utilisation de l'option -via, le trafic est redirigé sur SSH, qui est activé par défaut dans firewalld.

Note

Le port par défaut du serveur VNC est le port 5900. Pour atteindre le port par lequel un bureau distant est accessible, faîtes la somme du port par défaut et du numéro d'affichage assigné à l'utilisateur. Par exemple, pour le second affichage : 2 + 5900 = 5902.
Pour les affichages 0 à 3, utilisez la prise en charge firewalld du service VNC par l'option service comme décrit ci-dessous. Remarquez que pour les numéros d'affichage supérieurs à 3, les ports correspondants devront être spécifiquement ouverts, comme expliqué dans Procédure 11.6, « Ouvrir des ports sur firewalld ».

Procédure 11.5. Activer le service VNC sur firewalld

  1. Veuillez exécuter la commande suivante pour afficher les informations concernant les paramètres firewalld :
    ~]$ firewall-cmd --list-all
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  2. Pour autoriser toutes les connexions VNC en provenance d'une adresse particulière, veuillez utiliser une commande comme suit :
    ~]# firewall-cmd --add-rich-rule='rule family="ipv4" source address="192.168.122.116" service name=vnc-server accept'
    success
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    Veuillez noter que ces changements ne persisteront pas lors d'un nouveau démarrage. Pour rendre les changements au parefeu permanents, répétez la commande an ajoutant l'option --permanent. Veuillez consulter le Guide de sécurité Red Hat Enterprise Linux 7 pour obtenir davantage d'informations sur l'utilisation de commandes en langage riche pour pare-feux.
  3. Pour vérifier les paramètres ci-dessus, veuillez utiliser une commande comme suit :
    ~]# firewall-cmd --list-all
    public (default, active)
      interfaces: bond0 bond0.192
      sources:
      services: dhcpv6-client ssh
      ports:
      masquerade: no
      forward-ports:
      icmp-blocks:
      rich rules:
    	rule family="ipv4" source address="192.168.122.116" service name="vnc-server" accept
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Pour ouvrir un port spécifique ou une gamme de ports, utilisez l'option --add-port sur l'outil de ligne de commande firewall-cmd. Par exemple, l'affichage VNC 4 requiert que le port 5904 soit ouvert au trafic TCP.

Procédure 11.6. Ouvrir des ports sur firewalld

  1. Pour ouvrir un port au trafic TCP dans la zone publique, veuillez exécuter la commande suivante en tant qu'utilisateur root :
    ~]# firewall-cmd --zone=public --add-port=5904/tcp
    success
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  2. Pour afficher les ports actuellement ouverts à la zone publique, veuillez exécuter une commande comme suit :
    ~]# firewall-cmd --zone=public --list-ports
    5904/tcp
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Un port peut être supprimé en utilisant la commande firewall-cmd --zone=zone --remove-port=number/protocol.
Veuillez noter que ces changements ne persisteront pas lors d'un nouveau démarrage. Pour rendre les changements au parefeu permanents, répétez la commande an ajoutant l'option --permanent. Pour obtenir davantage d'informations sur l'ouverture et la fermeture des ports de firewalld, veuillez consulter le Guide de sécurité Red Hat Enterprise Linux 7 .

11.3.3. Connexion à un serveur VNC à l'aide de SSH

VNC est un protocole réseau en texte clair sans la moindre sécurité contre des attaques possibles sur les communications. Pour rendre ces communications sécurisées, vous pouvez chiffrer votre connexion serveur-client en utilisant l'option -via. Cela créera un tunnel SSH entre le serveur VNC et le client.
Le format de la commande pour chiffrer une connecion serveur-client VNC est comme suit :
vncviewer -via user@host:display_number
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Exemple 11.1. En utilisant l'option -via

  1. Pour se connecter à un serveur VNC en utilisant SSH, veuillez saisir une commande comme suit :
    ~]$ vncviewer -via USER_2@192.168.2.101:3
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  2. Lorsque cela vous est demandé, saisissez le mot de passe, et confirmez en appuyant sur Entrée.
  3. Une fenêtre avec un bureau distant s'affichera sur votre écran.
Restreindre l'accès VNC
Si vous souhaitez uniquement avoir des connexions chiffrées, il est possible d'empêcher les connexions non chiffrées en utilisant l'option -localhost dans le fichier systemd.service, la ligne ExecStart :
ExecStart=/usr/sbin/runuser -l user -c "/usr/bin/vncserver -localhost %i"
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Cela empêchera vncserver d'accepter toute connexion, sauf les connexions de l'hôte local et les connexions transférées par port ayant été envoyées à l'aide de SSH, conséquemment à l'utilisation de l'option -via.
Pour obtenir davantage d'informations sur l'utilisation de SSH, veuillez consulter le Chapitre 10, OpenSSH.

11.4. Ressources supplémentaires

Pour obtenir davantage d'informations sur TigerVNC, veuillez consulter les ressources répertoriées ci-dessous.

Documentation installée

  • vncserver(1) — la page du manuel de l'utilitaire du serveur VNC.
  • vncviewer(1) — la page du manuel du visionneur VNC.
  • vncpasswd(1) — la page du manuel de la commande du mot de passe VNC.
  • Xvnc(1) — la page du manuel des options de configuration du serveur Xvnc.
  • x0vncserver(1) — la page du manuel du serveur TigerVNC pour le partage de serveurs X existants.

Partie V. Serveurs

Cette partie traite des différents sujets liés aux serveurs, comme la manière de paramétrer un serveur web ou de partager des fichiers et répertoires sur un réseau.

Chapitre 12. Serveurs web

Un serveur web est un service réseau qui remet un contenu à un client à travers le web. Habituellement, cela signifie des pages web, mais tout autre document peut également être remis. Les serveurs web sont également appelés des serveurs HTTP , car ils utilisent le protocole de transport hypertexte (HTTP).

12.1. Serveur Apache HTTP

Le serveur web disponible sur Red Hat Enterprise Linux 7 est la version 2.4 du Serveur Apache HTTP, httpd, un serveur web open source développé par la Fondation Apache Software.
Si vous effectuez une mise à niveau à partir d'une version précédente de Red Hat Enterprise Linux, vous devrez mettre à jour la configuration du service httpd. Cette section traite de certaines nouvelles fonctionnalités ajoutées, souligne les changements importants entre les versions 2.2 et 2.4 du serveur Apache HTTP, et vous guide à travers la mise à jour des anciens fichiers de configuration.

12.1.1. Changements notables

Le serveur Apache HTTP sur Red Hat Enterprise Linux 7 propose les changements suivants comparé à Red Hat Enterprise Linux 6 :
Contrôle du service httpd
Avec la migration vers l'extérieur des scripts init SysV, les administrateurs de serveur devront se mettre à utiliser les commandes apachectl et systemctl pour contrôler le service, à la place de la commande service. Les exemples suivants sont spécifiques au service httpd.
La commande :
service httpd graceful
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est remplacée par
apachectl graceful
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. Le fichier unité systemd de httpd a un comportement différent du script init, comme suit :
  • Un redémarrage correct est utilisé par défaut lorsque le service est rechargé.
  • Un arrêt correct est utilisé par défaut lorsque le service est arrêté.
La commande :
service httpd configtest
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est remplacée par
apachectl configtest
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Répertoire /tmp privé
Pour améliorer la sécurité du système, le fichier unité systemd exécute le démon httpd en utilisant un répertoire privé /tmp, séparé du répertoire /tmp du système.
Structure de la configuration
Les fichiers de configuration qui chargent les modules sont désormais placés dans le répertoire /etc/httpd/conf.modules.d/. Les paquets fournissant des modules supplémentaires qui peuvent être chargés pour httpd, comme php, placeront un fichier dans ce répertoire. Une directive Include avant la section principale du fichier /etc/httpd/conf/httpd.conf est utilisée pour inclure les fichiers dans le répertoire /etc/httpd/conf.modules.d/. Cela signifie que tous les fichiers de configuration de conf.modules.d/ sont traités avant le corps principal de httpd.conf. Une directive IncludeOptional pour les fichiers dans le répertoire /etc/httpd/conf.d/ est placée à la fin du fichier httpd.conf. Cela signifie que les fichiers qui se trouvent dans /etc/httpd/conf.d/ sont désormais traités après le corps principal de httpd.conf.
Certains fichiers de configuration supplémentaires sont fournis par le paquet httpd :
  • /etc/httpd/conf.d/autoindex.conf — Permet de configurer l'indexation du répertoire mod_autoindex.
  • /etc/httpd/conf.d/userdir.conf — Permet de configurer l'accès aux répertoires utilisateurs. Par exemple, http://example.com/~username/ ; ce type d'accès est désactivé par défaut pour des raisons de sécurité.
  • /etc/httpd/conf.d/welcome.conf — Tout comme dans les versions précédentes, cela permet de configurer la page d'accueil affichée pour http://localhost/ lorsqu'aucun contenu n'est présent.
Configuration par défaut
Un fichier httpd.conf minimal est désormais fourni par défaut. De nombreux paramètres de configuration courants, comme Timeout ou KeepAlive, ne sont plus explicitement configurés dans la configuration par défaut ; au lieu de ceux-ci, les paramètres codés de manière irréversibles seront utilisés par défaut. Les paramètres codés de manière irréversible par défaut pour toutes les directives de configuration sont spécifiés dans le manuel. Veuillez consulter la section intitulée « Documentation installable » pour obtenir davantage d'informations.
Modifications incompatibles de la syntaxe
Lors de la migration d'une configuration existante de httpd 2.2 à httpd 2.4, un certain nombre de modifications incompatibles en arrière apportées à la syntaxe de la configuration httpd nécessiteront des changements. Veuillez consulter le document Apache suivant pour obtenir davantage d'informations concernant la mise à niveau de http://httpd.apache.org/docs/2.4/upgrading.html
Modèle de traitement
Dans les versions précédentes de Red Hat Enterprise Linux, différents modèles de multiples traitements (« multi-processing models », ou MPM) étaient disponibles aux différents binaires httpd : le modèle fourchu, « prefork », /usr/sbin/httpd ; et le modèle basé sur thread « worker », /usr/sbin/httpd.worker.
Sur Red Hat Enterprise Linux 7, seul un binaire httpd est utilisé, et trois MPM sont disponibles en tant que modules chargeables : « worker », « prefork » (par défaut), et « event ». Veuillez modifier le fichier de configuration /etc/httpd/conf.modules.d/00-mpm.conf comme requis, en ajoutant et supprimant le caractère dièse (#), afin qu'un seul des trois modules MPM soit chargé.
Modifications de paquets
Les modules d'authentification et d'autorisation LDAP sont désormais fournis dans un sous-paquet séparé, mod_ldap. Le nouveau module mod_session et les modules d'aide associés sont fournis dans un nouveau sous-paquet, mod_session. Les nouveaux modules mod_proxy_html et mod_xml2enc sont fournis dans un nouveau sous-paquet, mod_proxy_html. Ces paquets se trouvent tous dans le canal « Optional ».

Note

Avant de vous abonner aux canaux « Optional » et « Supplementary », veuillez consulter les Détails de l'étendue de la couverture. Si vous décidez d'installer des paquets à partir de ces canaux, veuillez suivre les étapes documentées dans l'article nommé Comment accéder aux canaux « Optional » et « Supplementary » et aux paquets -devel en utilisant Red Hat Subscription Manager (RHSM) ? sur le Portail Client Red Hat.
Empaquetage des structures de systèmes de fichiers
Le répertoire /var/cache/mod_proxy/ n'est plus fourni ; à la place, le répertoire /var/cache/httpd/ est empaqueté avec un sous-répertoire proxy et ssl.
Le contenu empaqueté avec httpd a été déplacé de /var/www/ à /usr/share/httpd/ :
  • /usr/share/httpd/icons/ — Le répertoire contenant un ensemble d'icônes avec des indices de répertoire, auparavant contenus dans /var/www/icons/, a été déplacé sur /usr/share/httpd/icons/. Disponible sur http://localhost/icons/ dans la configuration par défaut ; l'emplacement et la disponibilité des icônes est configurable dans le fichier /etc/httpd/conf.d/autoindex.conf.
  • /usr/share/httpd/manual//var/www/manual/ a été déplacé sur /usr/share/httpd/manual/. Ce répertoire, qui fait partie du paquet httpd-manual, contient la version HTML du manuel de httpd. Disponible sur http://localhost/manual/ si le paquet est installé, l'emplacement et la disponibilité du manuel sont configurables dans le fichier /etc/httpd/conf.d/manual.conf.
  • /usr/share/httpd/error//var/www/error/ a été déplacé sur /usr/share/httpd/error/. Pages d'erreurs HTTP de langues multiples personnalisées. Non configuré par défaut, le fichier de configuration exemple est fourni sur /usr/share/doc/httpd-VERSION/httpd-multilang-errordoc.conf.
Authentifications, autorisations et contrôle des accès
Les directives de configuration utilisées pour contrôler l'authentification, les autorisations et le contrôle des accès ont changé de manière significative. Les fichiers de configuration existants qui utilisent les directives Order, Deny et Allow doivent être adaptés afin de pouvoir utiliser la nouvelle syntaxe Require. Veuillez consulter le document Apache suivant pour obtenir davantage d'informations : http://httpd.apache.org/docs/2.4/howto/auth.html
suexec
Pour améliorer la sécurité du système, le binaire suexec n'est plus installé par l'équivalent de l'utilisateur root ; au lieu de cela, il possède une fonctionnalité  «bit Set» dans le système de fichiers, qui limite les restrictions. En conjonction avec ce changement, le binaire suexec n'utilise plus le fichier journal /var/log/httpd/suexec.log. Au lieu de cela, des messages de journalisation sont envoyés sur syslog. Par défaut, ceux-ci apparaîtront dans le fichier journal /var/log/secure.
Interface du module
Des modules binaires de tierce-partie créés avec httpd 2.2 ne sont pas compatibles avec httpd 2.4 à cause de changements apportés à l'interface du module httpd. De tels modules devront être ajustés comme nécessaire pour l'interface du module httpd 2.4, puis recréés. Une liste détaillée des changements d'API dans la version 2.4 sont disponibles ici : http://httpd.apache.org/docs/2.4/developer/new_api_2_4.html.
Le binaire apxs utilisé pour créer des modules source a été déplacé de /usr/sbin/apxs à /usr/bin/apxs.
Modules supprimés
Liste des modules httpd supprimés de Red Hat Enterprise Linux 7 :
mod_auth_mysql, mod_auth_pgsql
httpd 2.4 fournit la prise en charge de l'authentification de bases de données SQL de manière interne dans le module mod_authn_dbd.
mod_perl
mod_perl n'est pas officiellement pris en charge avec httpd 2.4 en amont.
mod_authz_ldap
httpd 2.4 offre la prise en charge LDAP dans le sous-paquet mod_ldap en utilisant mod_authnz_ldap.

12.1.2. Mettre à jour la configuration

Pour mettre à jour les fichiers de configuration à partir de la version 2.2 d'Apache HTTP Server, veuillez effectuer les étapes suivantes :
  1. Comme ils peuvent avoir été modifiés, assurez-vous que tous les noms de modules soient corrects. Ajustez la directive LoadModule pour chaque module dont le nom a changé.
  2. Compilez à nouveau tous les modules de tierce-partie avant de tenter de les charger. Typiquement, cela signifie des modules d'authentification et d'autorisation.
  3. Si vous utilisez le module mod_userdir, assurez-vous que la directive UserDir indiquant un nom de répertoire (habituellement public_html) soit effectivement fournie.
  4. Si vous utilisez Apache HTTP Secure Server, veuillez consulter la Section 12.1.8, « Activer le module mod_ssl » pour obtenir des informations importantes sur l'activation du protocole SSL (« Secure Sockets Layer »).
Remarquez qu'il est possible de vérifier les erreurs possibles de la configuration en utilisant la commande suivante :
~]# apachectl configtest
Syntax OK
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Pour obtenir davantage d'informations sur la mise à niveau de la configuration d'Apache HTTP Server depuis la version 2.2 à la version 2.4, veuillez consulter http://httpd.apache.org/docs/2.4/upgrading.html.

12.1.3. Exécuter le service httpd

Cette section décrit comment lancer, arrêter, redémarrer, et vérifier le statut actuel du serveur Apache HTTP Server. Pour être en mesure d'utiliser le service httpd, assurez-vous que httpd soit effectivement installé. Cela peut être effectué en utilisant la commande suivante :
~]# yum install httpd
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Pour obtenir davantage d'informations sur le concept des cibles et sur la manière de gérer les services système dans Red Hat Enterprise Linux, veuillez consulter le Chapitre 9, Gérer les services avec systemd.
12.1.3.1. Lancer le service
Pour exécuter le service httpd, veuillez saisir ce qui suit à l'invite de shell en tant qu'utilisateur root :
~]# systemctl start httpd.service
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Si vous souhaitez que le service soit automatiquement lancé pendant le démarrage, veuillez utiliser la commande suivante :
~]# systemctl enable httpd.service
Created symlink from /etc/systemd/system/multi-user.target.wants/httpd.service to /usr/lib/systemd/system/httpd.service.
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Note

Si Apache HTTP Server est exécuté en tant que serveur sécurisé, un mot de passe pourrait être requis après le démarrage de la machine si une clé SSL privée chiffrée est utilisée.
12.1.3.2. Arrêter le service
Pour arrêter le service en cours d'exécution httpd, veuillez saisir ce qui suit dans une invite de shell en tant qu'utilisateur root :
~]# systemctl stop httpd.service
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Pour empêcher le service d'être lancé automatiquement pendant le démarrage, veuillez saisir :
~]# systemctl disable httpd.service
Removed symlink /etc/systemd/system/multi-user.target.wants/httpd.service.
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12.1.3.3. Redémarrer le service
Il existe trois différentes manières de redémarrer un service httpd :
  1. Pour redémarrer le système entièrement, exécutez la commande suivante en tant qu'utilisateur root :
    ~]# systemctl restart httpd.service
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    Ceci arrête le service en cours d'exécution httpd et le lance immédiatement après. Veuillez utiliser cette commande après avoir installé ou supprimé un module chargé dynamiquement, comme le module PHP.
  2. Pour uniquement recharger la configuration, veuillez saisir en tant qu'utilisateur root :
    ~]# systemctl reload httpd.service
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    Ceci cause au service en cours d'exécution httpd de recharger son fichier de configuration. Toute requête actuellement en cours de traitement sera interrompue, ce qui pourrait causer à un navigateur client d'afficher un message d'erreur ou d'effectuer un rendu partiel de page.
  3. Pour recharger sa configuration sans affecter de requête active, veuillez saisir la commande suivante en tant qu'utilisateur root :
    ~]# apachectl graceful
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    Ceci cause au service en cours d'exécution httpd de recharger son fichier de configuration. Toute requête actuellement en cours de traitement continuera d'utiliser l'ancienne configuration.
Pour obtenir davantage d'informations sur la manière de gérer les services système sur Red Hat Enterprise Linux 7, veuillez consulter le Chapitre 9, Gérer les services avec systemd.
12.1.3.4. Vérifier le statut du service
Pour vérifier que le service httpdest effectivement en cours d'exécution, veuillez saisir ce qui suit dans l'invite du shell :
~]# systemctl is-active httpd.service
active
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12.1.4. Modifier les fichiers de configuration

Lorsque le service httpd est lancé, par défaut, il lit la configuration à partir d'emplacements répertoriés dans la Tableau 12.1, « Fichiers de configuration du service httpd ».
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Tableau 12.1. Fichiers de configuration du service httpd
CheminDescription
/etc/httpd/conf/httpd.conf Fichier de configuration principal.
/etc/httpd/conf.d/ Répertoire auxiliaire pour les fichiers de configuration inclus dans le fichier de configuration principal.
Même si la configuration par défaut est convenable dans la plupart des situations, il est préférable de se familiariser avec certaines des options de configuration plus importantes. Remarquez que pour que tout changement puisse entrer en vigueur, le serveur web doit d'abord être redémarré. Veuillez consulter la Section 12.1.3.3, « Redémarrer le service » pour obtenir davantage d'informations sur la manière de redémarrer le service httpd.
Pour vérifier que la configuration ne contienne pas d'erreurs possibles, veuillez saisir ce qui suit dans une invite de shell :
~]# apachectl configtest
Syntax OK
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Pour faciliter la récupération après des erreurs, il est recommandé d'effectuer une copie du fichier d'origine avant de le modifier.

12.1.5. Utiliser des modules

Étant une application modulaire, le service httpd est distribué avec un certain nombre d'objets partagés dynamiques (« Dynamic Shared Objects », ou DSO), qui peuvent être chargés ou déchargés dynamiquement pendant le runtime, selon les besoins. Dans Red Hat Enterprise Linux 7, ces modules se trouvent dans /usr/lib64/httpd/modules/.
12.1.5.1. Charger un module
Pour charger un module DSO particulier, utilisez la directive LoadModule. Remarquez que les modules fournis par un paquet séparé possèdent souvent leur propre fichier de configuration dans le répertoire /etc/httpd/conf.d/.

Exemple 12.1. Charger mod_ssl DSO

LoadModule ssl_module modules/mod_ssl.so
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Une fois que vous aurez terminé, redémarrez le serveur web pour recharger la configuration. Veuillez consulter la Section 12.1.3.3, « Redémarrer le service » pour obtenir davantage d'informations sur la manière de redémarrer le service httpd.
12.1.5.2. Écrire un module
Si vous comptez créer un nouveau module DSO, assurez-vous que le paquet httpd-devel soit installé. Pour faire cela, veuillez saisir la commande suivante en tant qu'utilisateur root :
~]# yum install httpd-devel
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Ce paquet contient les fichiers « include », les fichiers d'en-tête « header », et l'utilitaire APache eXtenSion (apxs) requis pour compiler un module.
Une fois écrit, le module peut être créé par la commande suivante :
~]# apxs -i -a -c module_name.c
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Si le build a été créé avec succès, vous devriez pouvoir charger le module de la même manière que tout autre module distribué avec le serveur Apache HTTP Server.

12.1.6. Paramétrer des hôtes virtuels

L'hébergement virtuel intégré d'Apache HTTP Server permet au serveur de fournir différentes informations basées sur l'adresse IP, le nom d'hôte, ou le port requis.
Pour créer un hôte virtuel basé nom, copiez l'exemple de fichier de configuration /usr/share/doc/httpd-VERSION/httpd-vhosts.conf dans le répertoire /etc/httpd/conf.d/, et remplacez les valeurs d'espaces réservés @@Port@@ et @@ServerRoot@@. Personnalisez les options selon vos besoins, comme affiché dans l'Exemple 12.2, « Exemple de configuration d'hôte virtuel ».

Exemple 12.2. Exemple de configuration d'hôte virtuel

<VirtualHost *:80>
    ServerAdmin webmaster@penguin.example.com
    DocumentRoot "/www/docs/penguin.example.com"
    ServerName penguin.example.com
    ServerAlias www.penguin.example.com
    ErrorLog "/var/log/httpd/dummy-host.example.com-error_log"
    CustomLog "/var/log/httpd/dummy-host.example.com-access_log" common
</VirtualHost>
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Remarquez que ServerName doit être un nom DNS valide assigné à la machine. Le conteneur <VirtualHost> est hautement personnalisable, et accepte la plupart des directives disponibles dans la configuration du serveur principal. Les directives qui ne sont pas prises en charge dans ce conteneur incluent User et Group, remplacées par SuexecUserGroup.

Note

Si vous configurez un hôte virtuel pour qu'il écoute sur un port qui n'est pas un port par défaut, assurez-vous de mettre à jour la directive Listen dans la section des paramètres globaux du fichier /etc/httpd/conf/httpd.conf en conséquence.
Pour activer un nouvel hôte virtuel créé, le serveur web doit d'abord être redémarré. Veuillez consulter la Section 12.1.3.3, « Redémarrer le service » pour obtenir davantage d'informations sur la manière de redémarrer le service httpd.

12.1.7. Paramétrer un serveur SSL

Secure Sockets Layer (SSL) est un protocole de chiffrement permettant à un serveur et un client de communiquer de manière sécurisée. Avec sa version étendue et améliorée nommée Transport Layer Security (TLS), confidentialité et intégrité des données sont assurées. Le serveur Apache HTTP Server combiné à mod_ssl, un module qui utilise le kit de ressources OpenSSL pour fournir la prise en charge SSL/TLS, est couramment appelé un serveur SSL. Red Hat Enterprise Linux prend également en charge l'utilisation de Mozilla NSS comme implémentation TLS. La prise en charge de Mozilla NSS est fournie par le module mod_nss.
Contrairement à une connexion HTTP qui pourrait être lue et probablement modifiée par toute personne capable de l'intercepter, l'utilisation de SSL/TLS sur HTTP, également appelée HTTPS, empêche toute inspection ou modification du contenu transmis. Cette section fournit des informations de base sur la manière d'activer ce module dans la configuration du serveur Apache HTTP Server, et vous guide à travers le processus de génération de clés privées et de certificats auto-signés.
12.1.7.1. Vue d'ensemble des certificats et de la sécurité
Les communications sécurisées sont basées sur l'usage de clés. Avec le chiffrement symétrique ou conventionel, les deux côtés de la transaction ont la même clé et peuvent l'utiliser pour décoder les transmissions de l'un ou de l'autre. D'autre part, avec le chiffrement asymétrique ou public, deux clés coexistent : une clé privée qui est gardée secrète, et une clé publique qui est habituellement partagée publiquement. Même si les données sont chiffrées avec la clé publique, elles peuvent uniquement être déchiffrées avec la clé privée, et les données chiffrées avec la clé privée peuvent uniquement être déchiffrées avec la clé publique.
Pour fournir des communications sécurisées en utilisant SSL, un serveur SSL doit utiliser un certificat digital signé par une Autorité de certification (AC). Le certificat répertorie les divers attributs du serveur (c'est-à-dire, le nom d'hôte du serveur, le nom de l'entreprise, son emplacement, etc.), et la signature est produite en utilisant la clé privée de l'autorité de certification. Cette signature assure qu'une autorité de certification particulière a signé le certificat, et que le certificat n'a été modifié d'aucune manière.
Lorsqu'un navigateur web établit une nouvelle connexion SSL, il vérifie le certificat fourni par le serveur web. Si le certificat ne possède pas de signature d'une autorité de certification (AC) de confiance, ou si le nom d'hôte répertorié dans le certificat ne correspond pas au nom d'hôte utilisé pour établir la connexion, il refusera de communiquer avec le serveur et présentera normalement un message d'erreur approprié à l'utilisateur.
Par défaut, la plupart des navigateurs web sont configurés pour faire confiance à un ensemble d'autorités de certification (AC) couramment utilisées. Par conséquent, une AC appropriée devrait être choisie lors du paramétrage d'un serveur sécurisé, afin que les utilisateurs cibles puissent fait confiance à la connexion, sinon ils recevront un message d'erreur et devront accepter le certificat manuellement. Comme encourager des utilisateurs à outrepasser des erreurs de certification peut permettre à une personne malveillante d'intercepter la connexion, une autorité de certification de confiance devrait être utilisée dans la mesure du possible. Pour obtenir davantage d'informations sur cela, veuillez consulter la Tableau 12.2, « Informations sur les listes d'AC utilisées par des navigateurs web communs ».
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Tableau 12.2. Informations sur les listes d'AC utilisées par des navigateurs web communs
Navigateur WebLien
Mozilla FirefoxListe d'AC root Mozilla.
OperaInformations sur les certificats root utilisés par Opera.
Internet ExplorerInformations sur les certificats root utilisés par Microsoft Windows.
ChromiumInformations sur les certificats root utilisés par le projet Chromium.
Lors du paramétrage d'un serveur SSL, vous devrez générer une requête de certificat et une clé privée, puis envoyez la requête de certificat, la preuve de l'identité de l'entreprise, et le paiement à l'autorité de certification. Une fois que l'AC aura vérifié la requête du certificat et votre identité, elle vous enverra un certificat signé que vous pourrez utiliser avec votre serveur. Alternativement, il est possible de créer un certificat auto-signé qui ne contient pas de signature d'AC, et qui devrait être uniquement utilisé pour effectuer des tests.

12.1.8. Activer le module mod_ssl

Si vous souhaitez paramétrer un serveur SSL ou HTTPS en utilisant mod_ssl, il n'est pas possible qu'une autre application ou qu'un autre module, comme mod_nss, soit configuré pour utiliser le même port. Le port 443 est le port par défaut pour HTTPS.
Pour paramétrer un serveur SSL en utilisant le module mod_ssl et le kit de ressources OpenSSL toolkit, veuillez installer les paquets mod_ssl et openssl. Saisissez la commande suivante en tant qu'utilisateur root :
~]# yum install mod_ssl openssl
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Cela créera le fichier de configuration mod_ssl sur /etc/httpd/conf.d/ssl.conf, qui est inclus dans le fichier de configuration principal du serveur Apache HTTP Server par défaut. Pour que le module soit chargé, veuillez redémarrer le service httpd comme décrit dans la Section 12.1.3.3, « Redémarrer le service ».

Important

À cause de la vulnérabilité décrite sur POODLE: SSLv3 vulnerability (CVE-2014-3566), Red Hat recommande de désactiver SSL et d'utiliser TLSv1.1 ou TLSv1.2 uniquement. Une rétrocompatibilité peut être effectuée en utilisant TLSv1.0. De nombreux produits pris en charge par Red Hat ont la capacité d'utiliser le protocole SSLv2 ou SSLv3, ou de les activer par défaut. Cependant, l'utilisation de SSLv2 ou de SSLv3 est désormais fortement déconseillée.
12.1.8.1. Activer et désactiver SSL et TLS sur mod_ssl
Pour activer et désactiver des versions particulières des protocoles SSL et TLS, veuillez le faire globalement en ajoutant la directive SSLProtocol dans la section « ## SSL Global Context » du fichier de configuration et en la supprimant partout ailleurs, ou modifiez l'entrée par défaut sous « # SSL Protocol support » dans toutes les sections « VirtualHost ». Si vous ne le spécifiez pas dans la section VirtualHost par domaine, les paramètres hérités proviendront de la section globale. Pour vous assurer qu'une version du protocole est en cours de désactivation, l'administrateur doit uniquement spécifier SSLProtocol dans la section « SSL Global Context », ou bien, le spécifier dans toutes les sections VirtualHost par domaine.

Procédure 12.1. Désactiver SSLv2 et SSLv3

Pour désactiver SSL version 2 et SSL version 3, ce qui implique de tout activer sauf SSL version 2 et SSL version 3 dans toutes les sections VirtualHost, veuillez procéder comme suit :
  1. En tant qu'utilisateur root, ouvrez le fichier /etc/httpd/conf.d/ssl.conf et recherchez toutes les instances de la directive SSLProtocol. Par défaut, le fichier de configuration contient une section qui ressemble à cela :
    ~]# vi /etc/httpd/conf.d/ssl.conf
    #   SSL Protocol support:
    # List the enable protocol levels with which clients will be able to
    # connect.  Disable SSLv2 access by default:
    SSLProtocol all -SSLv2
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    Cette section se trouve dans la section VirtualHost.
  2. Modifiez la ligne SSLProtocol comme suit :
    #   SSL Protocol support:
    # List the enable protocol levels with which clients will be able to
    # connect.  Disable SSLv2 access by default:
    SSLProtocol all -SSLv2 -SSLv3
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    Répétez cette action pour toutes les sections VirtualHost. Enregistrez et fermez le fichier.
  3. Vérifiez que toutes les occurrences de la directive SSLProtocol ont été modifiées comme suit :
    ~]# grep SSLProtocol /etc/httpd/conf.d/ssl.conf
    SSLProtocol all -SSLv2 -SSLv3
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    Cette étape est particulièrement importante si vous avez plus d'une section VirtualHost par défaut.
  4. Redémarrez le démon Apache comme suit :
    ~]# systemctl restart httpd
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    Remarquez que toutes les sessions seront interrompues.

Procédure 12.2. Désactiver tous les protocoles SSL et TLS sauf TLS 1 et ses versions supérieures

Pour désactiver toutes les versions des protocoles SSL et TLS sauf TLS version 1 et ses versions supérieures, veuillez procéder comme suit :
  1. En tant qu'utilisateur root, ouvrez le fichier /etc/httpd/conf.d/ssl.conf et recherchez toutes les instances de la directive SSLProtocol. Par défaut, le fichier contient une section qui ressemble à cela :
    ~]# vi /etc/httpd/conf.d/ssl.conf
    #   SSL Protocol support:
    # List the enable protocol levels with which clients will be able to
    # connect.  Disable SSLv2 access by default:
    SSLProtocol all -SSLv2
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  2. Modifiez la ligne SSLProtocol comme suit :
    #   SSL Protocol support:
    # List the enable protocol levels with which clients will be able to
    # connect.  Disable SSLv2 access by default:
    SSLProtocol -all +TLSv1 +TLSv1.1 +TLSv1.2
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    Enregistrer et fermer le fichier.
  3. Vérifiez le changement comme suit :
    ~]# grep SSLProtocol /etc/httpd/conf.d/ssl.conf 
    SSLProtocol -all +TLSv1 +TLSv1.1 +TLSv1.2
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  4. Redémarrez le démon Apache comme suit :
    ~]# systemctl restart httpd
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    Remarquez que toutes les sessions seront interrompues.

Procédure 12.3. Tester le statut des protocoles SSL et TLS

Pour vérifier quelles versions de SSL et TLS sont activées ou désactivées, assurez-vous d'utiliser la commande openssl s_client -connect. La commande se trouve sous le format suivant :
openssl s_client -connect hostname:port -protocol
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, où port correspond au port pour effectuer le test et protocol est la version du protocole à tester. Pour tester le serveur SSL exécuté localement, veuillez utiliser localhost comme nom d'hôte. Par exemple, pour tester le port par défaut pour des connexion HTTPS sécurisées, pour voir si SSLv3 est activé sur le port 443, exécutez la commande suivante :
  1. ~]# openssl s_client -connect localhost:443 -ssl3
    CONNECTED(00000003)
    139809943877536:error:14094410:SSL routines:SSL3_READ_BYTES:sslv3 alert handshake failure:s3_pkt.c:1257:SSL alert number 40
    139809943877536:error:1409E0E5:SSL routines:SSL3_WRITE_BYTES:ssl handshake failure:s3_pkt.c:596:sortie omise
    New, (NONE), Cipher is (NONE)
    Secure Renegotiation IS NOT supported
    Compression: NONE
    Expansion: NONE
    SSL-Session:
        Protocol  : SSLv3
    sortie tronquée
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    La sortie ci-dessus indique que la tentative de connexion a échoué et qu'aucun chiffrement n'a été négocié.
  2. ~]$ openssl s_client -connect localhost:443 -tls1_2
    CONNECTED(00000003)
    depth=0 C = --, ST = SomeState, L = SomeCity, O = SomeOrganization, OU = SomeOrganizationalUnit, CN = localhost.localdomain, emailAddress = root@localhost.localdomainsortie omise
    New, TLSv1/SSLv3, Cipher is ECDHE-RSA-AES256-GCM-SHA384
    Server public key is 2048 bit
    Secure Renegotiation IS supported
    Compression: NONE
    Expansion: NONE
    SSL-Session:
        Protocol  : TLSv1.2sortie tronquée
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    La sortie ci-dessus indique qu'aucun échec de tentative de connexion n'a eu lieu et qu'un ensemble de chiffrements a été négocié.
Les options de la commande openssl s_client sont documentées dans la page man de s_client(1).
Pour obtenir davantage d'informations sur la vulnérabilité SSLv3 et comment effectuer des tests pour la trouver, veuillez consulter l'article de la base de connaissances Red Hat POODLE: SSLv3 vulnerability (CVE-2014-3566).

12.1.9. Activer le module mod_nss

Si vous comptez paramétrer un serveur HTTPS en utilisant mod_nss, vous ne pourrez pas avoir le paquet mod_ssl installé avec ses paramètres par défaut car mod_ssl utilisera le port 443 par défaut, cependant ceci est le port HTTPS par défaut. Si possible, veuillez supprimer le paquet.
Pour supprimer mod_ssl, veuillez saisir la commande suivante en tant qu'utilisateur root :
~]# yum remove mod_ssl
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Note

Si mod_ssl est requis à d'autres fins, veuillez modifier le fichier /etc/httpd/conf.d/ssl.conf afin qu'il utilise un autre port que le port 443 pour empêcher que mod_ssl entre en conflit avec mod_nss lorsque son port d'écoute est changé sur le port 443.
Un seul module peut posséder un port, ainsi mod_nss et mod_ssl peuvent uniquement coexister au même moment s'ils utilisent des ports uniques. Pour cette raison, mod_nss utilise par défaut le port 8443, mais le port HTTPS par défaut est le port 443. Le port est spécifié par la directive Listen ainsi que dans le nom ou l'adresse VirtualHost.
Tout dans NSS est associé à un jeton (ou « token »). Un jeton logiciel existe dans la base de données NSS mais vous pouvez également avoir une clé physique contenant des certificats. Avec OpenSSL, des certificats discrets et des clés privées se trouvent dans les fichiers PEM. Avec NSS, ces fichiers sont stockés dans une base de données. Chaque certificat et chaque clé est associé à un jeton, et chaque jeton peut avoir un mot de passe le protégeant. Ce mot de passe est optionnel, mais si un mot de passe est utilisé, alors le serveur HTTP Apache aura besoin d'en avoir une copie afin de pouvoir ouvrir la base de données sans intervention de l'utilisateur pendant le démarrage système.

Procédure 12.4. Configurer mod_nss

  1. Installez mod_nss en tant qu'utilisateur root :
    ~]# yum install mod_nss
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    Cela créera le fichier de configuration mod_nss dans /etc/httpd/conf.d/nss.conf. Le répertoire /etc/httpd/conf.d/ est inclus dans le fichier de configuration principal du serveur Apache HTTP Server par défaut. Pour que le module soit chargé, veuillez redémarrer le service httpd comme décrit dans la Section 12.1.3.3, « Redémarrer le service ».
  2. En tant qu'utilisateur root, ouvrez le fichier /etc/httpd/conf.d/nss.conf et recherchez toutes les instances de la directive Listen.
    Modifiez la ligne Listen 8443 comme suit :
    Listen 443
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    Le port 443 est le port par défaut pour HTTPS.
  3. Modifiez la ligne VirtualHost _default_:8443 par défaut comme suit :
    VirtualHost _default_:443
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    Veuillez modifier toute autre section d'hôte virtuel qui n'est pas par défaut s'il en existe. Puis enregistrez et fermez le fichier.
  4. Mozilla NSS stocke les certificats dans une base de données de certificats de serveur indiquée par la directive NSSCertificateDatabase dans le fichier /etc/httpd/conf.d/nss.conf. Par défaut, le chemin est défini sur /etc/httpd/alias, la base de données NSS créée pendant l'installation.
    Pour afficher la base de données NSS par défaut, veuillez exécuter la commande suivante :
    ~]# certutil -L -d /etc/httpd/alias
    
    Certificate Nickname                                         Trust Attributes
                                                                 SSL,S/MIME,JAR/XPI
    
    cacert                                                       CTu,Cu,Cu
    Server-Cert                                                  u,u,u
    alpha                                                        u,pu,u
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    Dans la sortie de commande ci-dessus, Server-Cert est le NSSNickname par défaut. L'option -L répertorie tous les certificats, ou affiche des informations sur un certificat nommé, dans une base de données de certificats. L'option -d spécifie le répertoire de la base de données contenant le certificat et les fichiers-clés de la base de données. Veuillez consulter la page man certutil(1) pour davantage d'options de ligne de commande.
  5. Pour configurer mod_nss de manière à utiliser une autre base de données, veuillez modifier la ligne NSSCertificateDatabase dans le fichier /etc/httpd/conf.d/nss.conf. Le fichier par défaut possède les lignes suivantes dans la section VirtualHost.
    #   Server Certificate Database:
    #   The NSS security database directory that holds the certificates and
    #   keys. The database consists of 3 files: cert8.db, key3.db and secmod.db.
    #   Provide the directory that these files exist.
    NSSCertificateDatabase /etc/httpd/alias
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    Dans la sortie la commande ci-dessus, alias est le répertoire de la base de données NSS par défaut, /etc/httpd/alias/.
  6. Pour appliquer un mot de passe à la base de données des certificats NSS par défaut, veuillez utiliser la commande suivante en tant qu'utilisateur root :
    ~]# certutil -W -d /etc/httpd/alias
    Enter Password or Pin for "NSS Certificate DB":
    Enter a password which will be used to encrypt your keys.
    The password should be at least 8 characters long,
    and should contain at least one non-alphabetic character.
    
    Enter new password:
    Re-enter password:
    Password changed successfully.
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  7. Avant de déployer le serveur HTTPS, veuillez créer une nouvelle base de données de certificats en utilisant un certificat signé par une autorité de certification (AC).

    Exemple 12.3. Ajouter un certificat à la base de données Mozilla NSS

    La commande certutil est utilisée pour ajouter un certificat AC aux fichiers de la base de données NSS :
    certutil -d /etc/httpd/nss-db-directory/ -A -n "CA_certificate" -t CT,, -a -i certificate.pem
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    La commande ci-dessus ajoute un certificat AC stocké dans un fichier au format PEM nommé certificate.pem. L'option -d spécifie le répertoire de la base de données NSS contenant le certificat et les fichiers-clés de la base de données, l'option -n définit un nom pour le certificat, -t CT, signifie que le certificat est approuvé pour être utilisé dans les serveurs et clients TLS. L'option -A ajoute un certificat existant dans une base de données de certificats. Si la base de données n'existe pas, elle sera créée. L'option -a permet l'utilisation du format ASCII pour les entrées ou les sorties et l'option -i transmet le fichier d'entrée certificate.pem à la commande.
    Veuillez consulter la page man de certutil(1) pour obtenir davantage d'options de ligne de commande.
  8. La base de données NSS doit être protégée par un mot de passe afin de garantir la sécurité de la clé privée.

    Exemple 12.4. Définir un mot de passe pour la base de données Mozilla NSS

    L'outil certutil peut être utilisé pour définir un mot de passe pour une base de données NSS comme suit :
    certutil -W -d /etc/httpd/nss-db-directory/
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    Par exemple, pour la base de données par défaut, veuillez exécuter une commande en tant qu'utilisateur root, comme suit :
    ~]# certutil -W -d /etc/httpd/alias
    Enter Password or Pin for "NSS Certificate DB":
    Enter a password which will be used to encrypt your keys.
    The password should be at least 8 characters long,
    and should contain at least one non-alphabetic character.
    
    Enter new password: 
    Re-enter password: 
    Password changed successfully.
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  9. Configurez mod_nss de manière à utiliser le jeton logiciel NSS interne en modifiant la ligne avec la directive NSSPassPhraseDialog, comme suit :
    ~]# vi /etc/httpd/conf.d/nss.conf
    NSSPassPhraseDialog file:/etc/httpd/password.conf
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    Ceci sert à éviter la saisie manuelle de mots de passe pendant le démarrage système. Le jeton logiciel existe dans la base de données NSS, mais vous pouvez également posséder une clé physique contenant les certificats.
  10. Si le certificat du serveur SSL situé dans la base de données NSS est un certificat RSA, assurez-vous que le paramètre NSSNickname ne soit pas mis en commentaire et qu'il corresponde bien au nom affiché dans l'étape 4 ci-dessus :
    ~]# vi /etc/httpd/conf.d/nss.conf
    NSSNickname Server-Cert
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    Si le certificat du serveur SSL situé dans la base de données NSS est un certificat ECC, assurez-vous que le paramètre NSSECCNickname ne soit pas mis en commentaire et qu'il corresponde bien au surnom affiché dans l'étape 4 ci-dessus :
    ~]# vi /etc/httpd/conf.d/nss.conf
    NSSECCNickname Server-Cert
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    Assurez-vous que le paramètre NSSCertificateDatabase ne soit pas mis en commentaire et qu'il pointe vers le répertoire de la base de données NSS affiché dans l'étape 4 ou configuré dans l'étape 5 ci-dessus :
    ~]# vi /etc/httpd/conf.d/nss.conf
    NSSCertificateDatabase /etc/httpd/alias
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    Remplacez /etc/httpd/alias par le chemin vers la base de données de certificats à utiliser.
  11. Créez le fichier /etc/httpd/password.conf en tant qu'utilisateur root :
    ~]# vi /etc/httpd/password.conf
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    Ajoutez une ligne sous le format suivant :
    internal:password
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    en remplaçant password par le mot de passe appliqué aux bases de données de sécurité NSS dans l'étape 6 ci-dessus.
  12. Veuillez appliquer l'appartenance et les permissions appopriées au fichier /etc/httpd/password.conf :
    ~]# chgrp apache /etc/httpd/password.conf
    ~]# chmod 640 /etc/httpd/password.conf
    ~]# ls -l /etc/httpd/password.conf
    -rw-r-----. 1 root apache 10 Dec  4 17:13 /etc/httpd/password.conf
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  13. Pour configurer mod_nss de manière à utiliser le jeton logiciel NSS dans /etc/httpd/password.conf, veuillez modifier /etc/httpd/conf.d/nss.conf comme suit :
    ~]# vi /etc/httpd/conf.d/nss.conf
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  14. Redémarrez le serveur Apache pour que les changements entrent en vigueur, comme décrit dans la Section 12.1.3.3, « Redémarrer le service »

Important

À cause de la vulnérabilité décrite sur POODLE: SSLv3 vulnerability (CVE-2014-3566), Red Hat recommande de désactiver SSL et d'utiliser TLSv1.1 ou TLSv1.2 uniquement. Une rétrocompatibilité peut être effectuée en utilisant TLSv1.0. De nombreux produits pris en charge par Red Hat ont la capacité d'utiliser le protocole SSLv2 ou SSLv3, ou de les activer par défaut. Cependant, l'utilisation de SSLv2 ou de SSLv3 est désormais fortement déconseillée.
12.1.9.1. Activer et désactiver SSL et TLS sur mod_nss
Pour activer et désactiver des versions particulières des protocoles SSL et TLS, veuillez le faire globalement en ajoutant la directive NSSProtocol dans la section « ## SSL Global Context » du fichier de configuration et en la supprimant partout ailleurs, ou modifiez l'entrée par défaut sous « # SSL Protocol » dans toutes les sections « VirtualHost ». Si vous ne le spécifiez pas dans la section VirtualHost par domaine, les paramètres hérités proviendront de la section globale. Pour vous assurer qu'une version du protocole est en cours de désactivation, l'administrateur doit uniquement spécifier NSSProtocol dans la section « SSL Global Context », ou bien dans toutes les sections VirtualHost par domaine.

Procédure 12.5. Désactiver tous les protocoles SSL et TLS sauf TLS 1 et ses versions supérieures dans mod_nss

Pour désactiver toutes les versions des protocoles SSL et TLS sauf TLS version 1 et ses versions supérieures, veuillez procéder comme suit :
  1. En tant qu'utilisateur root, ouvrez le fichier /etc/httpd/conf.d/nss.conf et recherchez toutes les instances de la directive NSSProtocol. Par défaut, le fichier de configuration contient une section qui ressemble à cela :
    ~]# vi /etc/httpd/conf.d/nss.conf
    #   SSL Protocol:sortie omise
    #   Since all protocol ranges are completely inclusive, and no protocol in the
    #   middle of a range may be excluded, the entry "NSSProtocol SSLv3,TLSv1.1"
    #   is identical to the entry "NSSProtocol SSLv3,TLSv1.0,TLSv1.1".
    NSSProtocol SSLv3,TLSv1.0,TLSv1.1
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    Cette section se trouve dans la section VirtualHost.
  2. Modifiez la ligne NSSProtocol comme suit :
    #   SSL Protocol:
    NSSProtocol TLSv1.0,TLSv1.1
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    Répétez cette action pour toutes les sections VirtualHost.
  3. Modifiez la ligne Listen 8443 comme suit :
    Listen 443
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  4. Modifiez la ligne VirtualHost _default_:8443 par défaut comme suit :
    VirtualHost _default_:443
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    Veuillez modifier toute autre section d'hôte virtuel qui n'est pas par défaut s'il en existe. Puis enregistrez et fermez le fichier.
  5. Vérifiez que toutes les occurrences de la directive NSSProtocol ont été modifiées comme suit :
    ~]# grep NSSProtocol /etc/httpd/conf.d/nss.conf
    #   middle of a range may be excluded, the entry "NSSProtocol SSLv3,TLSv1.1"
    #   is identical to the entry "NSSProtocol SSLv3,TLSv1.0,TLSv1.1".
    NSSProtocol TLSv1.0,TLSv1.1
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    Cette étape est particulièrement importante si vous possédez plus d'une section VirtualHost.
  6. Redémarrez le démon Apache comme suit :
    ~]# service httpd restart
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    Remarquez que toutes les sessions seront interrompues.

Procédure 12.6. Tester le statut des protocoles SSL et TLS dans mod_nss

Pour vérifier quelles versions de SSL et TLS sont activées ou désactivées dans mod_nss, veuillez utiliser la commande openssl s_client -connect. Installez le paquet openssl en tant qu'utilisateur root :
~]# yum install openssl
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La commande openssl s_client -connect se trouve sous le format suivant :
openssl s_client -connect hostname:port -protocol
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, où port correspond au port pour effectuer le test et protocol est la version du protocole à tester. Pour tester le serveur SSL exécuté localement, veuillez utiliser localhost comme nom d'hôte. Par exemple, pour tester le port par défaut pour des connexions HTTPS sécurisées, pour voir si SSLv3 est activé sur le port 443, exécutez la commande suivante :
  1. ~]# openssl s_client -connect localhost:443 -ssl3
    CONNECTED(00000003)
    3077773036:error:1408F10B:SSL routines:SSL3_GET_RECORD:wrong version number:s3_pkt.c:337:sortie omise
    New, (NONE), Cipher is (NONE)
    Secure Renegotiation IS NOT supported
    Compression: NONE
    Expansion: NONE
    SSL-Session:
        Protocol  : SSLv3
    sortie tronquée
    Copy to Clipboard Toggle word wrap
    La sortie ci-dessus indique que la tentative de connexion a échoué et qu'aucun chiffrement n'a été négocié.
  2. ~]$ openssl s_client -connect localhost:443 -tls1
    CONNECTED(00000003)
    depth=1 C = US, O = example.com, CN = Certificate Shacksortie omise
    New, TLSv1/SSLv3, Cipher is AES128-SHA
    Server public key is 1024 bit
    Secure Renegotiation IS supported
    Compression: NONE
    Expansion: NONE
    SSL-Session:
        Protocol  : TLSv1sortie tronquée
    Copy to Clipboard Toggle word wrap
    La sortie ci-dessus indique qu'aucun échec de tentative de connexion n'a eu lieu et qu'un ensemble de chiffrements a été négocié.
Les options de la commande openssl s_client sont documentées dans la page man de s_client(1).
Pour obtenir davantage d'informations sur la vulnérabilité SSLv3 et comment effectuer des tests pour la trouver, veuillez consulter l'article de la base de connaissances Red Hat POODLE: SSLv3 vulnerability (CVE-2014-3566).

12.1.10. Utiliser une clé existante et un certificat

Si vous avez créé au préalable une clé et un certificat, vous pouvez configurer le serveur SSL pour utiliser ces fichiers au lieu d'en générer de nouveaux. Il existe uniquement deux situations dans lesquelles cela n'est pas possible :
  1. Vous modifiez l'adresse IP ou le nom du domaine.
    Des certificats sont créés pour une paire adresse IP et nom de domaine particuliers. Si l'une de ces valeurs change, le certificat est invalide.
  2. Vous avez un certificat de VeriSign, et vous changez le logiciel du serveur.
    VeriSign, une autorité de certification largement utilisée, octroit des certificats pour un produit logiciel, une adresse IP, et un nom de domaine particulier. Modifier le produit logiciel rend le certificat invalide.
Dans les deux cas ci-dessus, vous devrez obtenir un nouveau certificat. Pour obtenir davantage d'informations sur ce sujet, veuillez consulter la Section 12.1.11, « Générer une nouvelle clé et un nouveau certificat ».
Si vous souhaitez utiliser une clé et un certificat existants, déplacez les fichiers correspondants sur les répertoires /etc/pki/tls/private/ et /etc/pki/tls/certs/, respectivement. Vous pouvez faire cela exécutant les commandes suivantes en tant qu'utilisateur root :
~]# mv key_file.key /etc/pki/tls/private/hostname.key
~]# mv certificate.crt /etc/pki/tls/certs/hostname.crt
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Puis ajoutez les lignes suivante au fichier de configuration /etc/httpd/conf.d/ssl.conf :
SSLCertificateFile /etc/pki/tls/certs/hostname.crt
SSLCertificateKeyFile /etc/pki/tls/private/hostname.key
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Pour charger la configuration mise à jour, redémarrez le service httpd comme décrit dans la Section 12.1.3.3, « Redémarrer le service ».

Exemple 12.5. Utiliser une clé et un certificat du serveur web sécurisé « Red Hat Secure Web Server »

~]# mv /etc/httpd/conf/httpsd.key /etc/pki/tls/private/penguin.example.com.key
~]# mv /etc/httpd/conf/httpsd.crt /etc/pki/tls/certs/penguin.example.com.crt
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12.1.11. Générer une nouvelle clé et un nouveau certificat

Pour générer une nouvelle paire clé-certificat, le paquet crypto-utils doit être installé sur le système. Pour l'installer, veuillez saisir la commande suivante en tant qu'utilisateur root :
~]# yum install crypto-utils
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Ce paquet fournit un ensemble d'outils pour générer et gérer des certificats SSL et des clés privées, et inclut genkey, l'utilitaire de génération de paires de clés « Red Hat Keypair Generation », qui vous guidera à travers le processus de génération de clés.

Important

Si le serveur possède déjà un certificat valide et que vous le remplacez par un nouveau certificat, veuillez spécifier un numéro de série différent. Ceci permet de vous assurer que les navigateurs clients soient notifiés de ce changement, mis à jour au sujet de ce nouveau certificat comme prévu, et qu'ils réussissent à accéder à la page. Pour créer un nouveau certificat avec un numéro de série personnalisé, en tant qu'utilisateur root, veuillez utiliser la commande suivante au lieu de genkey :
~]# openssl req -x509 -new -set_serial number -key hostname.key -out hostname.crt
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Note

S'il existe déjà un fichier clé pour un nom d'hôte particulier dans votre système, genkey refusera de démarrer. Dans ce cas, veuillez supprimer le fichier existant en utilisant la commande suivante en tant qu'utilisateur root :
~]# rm /etc/pki/tls/private/hostname.key
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Pour exécuter l'utilitaire, veuillez saisir la commande genkey en tant qu'utilisateur root, suivie du nom d'hôte approprié (par exemple, penguin.example.com) :
~]# genkey hostname
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Pour terminer la création de la clé et du certificat, veuillez procéder aux étapes suivantes :
  1. Examinez les emplacements cibles dans lesquels la clé et le certificat seront stockés.

    Figure 12.1. Exécuter l'utilitaire genkey

    Veuillez utiliser la touche Tab pour sélectionner le bouton Suivant, et appuyez sur Entrée pour passer à l'écran suivant.
  2. En utilisant les touches de flèches haut et bas, sélectionnez une taille de clé convenable. Remarquez que malgré qu'une clé de plus grande taille améliore la sécurité, celle-ci augmentera également le temps de réponse de votre serveur. L'organisme NIST recommande d'utiliser 2048 bits. Veuillez consulter le document NIST Special Publication 800-131A.

    Figure 12.2. Sélectionner la taille de la clé

    Une fois terminé, veuillez utiliser la touche Tab pour sélectionner le bouton Suivant, et appuyez sur Entrée pour initier le processus de génération de bits aléatoire. Selon la taille de clé sélectionnée, ceci peut prendre longtemps.
  3. Décidez si vous souhaitez envoyer une requête de certificat à une autorité de certification.

    Figure 12.3. Générer une requête de certificat

    Utilisez la touche Tab pour sélectionner Oui afin de composer une requête de certificat, ou Non pour générer un certificat auto-signé. Puis appuyez sur Entrée pour confirmer votre choix.
  4. À l'aide de la barre d'espace, activez ([*]) ou désactivez ([ ]) le chiffrement de la clé privée.

    Figure 12.4. Chiffrer la clé privée

    Veuillez utiliser la touche Tab pour sélectionner le bouton Suivant, et appuyez sur Entrée pour passer à l'écran suivant.
  5. Si vous avez activé le chiffrement de clé privée, veuillez saisir une phrase de passe convenable. Remarquez que pour des raisons de sécurité, celle-ci n'est pas affichée lorsque vous la saisissez, et doit faire 5 caractères au minimum.

    Figure 12.5. Saisir une phrase de passe

    Veuillez utiliser la touche Tab pour sélectionner le bouton Suivant, et appuyez sur Entrée pour passer à l'écran suivant.

    Important

    Saisir la phrase de passe correctement est requis pour que le serveur démarre. Si vous la perdez, vous devrez générer une nouvelle clé et un nouveau certificat.
  6. Personnaliser les détails du certificat.

    Figure 12.6. Spécifier les informations du certificat

    Veuillez utiliser la touche Tab pour sélectionner le bouton Suivant, et appuyez sur Entrée pour terminer avec la génération de clé.
  7. Si vous avez activé la génération de requête de certificat, il vous sera demandé de l'envoyer à une autorité de certification.

    Figure 12.7. Instructions sur la manière d'envoyer une requête de certificat

    Appuyez sur Entrée pour retourner dans une invite shell.
Une fois généré, ajoutez les emplacements de la clé et du certificat au fichier de configuration /etc/httpd/conf.d/ssl.conf :
SSLCertificateFile /etc/pki/tls/certs/hostname.crt
SSLCertificateKeyFile /etc/pki/tls/private/hostname.key
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Finalement, redémarrez le service httpd comme décrit dans la Section 12.1.3.3, « Redémarrer le service » afin que la configuration mise à jour soit chargée.
Par défaut, Red Hat Enterprise Linux n'autorise pas le trafic HTTP et HTTPS. Pour autoriser le système à agir en tant que serveur web, veuillez utiliser les services firewalld pris en charge pour que le trafic HTTP et que le trafic HTTPS soient autorisés à passer à travers le pare-feu comme requis.
Pour autoriser HTTP en utilisant la ligne de commande, veuillez exécuter la commande suivante en tant qu'utilisateur root :
~]# firewall-cmd --add-service http
 success
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Pour autoriser HTTPS en utilisant la ligne de commande, veuillez exécuter la commande suivante en tant qu'utilisateur root :
~]# firewall-cmd --add-service https
 success
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Remarquez que ces changements ne persisteront pas après le prochain démarrage système. Pour rendre ces changements permanents sur le pare-feu, veuillez répéter les commandes en ajoutant l'option --permanent.
Pour vérifier quels services le pare-feu est configuré à autoriser, veuillez exécuter la commande suivante sur la ligne de commande en tant qu'utilisateur root :
~]# firewall-cmd --list-all
public (default, active)
  interfaces: em1
  sources: 
  services: dhcpv6-client sshsortie tronquée
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Dans cet exemple extrait d'une installation par défaut, le pare-feu est activé mais HTTP et HTTPS n'ont pas été autorisés à passer à travers.
Une fois les services de pare-feu HTTP et HTTP activés, la ligne services apparaîtra et sera similaire à ceci :
services: dhcpv6-client http https ssh
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Pour obtenir des informations supplémentaires sur l'activation des services de pare-feu, ou sur l'ouverture et la fermeture de ports sur firewalld, veuillez consulter le Guide de sécurité Red Hat Enterprise Linux 7 .

12.1.13. Ressources supplémentaires

Pour en savoir plus sur le serveur Apache HTTP, veuillez consulter les ressources suivantes.
Documentation installée
  • httpd(8) — la page du manuel du service httpd contenant la liste complète de ses options de ligne de commande.
  • genkey(1) — la page du manuel de l'utilitaire genkey, fournie par le paquet crypto-utils.
  • apachectl(8) — la page du manuel de l'interface de contrôle du serveur HTTP Apache.
Documentation installable
  • http://localhost/manual/ — documentation officielle du serveur HTTP Apache avec la description complète de ses directives et modules disponibles. Remarquez que pour accéder à cette documentation, le paquet httpd-manual doit être installé, et le serveur web doit être en cours d'exécution.
    Avant d'accéder à la documentation, veuillez exécuter la commande suivante en tant qu'utilisateur root :
    ~]# yum install httpd-manual
    ~]# apachectl graceful
    Copy to Clipboard Toggle word wrap
Documentation en ligne
  • http://httpd.apache.org/ — site web officiel du serveur HTTP Apache avec la documentation sur toutes les directives et tous les modules par défaut.
  • http://www.openssl.org/ — page d'accueil d'OpenSSL contenant davantage de documentation, une foire aux questions, des liens de listes de diffusion, ainsi que d'autres ressources utiles.

Chapitre 13. Serveurs de courrier

Red Hat Enterprise Linux offre de nombreuses applications avancées pour servir et accéder aux courriers électroniques. Ce chapitre décrit les protocoles de courriers électroniques modernes utilisés de nos jours, ainsi que certains des programmes conçus pour envoyer et recevoir des courriers électroniques.

13.1. Protocoles de courrier électronique

De nos jours, les courriers électroniques sont distribués en utilisant une architecture client/serveur. Un courrier électronique est créé à l'aide d'un programme de client de messagerie. Le serveur transfère ensuite le message sur le serveur de courrier du destinataire, où le message est finalement remis au client de messagerie du destinataire
Pour activer ce processus, une variété de protocoles réseau standard autorisent différentes machines, exécutant souvent différents systèmes d'exploitation, et utilisant différents programmes de courrier électronique à envoyer et recevoir des courriers électroniques.
Les protocoles dont il est question sont les plus couramment utilisés lors des transferts de courriers électroniques.

13.1.1. Protocoles de transport de courrier

La distribution du courrier à partir d'une application cliente sur un serveur, et à partir d'un serveur d'origine sur un serveur destinataire, est gérée par SMTP (Simple Mail Transfer Protocol).
13.1.1.1. SMTP
Le but principal de SMTP est de transférer les courriers électroniques entre serveurs de courrier. Cependant, ceci est critique pour les clients de courrier également. Pour envoyer un courrier, le client envoie le message sur un serveur de courrier sortant, qui contactera par la suite le serveur de courrier destinataire pour le lui remettre, donc il faut spécifier un serveur SMTP lors de la configuration d'un client de messagerie.
Dans Red Hat Enterprise Linux, un utilisateur peut configurer un serveur SMTP sur la machine locale pour gérer la remise de courrier. Il est également possible de configurer des serveurs SMTP distants pour le courrier sortant.
Un point important à souligner sur le protocole SMTP est qu'il ne nécessite pas d'authentification. Ceci permet à n'importe qui sur Internet d'envoyer des courriers électroniques à une personne ou à de grands groupes de personnes. C'est cette caractéristique de SMTP qui rend les courriers électroniques indésirables, ou spam possibles. Imposer des restrictions de relais limite les utilisateurs aléatoires envoyant des courriers électroniques via votre serveur SMTP vers d'autres serveurs sur internet. Les serveurs qui n'imposent pas de telles restrictions sont appelés des serveurs relais ouverts.
Red Hat Enterprise Linux 7 fournit les programmes Postfix et Sendmail SMTP.

13.1.2. Protocoles d'accès au courrier

Deux protocoles principaux sont utilisés par les applications clientes de courrier pour récupérer le courrier électronique en provenance des serveurs de courrier : POP (Post Office Protocol), et le protocole IMAP (Internet Message Access Protocol).
13.1.2.1. POP
Le serveur POP par défaut sous Red Hat Enterprise Linux se nomme Dovecot et est fourni par le paquet dovecot.

Note

Pour utiliser Dovecot, commencez par vous assurer que le paquet dovecot soit effectivement installé sur votre système en exécutant la commande suivante en tant qu'utilisateur root :
~]# yum install dovecot
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Pour obtenir davantage d'informations sur l'installation de paquets avec Yum, veuillez consulter la Section 8.2.4, « Installation de paquets ».
Lors de l'utilisation d'un serveur POP, les messages électroniques sont téléchargés par les applications clientes de courrier. Par défaut, la plupart des clients de courrier POP sont automatiquement configurés pour supprimer le message sur le serveur de courrier une fois son tranfert réussi. Ce paramètre peut toutefois être modifié.
POP est totalement compatible avec les standards de messagerie Internet importants, tels que MIME (Multipurpose Internet Mail Extensions), qui permet d'ajouter des pièces jointes aux courriers électroniques.
POP fonctionne mieux pour les utilisateurs qui possèdent un système sur lequel lire les courriers électroniques. Celui-ci fonctionne également mieux pour les utilisateurs qui ne possèdent pas de connexion persistante sur Internet ou sur le réseau contenant le serveur de courrier. Malheureusement, pour les personnes dont les connexions réseau sont lentes, POP exige que les programmes clients téléchargent la totalité du contenu de chaque message une fois l'authentification effectuée. Ceci peut prendre un long moment si un courrier contient une pièce jointe de grande taille.
La version la plus courante du protocole POP standard est POP3.
Cependant, il existe également des variantes moins utilisées du protocole POP :
  • APOPPOP3 avec une authentification MD5. Un hachage chiffré du mot de passe utilisateur est envoyé à partir du client de messagerie vers le serveur, plutôt que d'envoyer un mot de passe non chiffré.
  • KPOPPOP3 avec authentification Kerberos.
  • RPOPPOP3 avec authentification RPOP. Ceci utilise un ID par utilisateur, similairement à un mot de passe, mais pour authentifier les requêtes POP. Cependant, cet ID n'est pas chiffré, et RPOP n'est ainsi pas plus sécurisé que le protocole POP standard.
Pour une meilleure sécurité, il est possible d'utiliser le chiffrement SSL (Secure Socket Layer) pour l'authentification de client et les sessions de transferts de données. Ceci peut être activé en utilisant le service pop3s, ou en utilisant l'application stunnel. Pour obtenir davantage d'informations sur la sécurisation des communications par courrier électronique, veuillez consulter la Section 13.5.1, « Sécuriser les communications ».
13.1.2.2. IMAP
Le serveur IMAP par défaut sous Red Hat Enterprise Linux se nomme Dovecot et est fourni par le paquet dovecot. Veuillez consulter la Section 13.1.2.1, « POP » pour obtenir des informations sur la manière d'installer Dovecot.
Lors de l'utilisation d'un serveur de courrier IMAP, les messages électroniques restent sur le serveur, les utilisateurs peuvent donc les lire ou les supprimer. IMAP autorise également les applications clientes à créer, renommer, ou supprimer des répertoires de courrier sur le serveur pour organiser et stocker les courriers électroniques.
IMAP est particulièrement utile pour les utilisateurs accédant à leur courrier électronique à partir de plusieurs machines. Le protocole est également utile pour les utiisateurs se connectant au serveur de courrier via une connexion lente, car jusqu'à ce que le courrier soit ouvert, seules les informations de l'en-tête des courriers électroniques sont téléchargées, économisant ainsi de la bande passante. L'utilisateur a également la possibilité de supprimer des messages sans les voir ou sans les télécharger.
Pour plus de commodité, les applications clientes IMAP sont capables de mettre en cache des copies de messages localement, permettant ainsi à l'utilisateur de parcourir des messages précédemment lus sans pour autant être directement connecté au serveur IMAP.
IMAP, tout comme POP, est complètement compatible avec les standards de messagerie Internet importants, tels que MIME, qui autorise l'ajout de pièces jointes.
Pour une meilleure sécurité, il est possible d'utiliser le chiffrement SSL pour l'authentification de client et les sessions de transfert de données. Ceci peut être activé en utilisant le service imaps, ou en utilisant le programme stunnel. Pour obtenir davantage d'informations sur la sécurisation des communications par courrier électronique, veuillez consulter la Section 13.5.1, « Sécuriser les communications ».
D'autres clients et serveurs IMAP gratuits ou de type commercial sont également disponibles, et nombre d'entre eux étendent le protocole IMAP et fournissent des fonctionnalités supplémentaires.
13.1.2.3. dovecot
Les processus imap-login et pop3-login qui implémentent les protocoles IMAP et POP3 sont engendrés par le démon dovecot maître inclus dans le paquet dovecot. L'utilisation d'IMAP et de POP est configurée via le fichier de configuration /etc/dovecot/dovecot.conf ; par défaut dovecot exécute IMAP et POP3 avec leur version sécurisée en utilisant SSL. Pour configurer dovecot de manière à utiliser POP, veuillez appliquer les étapes suivantes :
  1. Modifiez le fichier de configuration /etc/dovecot/dovecot.conf de manière à vous assurer que la variable protocols ne se trouve pas dans un commentaire (supprimez le caractère dièse (#) au début de la ligne) et qu'elle contienne bien l'argument pop3. Exemple :
    protocols = imap pop3 lmtp
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    Lorsque la variable protocols ne se trouve plus dans un commentaire, dovecot utilisera les valeurs par défaut comme décrit ci-dessus.
  2. Rendre le changement opérationnel pour la session actuelle en exécutant la commande suivante en tant qu'utilisateur root :
    ~]# systemctl restart dovecot
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  3. Rendre le changement opérationnel après le prochain redémarrage en exécutant la commande :
    ~]# systemctl enable dovecot
    Created symlink from /etc/systemd/system/multi-user.target.wants/dovecot.service to /usr/lib/systemd/system/dovecot.service.
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    Note

    Veuillez remarquer que dovecot rapporte uniquement qu'il a démarré le serveur IMAP, mais il lance également le serveur POP3.
Contrairement à SMTP, IMAP et POP3 nécessitent de connecter les clients pour s'authentifier en utilisant un nom d'utilisateur et un mot de passe.. Par défaut, les mots de passe de ces deux protocoles sont passés à travers le réseau de manière non-chiffrée.
Pour configurer SSL sur dovecot :
  • Modifiez le fichier de configuration /etc/dovecot/conf.d/10-ssl.conf pour vous assurer que la variable ssl_protocols est bien décommentée et contient les arguments !SSLv2 !SSLv3 :
    ssl_protocols = !SSLv2 !SSLv3
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    Ces valeurs permettent de s'assurer que dovecot évite SSL versions 2 et 3, qui sont toutes deux connues pour ne pas être sécurisées. Ceci est dû à la vulnérabilité décrite dans POODLE: SSLv3 vulnerability (CVE-2014-3566). Veuillez consulter la Résolution de la vulnérabilité SSL 3.0 POODLE (CVE-2014-3566) dans Postfix et Dovecot pour obtenir davantage de détails.
  • Modifiez le fichier de configuration /etc/pki/dovecot/dovecot-openssl.cnf selon vos préférences. Cependant, dans une installation typique, ce fichier ne requiert pas de modification.
  • Renommez, déplacez ou supprimez les fichiers /etc/pki/dovecot/certs/dovecot.pem et /etc/pki/dovecot/private/dovecot.pem.
  • Exécutez le script /usr/libexec/dovecot/mkcert.sh qui crée les certificats auto-signés dovecot. Ces certificats sont copiés dans les répertoires /etc/pki/dovecot/certs et /etc/pki/dovecot/private. Pour implémenter les changements, redémarrez dovecot en exécutant la commande suivante en tant qu'utilisateur root :
    ~]# systemctl restart dovecot
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Davantage de détails sur dovecot peuvent être trouvés en ligne sur http://www.dovecot.org.

13.2. Classifications des programmes de courrier électronique

En général, toutes les applications de courrier électronique font partie d'au moins une de trois classifications. Chaque classification joue un rôle particulier dans le déplacement et la gestion de messages électroniques. Même si la plupart des utilisateurs connaissent uniquement le logiciel de courrier électronique qu'ils utilisent pour envoyer et recevoir des messages, chaque logiciel est important pour que le courrier électronique puisse arriver à la destination correcte.

13.2.1. Agent de transport de courrier

Un agent de transport de courrier (ou MTA) transporte les courriers électroniques entre hôtes à l'aide du protocole SMTP. Un message peut impliquer plusieurs MTA pendant son déplacement vers la destination prévue.
Même si la remise de messages entre machines est relativement claire, le processus de décision pour savoir si un MTA particulier doit ou devrait accepter un message pour le remettre est assez compliqué. En outre, dû à des problèmes liés au courrier indésirable, l'utilisation d'un MTA particulier est habituellement limitée par la configuration du MTA ou par la configuration d'accès au réseau sur lequel le MTA réside.
De nombreux programmes clients de courrier électronique modernes peuvent agir en tant que MTA lors de l'envoi de courrier électronique. Cependant, cette action ne doit pas être confondue avec le rôle d'un réel MTA. La seule raison pour laquelle les programmes client de messagerie sont capables d'envoyer un courrier comme un MTA s'explique par le fait que l'hôte exécutant l'application ne possède pas son propre MTA. Ceci est particulièrement vrai des programmes clients de messagerie sur des systèmes d'exploitation non basés sur UNIX. Cependant, ces programmes client envoient uniquement des messages sortants sur un MTA qu'ils sont autorisés à utiliser et ne remettent pas le message directement au serveur de courrier du destinataire prévu.
Comme Red Hat Enterprise Linux propose deux MTA, Postfix et Sendmail, les programmes clients de messagerie n'ont pas besoin d'agir en tant que MTA. Red Hat Enterprise Linux inclut également un MTA à caractère particulier nommé Fetchmail.
Pour obtenir davantage d'informations sur Postfix, Sendmail, et Fetchmail, veuillez consulter la Section 13.3, « Agents de transport de courrier ».

13.2.2. Agent distributeur de courrier

Un agent distributeur de courrier (ou MDA) est invoqué par le MTA pour archiver le courrier entrant dans la bonne boîte à lettres de l'utilisateur. Dans de nombreux cas, le MDA est un Agent distributeur local (ou LDA), tel que mail ou Procmail.
Tout programme qui gère la remise d'un message jusqu'au moment où il peut être lu par une application cliente de messagerie peut être considéré comme un MDA. Pour cette raison, certains MTA (tels que Sendmail et Postfix) peuvent jouer le rôle d'un MDA lorsqu'ils ajoutent de nouveaux messages électroniques au fichier spool du courrier d'un utilisateur local. En général, les MDA ne transportent pas de messages entre systèmes et ne fournissent pas d'interface utilisateur ; les MDA distribuent et arrangent les messages sur la machine locale pour qu'une application cliente de messagerie puisse y accéder.

13.2.3. Agent d'utilisateur de messagerie

Un agent d'utilisateur de messagerie (MUA) est synonyme d'une application cliente de messagerie. Un MUA est un programme qui, au minimum, permet à un utilisateur de lire et de composer des messages électroniques. De nombreux MUA sont capables de récupérer des messages via les protocoles POP ou IMAP, paramétrant des boîtes à lettres pour stocker des messages, et envoyant des messages sortant vers un MTA.
Les MUA peuvent être graphiques, comme Evolution, ou être de simples interfaces basées texte, comme Mutt.

13.3. Agents de transport de courrier

Red Hat Enterprise Linux 7 offre deux principaux MTA : Postfix et Sendmail. Postfix est configuré en tant que MTA par défaut et Sendmail est considéré comme déconseillé. Si vous vous trouvez dans l'obligation de changer le MTA par défaut sur Sendmail, vous pouvez désinstaller Postfix ou utiliser la commande suivante en tant qu'utilisateur root pour basculer sur Sendmail :
~]# alternatives --config mta
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Vous pouvez également utiliser la commande suivante pour activer le service souhaité :
~]# systemctl enable service
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Similairement, pour désactiver le service, veuillez saisir ce qui suit dans une invite de shell :
~]# systemctl disable service
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Pour obtenir davantage d'informations sur la manière de gérer les services système sur Red Hat Enterprise Linux 7, veuillez consulter le Chapitre 9, Gérer les services avec systemd.

13.3.1. Postfix

Développé à l'origine par un expert en sécurité et programmeur chez IBM, Wietse Venema, Postfix est un MTA compatible avec Sendmail conçu de manière à être sécurisé, rapide, et facile à configurer.
Pour améliorer la sécurité, Postfix utilise un design modulaire, où de petits processus avec des privilèges limités sont lancés par un démon maître master. Les plus petits processus, moins privilégiés, effectuent des tâches très particulières liées aux différentes étapes de la remise du courrier et sont exécutés dans un environnement racine modifié pour limiter les effets de toute attaque.
Configurer Postfix pour accepter des connexions réseau en provenance d'hôtes autres que l'ordinateur local ne demande que quelques changements mineurs dans son fichier de configuration. Lorsque des besoins plus complexes se font sentir, Postfix fournit une variété d'options de configuration, ainsi que des greffons de tierces parties qui en font un MTA très versatile et avec des nombreuses fonctionnalités.
Les fichiers de configuration de Postfix sont lisibles par les humains et prennent en charge plus de 250 directives. Contrairement à Sendmail, aucun traitement macro n'est requis pour que les changements entrent en vigueur, et la majorité des options les plus couramment utilisées sont décrites dans les fichiers lourdement commentés.
13.3.1.1. Installation Postfix par défaut
L'exécutable Postfix se nomme postfix. Ce démon lance tous les processus nécessaires à la gestion de la remise du courrier.
Postfix stocke ses fichiers de configuration dans le répertoire /etc/postfix/. Voici une liste de fichiers les plus couramment utilisés :
  • access — utilisé pour le contrôle des accès, ce fichier spécifie les hôtes autorisés à se connecter à Postfix.
  • main.cf — fichier de configuration global de Postfix. La majorité des options de configuration sont spécifiées dans ce fichier.
  • master.cf — spécifie la manière par laquelle Postfix interagit avec les divers processus pour effectuer la remise du courrier.
  • transport — fait correspondre les adresses électroniques avec les hôtes de relais.
Le fichier aliases se trouve dans le répertoire /etc. Ce fichier est partagé entre Postfix et Sendmail. Il s'agit d'une liste configurable requise par le protocole de messagerie qui décrit les alias des ID utilisateurs.

Important

Le fichier /etc/postfix/main.cf par défaut n'autorise pas Postfix à accepter de connexions réseau d'un hôte autre que l'ordinateur local. Pour obtenir des instructions sur la configuration de Postfix en tant que serveur pour d'autres clients, veuillez consulter la Section 13.3.1.3, « Configuration de base Postfix ».
Redémarrez le service postfix après avoir modifié toute option des fichiers de configuration sous le répertoire /etc/postfix/ afin que les changements entrent en vigueur. Pour faire cela, veuillez exécuter la commande suivante en tant qu'utilisateur root :
~]# systemctl restart postfix
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Les paramètres suivants de Red Hat Enterprise Linux 7 sont différents des versions précédentes :
  • disable_vrfy_command = no — ce paramètre est désactivé par défaut, ce qui est différent des valeurs par défaut de Sendmail. Si modifié sur yes, il peut empêcher certaines méthodes de récolte d'adresses électroniques.
  • allow_percent_hack = yes — ce paramètre est activé par défaut. Il permet la suppression des caractères % dans les adresses électroniques. Le bricolage du pourcentage est une ancienne solution de contournement qui permettait le routage contrôlé par l'envoyeur des messages électroniques. DNS et le routage de courrier sont désormais bien plus fiables, mais Postfix continue de prendre en charge ce bricolage. Pour désactiver la réécriture du pourcentage, veuillez définir allow_percent_hack sur no.
  • smtpd_helo_required = no — ce paramètre est désactivé par défaut, tout comme sur Sendmail, car il empêche certaines applications d'envoyer des courriers électroniques. Il peut être modifié sur yes pour requérir des clients qu'ils envoient des commandes HELO ou EHLO avant de tenter d'envoyer les commandes MAIL, FROM, ou ETRN.
13.3.1.3. Configuration de base Postfix
Par défaut, Postfix n'accepte pas de connexion réseau d'hôte différent que l'hôte local. Veuillez reproduire les étapes suivantes en tant qu'utilisateur root pour activer la remise de courrier pour d'autres hôtes sur le réseau :
  • Modifiez le fichier /etc/postfix/main.cf avec un editeur de texte, tel que vi.
  • Décommentez la ligne mydomain en supprimant le caractère dièse (#), et remplacez domain.tld par le domaine entretenu par le serveur de courrier, tel que example.com.
  • Décommentez la ligne myorigin = $mydomain.
  • Décommentez la ligne myhostname, et remplacez host.domain.tld par le nom d'hôte de la machine.
  • Décommentez la ligne mydestination = $myhostname, localhost.$mydomain.
  • Décommentez la ligne mynetworks, et remplacez 168.100.189.0/28 par un paramètre réseau valide pour les hôtes qui peuvent se connecter au serveur.
  • Décommentez la ligne inet_interfaces = all.
  • Mettez la ligne inet_interfaces = localhost en commentaire.
  • Redémarrez le service postfix.
Une fois ces étapes reproduites, l'hôte acceptera de remettre des courriers extérieurs.
Postfix offre un large éventail d'options de configuration. L'une des meilleures manières d'apprendre comment configurer Postfix consiste à lire les commentaires dans le fichier de configuration /etc/postfix/main.cf. Des ressources supplémentaires, y compris des informations sur la configuration de Postfix, l'intégration de SpamAssassin, ou des descriptions détaillées des paramètres /etc/postfix/main.cf sont disponibles en ligne sur http://www.postfix.org/.

Important

À cause de la vulnérabilité décrite dans POODLE: SSLv3 vulnerability (CVE-2014-3566), Red Hat recommande de désactiver SSL et d'utiliser TLSv1.1 ou TLSv1.2 uniquement. Voir Résolution de la vulnérabilité POODLE SSL 3.0 (CVE-2014-3566) dans Postfix et Dovecot pour obtenir plus de détails.
13.3.1.4. Utiliser Postfix avec LDAP
Postfix peut utiliser un répertoire LDAP en tant que source pour diverses tables de recherche (par exemple : aliases, virtual, canonical, etc.). Ceci permet à LDAP de stocker des informations utilisateur hiérarchiques et à Postfix de recevoir le résultat des requêtes LDAP uniquement lorsque nécessaire. En ne stockant pas ces informations localement, les administrateurs peuvent les maintenir plus facilement.
13.3.1.4.1. L'exemple de recherche /etc/aliases
Ci-dessous figure un exemple de base d'utilisation de LDAP pour rechercher le fichier /etc/aliases. Assurez-vous que le fichier /etc/postfix/main.cf contienne bien :
alias_maps = hash:/etc/aliases, ldap:/etc/postfix/ldap-aliases.cf
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Veuillez créer un fichier /etc/postfix/ldap-aliases.cf, si vous n'en possédez pas déjà un, et assurez-vous qu'il contiennent effectivement ce qui suit :
server_host = ldap.example.com
search_base = dc=example, dc=com
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ldap.example.com, example, et com sont des paramètres qui doivent être remplacés avec la spécification d'un serveur LDAP existant et disponible.

Note

Le fichier /etc/postfix/ldap-aliases.cf peut spécifier divers paramètres, y compris des paramètres activant LDAP SSL et STARTTLS. Pour obtenir davantage d'informations, veuillez consulter la page man de ldap_table(5).
Pour plus d'informations sur LDAP, voir OpenLDAP dans le guide System-Level Authentication Guide.

13.3.2. Sendmail

Le but premier de Sendmail, tout comme les autres MTA, est de transférer le courrier entre les hôtes en toute sécurité, ce qui est habituellement fait à l'aide du protocole SMTP. Veuillez remarquer que l'utilisation de Sendmail est déconseillée et ses utilisateurs sont encouragés à utiliser Postfix lorsque possible. Veuillez consulter la Section 13.3.1, « Postfix » pour obtenir davantage d'informations.
13.3.2.1. Objectif et limites
Il est important de savoir ce que Sendmail est et peut faire, ainsi que de connaître ses limitations. De nos jours, avec des applications monolithiques remplissant de multiples rôles, Sendmail peut sembler être la seule application nécessaire pour exécuter un serveur de courrier électronique dans une organisation. Techniquement, cette affirmation est véridique, car Sendmail pour mettre en spool le courrier sur le répertoire de chaque utilisateur et distribuer le courrier sortant des utilisateurs. Cependant, la plupart des utilisateurs requièrent bien plus qu'une simple distribution du courrier. Les utilisateurs souhaitent habituellement interagir avec leur courrier électronique en utilisant un MUA, qui utilise POP ou IMAP pour télécharger les messages sur la machine locale. Ces utilisateurs peuvent également préférer d'utiliser une interface Web pour obtenir accès à leur boîte de réception. Les autres applications peuvent fonctionner en conjonction avec Sendmail, mais elles existent pour différentes raisons et peuvent opérer séparément les unes des autres.
Tout ce que Sendmail pourrait ou devrait être configuré à faire est au-delà de l'étendue de cette section. Des centaines d'options et de règles, et des volumes entiers ont été consacrés à expliquer tout ce qui peut être fait et comment résoudre les problèmes pouvant se produire. Veuillez consulter la Section 13.6, « Ressources supplémentaires » pour afficher une liste des ressources Sendmail.
Cette section examine les fichiers installés avec Sendmail par défaut et les changements de configuration de base, y compris comment arrêter de recevoir du courrier indésirable (spam) et comment étendre Sendmail avec le protocole LDAP (Lightweight Directory Access Protocol).
13.3.2.2. Installation Sendmail par défaut
Pour utiliser Sendmail, commencez par vous assurer que le paquet sendmail soit installé sur votre système en exécutant la commande suivante en tant qu'utilisateur root :
~]# yum install sendmail
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Pour configurer Sendmail, assurez-vous que le paquet sendmail-cf est installé sur votre système en exécutant la commande suivante en tant qu'utilisateur root :
~]# yum install sendmail-cf
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Pour obtenir davantage d'informations sur l'installation de paquets avec Yum, veuillez consulter la Section 8.2.4, « Installation de paquets ».
Avant d'utiliser Sendmail, le MTA par défaut doit être changé à partir de Postfix. Pour obtenir davantage d'informations sur la manière de changer le MTA par défaut, veuillez consulter la Section 13.3, « Agents de transport de courrier ».
L'exécutable Sendmail est nommé sendmail.
Le fichier de configuration Sendmail long et détaillé est nommé /etc/mail/sendmail.cf. Veuillez éviter de modifier le fichier sendmail.cf directement. Pour effectuer des changements de configuration sur Sendmail, veuillez modifier le fichier /etc/mail/sendmail.mc, effectuer une copie de sauvegarde du fichier /etc/mail/sendmail.cf d'origine, puis utiliser les alternatives suivantes pour générer un nouveau fichier de configuration :
  • Veuillez utiliser le fichier makefile inclus dans le fichier de configuration /etc/mail/ pour créer un nouveau fichier de configuration /etc/mail/sendmail.cf :
    ~]# make all -C /etc/mail/
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    Tous les autres fichiers générés dans /etc/mail (fichiers db) seront générés à nouveau si nécessaire. Les anciennes commandes makemap sont toujours utilisables. La commande make est automatiquement utilisée lorsque vous démarrez ou redémarrez le service sendmail.
Davantage d'information sur la configuration de Sendmail se trouve dans la Section 13.3.2.3, « Changements communs de la configuration Sendmail ».
Divers fichiers de configuration Sendmail sont installés dans le répertoire /etc/mail/, y compris :
  • access — indique quels systèmes peuvent utiliser Sendmail pour les courriers électroniques sortants.
  • domaintable — spécifie le mappage du nom de domaine.
  • local-host-names — spécifie les alias de l'hôte.
  • mailertable — spécifie les instructions qui outrepassent le routage de certains domaines particuliers.
  • virtusertable — spécifie une forme de crénelage spécifique aux domaines, permettant à de multiples domaines virtuels d'être hébergés sur une machine.
Plusieurs fichiers de configuration dans le répertoire /etc/mail/, comme access, domaintable, mailertable et virtusertable, doivent stocker leurs informations dans des fichiers de base de données avant que Sendmail puisse utiliser un changement de configuration. Pour inclure tout changement apporté à ces configurations dans leurs fichiers de base de données, veuillez exécuter les commandes suivantes en tant qu'utilisateur root :
~]# cd /etc/mail/
~]# make all
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Ceci mettra à jour virtusertable.db, access.db, domaintable.db, mailertable.db, sendmail.cf, et submit.cf.
Pour mettre à jour tous les fichiers de la base de données répertoriés ci-dessus, et pour mettre à jour un fichier personnalisé de base de données, veuillez utiliser une commande sous le format suivant :
make name.db all
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name correspond au nom du fichier personnalisé de la base de données à mettre à jour.
Pour mettre à jour une seule base de données, veuillez utiliser une commande du format suivant :
make name.db
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name.db correspond au nom du fichier de la base de données à mettre à jour.
Vous pouvez également redémarrer le service sendmail pour que les changements entrent en vigueur en exécutant :
~]# systemctl restart sendmail
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Par exemple, pour que tous les courriers électroniques adressés au domaine example.com soient remis à bob@other-example.com, veuillez ajouter la ligne suivante au fichier virtusertable :
@example.com bob@other-example.com
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Pour finaliser le changement, le fichier virtusertable.db doit être mis à jour :
~]# make virtusertable.db all
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L'utilisation de l'option all provoquera la mise à jour simultanée de virtusertable.db et access.db.
13.3.2.3. Changements communs de la configuration Sendmail
Lors de l'altération du fichier de configuration Sendmail, il vaut mieux ne pas modifier un fichier existant, mais générer un fichier /etc/mail/sendmail.cf complètement nouveau.

Avertissement

Avant de remplacer ou d'effectuer tout changement sur le fichier sendmail.cf, veuillez créer une copie de sauvegarde.
Pour ajouter la fonctionnalité souhaitée à Sendmail, veuillez modifier le fichier /etc/mail/sendmail.mc en tant qu'utilisateur root. Après avoir terminé, veuillez redémarrer le service sendmail, si le paquet m4 est installé, le processeur macro m4 générera automatiquement un nouveau fichier de configuration sendmail.cf :
~]# systemctl restart sendmail
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Important

Le fichier sendmail.cf par défaut interdit à Sendmail d'accepter des connexions réseau en provenance de tout autre hôte que l'ordinateur local. Pour configurer Sendmail en tant que serveur pour d'autres clients, veuillez modifier le fichier /etc/mail/sendmail.mc, et modifiez l'adresse spécifiée dans l'option Addr= de la directive DAEMON_OPTIONS en provenance de 127.0.0.1 par l'adresse IP d'un périphérique réseau actif ou mettez en commentaire la directive DAEMON_OPTIONS toute entière en plaçant dnl au début de la ligne. Une fois cela terminé, veuillez générer un nouveau fichier /etc/mail/sendmail.cf en redémarrant le service :
~]# systemctl restart sendmail
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La configuration par défaut dans Red Hat Enterprise Linux fonctionne pour la plupart des sites utilisant uniquement SMTP. Cependant, cela ne fonctionne pas pour les sites UUCP (« UNIX-to-UNIX Copy Protocol »). Si vous utilisez le transfert de courrier UUCP, le fichier /etc/mail/sendmail.mc doit être reconfiguré et un nouveau fichier /etc/mail/sendmail.cf doit être généré.
Veuillez consulter le fichier /usr/share/sendmail-cf/README avant de mettre à jour tout fichier dans les répertoires situés sous le répertoire /usr/share/sendmail-cf/, car ils peuvent affecter la future configuration du fichier /etc/mail/sendmail.cf.
13.3.2.4. Camouflage
Une configuration Sendmail commune consiste à faire en sorte qu'une seule machine agisse en tant que passerelle pour toutes les machines sur le réseau. Par exemple, une société pourrait souhaiter avoir une machine appelée mail.example.com qui gère tout le courrier électronique et assigne une adresse de retour cohérente à tout courrier sortant.
Dans cette situation, le serveur Sendmail doit camoufler les noms de machine sur le réseau de la société de manière à ce que l'adresse de retour affiche user@example.com au lieu de user@host.example.com.
Pour faire cela, veuillez ajouter les lignes suivantes à /etc/mail/sendmail.mc :
FEATURE(always_add_domain)dnl
FEATURE(`masquerade_entire_domain')dnl
FEATURE(`masquerade_envelope')dnl
FEATURE(`allmasquerade')dnl
MASQUERADE_AS(`example.com.')dnl
MASQUERADE_DOMAIN(`example.com.')dnl
MASQUERADE_AS(example.com)dnl
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Après avoir généré un nouveau fichier sendmail.cf en utilisant le processeur macro m4, cette configuration fait apparaître tout le courrier intérieur au réseau comme s'il avait été envoyé par example.com.
Remarquez que les administrateurs de serveurs de courrier, des serveurs DNS et DHCP, ainsi que toute application de provisioning, doivent s'accorder sur le format des noms d'hôtes utilisé dans une organisation. Veuillez consulter le Guide de mise en réseau Red Hat Enterprise Linux 7 pour obtenir davantage d'informations sur les pratiques de dénomination recommandées.
13.3.2.5. Arrêter le courrier indésirable
Le courrier indésirable est le courrier non nécessaire et non solicité reçu par un utilisateur qui n'a jamais requis de communication. Il s'agit d'un abus perturbateur, coûteux et répandu des standards de communication internet.
Sendmail rend relativement facile le blocage des nouvelles techniques de spam utilisées pour envoyer du courrier indésirable. Il bloque également les méthodes de spam les plus courantes par défaut. Les principales fonctionnalités anti-spam disponibles sur Sendmail incluent la vérification des en-têtes (header checks), le déni de relais (relaying denial, par défaut la version 8.9), et les vérifications d'informations sur l'envoyeur et sur les bases de données d'accès (access database and sender information checks).
Par exemple, le transfert de messages SMTP, aussi appelé relais, a été désactivé par défaut depuis la version 8.9 de Sendmail. Avant ce changement, Sendmail ordonnait à l'hôte du courrier (x.edu) d'accepter les messages d'une partie (y.com) et de les envoyer à une autre partie (z.net). Cependant, Sendmail doit désormais être configuré pour autoriser à tout domaine de relayer le courrier à travers le serveur. Pour configurer les domaines de relais, veuillez modifier le fichier /etc/mail/relay-domains et redémarrer Sendmail
~]# systemctl restart sendmail
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Cependant les utilisateurs peuvent également recevoir du courrier indésirable provenant de serveurs sur internet. Dans ce cas, les fonctionnalités de contrôle d'accès de Sendmail disponibles à travers le fichier /etc/mail/access peuvent être utilisées pour empêcher des connexions d'hôtes indésirables. L'exemple suivant illustre comment utiliser ce fichier pour bloquer et spécifiquement autoriser l'accès au serveur Sendmail :
badspammer.com ERROR:550 "Go away and do not spam us anymore" tux.badspammer.com OK 10.0 RELAY
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Cet exemple montre que tout courrier électronique envoyé à partir de badspammer.com est bloqué avec un code d'erreur de conformité 550 RFC-821, avec un message renvoyé. Le courrier électronique envoyé à partir du sous-domaine tux.badspammer.com est accepté. La dernière ligne affiche que tout courrier électronique envoyé depuis le réseau 10.0.*.* peut être relayé à travers le serveur de courrier.
Comme le fichier /etc/mail/access.db est une base de données, veuillez utiliser la commande makemap pour mettre à jour tout changement. Pour effectuer cela, veuillez utiliser la commande suivante en tant qu'utilisateur root :
~]# makemap hash /etc/mail/access < /etc/mail/access
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L'analyse d'en-tête de message vous permet de rejeter le courrier basé sur le contenu des en-têtes. Les serveurs SMTP stockent des informations sur le parcours d'un courrier électronique dans l'en-tête du message. Tandis que le messages se déplacent d'un MTA à un autre, chacun ajoute un en-tête Received (« Reçu ») au-dessus des autres en-têtes Received. Il est important de noter que ces informations peuvent être altérées par les expéditeurs du courrier indésirable.
Les exemples ci-dessus représentent uniquement une petite partie de ce que Sendmail peut faire lors de l'autorisation ou du blocage des accès. Veuillez afficher le fichier /usr/share/sendmail-cf/README pour obtenir davantage d'informations et d'exemples.
Comme Sendmail appelle le MDA Procmail lors de la remise du courrier, il est également possible d'utiliser un programme de filtrage de courrier indésirable, tel que SpamAssassin, pour identifier et archiver le courrier indésirable pour les utilisateurs. Veuillez consulter la Section 13.4.2.6, « Filtres du courrier indésirable » pour obtenir des informations supplémentaires sur l'utilisation de SpamAssassin.
13.3.2.6. Utiliser Sendmail avec LDAP
Utiliser LDAP est une manière rapide et puissante de trouver des informations spécifiques sur un utilisateur particulier dans un groupe de grande taille. Par exemple, un serveur LDAP peut être utilisé pour rechercher une adresse électronique particulière dans un annuaire d'entreprise commun en utilisant le nom de famille de l'utilisateur. Dans ce type d'implémentation, LDAP est relativement différent de Sendmail, avec LDAP stockant les informations hiérarchiques des utilisateurs et Sendmail ne reçevant que le résultat des requêtes LDAP dans des messages électroniques pré-adressés.
Cependant, Sendmail prend en charge une intégration bien plus importante avec LDAP, avec laquelle LDAP est utilisé pour remplacer des fichiers maintenus séparément, comme /etc/aliases et /etc/mail/virtusertables, sur différents serveurs de courrier fonctionnant ensemble pour prendre en charge une organisation de niveau moyen à niveau entreprise. Autrement dit, LDAP fait une abtraction du niveau de routage du courrier de Sendmail et de ses fichiers de configuration séparés sur un cluster LDAP puissant dont de nombreuses différentes applications peuvent tirer profit.
La version actuelle de Sendmail contient la prise en charge de LDAP. Pour étendre le serveur Sendmail utilisant LDAP, commencez par exécuter un serveur LDAP correctement configuré, tel que OpenLDAP. Puis modifiez /etc/mail/sendmail.mc de manière à inclure ceci :
LDAPROUTE_DOMAIN('yourdomain.com')dnl
FEATURE('ldap_routing')dnl
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Note

Ceci est uniquement destiné à une configuration très basique de Sendmail avec LDAP. La configuration peut être largement différente en fonction de l'implémentation de LDAP, particulièrement lors de la configuration de plusieurs machines Sendmail pour utiliser un serveur LDAP commun.
Veuillez consulter /usr/share/sendmail-cf/README pour des instructions et exemples de configuration du routage LDAP.
Ensuite, veuillez recréer le fichier /etc/mail/sendmail.cf en exécutant le macro processeur m4 et redémarrez Sendmail. Veuillez consulter la Section 13.3.2.3, « Changements communs de la configuration Sendmail » pour obtenir des instructions.
Pour plus d'informations sur LDAP, voir OpenLDAP dans le guide System-Level Authentication Guide.

13.3.3. Fetchmail

Fetchmail est un MTA qui récupère le courrier électronique se trouvant sur des serveurs distants et le remet au MTA local. De nombreux utilisateurs apprécient la capacité de séparer le processus de téléchargement de leurs messages se trouvant sur un serveur distant du processus de lecture et d'organisation du courrier électronique dans un MUA. Conçu à l'origine pour répondre aux besoins des utilisateurs accédant à internet par ligne téléphonique commutée, Fetchmail se connecte et télécharge rapidement tous les messages électroniques sur le fichier spool du courrier en utilisant un certain nombre de protocoles, y compris POP3 et IMAP. Il peut également transférer les messages électroniques sur un serveur SMTP si nécessaire.

Note

Pour utiliser Fetchmail, veuillez vous assurer que le paquet fetchmail est installé sur votre système en exécutant la commande suivante en tant qu'utilisateur root :
~]# yum install fetchmail
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Pour obtenir davantage d'informations sur l'installation de paquets avec Yum, veuillez consulter la Section 8.2.4, « Installation de paquets ».
Fetchmail est configuré pour chaque utilisateur à travers l'utilisation d'un fichier .fetchmailrc dams le répertoire personnel de l'utilisateur. S'il n'existe pas déjà, veuillez créer le fichier .fetchmailrc dans votre répertoire personnel
En utilisant les préférences dans le fichier .fetchmailrc, Fetchmail vérifie le courrier sur un serveur distant et le télécharge. Il le livre ensuite sur le port 25 de la machine locale, en utilisant le MTA local pour placer le courrier dans le fichier spool du bon utilisateur. Si Procmail est disponible, il est lancé pour filtrer le courrier électronique et le placer dans une boîte aux lettres afin qu'il soit lu par un MUA.
13.3.3.1. Options de Configuration Fetchmail
Malgré qu'il soit possible de passer toutes les options nécessaires sur la ligne de commande pour vérifier le courrier électronique sur un serveur distant pendant l'exécution de Fetchmail, l'utilisation d'un fichier .fetchmailrc est bien plus facile. Placez toutes les options de configuration souhaitées dans le fichier .fetchmailrc afin qu'elles soient utilisées chaque fois que la commande fetchmail est exécutée. Il est possible d'outrepasser ces commandes pendant l'exécution de Fetchmail en spécifiant cette option sur la ligne de commande.
Le fichier .fetchmailrc d'un utilisateur contient trois classes d'option de configuration :
  • options globales — celles-ci donnent à Fetchmail des instructions contrôlant l'opération du programme ou fournissent des paramètres pour chaque connexion vérifiant le courrrier électronique.
  • options du serveur — elles spécifient les informations nécessaires sur le serveur en cours d'interrogation, comme le nom d'hôte, ainsi que les préférences de serveurs de courrier électronique particuliers, comme le port à vérifier ou le nombre de secondes à attendre avant expiration. Ces options affectent tous les utilisateurs utilisant ce serveur.
  • options d'utilisateur — contient des informations nécessaires à l'authentification et à la vérification du courrier électronique, telles que le nom d'utilisateur et le mot de passe, en utilisant un serveur de courrier électronique spécifié.
Des options globales apparaissent en haut du fichier .fetchmailrc, suivies par une ou plusieurs options de serveur, qui désigne chacune un différent serveur de courrier électronique que Fetchmail devrait vérifier. Les options d'utilisateur suivent les options de serveur pour chaque compte utilisateur vérifiant ce serveur de courrier électronique. Tout comme les options de serveur, des options de multiples utilisateurs peuvent être spécifiées pour une utilisation avec un serveur particulier, ainsi que pour vérifier de multiples comptes utilisateur sur le même serveur.
Des options de serveur sont activées dans le fichier .fetchmailrc par l'utilisation d'un verbe spéciale option, poll (interroger) ou skip (ignorer), qui précède les informations serveur. L'action poll (interroger) ordonne à Fetchmail d'utiliser cette option de serveur lors de son exécution. Elle vérifie le courrier électronique en utilisant les options spécifiées par l'utilisateur. Cependant, toute option de serveur située après une action skip (ignorer), ne sera pas vérifiée, à moins que le nom d'hôte de ce serveur soit spécifié lorsque Fetchmail est invoqué. L'option skip est utile pendant des tests de configuration dans le fichier .fetchmailrc car elle ne vérifie que les serveurs ignorés si invoquée, et n'affecte aucune configuration fonctionnant actuellement.
Ci-dessous figure un exemple de fichier .fetchmailrc :
set postmaster "user1"
set bouncemail

poll pop.domain.com proto pop3
    user 'user1' there with password 'secret' is user1 here

poll mail.domain2.com
    user 'user5' there with password 'secret2' is user1 here
    user 'user7' there with password 'secret3' is user1 here
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Dans cet exemple, les options globales indiquent que l'utilisateur reçoit du courrier électronique en dernier recours (option postmaster) et toutes les erreurs de courrier électronique sont envoyées au «postmaster » au lieu de l'envoyeur (option bouncemail). L'action set transmet à Fetchmail que cette ligne contient une option globale. Puis, deux serveurs de courrier sont spécifiés, l'un est paramétré pour vérifier en utilisant POP3, et l'autre pour tenter divers protocoles dans le but d'en trouver un qui fonctionne. Deux utilisateurs sont vérifés en utilisant la seconde option du serveur, mais tous le courrier trouvé pour un utilisateur quelconque est envoyé dans le spool du courrier de l'utilisateur user1. Ceci permet à de multiples boîtes aux lettres d'être vérifiées sur de multiples serveurs, tout en apparaissant comme n'étant qu'une seule boîte aux lettres MUA. Les informations spécifiques de chaque utilisateur commencent par l'action user.

Note

Les utilisateurs ne sont pas obligés de placer leur mot de passe dans le fichier .fetchmailrc. L'omission de la section with password 'password' cause à Fetchmail de demander un mot de passe lorsqu'il est lancé.
Fetchmail possède de nombreuses options globales, de serveur, et locales. Nombre de ces options sont rarement utilisées ou ne s'appliquent qu'à des situations très spécifiques. La page man fetchmail explique chaque option en détail, mais les plus communes sont répertoriées dans les trois sections suivantes.
13.3.3.2. Options globales
Chaque option globale doit être placée sur une seule ligne après une action set.
  • daemon seconds — spécifie le mode du démon, où Fetchmail reste en arrière-plan. Veuillez remplacer seconds par le nombre de secondes pendant lesquelles Fetchmail doit patienter avant d'interroger le serveur.
  • postmaster — Spécifie un utilisateur local à qui envoyer le courrier en cas de problème de remise du courrier électronique.
  • syslog — Spécifie le fichier journal pour les messages d'erreur et de statut. Par défaut, ce fichier est /var/log/maillog.
13.3.3.3. Options de serveur
Les options de serveur doivent être placées sur leur propre ligne dans .fetchmailrc, après une action poll ou skip.
  • auth auth-type — remplace auth-type par le type d'authentification à utiliser. Par défaut, l'authentification password est utilisée, mais certains protocoles prennent en charge d'autres types d'authentification, y compris kerberos_v5, kerberos_v4, et ssh. Si le type d'authentification any est utilisé, Fetchmail tentera d'abord des méthodes qui ne requièrent pas de mot de passe, puis des méthodes qui masquent le mot de passe, et tentera finalement d'envoyer le mot de passe non chiffré pour s'authentifier sur le serveur.
  • interval number — interroge le serveur spécifié toutes les number fois qu'il vérifie le courrier électronique sur tous les serveurs configurés. Cette option est généralement utilisée pour les serveurs de courrier sur lesquels l'utilisateur reçoit rarement de messages.
  • port port-number — remplace port-number par le numéro du port. Cette valeur remplace le numéro de port par défaut pour le protocole spécifié.
  • proto protocol — remplace protocol par le protocole à utiliser, comme pop3 ou imap, pendant les vérifications de messages sur le serveur
  • timeout seconds — remplace seconds par le nombre de secondes d'inactivité du serveur après lesquelles Fetchmail abandonnera une tentative de connexion. Si cette valeur n'est pas définie, la valeur par défaut de 300 sera utilisée.
13.3.3.4. Options d'utilisateur
Les options d'utilisateur peuvent être placées sur leurs propres lignes sous une option de serveur ou sur la même ligne que l'option de serveur. Dans les deux cas, les options définies doivent suivre l'option user (définie ci-dessous).
  • fetchall — ordonne à Fetchmail de télécharger tous les messages de la file, y compris les messages qui ont déjà été lus. Par défaut, Fetchmail ne télécharge que les nouveaux messages.
  • fetchlimit number — remplace number par le nombre de messages à récupérer avant d'arrêter.
  • flush — supprime tous les messages déjà vus qui se trouvent dans la file avant de récupérer les nouveaux messages.
  • limit max-number-bytes — remplace max-number-bytes par la taille de message maximale autorisée en octets lorsque les messages sont récupérés par Fetchmail. Cette option est utile avec les liens réseau lents, lorsqu'un message de grande taille prend trop de temps à télécharger.
  • password 'password' — remplace password par le mot de passe de l'utilisateur.
  • preconnect "command" — remplace command par la commande à exécuter avant de récupérer les messages pour l'utilisateur.
  • postconnect "command" — remplace command par la commande à exécuter après avoir récupéré les messages pour l'utilisateur.
  • ssl — active l'encodage. Au moment de la rédaction de cet ouvrage, l'action par défaut est d'utiliser soit SSL2, SSL3, SSL23, TLS1, TLS1.1 ou TLS1.2 suivant ce qu'il y a de mieux de disponible. Notez que SSL2 est considéré comme étant obsolète à cause de POODLE: Vulnérabilité SSLv3 (CVE-2014-3566), SSLv3 ne doit pas être utilisé. Cependant, il n'est pas utile de forcer l'utilisation de TLS1 ou version plus récente, donc, veillez bien à ce que le serveur de messagerie connecté soit configuré de façon à ne pas utiliser SSLv2 ou SSLv3. Utiliser stunnel quand le serveur ne peut pas être configuré à ne pas utiliser SSLv2 ou SSLv3.
  • sslproto — définit les protocoles SSL ou TLS autorisés. Les valeurs possibles sont SSL2, SSL3, SSL23 et TLS1. La valeur par défaut, si sslproto est omis, désactivé ou défini à une valeur non valide, est SSL23. L’action par défaut consiste à utiliser soit SSLv2, SSLv3, TLSv1, TLS1.1 ou TLS1.2. Notez que la définition de toute autre valeur pour SSL ou TLS désactive tous les autres protocoles. À cause de POODLE:ulnérabilité SSLv3 (CVE-2014-3566), il est recommandé d’omettre cette option, ou de la définir à SSLv23, et de configurer le serveur de messagerie correspondant à ne pas utiliser SSLv2 et SSLv3. Utilisez stunnel où le serveur ne peut pas être configuré à ne pas utiliser SSLv2 et SSLv3.
  • user "username" — Veuillez remplacer username par le nom d'utilisateur utilisé par Fetchmail pour récupérer les messages. Cette option doit précéder toutes les autres options d'utilisateur.
13.3.3.5. Options de commande Fetchmail
La plupart des options Fetchmail utilisées sur la ligne de commande lors de l'exécution de la commande fetchmail reflètent les options de configuration .fetchmailrc. Ainsi, Fetchmail peut être utilisé avec ou sans fichier de configuration. Ces options ne sont pas utilisées sur la ligne de commande par la plupart des utilisateurs car il est plus facile de les laisser dans le fichier .fetchmailrc.
Parfois, il est souhaitable d'exécuter la commande fetchmail avec d'autres options dans un but particulier. Il est possible d'exécuter des options de commande pour outrepasser de manière temporaire un paramètre .fetchmailrc qui causerait une erreur, comme toute option spécifiée sur la ligne de commande outrepasse les options du fichier de configuration.
13.3.3.6. Options de débogage ou à caractère informatif
Certaines options utilisées après la commande fetchmail peuvent fournir d'importantes informations.
  • --configdump — affiche toutes les options possibles en se basant sur les informations de .fetchmailrc et sur les valeurs par défaut de Fetchmail. Aucun courrier n'est récupéré pour un utilisateur lorsque cette option est utilisée.
  • -s — exécute Fetchmail en mode silence, empêchant tout message autre que des messages d'erreur d'apparaître après la commande fetchmail.
  • -v — exécute Fetchmail en mode détaillé, affichant toutes les communications entre Fetchmail et les serveurs de courrier distants.
  • -V — affiche des informations détaillées sur la version, répertorie ses options globales, et affiche les paramètres à utiliser avec chaque utilisateur, y compris le protocole du courrier et la méthode d'authentification. Aucun courrier n'est récupéré pour un utilisateur lorsque cette option est utilisée.
13.3.3.7. Options spéciales
Ces options sont parfois utiles pour remplacer les valeurs par défaut souvent trouvées dans le fichier .fetchmailrc.
  • -a — Fetchmail télécharge tous les messages du serveur de courrier distant, qu'ils soient nouveaux ou qu'ils aient déjà été vus. Par défaut, Fetchmail télécharge uniquement les nouveaux messages.
  • -k — Fetchmail laisse les messages sur le serveur de courrier distant après les avoir téléchargés. Cette option outrepasse le comportement par défaut qui consiste à supprimer les messages après les avoir téléchargés.
  • -l max-number-bytes — Fetchmail ne télécharge aucun message au-delà d'une taille particulière et les laisse sur le serveur de courrier distant.
  • --quit — quitte le processus du démon Fetchmail.
Davantage de commandes et d'options .fetchmailrc se trouvent sur la page man de fetchmail.
Un MTA (« Mail Transport Agent ») est essentiel pour envoyer un courrier électronique. Un MUA (« Mail User Agent »), tel que Evolution ou Mutt, est utilisé pour lire et écrire des courriers électroniques. Lorsqu'un utilisateur envoie un courrier à partir d'un MUA, le message est remis au MTA, qui envoie le message à travers une série de MTA jusqu'à ce qu'il atteigne sa destination.
Même si un utilisateur ne planifie pas d'envoyer de courrier à partir du système, certaines tâches automatisées ou programmes du système peuvent devoir utiliser la commande mail pour envoyer du courrier contenant des messages de journalisation à l'utilisateur root du système local.
Red Hat Enterprise Linux 7 fournit deux MTA : Postfix et Sendmail. Si les deux sont installés, Postfix est le MTA par défaut. Veuillez remarquer que Sendmail est déconseillé dans Red Hat Enterprise Linux 7.
Red Hat Enterprise Linux inclut deux MDA principaux, Procmail et mail. Ces deux applications sont considérées comme des LDA et déplacent le courrier depuis le fichier spool du MTA dans la boîte aux lettre de l'utilisateur. Cependant, Procmail offre un système de filtrage robuste.
Cette section détaille uniquement Procmail. Pour obtenir des informations sur la commande mail, veuillez consulter sa page man (man mail).
Procmail remet et filtre le courrier car il se trouve dans le fichier spool du courrier de l'hôte local. Il est puissant, léger pour les ressources système, et est largement utilisé. Procmail peut jouer un rôle critique dans la remise du courrier pour lecture par les applications client de courrier.
Procmail peut être invoqué de différentes manières. Lorsqu'un MTA place un courrier dans le fichier spool du courrier, Procmail est lancé. Puis, Procmail filtre et archive le courrier pour le MUA et quitte. Sinon, le MUA peut être configuré pour exécuter Procmail à chaque fois qu'un message est reçu de façon à ce que les messages soient déplacés dans la boîte aux lettres qui convient. Par défaut, la présence d'un fichier /etc/procmailrc ou ~/.procmailrc (également appelé un fichier rc) dans le répertoire personnel de l'utilisateur invoque Procmail chaque fois qu'un MTA reçoit un nouveau message.
Par défaut, aucun fichier rc global n'existe dans le répertoire /etc et aucun fichier .procmailrc n'existe dans les répertoires de base d'aucun utilisateur. Ainsi, pour utiliser Procmail, chaque utilisateur doit construire un fichier .procmailrc avec des variables et des règles d'environnement spécifiques.
La réaction de Procmail à la réception d'un courrier électronique dépend de si le message correspond à un ensemble spécifié de conditions ou de recettes (« recipes ») dans le fichier rc. Si un message correspond à une recette, alors le courrier est placé dans un fichier spécifié, supprimé, ou traité autrement.
Lorsque Procmail démarre, il lit le courrier et sépare le corps des informations de l'en-tête. Puis, Procmail recherche des variables et recettes d'environnement Procmail globales par défaut dans le fichier /etc/procmailrc et les fichiers rc du répertoire /etc/procmailrcs/. Procmail recherche ensuite un fichier .procmailrc dans le répertoire personnel de l'utilisateur. De nombreux utilisateurs créent également des fichiers rc supplémentaires pour Procmail auxquels il est fait référence dans le fichier .procmailrc de leur répertoire personnel.

13.4.1. Configuration Procmail

Le fichier de configuration Procmail contient des variables d'environnement importantes. Ces variables spécifient certaines choses, comme les messages à trier ou que faire avec les messages qui ne correspondent à aucune recette.
Ces variables d'environnement apparaissent habituellement au début du fichier ~/.procmailrc sous le format suivant :
env-variable="value"
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Dans cet exemple, env-variable est le nom de la variable et value définit la variable.
De nombreuses variables d'environnement n'étaient pas utilisées par la plupart des utilisateurs Procmail et nombre des variables d'environnement plus importantes sont déjà définies par une valeur par défaut. La plupart du temps, les variables suivantes sont utilisées :
  • DEFAULT — définit la boîte aux lettres par défaut où sont placés les messages ne correspondant à aucune recette.
    La valeur par défaut DEFAULT est la même que la valeur $ORGMAIL.
  • INCLUDERC — spécifie des fichiers rc supplémentaires contenant davantage de recettes avec lesquelles vérifier les messages. Ceci divise les listes des recettes Procmail en fichiers individuels qui remplissent différents rôles, comme bloquer le courrier indésirable et gérer les listes de courrier électronique, qui peuvent également être activés ou désactivés en utilisant les caractères de mise en commentaire dans le fichier de l'utilisateur ~/.procmailrc.
    Par exemple, les lignes du fichier ~/.procmailrc d'un utilisateur pourraient ressembler à celles-ci :
    MAILDIR=$HOME/Msgs
    INCLUDERC=$MAILDIR/lists.rc
    INCLUDERC=$MAILDIR/spam.rc
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    Pour désactiver le filtrage Procmail des listes de courrier électronique tout en laissant le contrôle du courrier indésirable en place, veuillez mettre en commentaire la première ligne INCLUDERC avec le caractère dièse (#). Remarquez que des chemins relatifs au répertoire actuel sont utilisés.
  • LOCKSLEEP — définit la durée, en secondes, qui doit s'écouler entre chaque tentative d'utilisation d'un fichier lockfile particulier par Procmail. La valeur par défaut s'élève à 8 secondes.
  • LOCKTIMEOUT — définit la durée, en secondes, qui doit s'écouler après la modification d'un fichier lockfile avant que Procmail considère que ce fichier lockfileest trop ancien et doit être supprimé. La valeur par défaut s'élève à 1024 secondes.
  • LOGFILE — fichier sur lequel toutes les informations et tous les messages d'erreur Procmail sont écrits.
  • MAILDIR — définit le répertoire de travail actuel de Procmail. Si défini, tous les autres chemins Procmail seront relatifs à ce répertoire.
  • ORGMAIL — spécifie la boîte aux lettres d'origine, ou un autre endroit où placer les messages s'ils ne peuvent pas être mis dans l'emplacement par défaut ou l'emplacement requis par la recette.
    Par défaut, une valeur de /var/spool/mail/$LOGNAME est utilisée.
  • SUSPEND — définit la durée, en secondes, pendant laquelle Procmail fait une pause si une ressource importante, telle que l'espace swap, n'est pas disponible.
  • SWITCHRC — permet à un utilisateur de spécifier un fichier externe contenant des recettes Procmail supplémentaires similaires à l'option INCLUDERC, sauf que la vérification de recette s'arrête sur le fichier de configuration reférant et seules les recettes se trouvant sur le fichier spécifié par SWITCHRC sont utilisées.
  • VERBOSE — amène Procmail à journaliser davantage d'information. Cette option est utile pour le débogage.
D'autres variables d'environnement importantes sont récupérées du shell, comme LOGNAME, le nom de connexion ; HOME, l'emplacement du répertoire personnel ; et SHELL, le shell par défaut.
Une explication complète de toutes les variables d'environnement et de leurs valeurs par défaut est disponible sur la page man de procmailrc.

13.4.2. Recettes Procmail

Les nouveaux utilisateurs trouvent fréquemment que la construction de recettes est la partie la plus difficile lors de l'apprentissage de l'utilisation de Procmail. Cette difficulté est souvent attribuée aux recettes qui font correspondre des messages en utilisant des expressions régulières utilisées pour spécifier des critères de correspondance de chaîne. Cependant, les expressions régulières ne sont pas très difficiles à construire, et encore moins difficiles à comprendre lorsqu'elles sont lues. En outre, la cohérence d'écriture des recettes Procmail, peu importe les expressions régulières , facilite l'apprentissage à l'aide d'exemples. Pour afficher des exemples de recettes Procmail, veuillez consulter la Section 13.4.2.5, « Exemples de recettes ».
Les recettes Procmail sont sous la forme suivante :
:0 [flags] [: lockfile-name ]
* [ condition_1_special-condition-character condition_1_regular_expression ]
* [ condition_2_special-condition-character condition-2_regular_expression ]
* [ condition_N_special-condition-character condition-N_regular_expression ]
        special-action-character
        action-to-perform
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Les deux premiers caractères d'une recette Procmail sont deux points suivis d'un zéro. Divers marqueurs peuvent être placés après le zéro pour contrôler la manière par laquelle Procmail traite la recette. Les deux points suivant la section flags indiquent qu'un fichier lockfile est créé pour ce message. Si un ficier lockfile est créé, le nom peut être spécifié en remplaçant lockfile-name.
Une recette peut contenir plusieurs conditions pour correspondre aux messages. S'il n'y a aucune condition, chaque message correspond à la recette. Les expressions régulières sont placées dans certaines conditions pour faciliter la correspondance de messages. Si de multiples conditions sont utilisées, elles doivent toutes correspondre pour que l'action soit appliquée. Les conditions sont vérifiées en se basant sur les marqueurs paramétrés dans la première ligne du destinataire. Des caractères spéciaux optionnels sont placés après l'astérisque (*).
L'argument action-to-perform spécifie l'action effectuée lorsque le message correspond à l'une des conditions. Il ne peut y avoir qu'une seule action par recette. Dans de nombreux cas, le nom d'une boîte aux lettres est utilisé pour diriger les messages correspondants vers ce fichier, triant ainsi le courrier électronique. Les caractères d'action spéciaux peuvent également être utilisés avant que l'action ne soit spécifiée. Veuillez consulter la Section 13.4.2.4, « Conditions et actions spéciales » pour obtenir davantage d'informations.
13.4.2.1. Recettes de remise vs. Recettes de non-remise
L'action utilisée si la recette correspond à un message particulier détermine s'il s'agit d'une recette de remise (« delivering recipe ») ou d'une recette de non-remise (« non-delivering »). Une recette de remise contient une action qui écrit le message sur un fichier, envoie le message à un autre programme, ou transfère le message sur une autre adresse électronique. Une recette de non-remise couvre toutes les autres actions, comme un bloc imbriqué (« nesting block »). Un bloc imbriqué est un ensemble d'actions, entre crochets { }, qui sont effectuées sur les messages correspondants aux conditions de la recette. Les blocs imbriqués peuvent être imbriqués à l'intérieur les uns des autres, offrant ainsi un meilleur contrôle pour identifier et effectuer des actions sur les messages.
Lorsque des messages correspondent à une recette de remise, Procmail effectue l'action spécifiée et arrête de comparer le message à d'autres recettes. Les messages qui correspondent aux recettes de non-remise continuent d'être comparées aux autres recettes.
13.4.2.2. Marqueurs
Les marqueurs sont essentiels pour déterminer si les conditions d'une recette sont comparées à un message et de quelle manière cela est fait. L'utilitaire egrep est utilisé de manière interne pour faire correspondre les conditions. Les marqueurs suivants sont couramment utilisés :
  • A — spécifie que cette recette est uniquement utilisée si la recette précédente sans marqueur A ou a correspondait également à ce message.
  • a — spécifie que cette recette est uniquement utilisée si la recette précédente avec un marqueur A ou a correspondait également à ce message et a été appliquée.
  • B — analyse le corps du message et recherche des conditions correpondantes.
  • b — utilise le corps dans toute action résultante, comme l'écriture du message sur un fichier ou son transfert. Il s'agit du comportement par défaut.
  • c — génère une copie carbone du courrier électronique. Ceci est utile avec les recettes de remise, car l'action requise peut être effectuée sur le message et une copie du message peut toujours être en cours de traitement dans les fichiers rc.
  • D — fait respecter la casse à la comparaison egrep. Par défaut, le processus de comparaison ne respecte pas la casse.
  • E — malgré des similarités avec le marqueur A, les conditions de la recette sont uniquement comparées au message si la recette la précédant immédiatement sans marqeur E ne correspondait pas. Ceci est comparable à une action else.
  • e — la recette est comparée au message uniquement si l'action spécifiée dans la recette la précédant immédiatement échoue.
  • f — utilise le tube (« pipe ») en tant que filtre.
  • H — analyse l'en-tête du message et recherche des conditions correspondantes. Ceci est le comportement par défaut.
  • h — utilise l'en-tête dans une action résultante. Ceci est le comportement par défaut.
  • w — ordonne à Procmail d'attendre que le filtre ou programme spécifié se termine, et rapporte si celui-ci a réussi ou non avant de considérer le message comme filtré.
  • W — est identique à w, sauf que les messages « Échec du programme » sont supprimés.
Pour une liste détaillée de marqueurs supplémentaires, veuillez consulter la page man de procmailrc.
13.4.2.3. Spécifier un fichier lockfile local
Les fichiers lockfiles sont très utiles avec Procmail pour vous assurer que plusieurs processus ne tentent pas d'altérer un message simultanément. Spécifiez un lockfile local en plaçant un caractère Deux-points (:) après tout marqueur se trouvant sur la première ligne d'une recette. Ceci crée un fichier lockfile local basé sur le nom du fichier destinataire plus ce qui a été défini dans la variable globale d'environnement LOCKEXT.
Alternativement, veuillez spécifier le nom du fichier lockfile local à utiliser avec cette recette après le caractère des deux-points.
13.4.2.4. Conditions et actions spéciales
Les caractères spéciaux utilisés avant les conditions et actions des recettes Procmail modifient la manière par laquelle celles-ci sont interprétées.
Les caractères suivants peuvent être utilisés après un astérisque (*) au début de la ligne de condition d'une recette :
  • ! — dans la ligne de condition, ce caractère inverse la condition. Ainsi, une correspondance ne se produira que si la condition ne correspond pas au message.
  • < — vérifie si le message fait moins qu'un nombre d'octets spécifié.
  • > — vérifie si le message fait plus qu'un nombre d'octets spécifié.
Les caractères suivants sont utilisés pour effectuer des actions spéciales :
  • ! — dans la ligne de l'action, ce caractère ordonne à Procmail de transférer le message vers les adresses électroniques spécifiées.
  • $ — fait référence à une variable précédemment définie dans le fichier rc. Souvent utilisé pour définir une boîte aux lettres commune à laquelle diverses recettes font référence.
  • | — lance un programme spécifié pour traiter le message.
  • { and } — permet de construire un bloc imbriqué, utilisé pour contenir des recettes supplémentaires pour appliquer des messages correspondants.
Si aucun caractère spécial n'est utilisé au début de la ligne de l'action, Procmail supposera que la ligne d'action spécifie la boîte aux lettre dans laquelle écrire le message.
13.4.2.5. Exemples de recettes
Procmail est un programme extrêmement flexible, mais cette flexibilité rend la composition de recettes Procmail difficile pour les nouveaux utilisateurs.
La meilleure manière de développer les compétences requises pour créer des conditions de recettes Procmail vient d'une bonne compréhension des expressions régulières combiné à un regard objectif sur les nombreux exemples produits par d'autres personnes. L'explication détaillée des expressions régulières est au-delà de l'étendue de cette section. La structure des recettes Procmail et des exemples de recettes Procmail utiles peuvent être trouvés sur internet. L'utilisation et l'adaptation correcte d'expressiosn régulière peuvent être dérivées de l'observation minutieuse de ces exemples de recettes. En outre, des informations d'introduction auxr règles des expressions régulières de base sont situées dans la page man de grep(1).
Les simples exemples suivants démontrent la structure de base des recettes Procmail et peuvent servir de fondation pour des constructions plus complexes.
Une recette de base peut même ne pas contenir de conditions, comme illustré dans l'exemple suivant :
:0:
new-mail.spool
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La première ligne spécifie qu'un lockfile local doit être créé mais ne spécifie pas de nom, Procmail utilise donc le nom du fichier destinataire et ajoute la valeur spécifiée dans la variable d'environnement LOCKEXT. Aucune condition n'est spécifiée, donc chaque message correspond à cette recette et est placé dans l'unique fichier spool nommé new-mail.spool, qui est situé dans un répertoire spécifié par la variable d'environnement MAILDIR. Un MUA peut ensuite afficher les messages dans ce fichier.
Une recette de base, comme celle-ci, peut être placée à la fin de tous les fichiers rc pour diriger les messages vers un emplacement par défaut.
L'exemple suivant faisait correspondre des messages d'une adresse électronique spécifique puis les jettait.
:0
* ^From: spammer@domain.com
/dev/null
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Dans cet exemple, tout message envoyé par spammer@domain.com est envoyé sur le périphérique /dev/null, qui les supprime.

Avertissement

Assurez-vous que les règles fonctionnent comme prévu avant d'envoyer des messages sur /dev/null pour une suppression permanente. Si une recette obtient des messages de manière non-intentionnelle et que ces messages disparaissent, il sera difficile de résoudre le problème de la règle.
Une meilleure solution consisterait à pointer l'action de la recette vers une boîte aux lettres spéciale, qui pourra être vérifiée de temps en temps pour chercher des faux positifs. Une fois que vous serez satisfait qu'aucun message ne sera accidentellement mis en correspondance, veuillez supprimer la boîte aux lettres et dirigez l'action pour que les messages soit envoyés dans /dev/null.
La recette suivante récupère le courrier électronique envoyé à partir d'une liste de diffusion particulière et le place dans un dossier spécifié.
:0:
* ^(From|Cc|To).*tux-lug
tuxlug
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Tout message envoyé à partir de la liste de diffusion tux-lug@domain.com est automatiquement placé dans la boîte aux lettres tuxlug pour le MUA. Veuillez remarquer que la condition dans cet exemple correspond au message si l'adresse de la liste de diffusion se trouve sur la ligne De (« From »), Cc, ou À (« To »).
Veuillez consulter les nombreuses ressources Procmail en ligne, disponibles dans la Section 13.6, « Ressources supplémentaires » pour obtenir des recettes plus détaillées et plus puissantes.
13.4.2.6. Filtres du courrier indésirable
Comme il est appelé par Sendmail, Postfix, et Fetchmail lors de la réception de nouveaux courriers électroniques, Procmail peut être utilisé comme outil puissant pour combattre le courrier indésirable.
Ceci est particulièrement vrai lorsque Procmail est utilisé en conjonction avec SpamAssassin. Lorsqu'utilisées ensemble, ces deux applications peuvent rapidement identifier le courrier indésirable et le trier ou le détruire.
SpamAssassin utilise des analyses d'en-tête, des analyses de texte, des listes noires, une base de données de suivi de courrier indésirable, et une analyse de courrier indésirable bayésienne pour identifier et baliser le courrier indésirable rapidement et précisément.

Note

Pour utiliser SpamAssassin, veuillez commencer par vous assurer que le paquet spamassassin est installé sur votre système en exécutant la commande suivante en tant qu'utilisateur root :
~]# yum install spamassassin
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Pour obtenir davantage d'informations sur l'installation de paquets avec Yum, veuillez consulter la Section 8.2.4, « Installation de paquets ».
Pour un utilisateur local, la manière la plus simple d'utiliser SpamAssassin consiste à placer la ligne suivante vers le haut du fichier ~/.procmailrc :
INCLUDERC=/etc/mail/spamassassin/spamassassin-default.rc
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Le fichier /etc/mail/spamassassin/spamassassin-default.rc contient une règle Procmail simple qui active SpamAssassin pour le courrier entrant. Si un courrier électronique est déterminé comme étant un courrier indésirable, son en-tête est balisé comme tel et le modèle suivant est ajouté au début de son titre :
*****SPAM*****
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Le contenu du message commence par un décompte des éléments qui le qualifient comme étant un courier indésirable.
Pour archiver le courrier marqué comme indésirable, une règle similaire à la suivante peut être utilisée :
:0 Hw * ^X-Spam-Status: Yes spam
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Cette règle dépose tous les messages dont l'en-tête est balisé comme courrier indésirable dans une boîte aux lettre nommée spam.
Comme SpamAssassin est un script Perl, il pourrait être nécessaire d'utiliser le démon binaire SpamAssassin (spamd) et l'application cliente (spamc) sur des serveurs occupés. Cependant, la configuration de SpamAssassin de cette manière, requiert un accès root à l'hôte.
Pour lancer le démon spamd, veuillez saisir la commande suivante :
~]# systemctl start spamassassin
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Pour lancer le démon SpamAssassin lorsque le système est démarré, veuillez exécuter :
systemctl enable spamassassin.service
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Veuillez consulter le Chapitre 9, Gérer les services avec systemd pour obtenir davantage d'informations sur le lancement et l'arrêt des services.
Pour configurer Procmail de manière à utiliser l'application cliente SpamAssassin au lieu du script Perl, veuillez placer la ligne suivante vers le haut du fichier ~/.procmailrc. Pour une configuration globale, veuillez la placer dans /etc/procmailrc :
INCLUDERC=/etc/mail/spamassassin/spamassassin-spamc.rc
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13.5. Mail User Agents (MUA)

Red Hat Enterprise Linux offre une variété de programmes de messagerie, des programmes client de messagerie graphique, comme Evolution, ainsi que des programme de messagerie basés texte, comme mutt.
Le reste de cette section concerne la sécurisation des communications entre un client et un serveur.

13.5.1. Sécuriser les communications

Les MUA populaires inclus avec Red Hat Enterprise Linux, comme Evolution et Mutt offrent des sessions de messagerie chiffrées avec SSL.
Comme tout autre service exécuté sur un réseau non chiffré, les informations importantes des courrier électroniques, comme les noms d'utilisateurs, les mots de passe et les messages entiers peuvent être interceptés et vus par les utilisateurs sur le réseau. En outre, comme les protocoles standards POP et IMAP passent des informations d'authentification non chiffrées, il est possible qu'une personne malveillante obtienne accès aux comptes des utilisateurs en récupérant les noms d'utilisateurs et mots de passe quand ils sont passés sur le réseau.
13.5.1.1. Clients de messagerie sécurisés
La plupart des MUA Linux conçus pour vérifier le courrier électronique sur les serveurs distants prennent en charge le chiffrement SSL. Pour utiliser SSL pendant la récupération du courrier, il doit être activé sur le client de messagerie et sur le serveur.
SSL est facile à activer côté client, ce qui est souvent fait simplement en cliquant sur un bouton dans la fenêtre de configuration du MUA ou via une option du fichier de configuration du MUA. Les protocoles sécurisés IMAP et POP ont des numéros de port (993 et 995, respectivement) utilisés par le MUA pour authentifier et télécharger des messages.
Offrir le chiffrement SSL aux utilisateurs IMAP et POP sur le serveur de messagerie est une simple question.
Premièrement, veuillez créer un certificat SSL. Ceci peut être fait de deux manières différentes en appliquant sur un CA (Certificate Authority) pour obtenir un certificat SSL ou en créant un certificat autosigné.

Avertissement

Les certificats autosignés doivent uniquement être utilisés pour des tests. Tout serveur utilisé dans un environnement de production doit utiliser un certificat SSL signé par un CA.
Pour créer un certificat autosigné pour IMAP ou POP, rendez-vous dans le répertoire /etc/pki/dovecot/, modifiez les paramètres du certificat dans le fichier de configuration /etc/pki/dovecot/dovecot-openssl.cnf selon vos préférences, puis saisissez les commandes suivantes en tant qu'utilisateur root :
dovecot]# rm -f certs/dovecot.pem private/dovecot.pem
dovecot]# /usr/libexec/dovecot/mkcert.sh
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Une fois terminé, assurez-vous d'avoir les configurations suivantes dans votre fichier /etc/dovecot/conf.d/10-ssl.conf :
ssl_cert = </etc/pki/dovecot/certs/dovecot.pem
ssl_key = </etc/pki/dovecot/private/dovecot.pem
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Veuillez exécuter la commande suivante pour redémarrer le démon dovecot :
~]# systemctl restart dovecot
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Alternativement, la commande stunnel peut être utilisée comme emballage de chiffrement autour des connexions standards non-sécurisées aux services IMAP ou POP.
L'utilitaire stunnel utilise des bibliothèques OpenSSL externes incluses avec Red Hat Enterprise Linux pour fournir un chiffrement fort et pour protéger les connexions réseau. Il est recommandé d'appliquer sur un CA pour obtenir un certificat SSL, mais il est également possible de créer un certificat autosigné.
Veuillez consulter Utiliser stunnel dans le Guide de sécurité Red Hat Enterprise Linux 7 pour obtenir des instructions sur l'installation de stunnel et pour créer sa configuration de base. Pour configurer stunnel comme emballage pour IMAPS et POP3S, veuillez ajouter les lignes suivantes au fichier de configuration /etc/stunnel/stunnel.conf :
[pop3s]
accept  = 995
connect = 110

[imaps]
accept  = 993
connect = 143
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Le Guide de sécurité explique également comment lancer et arrêter stunnel. Une fois lancé, il est possible d'utiliser un client de messagerie IMAP ou POP et de se connecter au serveur de messagerie en utilisant le chiffrement SSL.

13.6. Ressources supplémentaires

Voici une liste de documents supplémentaires sur les applications de messagerie.

13.6.1. Documentation installée

  • Des informations sur la configuration de Sendmail sont incluses avec les paquets sendmail et sendmail-cf.
    • /usr/share/sendmail-cf/README — contient des informations sur le processeur macro m4, les emplacements des fichiers pour Sendmail, les logiciels de messagerie pris en charge, sur les manières d'accéder aux fonctionnalités améliorées, et bien plus.
    En outre, les pages man de sendmail et aliases contiennent des informations utiles traitant des diverses options Sendmail et de la configuration correcte du fichier Sendmail /etc/mail/aliases.
  • /usr/share/doc/postfix-version-number/ — contient une grande quantité d'informations sur comment configurer Postfix. Remplacez version-number par le numéro de version de Postfix.
  • /usr/share/doc/fetchmail-version-number/ — contient une liste complète des fonctionnalités de Fetchmail dans le fichier FEATURES ainsi qu'une FAQ d'introduction. Remplacez version-number par le numéro de version de Fetchmail.
  • /usr/share/doc/procmail-version-number/ — contient un fichier README qui fournit une vue d'ensemble de Procmail, un fichier FEATURES qui explore toutes les fonctionnalités du programme, et un fichier FAQ avec les réponses à de nombreuses questions communes sur la configuration. Remplacez version-number par le numéro de version de Procmail.
    Lors de l'apprentissage de Procmail et de la création de nouvelles recettes, les pages man Procmail suivantes seront indispensables :
    • procmail — fournit une vue d'ensemble du fonctionnement de Procmail et des étapes impliquées dans le filtrage du courrier.
    • procmailrc — explique le format du fichier rc utilisé pour créer des recettes.
    • procmailex — donne un certain nombre d'exemples utiles et réels de recettes Procmail.
    • procmailsc — explique la technique de notation pondérée utilisée par Procmail pour faire correspondre une recette particulière à un message.
    • /usr/share/doc/spamassassin-version-number/ — contient une grande quantité d'informations pertinentes à SpamAssassin. Remplacez version-number par le numéro de version du paquet spamassassin.

13.6.2. Documentation en ligne

  • Comment configurer postfix avec TLS ? — un article de Red Hat Knowledgebase qui décrit comment configurer postfix pour utiliser TLS.
  • http://www.sendmail.org/ — offre une décomposition minutieuse des fonctionnalités, de la documentation, et des exemples de configuration de Sendmail.
  • http://www.sendmail.com/ — contient des informations, entretiens, et articles concernant Sendmail, y compris une vue étendue des nombreuses options disponibles.
  • http://www.postfix.org/ — la page d'accueil du projet Postfix contient une mine d'informations sur Postfix. La liste de diffusion est particulièrement utile pour rechercher des informations.
  • http://www.fetchmail.info/fetchmail-FAQ.html — FAQ détaillée sur Fetchmail.
  • http://www.procmail.org/ — page d'accueil de Procmail avec des liens vers les listes de diffusion dédiées à Procmail ainsi que divers documents FAQ.
  • http://www.uwasa.fi/~ts/info/proctips.html — contient une douzaine de conseils qui permettent une utilisation bien plus facile de Procmail. Y compris des instructions sur la manière de tester les fichiers .procmailrc et d'utiliser la notation Procmail pour décider si une action particulière doit être prise.
  • http://www.spamassassin.org/ — site officiel du projet SpamAssassin.

Chapitre 14. Serveurs de fichiers et d'impression

Ce chapitre vous guide à travers l'installation et la configuration de Samba, une implémentation Open Source des protocoles Server Message Block (ou SMB), common Internet file system (ou CIFS), et vsftpd, le principal serveur FTP fourni avec Red Hat Enterprise Linux. En outre, il explique comment utiliser l'outil Imprimer les paramètres pour configurer les imprimantes.

14.1. Samba

Samba est une suite de programmes d'intéropérabilité Windows en source libre du protocole server message block (SMB). SMB permet à Microsoft Windows®, Linux, UNIX, et à d'autres systèmes d'exploitation d'accéder à des fichiers et à des imprimantes partagés à partir de serveurs qui prennent en charge ce protocole. L'utilisation de SMB par Samba leur permet d'apparaître comme serveur Windows pour les clients Windows.

Note

Pour utiliser Samba, commencez par vous assurer que le paquet samba est installé sur votre système en exécutant la commande suivante en tant qu'utilisateur root :
~]# yum install samba
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Pour obtenir davantage d'informations sur l'installation de paquets avec Yum, veuillez consulter la Section 8.2.4, « Installation de paquets ».

14.1.1. Introduction à Samba

Samba est un composant clé qui facilite l'intégration des serveurs Linux et des Desktops dans des environnements Active Directory (AD). Peut fonctionner soit en contrôleur de domaine (NT4-style), soit en tant que membre de domaine standard (AD ou NT4-style).
Ce que Samba peut faire :
  • Servir des structures de répertoires et des imprimantes à des clients Linux, UNIX, et Windows
  • Assister lors de la navigation réseau (avec NetBIOS)
  • Authentifier les connexions aux domaines Windows
  • Fournir des résolutions de serveur de noms Windows Internet Name Service (WINS)
  • Agir en tant que contrôleur de domaine de sauvegarde (PDC) NT®-style Primary Domain Controller
  • Agir en tant que contrôleur de domaine de sauvegarde (BDC) Backup Domain Controller pour un PDC basé Samba
  • Agir en tant que serveur membre d'un domaine Active Directory
  • Joindre un serveur Windows NT/2000/2003/2008 PDC/Windows Server 2012
Ce que Samba ne peut pas faire :
  • Agir en tant que BDC pour un PDC Windows (et vice-versa)
  • Agir en tant que contrôleur de domaine Active Directory

14.1.3. Se connecter à un partage Samba

Vous pouvez utiliser la commande Nautilus ou l'utilitaire de ligne de commande pour vous connecter aux partages de Samba disponibles.

Procédure 14.1. Se connecter à un partage Samba via Nautilus

  1. Pour afficher une liste des groupes de travail Samba et des domaines sur votre réseau, veuillez sélectionner PlacesRéseau dans le panneau GNOME, puis sélectionner le réseau souhaité. Vous pouvez également saisir smb: dans la barre FichierOuvrir l'emplacement de Nautilus.
    Comme indiqué dans la Figure 14.1, « Groupes de travail SMB dans Nautilus », une icône s'affiche pour chaque groupe de travail ou domaine SMB sur le réseau.

    Figure 14.1. Groupes de travail SMB dans Nautilus

  2. Faites un double clic sur l'icône de groupe de travail ou de domaine pour afficher la liste des ordinateurs dans ce groupe de travail ou dans ce domaine.

    Figure 14.2. Machines SMB dans Nautilus

  3. Comme indiqué dans la Figure 14.2, « Machines SMB dans Nautilus », une icône existe pour chaque machine dans le groupe de travail. Faites un double clic sur une icône pour afficher les partages Samba sur la machine. Si une combinaison nom d'utilisateur et mot de passe est requise, celle-ci vous sera demandée.
    Alternativement, vous pouvez également spécifier le serveur Samba et le nom du partage dans la barre Location: de Nautilus en utilisant la syntaxe suivante (remplacez servername et sharename par les valeurs appropriées) :
    smb://servername/sharename
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Procédure 14.2. Se connecter à un partage Samba par l'interface en ligne de commande

  1. Pour se connecter à un partage Samba à partir d'une invite de shell, veuillez saisir la commande suivante :
    ~]$ smbclient //hostname/sharename -U username
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    Remplacez hostname par le nom d'hôte ou par l'adresse IP du serveur Samba auquel vous souhaitez vous connecter, sharename par le nom du répertoire partagé que vous souhaitez parcourir, et username par le nom d'utilisateur Samba du système. Saisissez le mot de passe correct ou appuyez sur Entrée si aucun mot de passe n'est requis pour l'utilisateur.
    Si vous voyez l'invite smb:\>, cela signifie que vous vous êtes connecté. Une fois connecté, veuillez saisir help pour obtenir la liste des commandes. Si vous souhaitez parcourir le contenu de votre répertoire personnel, remplacez sharename par votre nom d'utilisateur. Si le commutateur -U n'est pas utilisé, le nom d'utilisateur de l'utilisateur actuel sera transmis au serveur Samba.
  2. Pour quitter smbclient, saisissez exit à l'invite smb:\>.

14.1.4. Monter le partage

Parfois, il peut être utile de monter un partage Samba sur un répertoire afin que les fichiers puissent être traités comme s'ils faisaient partie du système de fichiers local.
Pour monter un partage Samba sur un répertoire, veuillez créer un répertoire pour le monter dessus (s'il n'existe pas déjà), et exécutez la commande suivante en tant qu'utilisateur root :
mount -t cifs //nom du serveur/nom partage /mnt/point/ -o username=nom d'utilisateurmot de passe =mot de passe
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Cette commande mont nom partage à partir de nom du serveur dans le répertoire local /mnt/point/.
For more information about mounting a samba share, see the mount.cifs(8) manual page.

Note

L'utilitaire mount.cifs est un RPM séparé (indépendant de Samba). Pour utiliser mount.cifs, commencez par vous assurer que le paquet cifs-utils soit installé sur votre système en exécutant la commande suivante en tant qu'utilisateur root :
~]# yum install cifs-utils
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Pour obtenir davantage d'informations sur l'installation de paquets avec Yum, veuillez consulter la Section 8.2.4, « Installation de paquets ».
Note that the cifs-utils package also contains the cifs.upcall binary called by the kernel in order to perform kerberized CIFS mounts. For more information on cifs.upcall, see the cifs.upcall(8) manual page.

Avertissement

Certains serveur CIFS requièremt des mots de passe en texte brut pour l'authentification. La prise en charge de l'authentification des mots passe en texte brut peut être activée en utilisant la commande suivante en tant qu'utilisateur root :
~]# echo 0x37 > /proc/fs/cifs/SecurityFlags
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AVERTISSEMENT : Cette opération peut exposer les mots de passe en supprimant le chiffrement de mot de passe.

14.1.5. Configurer un serveur Samba

Le fichier de configuration par défaut (/etc/samba/smb.conf) permet aux utilisateurs de voir leur répertoire personnel en tant que partage Samba. Il partage également toutes les imprimantes configurées pour le système en tant qu'imprimantes partagées Samba. Vous pouvez attacher une imprimante au système et l'utiliser à partir de machines Windows sur votre réseau.
14.1.5.1. Configuration graphique
Pour configurer Samba en utilisant une interface graphique, veuillez utiliser l'une des interfaces utilisateur graphique Samba disponibles. Une liste des GUI se trouve dans http://www.samba.org/samba/GUI/.
14.1.5.2. Configuration en ligne de commande
Samba utilise /etc/samba/smb.conf comme fichier de configuration. Si vous modifiez cela, les changements n'entreront en vigueur que lorsque vous redémarrez le démon Samba avec la commande suivante, en tant qu'utilisateur root :
~]# systemctl restart smb.service
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Pour spécifier le groupe de travail Windows et pour faire une brève description du serveur Samba, veuillez modifier les lignes suivantes dans votre fichier /etc/samba/smb.conf :
workgroup = WORKGROUPNAME
server string = BRIEF COMMENT ABOUT SERVER
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Remplacez WORKGROUPNAME par le nom du groupe de travail Windows auquel cette machine doit appartenir. BRIEF COMMENT ABOUT SERVER est optionnel et est utilisé comme commentaire Windows sur le système Samba.
Pour créer un répertoire de partage Samba sur votre système Linux, veuillez ajouter la section suivante à votre fichier /etc/samba/smb.conf (après l'avoir modifiée pour refléter vos besoins et ceux de votre système) :

Exemple 14.1. Exemple de configuration de serveur Samba

[nom partage]
commentaire = Insérer un commentaire ici
chemin = /home/share/
utilisateurs valides = tfox carole
écriture = yes
créer masque = 0765
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L'exemple ci-dessus permet aux utilisateurs tfox et carole de lire et d'écrire sur le répertoire /home/share/, situé sur le serveur Samba, à partir d'un client Samba.
14.1.5.3. Mots de passe chiffrés
Les mots de passe chiffrés sont activés par défaut car il est plus sûr de les utiliser. Pour créer un utilisateur avec un mot de passe chiffré, veuillez utiliser la commande smbpasswd :
smbpasswd -a username
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14.1.6. Lancer et arrêter Samba

Pour lancer un serveur Samba, veuillez saisir la commande suivante dans une invite de shell en tant qu'utilisateur root :
~]# systemctl start smb.service
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Important

Pour paramétrer un serveur membre d'un domaine, vous devez tout d'abord joindre le domaine ou Active Directory en utilisant la commande net join avant de lancer le service smb. Il est également recommandé d'exécuter winbind avant smbd.
Pour arrêter le serveur, veuillez saisir la commande suivante dans une invite de shell en tant qu'utilisateur root :
~]# systemctl stop smb.service
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L'option restart est une façon rapide d'arrêter, puis de redémarrer Samba. Cette manière est la plus efficace pour que les changements de configuration puissent entrer en vigueur après avoir modifié le fichier de configuration de Samba. Remarquez que l'option de redémarrage lance le démon même s'il n'était pas exécuté à l'origine.
Pour redémarrer le serveur, veuillez saisir la commande suivante dans une invite de shell en tant qu'utilisateur root :
~]# systemctl restart smb.service
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L'option condrestart (redémarrage conditionnel, « conditional restart ») lance smb à condition d'être actuellement en cours d'exécution. Cette option est utile pour les scripts, car elle ne lance pas le démon s'il n'est pas en cours d'exécution.

Note

Lorsque le fichier /etc/samba/smb.conf est modifié, Samba le recharge automatiquement après quelques minutes. Exécuter un redémarrage manuel (« restart ») ou un rechargement manuel (« reload ») est tout autant efficace.
Pour redémarrer le serveur de manière conditionnelle, veuillez saisir la commande suivante dans une invite de shell en tant qu'utilisateur root :
~]# systemctl try-restart smb.service
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Un rechargement manuel du fichier /etc/samba/smb.conf peut être utile en cas d'échec du rechargement automatique effectué par le service smb. Pour vous assurer que le fichier de configuration du serveur Samba soit rechargé sans redémarrer le service, veuillez saisir la commande suivante en tant qu'utilisateur root :
~]# systemctl reload smb.service
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Par défaut, le service smb n'est pas lancé automatiquement pendant l'initialisation. Pour configurer Samba pour qu'il soit lancé pendant l'initialisation, veuillez saisir ce qui suit dans une invite de shell en tant qu'utilisateur root :
~]# systemctl enable smb.service
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Veuillez consulter le Chapitre 9, Gérer les services avec systemd pour obtenir davantage d'informations sur cet outil.

14.1.7. Mode de sécurité de Samba

Il y a seulement deux types de modes de sécurité pour Samba, au niveau du partage et au niveau utilisateur, collectivement connus en tant que niveaux de sécurité. La sécurité au niveau du partage est obsolète et a été suprimée de Samba. Les configurations contenant ce mode doivent être migrées pour utiliser la sécurité niveau utilisateur. La sécurité niveau utilisateur peut être implémentée d’une des trois manières. Les différentes façons d’appliquer un niveau de sécurité s'appellent les modes de sécurité
14.1.7.1. Sécurité Niveau utilisateur
La sécurité niveau utilisateur est la valeur par défaut et est recommandée avec Samba. Même si la directive security = user n’est pas répertoriée dans le fichier /etc/samba/smb.conf, elle sera utilisée par Samba. Si le serveur accepte le nom d'utilisateur et mot de passe du client, le client peut alors monter plusieurs partages sans spécifier un mot de passe pour chaque instance. Samba peut également accepter des demandes de noms et mots de passe basés sur une session utilisateur. Le client maintient plusieurs contextes d’authentification en utilisant un UID unique pour chaque ouverture de session.
Dans le fichier /etc/samba/smb.conf, la directive security = user qui détermine la sécurité niveau utilisateur correspond à :
[GLOBAL]
...
security = user
...
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Partages d'invités Samba
Comme expliqué ci-dessus, le mode de sécurité niveau partage est déprécié. Pour configurer un partage d'invité Samba sans utiliser le paramètre security = share, suivre la procédure ci-dessous :

Procédure 14.3. Configuration des partages d'invités Samba

  1. Créer un fichier de mise en correspondance des noms d'utilisateur, dans cet exemple, /etc/samba/smbusers, et y ajouter la ligne suivante :
    nobody = guest
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  2. Ajouter la directive suivante à la section principale du fichier /etc/samba/smb.conf. Ne pas utiliser la directive valid users.
    [GLOBAL]
    ...
    security = user
    map to guest = Bad User
    username map = /etc/samba/smbusers
    ...
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    La directive username map vous donne un chemin vers le fichier de mappage des noms utilisateurs dans l'étape précédente.
  3. Ajouter la directive suivante à la section partages dans le fichier /ect/samba/smb.conf. Ne pas utiliser la directive valid users.
    [SHARE]
    ...
    guest ok = yes
    ...
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Les sections suivantes décrivent d'autres implémentations de sécurité niveau utilisateur.
Mode de sécurité domaine (sécurité niveau utilisateur)
En mode de sécurité de domaine, le serveur Samba dispose d’un compte machine (compte de confiance de sécurité de domaine) et fait que toutes les demandes d’authentification passent par les contrôleurs de domaine. Le serveur Samba est transformé en serveur membre de domaine selon les directives suivantes du fichier /etc/samba/smb.conf :
[GLOBAL]
...
security = domain
workgroup = MARKETING
...
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Mode de sécurité Active Directory (sécurité niveau utilisateur)
Si vous avez un environnement Active Directory, il est possible de rejoindre le domaine en tant que membre Active Directory natif. Même si une politique de sécurité restreint l’utilisation de protocoles d’authentification NT-compatible, le serveur Samba peut rejoindre une ADS à l’aide de Kerberos. Samba en mode membre Active Directory peut accepter des tickets Kerberos.
Dans le fichier /etc/samba/smb.conf, les directives suivantes font de Samba un membre d'Active Directory.
[GLOBAL]
...
security = ADS
realm = EXAMPLE.COM
password server = kerberos.example.com
...
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14.1.7.2. Sécurité Niveau partage
Avec la sécurité niveau partage, le serveur accepte uniquement un mot de passe sans nom d'utilisateur explicite de la part du client. Le serveur s'attend à un mot de passe pour chaque partage, indépendamment du nom d’utilisateur. Des rapports récents nous montrent que les clients de Microsoft Windows ont des problèmes de compatibilité avec les serveurs de sécurité au niveau du partage. Ce mode est obsolète et a été retiré de Samba. Les configurations contenant security = share doivent être mises à jour pour utiliser la sécurité au niveau utilisateur. Suivez les étapes de Procédure 14.3, « Configuration des partages d'invités Samba » pour éviter d'utiliser la directive security = share.

14.1.8. Navigation réseau Samba

La Navigation réseau permet aux serveurs Windows et Samba d'apparaître dans la fenêtre Voisinage réseau. Dans la fenêtre du Voisinage réseau, des icônes représentent des serveurs et si ouverts, les partages et imprimantes disponibles du serveur sont affichés.
Les capacités de navigation réseau requièrent l'utilisation de NetBIOS sur TCP/IP. La mise en réseau basée NetBIOS utilise une messagerie de diffusion (UDP) pour accomplir la gestion de liste de parcours. Sans NetBIOS et WINS comme méthode principale de résolution de nom d'hôte TCP/IP, d'autres méthodes comme les fichiers statiques (/etc/hosts) ou DNS devront être utilisées.
Un explorateur principal de domaines assemble les listes de parcours des explorateurs principaux locaux sur tous les sous-réseaux afin qu'une navigation puisse être effectuée entre groupes de travail et sous-réseaux. Pour son propre réseau, l'explorateur principal de domaines devrait préférablement être l'explorateur principal local.
14.1.8.1. Exploration de domaines
Par défaut, un PDC de serveur Windows d'un domaine est également l'explorateur principal de domaines de ce domaine. Un serveur Samba ne doit pas être paramétré comme serveur principal de domaines dans ce type de situation.
Pour les sous-réseaux qui n'incluent pas le PDC du serveur Windows, un serveur Samba peut être implémenté en tant qu'explorateur principal local. La configuration du fichier /etc/samba/smb.conf pour un explorateur principal local (ou sans aucune exploration) dans un environnement de contrôleur de domaine est la même chose qu'une configuration de groupe de travail (veuillez consulter Section 14.1.5, « Configurer un serveur Samba »).
14.1.8.2. WINS (« Windows Internet Name Server »)
Un serveur Samba ou Windows NT peut fonctionner en tant que serveur WINS. Lorsqu'un serveur WINS est utilisé avec NetBIOS activé, les monodiffusions UDP peuvent être acheminées, ce qui permet la résolution de noms à travers les réseaux. Sans un serveur WINS, la diffusion UDP est limitée au sous-réseau local et ne peut donc pas être acheminée vers d'autres sous-réseaux, groupes de travail, ou domaines. Si la réplication WINS est nécessaire, n'utilisez pas Samba comme serveur WINS principal, car actuellement, Samba ne prend pas en charge la réplication WINS.
Dans un environnement Samba et serveur NT/2000/2003/2008 mélangé, il est recommandé d'utiliser des capacités Microsoft WINS. Dans un environnement Samba uniquement, il est recommandé d'utiliser un seul serveur Samba pour WINS.
Ci-dessous figure un exemple du fichier /etc/samba/smb.conf, dans lequel le serveur Samba sert de serveur WINS :

Exemple 14.2. Exemple de configuration de serveur WINS

[global]
wins support = yes
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Note

Tous les serveurs (y compris Samba) doivent se connecter à un serveur WINS pour résoudre les noms NetBIOS. Sans WINS, la navigation n'aura lieu que sur le sous-réseau local. De plus, même si une liste globale du domaine peut être obtenue, les hôtes ne pourront pas être résolus pour le client sans WINS.

14.1.9. Programmes de distribution Samba

net
net <protocol> <function> <misc_options> <target_options>
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L'utilitaire net est similaire à l'utilitaire net utilisé pour Windows et MS-DOS. Le premier argument est utilisé pour spécifier le protocole à utiliser lors de l'exécution d'une commande. L'option protocol peut être ads, rap, ou rpc pour spécifier le type de connexion serveur. Active Directory utilise ads, Win9x/NT3 utilise rap et Windows NT4/2000/2003/2008 utilise rpc. Si le protocole est omis, net tente de le déterminer automatiquement.
L'exemple suivant affiche une liste des partages disponibles pour un hôte nommé wakko :
~]$ net -l share -S wakko
Password:
Enumerating shared resources (exports) on remote server:
Share name   Type     Description
----------   ----     -----------
data         Disk     Wakko data share
tmp          Disk     Wakko tmp share
IPC$         IPC      IPC Service (Samba Server)
ADMIN$       IPC      IPC Service (Samba Server)
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L'exemple suivant affiche une liste d'utilisateurs Samba pour un hôte nommé wakko :
~]$ net -l user -S wakko
root password:
User name             Comment
-----------------------------
andriusb              Documentation
joe                   Marketing
lisa                  Sales
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nmblookup
nmblookup <options> <netbios_name>
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Le programme nmblookup résout les noms NetBIOS en adresses IP. Le programme diffuse sa requête sur le sous-réseau local jusqu'à ce que la machine cible réponde.
L'exemple suivant affiche l'adresse IP du nom NetBIOS trek :
~]$ nmblookup trek
querying trek on 10.1.59.255
10.1.56.45 trek<00>
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pdbedit
pdbedit <options>
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Le programme pdbedit gère les comptes situés dans la base de données SAM. Tous les serveurs principaux sont pris en charge, y compris smbpasswd, LDAP, et la bibliothèque de base de données tdb.
Ci-dessous figurent des exemples d'ajout, de suppression, et d'écoute d'utilisateurs :
~]$ pdbedit -a kristin
new password:
retype new password:
Unix username:        kristin
NT username:
Account Flags:        [U          ]
User SID:             S-1-5-21-1210235352-3804200048-1474496110-2012
Primary Group SID:    S-1-5-21-1210235352-3804200048-1474496110-2077
Full Name: Home Directory:       \\wakko\kristin
HomeDir Drive:
Logon Script:
Profile Path:         \\wakko\kristin\profile
Domain:               WAKKO
Account desc:
Workstations: Munged
dial:
Logon time:           0
Logoff time:          Mon, 18 Jan 2038 22:14:07 GMT
Kickoff time:         Mon, 18 Jan 2038 22:14:07 GMT
Password last set:    Thu, 29 Jan 2004 08:29:28
GMT Password can change:  Thu, 29 Jan 2004 08:29:28 GMT
Password must change: Mon, 18 Jan 2038 22:14:07 GMT
~]$ pdbedit -v -L kristin
Unix username:        kristin
NT username:
Account Flags:        [U          ]
User SID:             S-1-5-21-1210235352-3804200048-1474496110-2012
Primary Group SID:    S-1-5-21-1210235352-3804200048-1474496110-2077
Full Name:
Home Directory:       \\wakko\kristin
HomeDir Drive:
Logon Script:
Profile Path:         \\wakko\kristin\profile
Domain:               WAKKO
Account desc:
Workstations: Munged
dial:
Logon time:           0
Logoff time:          Mon, 18 Jan 2038 22:14:07 GMT
Kickoff time:         Mon, 18 Jan 2038 22:14:07 GMT
Password last set:    Thu, 29 Jan 2004 08:29:28 GMT
Password can change:  Thu, 29 Jan 2004 08:29:28 GMT
Password must change: Mon, 18 Jan 2038 22:14:07 GMT
~]$ pdbedit -L
andriusb:505:
joe:503:
lisa:504:
kristin:506:
~]$ pdbedit -x joe
~]$ pdbedit -L
andriusb:505: lisa:504: kristin:506:
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rpcclient
rpcclient <server> <options>
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Le programme rpcclient exécute des commandes administratives en utilisant des RPC Microsoft, qui fournissent accès aux interfaces utilisateur graphique (GUI) d'administration Windows pour la gestion des systèmes. Ce programme est souvent utilisé par des utilisateurs de niveau avancé, qui comprennent parfaitement la complexité des RPC Microsoft.
smbcacls
smbcacls <//server/share> <filename> <options>
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Le programme smbcacls modifie les ACL Windows sur les fichiers et répertoires partagés par un serveur Samba ou un serveur Windows.
smbclient
smbclient <//server/share> <password> <options>
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Le programme smbclient est un client UNIX polyvalent offrant une fonctionnalité similaire à ftp.
smbcontrol
smbcontrol -i <options>
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smbcontrol <options> <destination> <messagetype> <parameters>
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Le programme smbcontrol envoie des messages de contrôle aux démons en cours d'exécution smbd, nmbd, ou winbindd. L'exécution de smbcontrol -i exécute des commandes de manière interactive jusqu'à ce qu'une ligne blanche ou que le caractère 'q' soit saisi(e).
smbpasswd
smbpasswd <options> <username> <password>
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Le programme smbpasswd gère des mots de passe chiffrés. Ce programme peut être utilisé par un super-utilisateur pour modifier le mot de passe de tout autre utilisateur, ainsi que par un utilisateur ordinaire pour qu'il puisse modifier son propre mot de passe Samba.
smbspool
smbspool <job> <user> <title> <copies> <options> <filename>
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Le programme smbspool est une interface d'impression compatible avec CUPS sur Samba. Malgré sa conception destinée à une utilisation avec des imprimantes CUPS, smbspool peut également fonctionner avec des imprimantes n'utilisant pas CUPS.
smbstatus
smbstatus <options>
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Le programme smbstatus affiche le statut des connexions actuelles à un serveur Samba.
smbtar
smbtar <options>
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Le programme smbcacls effectue des copies de sauvegarde et des restaurations de fichiers et répertoires de partage basés Windows sur une bande d'archive locale. Malgré des similarités avec la commande tar, les deux ne sont pas compatibles.
testparm
testparm <options> <filename> <hostname IP_address>
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Le programme testparm vérifie la syntaxe du fichier /etc/samba/smb.conf. Si votre fichier smb.conf ne se trouve pas dans l'emplacement par défaut (/etc/samba/smb.conf), vous n'aurez pas besoin de spécifier l'emplacement. La spécification du nom d'hôte et de l'adresse IP sur le programme testparm vérifie si les fichiers hosts.allow et host.deny sont correctement configurés. Le programme testparm affiche également un résumé du fichier smb.conf et le rôle du serveur (stand-alone, domain, etc.), après avoir effectué des tests. Ceci est utile lors du débogage car les commentaires sont exclus et les informations sont présentées de façon concise pour permettre leur lecture à des administrateurs expérimentés. Exemple :
~]$ testparm
Load smb config files from /etc/samba/smb.conf
Processing section "[homes]"
Processing section "[printers]"
Processing section "[tmp]"
Processing section "[html]"
Loaded services file OK.
Server role: ROLE_STANDALONE
Press enter to see a dump of your service definitions
<enter>
# Global parameters
[global]
	workgroup = MYGROUP
	server string = Samba Server
	security = SHARE
	log file = /var/log/samba/%m.log
	max log size = 50
	socket options = TCP_NODELAY SO_RCVBUF=8192 SO_SNDBUF=8192
	dns proxy = no
[homes]
	comment = Home Directories
	read only = no
	browseable = no
[printers]
	comment = All Printers
	path = /var/spool/samba
	printable = yes
	browseable = no
[tmp]
	comment = Wakko tmp
	path = /tmp
	guest only = yes
[html]
	comment = Wakko www
	path = /var/www/html
	force user = andriusb
	force group = users
	read only = no
	guest only = yes
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wbinfo
wbinfo <options>
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Le programme wbinfo affiche des informations du démon winbindd. Le démon winbindd doit être en cours d'exécution pour que wbinfo fonctionne.

14.1.10. Ressources supplémentaires

Les sections suivantes permettent d'explorer Samba avec davantage de détails.
Documentation installée
  • /usr/share/doc/samba-<version-number->/ — comprend tous les fichiers supplémentaires inclus avec la distribution de Samba. Ceux-ci incluent tous les scripts d'aide, tous les exemples de fichiers de configuration, et toute la documentation.
  • Veuillez consulter les pages de manuel suivantes pour obtenir des informations détaillées sur les fonctionnalités de Samba :
    • smb.conf(5)
    • samba(7)
    • smbd(8)
    • nmbd(8)
    • winbindd(8)
Sites Web utiles
  • http://www.samba.org/ — page d'accueil de la distribution de Samba ainsi que de toute la documentation créée par l'équipe de développement Samba. De nombreuses ressources sont disponibles sous les formats HTML et PDF, tandis que d'autres sont uniquement disponibles à l'achat. Même si un grand nombre de ces liens ne sont pas spécifiques à Red Hat Enterprise Linux, certains concepts peuvent s'appliquer.
  • https://wiki.samba.org/index.php/User_Documentation — documentation officielle de Samba 4.x
  • http://samba.org/samba/archives.html — listes actives de courriers électroniques de la communauté Samba. L'activation du mode de synthèse (« digest mode ») est recommandé à cause du niveau élevé d'activité de la liste.
  • Samba newsgroups — des groupes d'informations en threads de Samba, par exemple www.gmane.org, qui utilisent le protocole NNTP sont également disponibles. Cela est une alternative à la réception de courriers électroniques de la liste de diffusion.

14.2. FTP

Le protocole de transfert de fichiers (File Transfer Protocol, FTP) est l'un des protocoles les plus anciens et des plus couramment utilisés sur Internet de nos jours. Son but est de permettre un transfert fiable entre ordinateurs hôtes sur un réseau sans que l'utilisateur ait besoin de se connecter directement à l'hôte distant ou ne possède de connaissances sur l'utilisation d'un système distant. Il permet aux utilisateurs d'accéder à des fichiers sur des systèmes distants en utilisant un ensemble standard de commandes simples.
Cette section énonce les bases du protocole FTP et présente vsftpd, qui est le serveur FTP préféré sur Red Hat Enterprise Linux.

14.2.1. Le protocole de transfert de fichiers

FTP utilise une architecture client-serveur pour transférer des fichiers en utilisant le protocole réseau TCP. Comme FTP est une protocole relativement ancien, l'authentification du nom d'utilisateur et du mot de passe n'est pas chiffrée. Pour cela, FTP est considéré comme un protocole non sécurisé et ne doit pas être utilisé sauf si absolument nécessaire. Cepedant, FTP est si répandu sur Internet qu'il est souvent requis pour partager des fichiers avec le public. Ainsi, les administrateurs doivent avoir connaissanece des caractéristiques uniques de FTP.
Cette section décrit comment configurer vsftpd pour établir des connexions sécurisées par TLS et comment sécuriser un serveur FTP à l'aide de SELinux. Un bon protocole de substitution de FTP est sftp, de la suite d'outils OpenSSH. Pour obtenir des informations sur la configuration d'OpenSSH et sur le protocole SSH en général, veuillez consulter le Chapitre 10, OpenSSH.
Contrairement à la plupart des protocoles utilisés sur internet, FTP requiert de multiples ports réseau pour fonctionner correctement. Lorsqu'une application cliente FTP initie une connexion vers un serveur FTP, celle-ci ouvre le port 21 sur le serveur — qui est également appelé port des commandes. Ce port est utilisé pour exécuter toutes les commandes sur le serveur. Toutes les données requises du serveur sont retournées vers le client via un port de données. Le numéro de port pour les connexions de données et la manière par laquelle celles-ci sont initialisées dépendent de si le client requiert les données en mode actif ou passif.
Ce qui suit définit les modes :
mode actif
Le mode actif est la méthode d'origine utilisée par le protocole FTP pour transférer des données vers l'application cliente. Lorsqu'un transfert de données en mode actif est initié par le client FTP, le serveur ouvre une connexion sur le port 20 du serveur pour l'adresse IP ainsi qu'un port aléatoire, non privilégié (supérieur à 1024), spécifié par le client. Cet arrangement signifie que la machine cliente doit être autorisée à accepter des connexions sur tout port supérieur à 1024. Avec l'augmentation des réseaux non sécurisés, comme internet, l'utilisation de pare-feux pour protéger les machines clientes s'est répandue. Comme les pare-feux du côté client refusent souvent des connexions entrantes en provenance de serveurs FTP en mode actif, un mode passif a été conçu.
mode passif
Le mode passif, tout comme le mode actif, est initié par l'application cliente FTP. Lorsque des données sont requises du serveur, le client FTP indique qu'il souhaite accéder aux données en mode passif et le serveur fournit l'adresse IP ainsi qu'un port aléatoire, non-privilégié (supérieur à 1024) sur le serveur. Le client se connecte ensuite à ce port sur le serveur pour télécharger les informations requises.
Même si le mode passif résout des problèmes d'interférences du pare-feu côté client avec les connexions de données, il peut également compliquer l'administration du pare-feu côté serveur. Vous pouvez réduire le nombre de ports ouverts sur un serveur en limitant la plage de ports non-privilégiés sur le serveur FTP. Cela simplifie également le processus de configuration des règles du pare-feu pour le serveur.

14.2.2. Serveur vsftpd

Le démon vsftpd (Very Secure FTP Daemon) a été conçu dès le début pour être rapide, stable, et surtout sécurisé. vsftpd est le seul serveur FTP autonome distribué avec Red Hat Enterprise Linux, grâce à sa capacité de gestion efficace et sécurisée de grands nombres de connexion.
Le modèle de sécurité utilisé par vsftpd offre trois aspects principaux :
  • Une importante séparation entre les processus privilégiés et non-privilégiés — les processus séparés gèrent différentes tâches, et chacun de ces processus est exécuté avec les privilèges minimaux requis pour la tâche.
  • Les tâches qui requièrent des privilèges élevés sont gérées par des processus avec le minimum des privilèges nécessaires — en tirant profit des compatibilités trouvées dans la bibliothèque libcap, les tâches qui requièrent normalement la totalité des privilèges root peuvent être exécutées de manière plus sécurisée à partir d'un processus moins privilégié.
  • La plupart des processus sont exécutés dans une prison chroot — lorsque c'est possible, les processus sont « change-rooted » sur le répertoire en cours de partage ; ce répertoire est ensuite considéré comme une prison chroot. Par exemple, si le répertoire /var/ftp/ est le répertoire principal partagé, vsftpd réassigne /var/ftp/ au nouveau répertoire root, nommé /. Ceci prévient toute activité pirate potentielle d'une personne malveillante sur tous les répertoires qui ne sont pas contenus dans le nouveau répertoire root.
L'utilisation de ces pratiques de sécurité a l'effet suivant sur la manière dont vsftpd traite les requêtes :
  • Le processus parent est exécuté avec le minimum de privilèges requis — le processus parent calcule dynamiquement le niveau de privilèges requis pour minimiser le niveau de risques. Les processus enfants gèrent les interactions directes avec les clients FTP et sont exécutés avec aussi peu de privilèges que possible.
  • Toutes les opérations nécessitant une élévation de privilèges sont gérées par un petit processus parent — tout comme avec le serveur HTTP Apache, vsftpd lance des processus enfants non privilégiés pour gérer les connexions entrantes. Ceci permet au processsus parent privilégié d'être aussi petit que possible et de gérer un nombre de tâches relativement faible.
  • Le processus parent se méfie de toutes les requêtes des processus enfants non privilégiés — Les communications avec les processus enfants sont reçues via un socket, et la validité des information en provenance d'un processus enfant est vérifiée avant qu'une action ne soit déclenchée.
  • La plupart des interactions avec des clients FTP sont gérées par des processus enfants non privilégiés dans une prison chroot — comme ces processus enfants ne sont pas privilégiés et ont uniquement accès au répertoire partagé, tout processus ayant échoué n'autorisera une personne malveillante à n'accéder qu'aux fichiers partagés.
14.2.2.1. Démarrage et arrêt de vsftpd
Pour démarrer le service vsftpd dans la session actuelle, veuillez saisir ce qui suit dans l'invite de shell en tant qu'utilisateur root :
~]# systemctl start vsftpd.service
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Pour arrêter le service dans la session actuelle, saisissez ce qui suit en tant qu'utilisateur root :
~]# systemctl stop vsftpd.service
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Pour redémarrer le service vsftpd, veuillez exécuter la commande suivante en tant qu'utilisateur root :
~]# systemctl restart vsftpd.service
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Cette commande arrête puis démarre immédiatement le service vsftpd, ce qui est la manière la plus efficace de faire en sorte que les changements entrent en vigueur après avoir modifié le fichier de configuration de ce serveur FTP. De manière alternative, vous pouvez utiliser la commande suivante pour redémarrer le service vsftpd, uniquement s'il est déjà en cours d'exécution :
~]# systemctl try-restart vsftpd.service
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Par défaut, le service vsftpd n'est pas lancé automatiquement pendant l'initialisation. Pour configurer le service vsftpd pour qu'il soit lancé pendant le démarrage, veuillez saisir ce qui suit dans une invite de shell en tant qu'utilisateur root :
~]# systemctl enable vsftpd.service
Created symlink from /etc/systemd/system/multi-user.target.wants/vsftpd.service to /usr/lib/systemd/system/vsftpd.service.
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Pour obtenir des informations supplémentaires sur la gestion des services système sur Red Hat Enterprise Linux 7, veuillez consulter le Chapitre 9, Gérer les services avec systemd.
14.2.2.2. Lancer de multiples copies de vsftpd
De temps à autres, un ordinateur est utilisé pour servir de multiples domaines FTP. Cette technique est nommée multihoming (multiréseaux). Une manière d'effectuer un multihome en utilisant vsftpd consiste à exécuter de multiples copies du démon, chacune avec son propre fichier de configuration.
Pour faire ceci, commencez par assigner toutes les adresses IP à des périphériques réseau ou à des alias de périphériques réseau sur le système. Pour obtenir davantage d'informations sur la configuration des périphériques réseau, des alias de périphériques, ainsi que des informations sur les scripts de configuration réseau, veuillez consulter le Guide de mise en réseau Red Hat Enterprise Linux 7.
Esuite, le serveur DNS des domaines FTP devra être configuré pour faire référence à la machine qui convient. Pour obtenir des informations sur BIND, le protocole d'implémentation DNS utilisé sur Red Hat Enterprise Linux, ainsi que sur ses fichiers de configuration, veuillez consulter le Guide de mise en réseau Red Hat Enterprise Linux 7.
Pour que vsftpd réponde à des requêtes sur différentes adresses IP, de multiples copies du démon doivent être en cours d'exécution. Pour faciliter le lancement de multiples instances du démon vsftpd, une unité spéciale du service systemd (vsftpd@.service) pour lancer vsftpd en tant que service instancié est fournie dans le paquet vsftpd.
Afin de pouvoir utiliser cette unité du service, un fichier de configuration vsftpd séparé pour chaque instance du serveur FTP requise devra être créé et placé dans le répertoire /etc/vsftpd/. Remarquez que chacun de ces fichiers de configuration doit posséder un nom unique (tel que /etc/vsftpd/vsftpd-site-2.conf) et doit uniquement être accessible en lecture et écriture par l'utilisateur root.
Dans chaque fichier de configuration pour chaque serveur FTP écoutant sur un réseau IPv4, la directive suivante doit être unique :
listen_address=N.N.N.N
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Remplacez N.N.N.N par une adresse IP unique pour le site FTP servi. Si le site utilise IPv6, veuillez utiliser la directive listen_address6 à la place.
Une fois que de multiples fichiers de configuration sont présents dans le répertoire /etc/vsftpd/, des instances individuelles du démon vsftpd peuvent être lancées par la commande suivante en tant qu'utilisateur root :
~]# systemctl start vsftpd@configuration-file-name.service
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Dans la commande ci-dessus, remplacez configuration-file-name par le nom unique du fichier de configuration du serveur requis, tel que vsftpd-site-2. Remarquez que l'extension .conf du fichier de configuration ne doit pas être incluse dans la commande.
Si vous souhaitez lancer plusieurs instances du démon vsftpd à la fois, vous pouvez utiliser un fichier d'unité cible systemd (vsftpd.target), qui est fourni dans le paquet vsftpd. Cette cible systemd entraîne le lancement d'un démon indépendant vsftpd pour chaque fichier de configuration vsftpd qui se trouve dans le répertoire /etc/vsftpd/. Veuillez exécuter la commande suivante en tant qu'utilisateur root pour activer la cible :
~]# systemctl enable vsftpd.target
Created symlink from /etc/systemd/system/multi-user.target.wants/vsftpd.target to /usr/lib/systemd/system/vsftpd.target.
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La commande ci-dessus configure le gestionnaire de services systemd pour qu'il lance le service vsftpd (avec les instances configurées du serveur vsftpd) pendant l'initialisation. Pour lancer le service immédiatement, sans redémarrer le système, veuillez exécuter la commande suivante en tant qu'utilisateur root :
~]# systemctl start vsftpd.target
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Veuillez consulter la Section 9.3, « Travailler avec des cibles Systemd » pour obtenir des informations supplémentaires sur la manière d'utiliser des cibles systemd pour gérer les services.
Les autres directives pouvant être altérées sur une base « par serveur » incluent :
  • anon_root
  • local_root
  • vsftpd_log_file
  • xferlog_file
14.2.2.3. Chiffrer des connexions vsftpd en utilisant TLS
Dans le but de contrer la nature non sécurisée inhérente de FTP, qui transmet les noms d'utilisateur, mots de passe, et données sans chiffrement par défaut, le démon vsftpd peut être configuré pour utiliser le protocole TLS afin d'authentifier les connexions et de chiffrer tous les transferts. Remarquez qu'un client FTP prenant en charge TLS est nécessaire pour communiquer avec vsftpd avec TLS activé.

Note

SSL (« Secure Sockets Layer ») est le nom d'une ancienne implémentation du protocole de sécurité. Les nouvelles versions sont appelées TLS (« Transport Layer Security »). Seules les nouvelles versions (TLS) doivent être utilisées car SSL connaît de graves défaillances de sécurité. La documentation incluse avec le serveur vsftpd, ainsi que les directives de configuration utilisées dans le fichier vsftpd.conf, utilisent le nom SSL lorsqu'elles font référence à des sujets liés à la sécurité, mais TLS est pris en charge et est utilisé par défaut lorsque la directive ssl_enable est paramétrée sur YES.
Veuillez définir la directive de configuration ssl_enable du fichier vsftpd.conf sur YES pour activer la prise en charge TLS. Les paramètres par défaut des autres directives liées à TLS qui sont automatiquement activés lorsque l'option ssl_enable est activée elle-même, fournissent une installation TLS relativement bien configurée. Ceci exige, entre autre, d'utiliser le protocole TLS v1 pour toutes les connexions (l'utilisation des versions non sécurisées du protocole SSL est désactivée par défaut) ou de forcer toutes les connexions non anonymes à utiliser TLS pour envoyer des mots de passe et des transferts de données.

Exemple 14.3. Configurer vsftpd pour utiliser TLS

Dans cet exemple, les directives de configuration désactivent explicitement les versions plus anciennes du protocole de sécurité SSL dans le fichier vsftpd.conf :
ssl_enable=YES
ssl_tlsv1=YES
ssl_sslv2=NO
ssl_sslv3=NO
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Redémarrez le service vsftpd après avoir modifié sa configuration :
~]# systemctl restart vsftpd.service
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See the vsftpd.conf(5) manual page for other TLS-related configuration directives for fine-tuning the use of TLS by vsftpd.
14.2.2.4. Politique SELinux pour vsftpd
La politique SELinux gouvernant le démon vsftpd (ainsi que d'autres processus ftpd) définit un contrôle d'accès obligatoire qui est, par défaut, basé sur le moins d'accès requis. Dans le but d'autoriser le démon FTP à accéder à des fichiers ou répertoires spécifiques, des étiquettes appropriées devront leur être assignés.
Par exemple, pour être en mesure de partager des fichiers de manière anonyme, l'étiquette public_content_t doit être assignée aux fichiers et répertoires à partager. Vous pouvez effectuer ceci en utilisant la commande chcon en tant qu'utilisateur root :
~]# chcon -R -t public_content_t /path/to/directory
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Dans la commande ci-dessus, veuillez remplacer /path/to/directory par le chemin du répertoire sur lequel vous souhaitez assigner l'étiquette. De même, si vous souhaitez paramétrer un répertoire pour téléverser des fichiers, vous devrez assigner l'étiquette public_content_rw_t à ce répertoire en particulier. En outre, l'option du booléen SELinux allow_ftpd_anon_write doit être paramétrée sur 1. Veuillez utiliser la commande setsebool en tant qu'utilisateur root pour cela :
~]# setsebool -P allow_ftpd_anon_write=1
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Si vous souhaitez que les utilisateurs locaux puissent accéder à leur répertoire personnel via FTP, ce qui est le paramètre par défaut sur Red Hat Enterprise Linux 7, l'option du booléen ftp_home_dir doit être définie sur 1. Si vsftpd est autorisé à être exécuté en mode autonome, ce qui est également le cas par défaut sur Red Hat Enterprise Linux 7, l'option ftpd_is_daemon devra également être définie sur 1.
See the ftpd_selinux(8) manual page for more information, including examples of other useful labels and Boolean options, on how to configure the SELinux policy pertaining to FTP. Also, see the Red Hat Enterprise Linux 7 SELinux User's and Administrator's Guide for more detailed information about SELinux in general.

14.2.3. Ressources supplémentaires

Pour obtenir davantage d'informations sur vsftpd, veuillez consulter les ressources suivantes.
14.2.3.1. Documentation installée
  • /usr/share/doc/vsftpd-version-number/ directory — Remplacez version-number par la version installée du paquet vsftpd. Ce répertoire contient un fichier README avec des informations de base sur le logiciel. Le fichier TUNING contient des conseils de réglage de base des performances et le répertoire SECURITY/ contient des informations sur le modèle de sécurité employé par vsftpd.
  • Pages de manuel liées à vsftpd — il existe des pages de manuel pour le démon et les fichiers de configuration. Ci-dessous figure une liste des pages de manuel les plus importantes.
    Applications du serveur
    • vsftpd(8) — Describes available command-line options for vsftpd.
    Fichiers de configuration
    • vsftpd.conf(5) — Contains a detailed list of options available within the configuration file for vsftpd.
    • hosts_access(5) — Describes the format and options available within the TCP wrappers configuration files: hosts.allow and hosts.deny.
    Interaction avec SELinux
    • ftpd_selinux(8) — Contains a description of the SELinux policy governing ftpd processes as well as an explanation of the way SELinux labels need to be assigned and Booleans set.
14.2.3.2. Documentation en ligne
À propos de vsftpd et de FTP en général
  • http://vsftpd.beasts.org/ — la page du projet vsftpd est un bon emplacement pour trouver la documentation la plus récente et contacter l'auteur du logiciel.
  • http://slacksite.com/other/ftp.html — Ce site web fournit une explication détaillée des différences entre les modes FTP actifs et passifs.
Documentation Red Hat Enterprise Linux
  • Guide de mise en réseau Red Hat Enterprise Linux 7 — Le Guide de mise en réseau de Red Hat Enterprise Linux 7 documente les informations pertinentes à la configuration et à l'administration des interfaces réseau et des services réseau sur ce système. Il fournit une introduction à l'utilitaire hostnamectl et explique comment l'utiliser pour afficher et définir des noms d'hôtes sur la ligne de commande localement et à distance.
  • Guide de l'utilisateur et de l'administrateur SELinux Red Hat Enterprise Linux 7 — le Guide de l'utilisateur et de l'administrateur SELinux Red Hat Enterprise Linux 7 décrit les principes de base de SELinux et documente en détails comment configurer et utiliser SELinux avec divers services, tels que Apache HTTP Server, Postfix, PostgreSQL, ou OpenShift. Celui-ci explique comment configurer les permissions d'accès SELinux pour les services système gérés par systemd.
  • Guide de sécurité Red Hat Enterprise Linux 7 — le Guide de sécurité Red Hat Enterprise Linux 7 assiste les utilisateurs et administrateurs dans leur apprentissage des processus et pratiques de sécurisation de leurs stations de travail et serveurs contre des intrusions locales et distantes, les exploitations, et autres activités malicieuses. Celui-ci explique également comment sécuriser des services de système critiques.
Documents RFC pertinents
  • RFC 0959Demande de commentaires (RFC de l'anglais Request For Comments) d'origine du protocole FTP formulée par IETF.
  • RFC 1123 — la petite section concernant FTP étend et clarifie la demande RFC 0959.
  • RFC 2228 — extensions de sécurité FTP. vsftpd implémente le mini sous-ensemble qu'il faut pour prendre en charge les connexions TLS et SSL.
  • RFC 2389 — propose des commandes FEAT et OPTS.
  • RFC 2428 — prise en charge IPv6.

14.3. L'outil « Print Settings »

L'outil Print Settings est utilisé pour la configuration d'imprimantes, la maintenance des fichiers de configuration d'imprimantes, les répertoires spool et les filtres d'imprimantes, et la gestion des classes d'imprimantes.
L'outil est basé sur le système CUPS (« Common Unix Printing System »). Si vous avez mis à niveau le système à partir d'une version précédente de Red Hat Enterprise Linux qui utilisait CUPS, le processus de mise à niveau préserve les imprimantes configurées.

Important

La page man de cupsd.conf documente la configuration d'un serveur CUPS. Elle inclut des directives pour activer la prise en charge SSL. Cependant, CUPS ne permet pas le contrôle des versions de protocole utilisées. À cause de la vulnérabilité décrite dans la Résolution sur la vulnérabilité POODLE SSLv3.0 (CVE-2014-3566) pour les composants ne permettant pas à SSLv3 d'être désactivé via des paramètres de configuration, Red Hat recommande de ne pas se fier à cela pour la sécurité. Il est recommandé d'utiliser stunnel pour fournir un tunnel sécurisé et désactiver SSLv3. Pour obtenir davantage d'informations sur l'utilisation de stunnel, veuillez consulter le Guide de sécurité Red Hat Enterprise Linux 7.
Pour des connexions sécurisées ad hoc à l'outil Print Settings d'un système, veuillez utiliser le transfert X11 sur SSH comme décrit dans la Section 10.4.1, « Transfert X11 ».

Note

Vous pouvez effectuer les mêmes opérations et des opérations supplémentaires sur les imprimantes directement à partir de l'application web CUPS ou à partir de la ligne de commande. Pour accéder à l'application, dans un navigateur web, veuillez vous rendre sur http://localhost:631/. Pour des manuels CUPS, veuillez consulter les liens sur l'onglet d'accueil (« Home ») du site web.

14.3.1. Lancer l'outil de configuration « Print Settings »

Avec l'outil de configuration Print Settings, vous pouvez effectuer diverses opérations sur les imprimantes existantes et paramétrer de nouvelles imprimantes. Vous pouvez également utiliser CUPS directement (veuillez vous rendre sur http://localhost:631/ pour accéder à l'application web CUPS).
Pour lancer l'outil Print Settings à partir de la ligne de commande, veuillez saisir system-config-printer à l'invite de shell. L'outil Print Settings apparaît. Alternativement, si le bureau GNOME est utilisé, appuyez sur la touche Super pour aller sur la « Vue d'ensemble des activités », saisissez Print Settings puis appuyez sur Entrée. L'outil Print Settings apparaît. La touche Super peut se trouver sous diverses formes, selon le clavier ou le matériel, mais le plus souvent, il s'agit de la touche Windows ou de la touche de Commande, habituellement à gauche de la Barre d'espace.
La fenêtre Print Settings décrite dans la Figure 14.3, « Fenêtre « Print Settings » » apparaît.

Figure 14.3. Fenêtre « Print Settings »

14.3.2. Lancer l'installation d'une imprimante

Le processus d'installation d'imprimante varie selon le type de file d'attente de l'imprimante.
Si vous paramétrez une imprimante locale connectée par USB, l'imprimante sera découverte et ajoutée automatiquement. Il vous sera demandé de confirmer les paquets à installer et de fournir un mot de passe d'administrateur ou le mot de passe utilisateur root. Les imprimantes locales connectées avec d'autres types de port et les imprimantes réseau doivent être installées manuellement.
Veuillez suivre cette procédure pour lancer une installation d'imprimante manuelle :
  1. Lancez l'outil « Print Settings » (veuillez consulter la Section 14.3.1, « Lancer l'outil de configuration « Print Settings » »).
  2. Rendez-vous sur ServeurNouvelleImprimante.
  3. Dans la boîte de dialogue Authentification, veuillez saisir un mot de passe d'administrateur ou d'utilisateur root. S'il s'agit de la première fois que vous configurez une imprimante distante, il vous sera demandé d'autoriser un ajustement du pare-feu.
  4. Veuillez sélectionner le type de connexion de l'imprimante et fournir ses détails dans la zone se trouvant sur la droite.

14.3.3. Ajouter une imprimante locale

Veuillez suivre cette procédure pour ajouter une imprimante locale connectée à autre chose qu'un port série :
  1. Ouvrez la boîte de dialogue Ajouter (veuillez consulter la Section 14.3.2, « Lancer l'installation d'une imprimante »).
  2. Si le périphérique n'apparaît pas automatiquement, veuillez sélectionner le port sur lequel l'imprimante est connectée dans la liste sur la gauche (tel que Serial Port #1 ou LPT #1).
  3. Sur la droite, veuillez saisir les propriétés de connexion :
    pour Other
    URI (par exemple file:/dev/lp0)
    pour Serial Port
    Débit en bauds
    Parité
    Morceaux de données
    Contrôle du flux

    Figure 14.4. Ajouter une imprimante locale

  4. Cliquez sur Suivant.
  5. Sélectionnez le modèle de l'imprimante. Veuillez consulter la Section 14.3.8, « Sélectionner le modèle de l'imprimante et terminer » pour obtenir des détails.

14.3.4. Ajouter une imprimante AppSocket/HP JetDirect

Veuillez suivre cette procédure pour ajouter une imprimante AppSocket/HP JetDirect :
  1. Ouvrez la boîte de dialogue Nouvelle imprimante (veuillez consulter la Section 14.3.1, « Lancer l'outil de configuration « Print Settings » »).
  2. Dans la liste sur la gauche, sélectionnez Imprimante réseauAppSocket/HP JetDirect.
  3. Sur la droite, veuillez saisir les paramètres de connexion :
    Nom d'hôte
    Le nom d'hôte de l'imprimante ou l'adresse IP.
    Numéro de port
    Écoute du port de l'imprimante pour les tâches d'impression (Par défaut, 9100).

    Figure 14.5. Ajouter une imprimante JetDirect

  4. Cliquez sur Suivant.
  5. Sélectionnez le modèle de l'imprimante. Veuillez consulter la Section 14.3.8, « Sélectionner le modèle de l'imprimante et terminer » pour obtenir des détails.

14.3.5. Ajouter une imprimante IPP

Une imprimante IPP est une imprimante attachée à un système différent sur le même réseau TCP/IP. Le système auquel cette imprimante est attachée pourrait également exécuter CUPS ou être simplement configuré pour utiliser IPP.
Si un pare-feu est activé sur le serveur de l'imprimante, alors le pare-feu doit être configuré pour autoriser les connexions TCP entrantes sur le port 631. Remarquez que le protocole de navigation CUPS autorise les machines clientes à découvrir les files d'attentes CUPS partagées automatiquement. Pour activer cela, le pare-feu sur la machine cliente doit être configuré pour autoriser les paquets UDP entrants sur le port 631.
Veuillez suivre cette procédure pour ajouter une imprimante IPP :
  1. Ouvrez la boîte de dialogue Nouvelle imprimante (veuillez consulter la Section 14.3.2, « Lancer l'installation d'une imprimante »).
  2. Dans la liste des périphériques se trouvant sur la gauche, veuillez sélectionner Imprimante réseau et Internet Printing Protocol (ipp) ou Internet Printing Protocol (https).
  3. Sur la droite, veuillez saisir les paramètres de connexion :
    Hôte
    Nom d'hôte de l'imprimante IPP.
    File d'attente
    Nom de la file d'attente à donner à la nouvelle file d'attente (si la boîte reste vide, un nom basé sur le nœud du périphérique sera utilisé).

    Figure 14.6. Ajouter une imprimante IPP

  4. Cliquez sur Suivant pour continuer.
  5. Sélectionnez le modèle de l'imprimante. Veuillez consulter la Section 14.3.8, « Sélectionner le modèle de l'imprimante et terminer » pour obtenir des détails.

14.3.6. Ajouter un hôte ou une imprimante LPD/LPR

Veuillez suivre cette procédure pour ajouter un hôte ou une imprimante LDP/LPR :
  1. Ouvrez la boîte de dialogue Nouvelle imprimante (veuillez consulter la Section 14.3.2, « Lancer l'installation d'une imprimante »).
  2. Dans la liste des périphériques sur la gauche, sélectionnezImprimante réseauHôte ou imprimante LPD/LPR.
  3. Sur la droite, veuillez saisir les paramètres de connexion :
    Hôte
    Nom d'hôte de l'imprimante ou de l'hôte LPD/LPR.
    Optionnellement, cliquez sur Sonder pour trouver les files d'attente situées sur l'hôte LPD.
    File d'attente
    Nom de la file d'attente à donner à la nouvelle file d'attente (si la boîte reste vide, un nom basé sur le nœud du périphérique sera utilisé).

    Figure 14.7. Ajouter une imprimante LPD/LPR

  4. Cliquez sur Suivant pour continuer.
  5. Sélectionnez le modèle de l'imprimante. Veuillez consulter la Section 14.3.8, « Sélectionner le modèle de l'imprimante et terminer » pour obtenir des détails.

14.3.7. Ajouter une imprimante Samba (SMB)

Veuillez suivre cette procédure pour une imprimante Samba :

Note

Remarquez que pour ajouter une imprimante Samba, le paquet samba-client doit être installé. Vous pouvez faire cela en exécutant ce qui suit en tant qu'utilisateur root :
yum install samba-client
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Pour obtenir davantage d'informations sur l'installation de paquets avec Yum, veuillez consulter la Section 8.2.4, « Installation de paquets ».
  1. Ouvrez la boîte de dialogue Nouvelle imprimante (veuillez consulter la Section 14.3.2, « Lancer l'installation d'une imprimante »).
  2. Dans la liste sur la gauche, veuillez sélectionner Imprimante réseauImprimante Windows via SAMBA.
  3. Veuillez saisir l'adresse SMB dans le champ smb://. Utilisez le format nom d'ordinateur/partage d'imprimante. Dans la Figure 14.8, « Ajouter une imprimante SMB », le nom d'ordinateur est dellbox et le partage d'imprimante est r2.

    Figure 14.8. Ajouter une imprimante SMB

  4. Veuillez cliquer sur Parcourir pour afficher les groupes de travail ou domaines disponibles. Pour uniquement afficher les files d'attente d'un hôte particulier, veuillez saisir le nom d'hôte (nom NetBios) et cliquez sur Parcourir.
  5. Veuillez sélectionner l'une des options :
    • Demander à l'utilisateur si l'authentification est requise : le nom d'utilisateur et le mot de passe sont exigés de l'utilisateur lors de l'impression d'un document.
    • Définir les infos d'authentification maintenant : permet de fournir les informations d'authentification immédiatment afin qu'elles ne soient pas requises ultérieurement. Dans le champ Nom d'utilisateur, veuillez saisir le nom d'utilisateur pour accéder à l'imprimante. Cet utilisateur doit exister sur le système SMB, et l'utilisateur doit avoir la permission d'accéder à l'imprimante. Le nom d'utilisateur par défaut est habituellement « guest » (invité) pout les serveurs Windows, ou « nobody » pour les serveurs Samba.
  6. Saisissez le Mot de passe (si requis) de l'utilisateur spécifié dans le champ Nom d'utilisateur.

    Avertissement

    Les noms d'utilisateurs et mots de passe Samba sont stockés dans le serveur de l'imprimante en tant que fichiers non chiffrés lisibles par l'utilisateur root et le démon d'impression Linux (« Linux Printing Daemon »), lpd. Ainsi, les autres utilisateurs ayant un accès root au serveur de l'imprimante peuvent afficher le nom d'utilisateur et le mot de passe à utiliser pour accéder à l'imprimante Samba.
    Ainsi, lorsque vous choisissez un nom d'utilisateur et un mot de passe pour accéder à une imprimante Samba, il est recommandé de choisir un mot de passe différent de celui utilisé pour accéder à votre système Red Hat Enterprise Linux local.
    Si des fichiers sont partagés sur le serveur de l'imprimante Samba, il est également recommandé de choisir un mot de passe différent de celui qui est utilisé par la file d'attente d'impression.
  7. Cliquez sur Vérifier pour tester la connexion. Lorsque la vérification est réussie, une boîte de dialogue apparaît confirmant l'accessibilité du partage de l'imprimante.
  8. Cliquez sur Suivant.
  9. Sélectionnez le modèle de l'imprimante. Veuillez consulter la Section 14.3.8, « Sélectionner le modèle de l'imprimante et terminer » pour obtenir des détails.

14.3.8. Sélectionner le modèle de l'imprimante et terminer

Une fois que vous aurez correctement sélectionné un type de connexion d'imprimante, le système tentera d'acquérir un pilote. Si le processus échoue, vous pouvez localiser ou rechercher les ressources du pilote manuellement.
Veuillez suivre cette procédure pour fournir le pilote de l'imprimante et terminer l'installation :
  1. Dans la fenêtre affichée après l'échec de la détection automatique du pilote, veuillez sélectionner l'une des options suivantes :
    • Sélectionner une imprimante dans la base de données — le système choisit un pilote en se basant sur la marque de l'imprimante sélectionnée dans la liste des Marques. Si votre imprimante n'est pas répertoriée, veuillez choisir Générique.
    • Fournir le fichier PPD — le système utilise le fichier « PostScript Printer Description » (ou PPD) pour l'installation. Un fichier PPD peut également être remis avec votre imprimante comme s'il était normalement fourni par le constructeur. Si le fichier PPD est disponible, vous pourrez choisir cette option et utiliser la barre de navigation sous la description de l'option pour sélectionner le fichier PPD.
    • Rechercher un pilote d'imprimante à télécharger — saisissez la marque et le modèle de l'imprimante dans le champ Marque et modèle pour rechercher les paquets appropriés sur OpenPrinting.org.

    Figure 14.9. Sélectionner une marque d'imprimante

  2. Selon votre choix précédent, veuillez fournir des détails dans la zone affichée ci-dessous :
    • Marque de l'imprimante pour l'option Sélectionner l'imprimante dans la base de données.
    • Emplacement du fichier PPD pour l'option Fournir le fichier PPD.
    • Marque et modèle de l'imprimante pour l'option Rechercher un pilote d'imprimante à télécharger.
  3. Cliquez sur Suivant pour continuer.
  4. Si cela est applicable pour votre option, la fenêtre affichée dans la Figure 14.10, « Sélectionner un modèle d'imprimante » apparaît. Choisissez le modèle correspondant dans la colonne Modèles sur la gauche.

    Note

    Sur la droite, le pilote de l'imprimante recommandé est automatiquement sélectionné, cependant il est possible de sélectionner un autre pilote disponible. Le pilote de l'imprimante traite les données que vous souhaitez imprimer sous un format que l'imprimante peut comprendre. Comme une imprimante est attachée directement à l'ordinateur, il est nécessaire d'avoit un pilote d'imprimante pour traiter les données envoyées sur l'imprimante.

    Figure 14.10. Sélectionner un modèle d'imprimante

  5. Cliquez sur Suivant.
  6. Sous Décrire l'imprimante, saisissez un nom unique pour l'imprimante dans le champ Nom de l'imprimante. Le nom de l'imprimante peut contenir des lettres, des chiffres, des tirets (-), et des traits de soulignement (_) ; il ne doit pas contenir d'espaces. Vous pouvez également utiliser les champs Description et Emplacement pour ajouter des informations supplémentaires sur l'imprimante. Ces champs sont optionnels et peuvent contenir des espaces.

    Figure 14.11. Installation de l'imprimante

  7. Veuillez cliquer sur Appliquer pour confirmer la configuration de l'imprimante et ajouter la file d'attente de l'imprimante si les paramètres sont corrects. Veuillez cliquer sur Précédent pour modifier la configuration de l'imprimante.
  8. Une fois les changements appliqués, une boîte de dialogue apparaît, vous permettant d'imprimer une page test. Cliquez sur Oui pour imprimer la page test maintenant. Alternativement, il est possible d'imprimer une page test ultérieurement, comme décrit dans la Section 14.3.9, « Imprimer une page test ».

14.3.9. Imprimer une page test

Après avoir installé une imprimante ou modifié une configuration d'imprimante, imprimez une page test pour vous assurer que l'imprimante fonctionne correctement :
  1. Faites un clic droit dans la fenêtre Impression et cliquez sur Propriétés.
  2. Dans la fenêtre Propriétés, cliquez sur Paramètres sur la gauche.
  3. Sur l'onglet Paramètres affiché, cliquez sur le bouton Imprimer la page test.

14.3.10. Modifier les imprimantes existantes

Pour supprimer une imprimante existante, dans la fenêtre Print Settings, sélectionnez l'imprimante, puis rendez-vous sur ImprimanteSupprimer. Confirmez la suppression de l'imprimante. Alternativement, appuyez sur la touche Delete (« Suppr. »).
Pour définir l'imprimante par défaut, faites un clic droit sur l'imprimante dans la liste des imprimantes, puis cliquez sur le bouton Définir par défaut dans le menu de contexte.
14.3.10.1. Page des paramètres
Pour changer la configuration du pilote de l'imprimante, double-cliquez sur le nom correspondant dans la liste Imprimante, puis cliquez sur l'étiquette Paramètres sur la gauche pour afficher la page des Paramètres.
Vous pouvez modifier les paramètres de l'imprimante, comme la marque et le modèle, imprimer une page test, modifier l'emplacement du périphérique (URI), etc.

Figure 14.12. Page des paramètres

14.3.10.2. Page des politiques
Veuillez cliquer sur le bouton Politiques à gauche pour changer les paramètres de l'état de l'imprimante et de la sortie d'impression.
Vous pouvez sélectionner les états de l'imprimante, configurer la Politique des erreurs de l'imprimante (vous pouvez décider d'annuler, de réessayer ou d'arrêter la tâche d'impression lorsqu'une erreur se produit).
Vous pouvez également créer une page de bannière (une page décrivant les facettes de la tâche d'impression, comme l'imprimante d'origine, le nom d'utilisateur d'origine de la tâche, et le statut de sécurité du document en cours d'impression) : veuillez cliquer sur le menu déroulant Lancer la bannière ou Arrêter la bannière et choisir l'option qui décrit le mieux la nature des tâches d'impression (par exemple, confidentiel).
14.3.10.2.1. Partager des imprimantes
Sur la page Comportements, vous pouvez marquer une imprimante comme partagée : si une imprimante est partagée, les utilisateurs publiés sur le réseau peuvent l'utiliser. Pour autoriser la fonction de partage pour imprimantes, veuillez vous rendre sur ServeurParamètres et sélectionnez Publier les imprimantes partagées connectés à ce système.

Figure 14.13. Page des comportements

Assurez-vous que le pare-feu autorise les connexions TCP entrantes sur le port 631, le port du protocole IPP (« Network Printing Server »). Pour autoriser le trafic IPP à travers le pare-feu sur Red Hat Enterprise Linux 7, utilisez le service firewalld IPP. Pour cela, veuillez procéder comme suit :

Procédure 14.4. Activer le service IPP dans firewalld

  1. Pour lancer l'outil graphique firewall-config, veuillez appuyer sur la touche Super pour entrer dans la « Vue d'ensemble des activités », saisissez firewall, puis appuyez sur la touche Entrée. La fenêtre Configuration du pare-feu s'ouvrira. Il vous sera alors demandé un mot de passe d'administrateur ou d'utilisateur root.
    Alternativement, pour lancer l'outil de configuration du pare-feu graphique en utilisant la ligne de commande, veuillez saisir la commande suivante en tant qu'utilisateur root :
    ~]# firewall-config
    Copy to Clipboard Toggle word wrap
    La fenêtre Configuration du pare-feu s'ouvrira.
    Recherchez le mot « Connecté » (« Connected ») dans le coin en bas à gauche. Ceci indique que l'outil firewall-config est connecté au démon de l'espace utilisateur firewalld.
    Pour immédiatement changer les paramètres actuels du pare-feu, assurez-vous que le menu de sélection déroulant étiquetté Configuration est défini sur Runtime. Alternativement, pour modifier les paramètres à appliquer lors du prochain démarrage système, ou du prochain rechargement du pare-feu, sélectionnez Permanent dans la liste déroulante.
  2. Sélectionnez l'onglet Zones et sélectionnez la zone du pare-feu à faire correspondre avec l'interface réseau à utiliser. La zone par défaut est la zone « public » (publique). L'onglet Interfaces affiche quelles interfaces ont été assignées à une zone.
  3. Veuillez sélectionner l'onglet Services puis sélectionnez le service ipp pour activer le partage. Le service ipp-client est requis pour accéder aux imprimantes réseau.
  4. Fermez l'outil firewall-config.
Pour obtenir des informations supplémentaires sur l'ouverture et la fermeture de ports sur firewalld, veuillez consulter le Guide de sécurité Red Hat Enterprise Linux 7.
14.3.10.2.2. Page de contrôle des accès
Vous pouvez modifier l'accès niveau utilisateur à l'imprimante configurée sur la page Contrôle des accès. Veuillez cliquer sur l'étiquette Contrôle des accès sur la gauche pour afficher la page. Sélectionnez Autoriser l'impression à tout le monde sauf à ces utilisateurs ou Refuser l'impression à tout le monde sauf à ces utilisateurs et définissez l'ensemble des utilisateurs ci-dessous : saisissez le nom d'utilisateur dans la boîte de texte et cliquez sur le bouton Ajouter pour ajouter l'utilisateur à l'ensemble des utilisateurs.

Figure 14.14. Page de contrôle des accès

14.3.10.2.3. Page des options d'imprimante
La page Options d'imprimante contient diverses options de configuration pour le support physique et la sortie. Son contenu peut varier d'une imprimante à l'autre. Cette page contient des paramètres généraux sur l'impression, le papier, la qualité et la taille pour l'impression.

Figure 14.15. Page des options d'imprimante

14.3.10.2.4. Page des options de tâches
Sur la page Options de tâches, il est possible de détailler les options des tâches de l'imprimante. Cliquez sur l'étiquette Options de tâches sur la gauche pour afficher la page. Modifiez les paramètres par défaut pour appliquer des options de tâches personnalisées, comme le nombre de copies, l'orientation, les pages par côté, la mise à l'échelle (augmenter ou réduire la taille de la zone imprimable, qui peut être réutilisée pour contenir une zone imprimable trop grande sur un support imprimable physiquement plus petit), des options de texte détaillées, et des options de tâches personnalisées.

Figure 14.16. Page des options de tâches

14.3.10.2.5. Page des niveaux d'encre / du toner
La page Niveaux d'encre / du toner contient des détails sur le statut du toner si disponible et des messages sur le statut de l'imprimante. Veuillez cliquer sur l'étiquette Niveaux d'encre / du toner à gauche pour afficher la page.

Figure 14.17. Page des niveaux d'encre / du toner

14.3.10.3. Gérer les tâches d'impression
Lorsqu'une tâche est envoyée au démon de l'imprimante, comme pour l'impression d'un fichier texte d'Emacs ou l'impression d'une image de GIMP, la tâche d'impression est ajoutée à la file d'attente spool d'impression. La file d'attente spool d'impression est une liste de tâches qui ont été envoyées à l'imprimante et d'informations sur chaque requête d'impression, comme le statut de la requête, le numéro de la tâche, etc.
Pendant le processus d'impression, l'icône Statut de l'imprimante apparaît dans la Zone de notification sur le panneau. Pour vérifier le statut d'une tâche d'impression, veuillez cliquer sur Statut de l'imprimante, qui affiche une fenêtre similaire à la Figure 14.18, « Statut de l'impression GNOME ».

Figure 14.18. Statut de l'impression GNOME

Pour annuler, suspendre, libérer, réimprimer, ou authentifier une tâche d'impression, veuillez sélectionner la tâche dans Statut d'impression GNOME et dans le menu de Tâche, cliquez sur la commande respective.
Pour afficher une liste des tâches d'impressions dans le spool d'impression à partir d'une invite de shell, veuillez saisir la commande lpstat -o. Les quelques dernières lignes seront similaires à ce qui suit :

Exemple 14.4. Exemple de sortie de lpstat -o

$ lpstat -o
Charlie-60              twaugh            1024   Tue 08 Feb 2011 16:42:11 GMT
Aaron-61                twaugh            1024   Tue 08 Feb 2011 16:42:44 GMT
Ben-62                  root              1024   Tue 08 Feb 2011 16:45:42 GMT
Copy to Clipboard Toggle word wrap
Si vous souhaitez annuler une tâche d'impression, trouvez le numéro de la tâche avec la commande lpstat -o, puis utilisez la commande cancel numéro de tâche. Par exemple, cancel 60 annulera la tâche d'impression dans Exemple 14.4, « Exemple de sortie de lpstat -o ». Il n'est pas possible d'annuler des tâches d'impression lancées par d'autres utilisateurs avec la commande cancel. Cependant, il est possible de supprimer ces tâches en utilisant la commande cancel -U root numéro_de_tâche. Pour empêcher ce type d'annulation, modifiez la politique d'opération de l'imprimante sur Authenticated (« Authentifié ») pour forcer l'authentification root.
Vous pouvez également imprimer un fichier directement depuis une invite de shell. Par exemple, la commande lp sample.txt imprimera le fichier texte sample.txt. Le filtre d'impression détermine le type de fichier dont il s'agit et le convertit sous un format compréhensible par l'imprimante.

14.3.11. Ressources supplémentaires

Pour en savoir plus sur l'impression sur Red Hat Enterprise Linux, veuillez consulter les ressources suivantes.

Documentation installée

  • lp(1) — page du manuel de la commande lp, qui permet d'imprimer des fichiers à partir de la ligne de commande.
  • lpr(1) — page du manuel de la commande lpr, qui permet d'imprimer des fichiers à partir de la ligne de commande.
  • cancel(1) — page du manuel de l'utilitaire de ligne de commande pour supprimer des tâches de la file d'attente d'impression.
  • mpage(1) — page du manuel de l'utilitaire de ligne de commande pour imprimer plsieurs pages sur une seule feuille.
  • cupsd(8) — page du manuel du démon d'imprimante CUPS.
  • cupsd.conf(5) — page du manuel du fichier de configuration du démon d'imprimante CUPS.
  • classes.conf(5) — page du manuel pour le fichier de configuration de classe de CUPS.
  • lpstat(1) — page du manuel de la commande lpstat, qui affiche des informations sur le statut des classes, tâches, et imprimantes.

Documentation en ligne

  • http://www.linuxprinting.org/ — Le groupe OpenPrinting sur le site web Linux Foundation contient une grande quantité d'informations sur les impressions sur Linux.
  • http://www.cups.org/ — Le site web CUPS fournit la documentation, des FAQ, et des groupes d'informations sur CUPS.

Chapitre 15. Configurer NTP en utilisant Chrony Suite

En informatique, un chronométrage précis est important pour un certain nombre de raisons. Dans les réseaux' par exemple, un horodatage précis des paquets et des journaux est requis. Sur les systèmes Linux, le protocole NTP est implémenté par un démon exécuté dans l'espace utilisateur.
Le démon de l'espace utilisateur met à jour l'horloge système exécutée dans le noyau. L'horloge système garde l'heure en utilisant diverses sources horaires. Habituellement, un compteur d'horodatage (« Time Stamp Counter », ou TSC) est utilisé. TSC est un enregistrement CPU qui compte le nombre de cycles depuis sa dernière réinitialisation. Ce compteur est très rapide, possède une haute résolution, et aucune interruption ne se produit.
Un choix se produit entre les démons ntpd et chronyd, qui se trouvent dans les référentiels des paquets ntp et chrony respectivement. Cette section décrit l'utilisation de la suite d'utilitaires chrony pour mettre à jour l'horloge système sur les systèmes n'entrant pas dans la catégorie conventionnelle des serveurs dédiés, toujours en cours de fonctionnement et sur le réseau de manière permanente.

15.1. Introduction à Chrony Suite

Chrony est composé de chronyd, un démon exécuté dans l'espace utilisateur, et de chronyc, un programme de ligne de commande pour effectuer des ajustements sur chronyd. Les systèmes qui ne sont pas connectés de manière permanente, ou qui ne sont pas alimentés de manière permanente, prennent un temps relativement long à ajuster leurs horloges système avec ntpd. Ceci est dû au fait que de nombreuses petites corrections sont effectuées sur la base des observations de dérive et de décalage des horloges. Les changements de température, qui peuvent être significatives lors du démarrage d'un système, affectent la stabilité des horloges matérielles. Même si les ajustements commencent dès les premières millisecondes du démarrage d'un système, la précision acceptable peut prendre entre zéro et dix secondes pour un redémarrage de type « warm » à plusieurs heures, selon les besoins, l'environnement d'exploitation, et le matériel. chrony est une implémentation du protocole NTP différente de ntpd, et peut ajuster l'horloge système plus rapidement.

15.1.1. Différences entre ntpd et chronyd

L'une des différences principales entre ntpd et chronyd réside dans les algorithmes utilisés pour contrôler l'horloge de l'ordinateur. Ce que chronyd peut faire mieux que ntpd inclut :
  • chronyd peut bien fonctionner lorsque les références horaires externes sont accessibles de manière intermittente, tandis que ntpd a besoin d'interroger les références horaires régulièrement pour bien fonctionner.
  • chronyd peut bien fonctionner même lorsque le réseau est encombré pendant de longues périodes.
  • chronyd peut habituellement synchroniser l'horloge plus rapidement et avec une meilleure précision.
  • chronyd s'adapte rapidement aux changements soudains de vitesse de l'horloge, par exemple lorsque ceux-ci sont dus à des changements de température de l'oscillateur à cristal, tandis que ntpd pourrait nécessiter plus de temps pour se réajuster.
  • Dans la configuration par défaut, chronyd n'arrête jamais l'heure après la synchronisation de l'horloge pendant le démarrage système, afin de ne pas perturber les autres programmes en cours d'exécution. ntpd peut également être configuré de manière à ne jamais arrêter le temps, mais doit utiliser différents moyens pour ajuster l'horloge, ce qui entraîne un certain nombre d'inconvénients.
  • chronyd peut ajuster la vitesse de l'horloge sur un système Linux dans une plage plus importante, ce qui lui permet d'opérer même sur des machines ayant une horloge endommagée ou instable. Par exemple, sur certaines machines virtuelles.
Ce que chronyd peut faire, que ntpd ne peut pas faire :
  • chronyd fournit la prise en charge des réseaux isolés, où l'unique méthode de correction du temps possible est manuelle, comme lorsque l'administrateur regarde l'horloge. chronyd peut examiner les erreurs corrigées lors de différentes mises à jour pour estimer la vitesse à laquelle l'ordinateur gagne ou perd du temps, et utilise ces estimations pour ajuster l'horloge système conséquemment.
  • chronyd fournit la prise en charge pour calculer la quantité de gains ou pertes de temps de l'horloge temps réel, l'horloge matérielle, et maintient l'heure lorsque l'ordinateur est éteint. Ces données peuvent être utilisées lorsque le système démarre pour définir l'heure système à l'aide d'une valeur ajustée de l'heure prise de l'horloge temps réel. Cette fonctionnalité, au moment de la rédaction de ce guide, est uniquement disponible sur Linux.
Ce que ntpd peut faire, que chronyd ne peut pas faire :
  • ntpd prend totalement en charge NTP version 4 (RFC 5905), y compris la diffusion, multidiffusion, et le Manycast des clients et serveurs, ainsi que le mode Orphelin. Il prend également en charge des schémas d'authentification supplémentaires basés sur chiffrement de clé publique (RFC 5906). chronyd utilise NTP version 3 (RFC 1305), qui est compatible avec la version 4.
  • ntpd inclut des pilotes pour de nombreuses horloges de référence, tandis que chronyd repose sur d'autres programmes, comme par exemple gpsd pour accéder aux données des horloges de référence.

15.1.2. Choisir les démons NTP

  • Chrony devrait être pris en considération pour tous les systèmes qui sont fréquemment suspendus ou déconnectés de manière intermittente puis reconnectés à un réseau, comme des systèmes virtuels et mobiles.
  • Le démon NTP (ntpd) doit être considéré pour les systèmes habituellement en cours d'exécution de manière permanente. Les systèmes qui requièrent l'utilisation d'une adresse IP de diffusion ou de multidiffusion, ou qui effectuent l'authentification de paquets avec le protocole Autokey devraient envisager d'utiliser ntpd. Chrony prend uniquement en charge l'authentification de clés symétriques à l'aide d'un code d'authentification de message (MAC) avec MD5, SHA1 ou avec des fonctions de hachage plus robustes, tandis que ntpd prend également en charge le protocole d'authentification Autokey, qui peut utiliser le système PKI. Autokey est décrit dans RFC 5906.

15.2. Comprendre Chrony et sa configuration

15.2.1. Comprendre Chronyd

Le démon chrony, chronyd, exécuté dans l'espace utilisateur, ajuste l'horloge système exécutée dans le noyau. Ces ajustements sont effectués en consultant des sources de temps externes, en utilisant le protocole NTP, chaque fois que l'accès réseau le permet. Lorsqu'aucune référence externe n'est disponible, chronyd utilisera la dernière dérive stockée dans le fichier de dérive. On peut également lui demander de faire des corrections manuelles, via chronyc.

15.2.2. Comprendre Chronyc

Le démon chrony, chronyd, peut être contrôlé par un utilitaire de ligne de commande, chronyc. Cet utilitaire fournit une invite de commande qui permet de saisir un nombre de commandes pour effectuer des changements sur chronyd. La configuration par défaut fait que chronyd accepte les commandes d'une instance locale de chronyc, mais chronyc peut être utilisé pour altérer la configuration, ainsi chronyd autorisera un contrôle externe. chronyc peut être exécuté à distance après avoir configuré chronyd pour accepter les connexions à distance. Les adresses IP autorisées à se connecter à chronyd doivent être minutieusement contrôlées.

15.2.3. Comprendre les commandes de configuration Chrony

Le fichier de configuration par défaut de chronyd est /etc/chrony.conf. L'option -f peut être utilisée pour spécifier un autre chemin de fichier de configuration. Veuillez consulter la page man chronyd pour obtenir des options supplémentaires. Pour obtenir une liste complète des directives pouvant être utilisées, veuillez consulter http://chrony.tuxfamily.org/manual.html#Configuration-file. Voici une sélection des options de configuration :
Commentaires
Les commentaires doivent être précédés de #, %, ; ou de !
autoriser
Optionnellement, spécifiez un hôte, un sous-réseau, ou un réseau à partir duquel autoriser les connexions NTP à une machine qui puisse agir en tant que serveur NTP. Par défaut, les connexions ne sont pas autorisées.

Exemples :

  1. allow server1.example.com
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    Veuillez utiliser ce format pour spécifier un hôte particulier, par son nom d'hôte, afin d'être autorisé à y accéder.
  2. allow 192.0.2.0/24
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    Veuillez utiliser ce format pour spécifier un réseau particulier afin d'être autorisé à y accéder.
  3. allow 2001:db8::/32
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    Veuillez utiliser ce format pour spécifier une adresse IPv6 afin d'être autorisé à y accéder.
cmdallow
Similaire à la directive allow (veuillez consulter la section allow), sauf que l'accès de contrôle est autorisé (plutôt que l'accès client NTP) sur un sous-réseau ou un hôte particulier. (« accès de contrôle » signifie que chronyc peut être exécuté sur ces hôtes et connecté avec succès à chronyd sur cet ordinateur.) La syntaxe est identique. Il existe également une directive cmddeny all avec un comportement similaire à la directive cmdallow all.
dumpdir
Chemin vers le répertoire pour enregistrer l'historique des mesures à travers les redémarrages de chronyd (en supposant qu'aucun changement n'ait été appliqué au comportement de l'horloge système pendant qu'elle n'était pas en cours d'exécution). Si cette capacité doit être utilisée (via la commande dumponexit dans le fichier de configuration, ou la commande dump dans chronyc), la commande dumpdir doit être utilisée pour définir le répertoire dans lequel les historiques des mesures sont enregistrés.
dumponexit
Si cette commande est présente, elle infique que chronyd devrait enregistrer l'historique des mesure de chacune de ses sources horaire lorsque le programme se ferme. (Veuillez consulter la commande dumpdir ci-dessus).
local
Le mot-clé local est utilisé pour que chronyd puisse apparaître synchronisé avec le temps réel du point de vue des interrogations des clients, même s'il ne possède pas de source de synchronisation actuellement. Cette option est normalement utilisée sur l'ordinateur « maître » dans un réseau isolé, où il est requis que plusieurs ordinateurs soient synchronisés les uns aux autres, et où le « maître » est aligné au temps réel par saisie manuelle.
Voici un exemple de la commande :
local stratum 10
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Une valeur élevée de 10 indique que l'horloge se trouve si loin de l'horloge de référence que son heure n'est pas fiable. Si l'ordinateur a accès à un autre ordinateur qui lui est synchronisé à une horloge de référence, celui-ci se trouvera à un stratum de moins de 10. Ainsi, le choix d'une valeur élevée, comme 10 pour la commande local, empêche à l'heure de la machine d'être confondue avec le temps réel, si celle-ci devait un jour se propager aux clients qui peuvent voir des serveurs réels.
log
La commande log indique que certaines informations doivent être journalisées. La commande accepte les options suivantes :
measurements
Cette option journalise les mesures NTP brutes et les informations les concernants dans un fichier nommé measurements.log.
statistics
Cette option journalise les informations concernant le traitement de régression sur un fichier nommé statistics.log.
tracking
Cette option journalise les changements apportés à l'estimation des taux de gains ou pertes du système, sur un fichier nommé tracking.log.
rtc
Cette option journalise les informations sur l'horloge temps réel du système.
refclocks
Cette option journalise les mesures brutes et filtrées des horloges de référence sur un fichier nommé refclocks.log.
tempcomp
Cette option journalise les mesures de température et les compensations de vitesse du système sur un fichier nommé tempcomp.log.
Les fichiers journaux sont écrits sur le répertoire spécifié par la commande logdir. Ci-dessous figure un exemple de la commande :
log measurements statistics tracking
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logdir
Cette directive permet de spécifier le répertoire où les fichiers journaux sont écrits. Ci-dessous figure un exemple d'utilisation de cette directive :
logdir /var/log/chrony
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makestep
Normalement, chronyd fera que le système corrigera peu à peu tout décalage horaire, en ralentissant ou en accélérant l'horloge selon les besoins. Dans certaines situations, l'horloge système peut avoir dérivé au point où le processus de correction risque de prendre un long moment avant de corriger l'horloge système. Cette directive force chronyd à modifier l'horloge système si cet ajustement est supérieur à la valeur maximale, mais seulement s'il n'y a pas eu de mise à jour de l'horloge depuis que chronyd a été lancé dans la limite spécifiée (une valeur négative peut être utilisée pour désactiver la limite). Ceci est particulièrement utile lors de l'utilisation d'horloges de référence, car la directive initstepslew fonctionne uniquement avec des sources NTP.
Ci-dessous figure un exemple d'utilisation de la directive :
makestep 1000 10
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Cette directive modifierait l'horloge système si l'ajustement était plus important que 1000 secondes, mais seulement lors des dix premières mises à jour horaires.
maxchange
Cette directive paramètre le décalage maximal autorisé corrigé sur une mise à jour de l'horloge. La vérification est effectuée uniquement après le nombre indiqué de mises à jour afin de permettre un ajustement initial important de l'horloge système. Lorsqu'un décalage supérieur au maximum spécifié se produit, il sera ignoré pour le nombre de fois indiqué, puis chronyd abandonnera et quittera (une valeur négative peut être utilisée afin de ne jamais quitter). Dans les deux cas, un message sera envoyé à syslog.
Ci-dessous figure un exemple d'utilisation de la directive :
maxchange 1000 1 2
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Après la première mise à jour de l'horloge, chronyd vérifiera le décalage sur chaque mise à jour de l'horloge, ignorera deux ajustements de plus de 1000 secondes et quittera lors d'un ajustement ultérieur.
maxupdateskew
L'une des tâches de chronyd consiste à trouver à quelle vitesse l'horloge de l'ordinateur fonctionne comparé à ses sources de référence. En outre, une estimation des limites de l'erreur est calculée autour de l'estimation. Si la marge d'erreurs est trop importante, cela indique que les mesures n'ont pas encore été paramétrées et que la vitesse estimée de gain ou de perte n'est pas très fiable. Le paramètre maxupdateskew correspond à la limite pour déterminer si une estimation n'est pas assez fiable pour être utilisée. Par défaut, la limite est de 1000 ppm. Le format de la syntaxe est comme suit :
maxupdateskew skew-in-ppm
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Des valeurs typiques de skew-in-ppm peuvent s'élever à 100 pour une connexion téléphonique de serveurs à travers une ligne téléphonique, et à 5 ou 10 pour un ordinateur sur un réseau LAN. Remarquez qu'il ne s'agit pas de l'unique moyen de protection contre l'utilisation d'estimations non fiables. À tout moment, chronyd conserve la trace des vitesses estimées de gain ou de perte, et de la limite d'erreur de l'estimation. Lorsqu'une nouvelle estimation est générée suivant une autre mesure de l'une des sources, un algorithme de combinaison pondéré est utilisé pour mettre à jour l'estimation maître. Ainsi. si chronyd possède une estimation maître très fiable et qu'une nouvelle estimation est générée avec une marge d'erreurs supérieure, l'esimation maître existante prévaudra sur la nouvelle estimation maître.
noclientlog
Cette directive, qui ne reçoit aucun argument, indique que les accès client ne doivent pas être journalisés. Ceux-ci sont normalement journalisés, permettant ainsi aux statistiques d'être rapportées en utilisant la commande client dans chronyc.
reselectdist
Lorsque chronyd sélectionne une source de synchronisation parmi les sources disponibles, une source avec une distance de synchronisation minimale est préférable. Cependant, pour éviter une resélection fréquente lorsqu'il se trouve plusieurs sources à une distance similaire, une distance fixe est ajoutée à la distance des sources qui ne sont pas sélectionnées. Cette distance peut être définie avec l'option reselectdist. Par défaut, la distance s'élève à 100 microsecondes.
Le format de la syntaxe est comme suit :
reselectdist dist-in-seconds
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stratumweight
La directive stratumweight définit la distance devant être ajoutée par stratum à la distance de synchronisation lorsque chronyd sélectionne la source de synchronisation parmi les sources disponibles.
Le format de la syntaxe est comme suit :
stratumweight dist-in-seconds
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Par défaut, la valeur de dist-in-seconds s'élève à 1 seconde. Cela signifie que les sources possédant un stratum plus bas sont normalement préférées aux sources avec un stratum plus élevé, même lorsque leur distance est significativement plus élevée. Définir stratumweight sur 0 cause à chronyd d'ignorer le stratum lors de la sélection de la source.
rtcfile
La directive rtcfile définit le nom du fichier dans lequel chronyd peut enregistrer les paramètres associés au suivi de la précision de l'horloge temps réel (RTC) du système. Le format de la syntaxe est comme suit :
rtcfile /var/lib/chrony/rtc
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chronyd enregistre les informations dans ce fichier lorsqu'il se ferme et quand la commande writertc est exécutée dans chronyc. Les informations enregistrées contiennent l'erreur de l'horloge RTC à une certaine époque, cette époque (en secondes depuis le 1er janvier 1970), et la vitesse à laquelle l'horloge RTC gagne ou perd du temps. Toutes les horloges RTC ne sont pas prises en charge car leur code est spécifique au système. Remarquez que si cette directive est utilisée, alors l'horloge RTC ne devrait pas être ajustée manuellement car cela interfère avec le besoin de chrony de mesurer la vitesse à laquelle l'horloge dérive si elle est ajustée à des intervalles aléatoires.
rtcsync
La directive rtcsync est présente dans le fichier /etc/chrony.conf par défaut. Cela informera le noyau que l'horloge système est synchronisée et que le noyau mettra à jour l'horloge RTC toutes les 11 minutes.

15.2.4. Sécurité avec Chronyc

Comme l'accès à chronyc permet de modifier chronyd de la même manière qu'on puisse le faire par une modifcation des fichiers de configuration, l'accès à chronyc doit être limité. Des mots de passe écrits en ASCII ou HEX peuvent être spécifiés dans le fichier clé pour restreindre l'utilisation de chronyc. L'une des entrées est utilisée pour restreindre l'utilisation de commandes opérationnelles et est désignée comme étant la commande clé. Dans la configuration par défaut, une clé de commande aléatoire est générée automatiquement lors du démarrage. Il ne devrait pas être nécessaire de la spécifier ou de l'altérer manuellement.
D'autres entrées dans le fichier clé peuvent être utilisées comme clés NTP pour authentifier les paquets reçus de serveurs ou de pairs NTP distants. Les deux côtés doivent partager une clé avec un ID, un type de hachage et un mot de passe identiques dans leurs fichier clé. Cela nécessite la création manuelle des clés, ainsi que de les copier au moyen d'un support sécurisé, tel que SSH. Ainsi, si l'ID clé était de 10, alors les systèmes agissant en tant que clients doivent avoir une ligne dans leurs fichiers de configuration sous le format suivant :
server w.x.y.z key 10
peer w.x.y.z key 10
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L'emplacement du fichier clé est spécifié dans le fichier /etc/chrony.conf. L'entrée par défaut dans le fichier de configuration est comme suit :
keyfile /etc/chrony.keys
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Le numéro de la clé de commande est spécifié dans /etc/chrony.conf à l'aide de la directive commandkey, il s'agit de la clé que chronyd utilisera pour l'authentification des commandes utilisateurs. La directive du fichier de configuration prend le format suivant :
commandkey 1
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Un exemple du format de l'entrée par défaut dans le fichier clé, /etc/chrony.keys, pour la clé de commande est comme suit :
1 SHA1 HEX:A6CFC50C9C93AB6E5A19754C246242FC5471BCDF
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1 est l'ID clé, SHA1 est la fonction de hachage à utiliser, HEX est le format de la clé, et A6CFC50C9C93AB6E5A19754C246242FC5471BCDF est la clé générée de manière aléatoire lorsque chronyd a été lancé pour la première fois. La clé peut être donnée sous un format hexadécimal ou ASCII (par défaut).
Une entrée manuelle dans le fichier clé, utilisée pour authentifier les paquets de certains serveurs ou pairs NTP, peut être aussi simple que ce qui suit :
20 foobar
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20 est l'ID clé et foobar est la clé d'authentification secrète, le hachage par défaut est MD5, et ASCII est le format par défaut de la clé.
Par défaut, chronyd est configuré pour écouter uniquement les commandes en provenance de localhost (127.0.0.1 et ::1) sur le port 323. Pour accéder à chronyd à distance avec chronyc, toutes les directives bindcmdaddress devront être supprimées du fichier /etc/chrony.conf afin de permettre l'écoute sur toutes les interfaces et la directive cmdallow devra être utilisée pour autoriser les commandes en provenance de l'adresse IP distante, ou du réseau ou sous-réseau distant. En outre, le port 323 doit être ouvert dans le pare-feu pour se connecter à partir un système distant. Remarquez que la directive allow est utilisée pour l'accès NTP tandis que la directive cmdallow sert à activer la réception de commandes distantes. Il est possible d'effectuer ces changements de manière temporaire en utilisant chronyc localement. Pour rendre les changements persistants, veuillez modifier le fichier de configuration.
Les communications entre chronyc et chronyd sont effectuées via UDP, qui doit donc être autorisé avant de pouvoir exécuter des commandes opérationnelles. Pour autoriser son utilisation, veuillez exécuter les commandes authhash et password comme suit :
chronyc> authhash SHA1
chronyc> password HEX:A6CFC50C9C93AB6E5A19754C246242FC5471BCDF
200 OK
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Si chronyc est utilisé pour configurer le démon local chronyd, l'option -a exécutera les commandes authhash et password automatiquement.
Seules les commandes suivantes peuvent être utilisées sans mot de passe : activity, authhash, dns, exit, help, password, quit, rtcdata, sources, sourcestats, tracking, waitsync .

15.3. Utiliser Chrony

15.3.1. Installer Chrony

La suite chrony est installée par défaut sur certaines versions de Red Hat Enterprise Linux 7. Si requis, exécutez la commande suivante en tant qu'utilisateur root pour vous assurer qu'elle soit effectivement installée :
~]# yum install chrony
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L'emplacement par défaut du démonchrony est /usr/sbin/chronyd. L'utilitaire de ligne de commande sera installé sur /usr/bin/chronyc.

15.3.2. Vérifier le statut de Chronyd

Pour vérifier le statut de chronyd, veuillez exécuter la commande suivante :
~]$ systemctl status chronyd
chronyd.service - NTP client/server
   Loaded: loaded (/usr/lib/systemd/system/chronyd.service; enabled)
   Active: active (running) since Wed 2013-06-12 22:23:16 CEST; 11h ago
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15.3.3. Lancer Chronyd

Pour lancer chronyd, veuillez exécuter la commande suivante en tant qu'utilisateur root :
~]# systemctl start chronyd
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Pour s'assurer que chronyd soit lancé automatiquement lors du démarrage système, veuillez exécuter la commande suivante en tant qu'utilisateur root :
~]# systemctl enable chronyd
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15.3.4. Arrêter Chronyd

Pour arrêter chronyd, veuillez exécuter la commande suivante en tant qu'utilisateur root :
~]# systemctl stop chronyd
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Pour empêcher le lancement automatique de chronyd pendant le démarrage système, veuillez exécuter la commande suivante en tant qu'utilisateur root :
~]# systemctl disable chronyd
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15.3.5. Vérifier si Chrony est synchronisé

Pour vérifier si chrony est synchronisé, veuillez utiliser les commandes tracking, sources, et sourcestats.
15.3.5.1. Vérifier le suivi Chrony
Pour vérifier le suivi chrony, veuillez exécuter la commande suivante :
~]$ chronyc tracking
Reference ID    : 1.2.3.4 (a.b.c)
Stratum         : 3
Ref time (UTC)  : Fri Feb  3 15:00:29 2012
System time     : 0.000001501 seconds slow of NTP time
Last offset     : -0.000001632 seconds
RMS offset      : 0.000002360 seconds
Frequency       : 331.898 ppm fast
Residual freq   : 0.004 ppm
Skew            : 0.154 ppm
Root delay      : 0.373169 seconds
Root dispersion : 0.024780 seconds
Update interval : 64.2 seconds
Leap status     : Normal
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Les champs sont comme suit :
Reference ID
Il s'agit de l'ID de référence et du nom (ou de l'adresse IP), si disponible, du serveur avec lequel l'ordinateur est actuellement synchronisé. S'il s'agit de 127.127.1.1, cela signifie que l'ordinateur n'est synchronisé à aucune source externe et que le mode « local » est en cours d'exécution (via la commande locale dans chronyc, ou la directive local dans le fichier /etc/chrony.conf (veuillez consulter la section local)).
Stratum
Le stratum indique à combien de sauts d'un ordinateur avec une horloge de référence attachée nous nous trouvons. Ce type d'ordinateur est un ordinateur stratum-1, ainsi l'ordinateur de l'exemple se trouve à deux sauts (c'est-à-dire, a.b.c est un stratum-2 et est synchronisé à partir d'un stratum-1).
Ref time
Il s'agit de l'heure (UTC) à laquelle la dernière mesure en provenance de la source de référence a été traitée.
System time
Lors d'une opération normale, chronyd ne réajuste jamais l'horloge système, car tout saut dans le calendrier peut avoir des conséquences adverses pour certains programmes d'application. Au lieu de cela, toute erreur dans l'horloge système est corrigée en l'accélérant ou en la ralentissant légèrement jusqu'à ce que l'erreur soit résolue, puis celle-ci retourne à la vitesse normale. Une conséquence de cela est qu'il y aura une période pendant laquelle l'horloge système (comme lue par d'autres programmes utilisant l'appel système gettimeofday(), ou par la commande de date dans le shell) sera différente de l'estimation de l'heure actuelle réelle de chronyd (qui est rapportée sur les clients NTP lors de son exécution en mode serveur). La valeur rapportée sur cette ligne est la différence causée par cet effet.
Last offset
Décalage local estimé lors de la dernière mise à jour de l'horloge.
RMS offset
Moyenne à long terme de la valeur de décalage.
Frequency
La valeur « frequency » est la vitesse à laquelle l'horloge système serait erronée si chronyd ne la corrigeait pas. Celle-ci est exprimée en ppm (parties par million). Par exemple, une valeur de 1ppm signifie que lorsque l'horloge système est une seconde en avance, celle-ci a réellement avancé de 1,000001 secondes, de manière relative à l'heure réelle.
Residual freq
Ceci affiche la « fréquence résiduelle » de la source de référence actuellement sélectionnée. Celle-ci reflète la différence entre ce que la fréquence devrait être selon les indications des mesures de la source de référence et la fréquence réellement utilisée. Le résultat ne correspond pas toujours zéro car une procédure d'ajustement est appliquée à la fréquence. Chaque fois qu'une mesure de la source de référence est obtenue et qu'une nouvelle fréquence résiduelle est calculée, la précision estimée de ce résidu est comparée à la précision estimée (consultez skew) de la valeur de la fréquence. Une moyenne pondérée est calculée pour la nouvelle fréquence, et les coefficients dépendent de la précision. Si les mesures de la source de référence suivent une tendance cohérente, le résidu se rapprochera de zéro petit à petit.
Skew
Estimation de la limite de l'erreur sur la fréquence.
Root delay
Total des délais de chemins réseau vers l'ordinateur stratum-1 à partir duquel l'ordinateur est finalement synchronisé. Dans certaines situations extrêmes, cette valeur peut être négative. (Cela peut se produire dans un arrangement de pairs symétriques dans lequel les fréquences des ordinateurs n'effectuent pas de suivi les unes des autres et où le délai réseau est très court relativement à la durée du délai d'exécution de chaque ordinateur.)
Root dispersion
Dispersion totale accumulée à travers tous les ordinateurs en retournant à l'ordinateur stratum-1 à partir duquel l'ordinateur est finalement synchronisé. La dispersion est dûe à la résolution de l'horloge système, aux variations des mesures des statistiques, etc.
Leap status
Statut de l'intercalaire, qui peut être « Normal », « Insert second » (insérer une seconde), « Delete second » (supprimer une seconde)¸ou « Not synchronized » (non synchronisé).
15.3.5.2. Vérifier les sources Chrony
La commande des sources affiche des informations sur les sources horaires actuelles accédées par chronyd. L'argument optionnel -v, qui signifie verbosité, peut être spécifié. Dans ce cas, des lignes de légende supplémentaires sont affichées comme rappel de la signification des colonnes.
~]$ chronyc sources
	210 Number of sources = 3
MS Name/IP address         Stratum Poll Reach LastRx Last sample
===============================================================================
#* GPS0                          0   4   377    11   -479ns[ -621ns] +/-  134ns
^? a.b.c                         2   6   377    23   -923us[ -924us] +/-   43ms
^+ d.e.f                         1   6   377    21  -2629us[-2619us] +/-   86ms
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Les colonnes sont comme suit :
M
Ceci indique le mode la source. ^ signifie un serveur, = signifie un pair, et # indique une horloge de référence connectée localement.
S
Cette colonne indique l'état des sources. « * » indique la source avec laquelle chronyd est actuellement synchronisé. « + » indique les sources acceptables qui sont combinées avec la source sélectionnée. « - » indique les sources acceptables qui sont exclues de l'algorithme de combinaison. « ? » indique les sources dont la connectivité a été perdue ou dont les paquets n'ont pas passé tous les tests. « x » indique une horloge que chronyd croit être de type falseticker (son heure est incohérente avec la majorité des autres sources). « ~ » indique une source dont la variabilité de l'heure semble trop importante. La condition « ? » est également affichée lors du démarrage, jusqu'à ce qu'au moins 3 échantillons en soient prélevés.
Name/IP address
Affiche le nom ou l'adresse IP de la source, ou l'ID de référence pour les horloges de référence.
Stratum
Affiche le stratum de la source ainais noté dans l'échantillon reçu le plus récemment. Stratum 1 indique un ordinateur avec une horloge de référence attachée localement. Un ordinateur synchronisé avec un ordinateur stratum 1 se trouve au stratum 2. Un ordinateur synchronisé avec un ordinateur stratum 2 se trouve au stratum 3, et ainsi de suite.
Poll
Affiche la vitesse à laquelle la source est sondée, en tant que logarithme de base 2 de l'intervalle en secondes. Ainsi, une valeur de 6 indiquerait qu'une mesure est prise toutes les 64 secondes. chronyd fait varier automatiquement la vitesse de sondage en réponse aux conditions actuelles.
Reach
Affiche l'enregistrement de la portée de la source imprimé en tant que nombre octal. L'enregistrement compte 8 bits et est mis à jour chaque fois qu'un paquet est reçu ou n'a pas été reçu de la source. Une valeur de 377 indique qu'une réponse valide a été reçue pour chacune des huit dernières transmissions.
LastRx
Cette colonne affiche le temps écoulé depuis que le dernier échantillon a été reçu de la source. Cette valeur est généralement exprimée en secondes. Les lettres m, h, d ou y indiquent les minutes, heures, jours ou années. Une valeur de 10 ans indique qu'aucun échantillon n'a encore été reçu de cette source.
Last sample
Cette colonne affiche le décalage entre l'horloge locale et la source lors de la dernière mesure. Le chiffre entre les crochets montre le décalage mesuré réel. Celui-ci peut être suivi du suffixe ns (indiquant des nanosecondes), us (indiquant des microsecondes), ms (indiquant des millisecondes), ou s (indiquant des secondes). Le nombre à gauche des crochets affiche la mesure d'origine ajustée pour permettre tout changement appliqué à l'horloge locale. Le nombre suivant qui se trouve après le marqueur +/- affiche la marge d'erreur de la mesure. Des décalages positifs indiquent que l'horloge locale est en avance comparé à la source.
15.3.5.3. Vérifier les statistiques des sources Chrony
La commande sourcestats affiche des informations sur le taux de dérive et sur le processus d'estimation de décalage de chacune des sources actuellement examinées par chronyd. On peut spécifier l'argument optionnel -v qui indique une sortie verbeuse. Dans ce cas, des lignes de légende supplémentaires sont affichées pour rappeler ce que les colonnes signifient.
~]$ chronyc sourcestats
210 Number of sources = 1
Name/IP Address            NP  NR  Span  Frequency  Freq Skew  Offset  Std Dev
===============================================================================
abc.def.ghi                11   5   46m     -0.001      0.045      1us    25us
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Les colonnes sont comme suit :
Name/IP address
Nom ou adresse IP du serveur (ou pair) NTP ou de l'ID de référence de l'horloge de référence à laquelle le reste de la ligne se réfère.
NP
Nombre de points des échantillons actuellement conservés pour le serveur. Le taux de dérive et décalage actuel sont estimés en effectuant une régression linéaire à travers ces points.
NR
Nombre de courses des résidus possédant le même signe suivant la dernière régression. Si ce nombre devient trop bas par rapport au nombre d'échantillons, cela indique qu'une ligne droite ne conviendra plus aux données. Si le nombre de courses est trop bas, chronyd abandonnera les échantillons plus anciens et ré-exécutera la régression jusqu'à ce que le nombre de courses redevienne acceptable.
Span
Intervalle entre les échantillons les plus anciens et les plus récents. Si aucune unité n'est affichée, la valeur est en secondes. Dans l'exemple, l'intervalle est égale à 46 minutes.
Frequency
Fréquence résiduelle estimée du serveur, en parties par million. Dans ce cas, il est estimé que l'horloge de l'ordinateur exécute 1 partie sur 109 plus lentement que le serveur.
Freq Skew
Limites des erreurs estimées sur Freq (en partie par millon).
Offset
Estimation du décalage de la source.
Std Dev
Estimation de la déviation standard de l'échantillon

15.3.6. Ajuster l'horloge système manuellement

Pour mettre à jour, modifier, l'horloge système immédiatement, en outrepassant tout ajustement en cours, veuillez exécuter les commandes suivantes en tant qu'utilisateur root :
~]# chronyc
chrony> password commandkey-password
200 OK
chrony> makestep
200 OK
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commandkey-password est la clé de commande ou le mot de passe stocké(e) dans le fichier clé.
Si la directive rtcfile est utilisée, l'horloge temps réel ne devrait pas être ajustée manuellement. Des ajustements aléatoires interféreront avec le besoin de chrony de mesurer le taux auquel l'horloge temps réel dérive.
Si chronyc est utilisé pour configurer le démon chronyd local, -a exécutera les commandes authhash et password automatiquement. Cela signifie que la session interactive illustrée ci-dessus peut être remplacée par :
chronyc -a makestep
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15.4. Paramétrer Chrony pour différents environnements

15.4.1. Paramétrer Chrony pour un système rarement connecté

Cet exemple est conçu pour les systèmes utilisant des connexions à la demande. La configuration normale devrait être suffisante pour les périphériques mobiles et virtuels qui se connectent de manière intermittente. Premièrement, veuillez examiner et confirmer que les paramètres par défaut du fichier /etc/chrony.conf sont similaires à :
driftfile /var/lib/chrony/drift
commandkey 1
keyfile /etc/chrony.keys
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L'ID de la clé de commande est générée pendant l'installation et doit correspondre à la valeur commandkey dans le fichier des clés, /etc/chrony.keys.
En utilisant votre éditeur en tant qu'utilisateur root, veuillez ajouter les adresses de quatre serveurs NTP comme suit :
server 0.pool.ntp.org offline
server 1.pool.ntp.org offline
server 2.pool.ntp.org offline
server 3.pool.ntp.org offline
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L'option offline peut être utile pour empêcher les systèmes de tenter d'activer des connexions. Le démon chrony attendra que chronyc l'informe si le système est connecté au réseau ou à Internet.
Pour un réseau qui n'est jamais connecté à Internet, un ordinateur est sélectionné pour être le serveur de temps maître. Les autres ordinateurs sont des clients directs du maître, ou des clients des clients. Sur le maître, le fichier de dérive doit être paramétré manuellement avec le taux moyen de dérive de l'horloge système. Si le maître est réinitialisé, il obtiendra l'heure depuis les systèmes environnants et utilisera une moyenne pour paramétrer son horloge système. Puis il recommencera à appliquer les ajustements basés sur le fichier de dérive. Le fichier de dérive sera mis à jour automatiquement lorsque la commande settime est utilisée.
Sur le système sélectionné, pour être le maître, en utilisant un éditeur de texte exécuté en tant qu'utilisateur root, veuillez modifier le fichier /etc/chrony.conf comme suit :
driftfile /var/lib/chrony/drift
commandkey 1
keyfile /etc/chrony.keys
initstepslew 10 client1 client3 client6
local stratum 8
manual
allow 192.0.2.0
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Quand 192.0.2.0 est l'adresse du réseau ou du sous-réseau à partir de laquelle les clients sont autorisés à se connecter.
Sur les systèmes sélectionnés pour être des clients directs du maître, en utilisant un éditeur de texte exécuté en tant qu'utilisateur root, veuillez modifier le fichier /etc/chrony.conf comme suit :
server master
driftfile /var/lib/chrony/drift
logdir /var/log/chrony
log measurements statistics tracking
keyfile /etc/chrony.keys
commandkey 24
local stratum 10
initstepslew 20 master
allow 192.0.2.123
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Quand 192.0.2.123 est l'adresse du maître, et master est le nom d'hôte du maître. Les clients avec cette configuration resynchroniseront le maître s'il redémarre.
Sur les systèmes client qui ne sont pas des clients directs du maître, le fichier /etc/chrony.conf devrait être le même, sauf que les directives local et allow doivent être omises.

15.5. Utiliser Chronyc

15.5.1. Utiliser Chronyc pour contrôler Chronyd

Pour effectuer des changements sur l'instance locale de chronyd en utilisant l'utilitaire de ligne de commande chronyc en mode interactif, veuillez saisir la commande suivante en tant qu'utilisateur root :
~]# chronyc -a
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Si certaines commandes restreintes sont utilisées, chronyc devra être exécuté par un utilisateur root. L'option -a est utilisée pour l'authentification automatique à l'aide de clés locales lors de la configuration de chronyd sur le système local. Veuillez consulter la Section 15.2.4, « Sécurité avec Chronyc » pour obtenir davantage d'informations.
L'invite de commande chronyc sera affichée comme suit :
chronyc>
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Vous pouvez saisir help pour répertorier toutes les commandes.
L'utilitaire peut également être invoqué dans un mode de commande non-interactif si appelé avec une commande comme suit :
chronyc command
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Note

Les changements effectués à l'aide de chronyc ne sont pas permanents et seront perdus après un redémarrage de chronyd. Pour appliquer des changements de manière permanente, veuillez modifier le fichier /etc/chrony.conf.

15.5.2. Utiliser Chronyc pour administrer à distance

Pour configurer chrony pour se connecter à une instance distante de chronyd, veuillez exécuter une commande sous le format suivant :
~]$ chronyc -h hostname
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Quand hostname est le nom d'hôte auquel se connecter. Se connecte par défaut au démon local.
Pour configurer chrony pour se connecter à une instance distante de chronyd sur un port qui n'est pas celui par défaut, veuillez exécuter une commande sous le format suivant :
~]$ chronyc -h hostname -p port
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Quand port est le port en cours d'utilisation pour le contrôle et la surveillance effectué par l'instance distante de chronyd.
Remarques que les commandes exécutées dans l'invite de commande chronyc ne sont pas persistantes. Seules les commandes dans le fichier de configuration sont persistantes.
La première commande doit être la commande password sur l'invite de commande chronyc comme suit :
chronyc> password password
200 OK
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Le mot de passe ne doit pas contenir d'espaces.
Si le mot de passe n'est pas un hachage MD5, le mot de passe haché doit être précédé par la commande authhash comme suit :
chronyc> authhash SHA1
chronyc> password HEX:A6CFC50C9C93AB6E5A19754C246242FC5471BCDF
200 OK
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Le mot de passe ou code de hachage associé à la clé de commande pour un système distant s'obtient mieux avec SSH. Une connexion SSH devrait être établie sur la machine distante et les ID de la clé de commande du fichier /etc/chrony.conf et de la clé de commande dans le fichier /etc/chrony.keys seront mémorisés ou stockés pendant la durée de la session.

15.6. Ressources supplémentaires

Les sources d'informations suivantes offrent des ressources supplémentaires concernant chrony.

15.6.1. Documentation installée

  • Page man chrony(1) — présente le démon chrony et l'outil de l'interface de ligne de commande.
  • Page man chronyc(1) — décrit l'outil de ligne de commande chronyc y compris les commandes et options de commandes.
  • Page man chronyd(1) — décrit le démon chronyd y compris les commandes et options de commandes.
  • Page man chrony.conf(5) — décrit le fichier de configuration chrony.
  • /usr/share/doc/chrony*/chrony.txt — Guide de l'utilisateur de la suite chrony.

15.6.2. Documentation en ligne

http://chrony.tuxfamily.org/manual.html
Guide de l'utilisateur chrony en ligne.

Chapitre 16. Configurer NTP à l'aide de ntpd

16.1. Introduction à NTP

Le protocole d'heure réseau (de l'anglais Network Time Protocol, ou NTP) permet la dissémination précise d'informations sur l'heure et la date afin que les horloges système d'ordinateurs en réseau soient synchronisés avec une référence commune sur un réseau ou sur l'Internet. De nombreux organismes de standards de par le monde possèdent des horloges atomiques pouvant être utilisées comme références. Les satellites composant le système de positionnement global (« Global Position System », ou GPS) contiennent plus d'une horloge atomique, rendant ainsi leurs signaux très précis. Ces signaux peuvent être délibérément dégradés pour des raisons militaires. Une situation idéale serait que chaque site possède un serveur, avec sa propre horloge de référence attachée, pour agir en tant que serveur de temps pour l'ensemble du site. Il existe de nombreux périphériques qui obtiennent l'heure et la date via des transmissions radio à basses fréquences ou via GPS. Cependant dans la plupart des situations, un certain nombre de serveurs de temps publiquement accessibles connectés à l'Internet et géographiquement dispersés peuvent être utilisés. Ces serveurs NTP fournissent le temps universel coordonné « Coordinated Universal Time » (UTC). Des informations sur ces serveurs de temps se trouvent sur www.pool.ntp.org.
En informatique, un chronométrage précis est important pour un certain nombre de raisons. Dans les réseaux, par exemple, un horodatage précis des paquets et des journaux est requis. Les journaux sont utilisés pour examiner les problèmes de service et de sécurité, ainsi des horodatages effectués sur différents systèmes doivent être effectués par des horloges synchronisées pour réellement avoir toute valeur. Comme les systèmes et les réseaux sont de plus en plus rapides, il existe un besoin grandissant pour des horloges offrant une plus grande précision et une résolution plus importante. Dans certains pays, il existe des obligations légales pour que les horloges soient minutieusement synchronisées. Veuillez consulter www.ntp.org pour obtenir davantage d'informations. Sur les systèmes Linux, NTP est implémenté par un démon exécuté dans l'espace utilisateur. Le démon de l'espace utilisateur NTP par défaut dans Red Hat Enterprise Linux 7 est nommé chronyd. Il doit être désactivé si vous souhaitez utiliser le démon ntpd. Veuillez consulter le Chapitre 15, Configurer NTP en utilisant Chrony Suite pour obtenir davantage d'informations sur chrony.
Le démon de l'espace utilisateur met à jour l'horloge système, qui est une horloge logicielle exécutée dans le noyau. Linux utilise une horloge logicielle comme horloge système pour obtenir une meilleure résolution que l'horloge matérielle habituellement intégrée, aussi appelée horloge temps réel (de l'anglais, « Real Time Clock », ou RTC). Veuillez consulter les pages man rtc(4) et hwclock(8) pour obtenir des informations sur les horloges matériel. L'horloge système peut rester à l'heure en utilisant diverses sources horaires. Habituellement, le Time Stamp Counter (TSC) est utilisé. Le TSC est un enregistrement du processeur qui compte le nombre de cycles depuis la dernière réinitialisation. Celui-ci est très rapide, possède une haute résolution, et aucune interruption ne se produit. Lors du démarrage système, l'horloge système lit l'heure et la date à partir de l'heure RTC. L'horloge RTC peut se décaler de l'heure réelle jusqu'à 5 minutes par mois à cause des variations de température. D'où le besoin pour l'horloge système d'être constamment synchronisée avec des références horaires externes. Lorsque l'horloge système est synchronisée par ntpd, le noyau met automatiquement à jour l'heure RTC toutes les 11 minutes.

16.2. Stratum NTP

Les serveurs NTP sont classés en fonction de leur distance de synchronisation avec les horloges atomiques qui sont la source des signaux horaires. Les serveurs sont arrangés en couches, ou stratums, du stratum 1 en haut, jusqu'au stratum 15 en bas. Ainsi le mot stratum est utilisé pour faire référence à une couche particulière. Les horloges atomiques sont appelées Stratum 0 car elles sont la source, mais aucun paquet Stratum 0 n'est envoyé sur l'Internet, toutes les horloges atomiques stratum 0 sont attachées à un serveur appelé stratum 1. Ces serveurs envoient des paquets marqués Stratum 1. Un serveur synchronisé au moyen de paquets marqués stratum n appartient au stratum suivant, plus bas, et marquera ses paquets en tant que stratum n+1. Les serveurs du même stratum peuvent échanger des paquets mais sont toujours désignés comme appartenant à un seul stratum, le stratum se trouvant sous la meilleure référence de synchronisation. L'appellation Stratum 16 est utilisée pour indiquer que le serveur n'est pas actuellement synchronisé à une source horaire fiable.
Remarquez que, par défaut, les clients NTP agissent en tant que serveurs dans le stratum se trouvant en-dessous.
Ci-dessous figure le sommaire des stratums NTP :
Stratum 0 :
Les horloges atomiques et leurs signaux sont diffusés via Radio et GPS
  • GPS (« Global Positioning System »)
  • Systèmes de téléphonie mobile
  • Transmissions Radio à basses fréquences WWVB (Colorado, USA.), JJY-40 et JJY-60 (Japon), DCF77 (Allemagne), et MSF (Royaume-Uni)
Ces signaux peuvent être reçus par des périphériques dédiés et sont habituellement connectés par RS-232 à un système utilisé comme serveur d'heure organisationnel ou pour l'ensemble du site.
Stratum 1 :
Ordinateur avec une horloge radio, une horloge GPS, ou une horloge atomique attachée
Stratum 2 :
Lit le contenu du stratum 1, et le sert au stratum en-dessous
Stratum 3 :
Lit le contenu du stratum 2, et le sert au stratum en-dessous
Stratum n+1 :
Lit le contenu du stratum n, et le sert au stratum en-dessous
Stratum 15 :
Lit le contenu du stratum 14, il s'agit du stratum le plus bas.
Ce processus continue jusqu'au Stratum 15, qui est le stratum valide le plus bas. L'étiquette Stratum 16 est utilisée pour indiquer un état non synchronisé.

16.3. Comprendre NTP

Cette implémentation de NTP permet d'atteindre une précision à la fraction de seconde. Sur Internet, une précision au dixième de seconde est normale. Sur un réseau LAN, une précision au millième de seconde est possible dans des conditions idéales. Ceci est dû au fait que la dérive horaire est désormais prise en charge et corrigée, ce qui n'était pas le cas sur les systèmes de protocoles de temps plus anciens, qui étaient plus simples. Une résolution de 233 picosecondes est offerte avec l'utilisation d'horodatages de 64 bits. Les premiers 32 bits de l'horodatage sont utilisés pour les secondes, et les derniers 32 bits sont utilisés pour les fractions de seconde.
NTP représente l'heure en tant que total du nombre de secondes depuis 00:00 (minuit) le 1er janvier, 1900 GMT. Comme 32 bits sont utilisés pour compter les secondes, cela signifie que l'heure devra être « basculée » en 2036. Cependant, NTP fonctionne avec les différences entre horodatages, ceci ne présente donc pas le même niveau de problème que les autres implémentations de protocole de temps ont pu offrir. Si une horloge matérielle se trouvant à 68 ans de l'heure correcte est disponible au moment du démarrage, alors NTP interprétera correctement la date actuelle. La spécification NTP4 fournit un numéro d'ère (« « Era Number » ») et un décalage d'ère (« « Era Offset » ») qui peuvent être utilisés pour rendre le logiciel plus robuste lorsqu'il doit gérer des durées de plus de 68 ans. Remarque : veuillez ne pas confondre ceci avec le problème Unix de l'an 2038.
Le protocole NTP fournit des informations supplémentaires pour améliorere la précision. Quatre horodatages sont utilisés pour permettre le calcul du temps d'un aller-retour et du temps de réponse du serveur. Dans son rôle de client NTP, pour qu'un système puisse se synchroniser avec un serveur de temps référence, un paquet est envoyé avec un « horodatage d'origine ». Lorsque le paquet arrive, le serveur de temps ajoute un « horodatage de réception ». Après avoir traité la requête d'informations sur l'heure et la date et juste avant de retourner le paquet, un « horodatage de transmission » est ajouté. Lorsque le paquet retourné arrive sur le client NTP, un « horodatage de réception » est généré. Le client peut désormais calculer le temps d'aller-retour total et dériver le temps de transfert réel en soustrayant le temps de traitement. En supposant que les temps de transfert aller et retour soient égaux, le délai d'un seul transfert lors de la réception des données NTP est calculé. L'algorithme NTP est bien plus complexe que ce qui est présenté ici.
Lorsqu'un paquet contenant des informations sur le temps est reçu, il n'est pas immédiatement pris en charge, il est tout d'abord sujet à des vérifications de validation, puis il est traité avec d'autres échantillons de temps pour arriver à une estimation de l'heure. Celle-ci est ensuite comparée à l'horloge système pour déterminer le décalage horaire, la différence entre l'heure de l'horloge système et l'heure que ntpd a déterminé. L'horloge système est ajustée lentement, au maximum à une vitesse de 0,5 ms par seconde, afin de réduire ce décalage en changeant la fréquence du compteur utilisé. Ainsi, un minimum de 2000 secondes est nécessaire pour ajuster l'horloge d'une seconde en utilisant cette méthode. Ce lent changement est appelé « Slewing » (changement d'angle d'orientation) et ne peut pas être inversé. Si le décalage de l'horloge est supérieur à 128 ms (paramètre par défaut), ntpd peut « incrémenter » l'horloge plus haut ou plus bas. Si le décalage est supérieur à 1000 seconde, alors l'utilisateur ou un script d'installation devra effectuer un ajustement manuel. Veuillez consulter le Chapitre 2, Configurer l'heure et la date. Avec l'option -g ajoutée à commande ntpd (utilisée par défaut), tout décalage lors du démarrage système sera corrigé, mais pendant une opération normale, seuls les décalages de plus de 1000 secondes seront corrigés.
Certains logiciels peuvent échouer ou produire une erreur si l'heure est modifiée en arrière. Pour les systèmes sensibles aux changements d'heure, la limite peut être changée sur 600 s. au lieu de 128 ms., en utilisant l'option -x (qui n'est pas liée à l'option -g). L'utilisation de l'option -x pour augmenter la limite de réajustement 0,128 s. à 600 s. présente un inconvénient car une méthode différente de contrôle de l'horloge doit être utilisée. Celle-ci désactive la discipline de l'horloge du noyau et peut avoir un impact négatif sur la précision de l'horloge. L'option -x peut être ajoutée au fichier de configuration /etc/sysconfig/ntpd.

16.4. Comprendre le fichier de dérive

Le fichier de dérive est utilisé pour stocker le décalage de fréquence entre l'horloge système exécutée à sa fréquence nominale et la fréquence requise pour rester en synchronisation avec l'heure UTC. Si présente, la valeur contenue dans le fichier de dérive est lue pendant le démarrage système et est utilisée pour corriger la source horaire. L'utilisation du fichier de dérive réduit le temps requis pour atteindre une heure stable et précise. La valeur est calculée et le fichier de dérive est remplacé une fois par heure par ntpd. Le fichier de dérive est remplacé plutôt que simplement mis à jour, et pour cette raison, le fichier de dérive se trouve dans un répertoire sur lequel ntpd possède des permissions d'écriture.

16.5. UTC, Fuseaux horaires, et Heure d'été

Comme NTP est entièrement en temps universel coordonné (UTC), les fuseaux horaires et l'heure d'été sont appliqués localement par le système. Le fichier /etc/localtime est une copie, ou un lien symbolique du fichier d'informations sur le fuseau /usr/share/zoneinfo. L'horloge temps réel (ou RTC) peut se trouver en heure locale ou en UTC, comme spécifié par la troisième ligne de /etc/adjtime, qui sera LOCAL ou UTC pour indiquer comment l'horloge RTC a été paramétrée. Les utilisateurs peuvent facilement modifier ce paramètre en cochant la case L'horloge système utilise UTC dans l'outil de configuration graphique Date et heure. Veuillez consulter le Chapitre 2, Configurer l'heure et la date pour obtenir des informations sur la manière d'utiliser cet outil. Il est recommandé d'exécutier l'horloge RTC avec le temps UTC pour éviter divers problèmes lorsque l'heure d'été change.
L'opération de ntpd est expliquée en détails sur la page man de ntpd(8). La section des ressources répertorie des sources d'informations utiles. Veuillez consulter la Section 16.20, « Ressources supplémentaires ».

16.6. Options d'authentification NTP

NTPv4 ajoute la prise en charge de l'architecture de sécurité Autokey (« Autokey Security Architecture »), qui est basée sur un chiffrement asymétrique public tout en conservant la prise en charge du chiffrement de clés symétriques. L'architecture de sécurité Autokey est décrite dans la page RFC 5906 Network Time Protocol Version 4: Autokey Specification. La page man de ntp_auth(5) décrit les options et commandes d'authentification de ntpd.
Une personne malveillante peut tenter de perturber un service en envoyant des paquets NTP avec des informations horaires incorrectes. Sur les systèmes utilisant le pool public des serveurs NTP, ce risque peut être réduit en ayant plus de trois serveurs NTP dans la liste des serveurs NTP publics située dans /etc/ntp.conf. Si une seule source horaire est compromise ou usurpée, ntpd ignorera cette source. Vous devriez effectuer une évaluation des risques et prendre en considération l'impact de l'heure incorrecte sur vos applications et votre organisation. Si vous possédez des sources horaires internes, vous devriez envisager de prendre des mesures pour protéger le réseau sur lequel les paquets NTP sont distribués. Si vous effectuez une évaluation des risques et concluez que le risque est acceptable, et que l'impact sur vos applications est minime, alors vous pouvez choisir de ne pas utiliser l'authentification.
Les modes de diffusion et de multidiffusion requièrent l'authentification par défaut. Si vous avez décidé de faire confiance au réseau, vous pouvez désactiver l'authentification en utilisant la directive disable auth dans le fichier ntp.conf. Alternativement, l'authentification doit être configurée en utilisant des clés symétriques SHA1 ou MD5, ou avec un chiffrement à clés (asymétriques) publiques, en utilisant le schéma Autokey. Le schéma Autokey pour un chiffrement asymétrique est expliqué sur la page man ntp_auth(8) et la génération des clés est expliquée sur ntp-keygen(8). Pour implémenter le chiffrement de clés symétriques, veuillez consulter la Section 16.17.12, « Configurer l'authentification symétrique en utilisant une clé » pour une explication de l'option key.

16.7. Gérer le temps sur des machines virtuelles

Les machines virtuelles ne peuvent pas accéder à une horloge matérielle réelle, et une horloge virtuelle n'est pas assez stable car la stabilité est dépendante de la charge de travail des systèmes hôtes. Ainsi, des horloges paravirtualisées doivent être fournies par l'application en cours d'utilisation. Sur Red Hat Enterprise Linux avec KVM, la source de l'horloge par défaut est kvm-clock. Veuillez consulter le chapitre Gestion du temps des invités KVM du Guide d'administration et de déploiement de la virtualisation Red Hat Enterprise Linux 7.

16.8. Comprendre les secondes intercalaires

L'heure moyenne de Greenwich, ou GMT (« Greenwich Mean Time »), est basée sur une mesure du jour solaire, qui dépend de la vitesse de rotation de la Terre. Lorsque le horloges atomiques ont été créées, le besoin potentiel de définir l'heure de manière plus précise s'est concrétisé. En 1958, le Temps Atomique International (TAI) a été introduit, basé sur des horloges atomiques plus précises et très stables. Une heure astronomique encore plus précise, UT1 (« Universal Time 1 »), a également été introduite pour remplacer l'heure GMT. Les horloges atomiques sont en fait bien plus stables que la vitesse de rotation de la Terre, ainsi les deux heures ont commencé à s'éloigner l'une de l'autre. C'est pourquoi l'heure UTC sert de mesure pratique. Celle-ci est décalée de moins d'une seconde d'UT1, mais pour éviter de devoir effectuer de nombreux changements triviaux, le concept de seconde intercalaire fut adopté, permettant ainsi de réconcilier cette différence de manière gérable. La différence entre UT1 et UTC est contrôlée dans la limite d'une dérive d'une demi-seconde. Si tel est le cas, il faudra utiliser une seconde d'ajustement de plus ou de moins. À cause de la nature erratique de la vitesse de rotation de la Terre, le besoin d'ajustement ne peut pas être prédit longtemps à l'avance. La décision quant au moment auquel effectuer un ajustement est prise par l'IERS International Earth Rotation and Reference Systems Service (IERS) (« Service international de la rotation terrestre et des systèmes de référence »). Cependant, ces communiqués sont uniquement importants pour les administrateurs des serveurs Stratum 1 car NTP transmet des informations sur les secondes intercalaires en attente et les applique automatiquement.

16.9. Comprendre le fichier de configuration ntpd

Le démon ntpd lit le fichier de configuration au démarrage système ou lorsque le service est redémarré. L'emplacement par défaut du fichier est /etc/ntp.conf et le fichier peut être affiché en saisissant la commande suivante :
~]$ less /etc/ntp.conf
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Les commandes de configuration sont brièvement expliquées plus loin dans ce chapitre, veuillez consulter la Section 16.17, « Configurer NTP », et la page man de ntp.conf(5) pour davantage de détails.
Ci-dessous figure une brève explication du contenu du fichier de configuration par défaut :
L'entrée driftfile
Un chemin vers le fichier de dérive (« drift file ») est spécifié, l'entrée par défaut de Red Hat Enterprise Linux est :
driftfile /var/lib/ntp/drift
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Si vous changez ceci, assurez-vous que le répertoire soit accessible en écriture par ntpd. Le fichier contient une valeur utilisée pour ajuster la fréquence de l'horloge système après chaque démarrage du système ou du service. Veuillez consulter Comprendre le fichier de dérive pour obtenir davantage d'informations.
Entrées de contrôle d'accès
La ligne suivante définit les restrictions de contrôle d'accès par défaut :
restrict default nomodify notrap nopeer noquery
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  • Les options nomodify empêchent tout changement de configuration.
  • L'option notrap empêche les interruptions de protocole de messages de contrôle ntpdc.
  • L'option nopeer empêche la formation d'association de pairs.
  • L'option noquery empêche de répondre aux requêtes ntpq et ntpdc, mais n'empêche pas de répondre aux requêtes de temps.

Important

Les requêtes ntpq et ntpdc peuvent être utilisées dans les attaques d'amplification, veuillez donc ne pas supprimer l'option noquery de la commande restrict default sur des systèmes accessibles publiquement.
Veuillez consulter CVE-2013-5211 pour obtenir davantage de détails.
Les adresses situées dans la plage 127.0.0.0/8 sont parfois requises par divers processus ou applications. Comme la ligne « restrict default » (restreindre par défaut) ci-dessus prévient l'accès à tout ce qui n'est pas explicitement autorisé, l'accès à l'adresse de bouclage IPv4 et IPv6 est autorisé au moyen des lignes suivantes :
# the administrative functions.
restrict 127.0.0.1
restrict ::1
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Les adresses peuvent être ajoutées ci-dessous si elles sont spécifiquement requises par une autre application.
Les hôtes sur le réseau local ne sont pas autorisés à cause de la ligne ci-dessus « restrict default » (restreindre par défaut). Pour changer cela, par exemple pour autoriser les hôtes du réseau 192.0.2.0/24 à demander l'heure et les statistiques et rien de plus, une ligne au format suivant est requise :
restrict 192.0.2.0 mask 255.255.255.0 nomodify notrap nopeer
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Pour autoriser un accès non limité à partir d'un hôte spécifique, par exemple à partir de 192.0.2.250/32, une ligne au format suivant est requise :
restrict 192.0.2.250
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Un masque de 255.255.255.255 est appliqué si aucun masque n'est spécifié.
Les commandes de restriction sont expliquées dans la page man de ntp_acc(5).
Entrées de serveurs publics
Par défaut, le fichier ntp.conf contient quatre entrées de serveurs publics :
server 0.rhel.pool.ntp.org iburst
server 1.rhel.pool.ntp.org iburst
server 2.rhel.pool.ntp.org iburst
server 3.rhel.pool.ntp.org iburst
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Entrées de serveurs de diffusion et de multidiffusion
Par défaut, le fichier ntp.conf contient quelques exemples mis en commentaire. Ces exemples sont principalement explicites. Veuillez consulter la Section 16.17, « Configurer NTP » pour une explication des commandes spécifiques. Si requis, ajoutez vos commandes sous les exemples.

Note

Lorsque le programme client de DHCP, dhclient reçoit une liste de serveurs NTP du serveur DHCP, il les ajoute à ntp.conf et redémarre le service. Pour désactiver cette fonctionnalité, veuillez ajouter PEERNTP=no à /etc/sysconfig/network.

16.10. Comprendre le fichier Sysconfig ntpd

Le fichier sera lu par le script init ntpd au démarrage du service. Le contenu par défaut est comme suit :
# Command line options for ntpd
OPTIONS="-g"
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L'option -g active ntpd pour ignorer la limite de décalage de 1000s et tente de synchroniser l'heure même si le décalage est plus important que 1000s, mais uniquement lors du démarrage système. Sans cette option, ntpd se fermera si le décalage dépasse 1000s. Il se fermera également après un démarrage système si le service est redémarré et que le décalage fait plus de 1000s même avec l'option -g.

16.11. Désactiver chrony

Pour utiliser ntpd, le démon de l'espace utilisateur par défaut, chronyd doit être arrêté et désactivé. Veuillez exécuter la commande suivante en tant qu'utilisateur root :
~]# systemctl stop chronyd
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Pour l'empêcher de redémarrer pendant le démarrage système, veuillez exécuter la commande suivante en tant qu'utilisateur root :
~]# systemctl disable chronyd
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Pour vérifier le statut de chronyd, veuillez exécuter la commande suivante :
~]$ systemctl status chronyd
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16.12. Vérifier si le démon NTP est installé

Pour vérifier si ntpd est installé, veuillez saisir la commande suivante en tant qu'utilisateur root :
~]# yum install ntp
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NTP est implémenté par le démon ou le service ntpd, qui se trouve dans le paquet ntp.

16.13. Installer le démon NTP (ntpd)

Pour installer ntpd, veuillez saisir la commande suivante en tant qu'utilisateur root :
~]# yum install ntp
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Pour activer ntpd lors du démarrage système, veuillez saisir la commande suivante en tant qu'utilisateur root :
~]# systemctl enable ntpd
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16.14. Vérifier le statut de NTP

Pour vérifier si ntpd est en cours d'exécution et configuré pour être exécuté lors du démarrage système, veuillez exécuter la commande suivante :
~]$ systemctl status ntpd
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Pour obtenir un bref rapport sur le statut de ntpd, veuillez exécuter la commande suivante :
~]$ ntpstat
unsynchronised
  time server re-starting
   polling server every 64 s
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~]$ ntpstat
synchronised to NTP server (10.5.26.10) at stratum 2
   time correct to within 52 ms
   polling server every 1024 s
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Le trafic NTP consiste en paquets UDP sur le port 123 et doit être autorisé sur le réseau et sur les pare-feux basés hôte pour que NTP puisse fonctionner.
Vérifiez si le pare-feu est configuré de manière à autoriser le trafic NTP entrant pour les clients utilisant l'outil de configuration du pare-feu graphique Firewall Configuration.
Pour lancer l'outil graphique firewall-config, appuyez sur la touche Super pour vous rendre sur la « Vue d'ensemble des activités » (Activities Overview), saisissez firewall puis appuyez sur Entrée. La fenêtre « Configuration du pare-feu »  s'ouvre. Le mot de passe de l'utilisateur vous sera demandé.
Pour lancer l'outil graphique de configuration du pare-feu en utilisant la ligne de commande, veuillez saisir la commande suivante en tant qu'utilisateur root :
~]# firewall-config
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La fenêtre Configuration du pare-feu s'ouvre. Remarquez que cette commande peut être exécutée par un utilisateur normal mais le mot de passe de l'utilisateur root vous sera quand même demandé de temps à autre.
Recherchez le mot « Connecté » (« Connected ») dans le coin en bas à gauche. Ceci indique que l'outil firewall-config est connecté au démon de l'espace utilisateur firewalld.

16.15.1. Modifier les paramètres du pare-feu

Pour immédiatement changer les paramètres actuels du pare-feu, assurez-vous que le menu de sélection déroulant étiqueté Configuration soit défini sur Runtime. Alternativement, pour modifier les paramètres à appliquer lors du prochain démarrage système, ou du prochain rechargement du pare-feu, sélectionnez Permanent dans la liste déroulante.

Note

Lorsque des changements des paramètres du pare-feu sont effectués, en mode Runtime, votre sélection entrera en vigueur dès lors que vous cochez ou décochez la case associée au service. N'oubliez pas ceci lorsque vous travaillez sur un système qui pourrait être en cours d'utilisation par d'autres utilisateurs.
Lorsque des changements des paramètres du pare-feu en mode Permanent sont effectués, votre sélection entrera en vigueur dès lors que vous rechargez le pare-feu ou que le système redémarre. Pour recharger le pare-feu, veuillez sélectionner le menu Options et sélectionnez Recharger le pare-feu.

16.15.2. Ouvrir des ports du pare-feu pour les paquets NTP

Pour autoriser le trafic à travers le pare-feu vers un certain port, lancez l'outil firewall-config et sélectionnez la zone réseau dont vous souhaitez changer les paramètres. Sélectionnez l'onglet Ports et cliquez sur le bouton Ajouter. La fenêtre Port et Protocole s'ouvrira.
Saisissez le numéro de port 123 et sélectionnez udp dans la liste déroulante.

16.16. Configurer les serveurs ntpdate

Le but du service ntpdate est de régler l'horloge pendant le démarrage système. C'était utilisé pour veiller à ce que les services lancés après ntpdate aient l'heure correcte sans « sauts » d'horloge. L'utilisation de ntpdate et de la liste des « step-tickers » sont déconseillés et Red Hat Enterprise Linux 7 utilise désormais l'option -g sur la commande ntpd et non plus ntpdate par défaut.
Le service ntpdate de Red Hat Enterprise Linux 7 est plus utile en autonome, sans ntpd. Avec systemd, qui lance des services en parallèle, l'activation du service ntpdate ne garantit pas que d'autres services lancés par la suite auront l'heure correcte, à moins qu'ils ne spécifient une dépendance de classement sur time-sync.target, qui est fournie par le service ntpdate. Pour vous assurer qu'un service soit lancé avec l'heure correcte, ajoutez After=time-sync.target au service et activez l'un des services qui fournit la cible (ntpdate ou sntp). Cette dépendance est incluse par défaut sur certains services Red Hat Enterprise Linux 7 ( par exemple, dhcpd, dhcpd6, et crond).
Pour vérifier si le service ntpdate est activé pour s'exécuter pendant le démarrage système, veuillez exécuter la commande suivante :
~]$ systemctl status ntpdate
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Pour activer le service pour qu'il soit exécuté au moment du démarrage système, veuillez exécuter la commande suivante en tant qu'utilisateur root :
~]# systemctl enable ntpdate
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Dans Red Hat Enterprise Linux 7, le fichier /etc/ntp/step-tickers par défaut contient 0.rhel.pool.ntp.org. Pour configurer des serveurs ntpdate supplémentaires, veuillez utiliser un éditeur de texte en tant qu'utilisateur root et modifiez /etc/ntp/step-tickers. Le nombre de serveurs répertoriés n'est pas très important car ntpdate utilisera uniquement ceci pour obtenir des informations sur la date une fois que le système aura démarré. Si vous possédez un serveur de temps interne, alors utilisez ce nom d'hôte pour la première ligne. Un hôte supplémentaire sur la seconde ligne en tant que copie de sauvegarde est une bonne idée. La sélection des serveurs de sauvegarde et le choix d'un second hôte interne ou externe dépend de votre évaluation des risques. Par exemple, quelles sont les chances qu'un problème affectant le premier serveur puissent également affecter le second serveur ? Est-ce que la connectivité d'un serveur externe sera plus facilement disponible que la connectivité aux serveurs internes en cas de panne réseau perturbant l'accès au premier serveur ?

16.17. Configurer NTP

Pour modifier la configuration par défaut du service NTP, veuillez utiliser un éditeur de texte exécuté en tant qu'utilisateur root pour modifier le fichier /etc/ntp.conf. Ce fichier est installé avec ntpd et est configuré pour utiliser des serveurs de temps du pool Red Hat par défaut. La page man ntp.conf(5) décrit les options de commande pouvant être utilisées dans le fichier de configuration, mises à part les commandes d'accès et de limitation du taux, qui sont expliquées dans la page man de ntp_acc(5).

16.17.1. Configurer le contrôle d'accès à un service NTP

Pour limiter ou contrôler l'accès au service NTP exécuté sur un système, veuillez utiliser la commande restrict dans le fichier ntp.conf. Voir l'exemple en commentaire :
# Hosts on local network are less restricted.
#restrict 192.168.1.0 mask 255.255.255.0 nomodify notrap
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La commande restrict prend la forme suivante :
restrict option
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option représente soit :
  • ignore — Tous les paquets seront ignorés, y compris les requêtes ntpq ou ntpdc ou une combinaison de ces options.
  • kod — un paquet « Kiss-o'-death » » (KoD) sera envoyé pour réduire les requêtes indésirables.
  • limited — ne pas répondre aux requêtes de service de temps si le paquet transgresse les valeurs par défaut de la limite de taux ou les valeurs spécifiées par la commande discard. Les requêtes ntpq et ntpdc ne sont pas affectées. Pour obtenir davantage d'informations sur la commande discard et sur les valeurs par défaut, veuillez consulter la Section 16.17.2, « Configurer le taux limite d'accès à un service NTP ».
  • lowpriotrap — interruptions définies comme étant de basse priorité par les hôtes correspondants.
  • nomodify — empêche tout changement de configuration.
  • noquery — empêche de répondre aux requêtes ntpq et ntpdc, mais n'empêche pas de répondre aux requêtes de temps.
  • nopeer — empêche la formation d'association de pairs.
  • noserve — refuse tous les paquets, sauf les requêtes ntpq et ntpdc.
  • notrap — empêche les interruptions de protocole de messages de contrôle ntpdc.
  • notrust — refuse les paquets dont le chiffrement n'est pas authentifié.
  • ntpport — modifie l'algorithme de correspondance pour appliquer la restriction uniquement si le port source est le port standard NTP UDP 123.
  • version — refuse les paquets qui ne correspondent pas à la version NTP actuelle.
Pour configurer l'accès limitant le taux pour ne pas dutout répondre à une requête, la commande restrict respective doit inclure l'option limited. Si ntpd doit répondre avec un paquet KoD, la commande restrict devra inclure les options limited et kod.
Les requêtes ntpq et ntpdc peuvent être utilisées dans les attaques d'amplification (consultez CVE-2013-5211 pour plus de détails), veuillez donc ne pas supprimer l'option noquery de la commande restrict default sur des systèmes accessibles publiquement.

16.17.2. Configurer le taux limite d'accès à un service NTP

Pour activer le taux limite d'accès à un service NTP exécuté sur un système, veuillez ajouter l'option limited à la commande restrict comme expliqué dans Section 16.17.1, « Configurer le contrôle d'accès à un service NTP ». Si vous ne souhaitez pas utiliser les paramètres d'abandon par défaut, alors veuillez également utiliser la commande discard, comme décrit ici.
La commande discard prend la forme suivante :
discard [average value] [minimum value] [monitor value]
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  • average — spécifie l'espacement de paquets moyen minimum autorisé, un argument est également accepté en log2 secondes. La valeur par défaut est de 3 (23 équivaut à 8 secondes).
  • minimum — spécifie l'espacement de paquets minimum autorisé, un argument est accepté en log2 secondes. La valeur par défaut est de 1 (21 équivaut à 2 secondes).
  • monitor — spécifie la probabilité d'abandon de paquet une fois que les limites de taux autorisées ont été dépassées. La valeur par défaut est de 3000 secondes. Cette option est conçue pour les serveurs recevant 1000 requêtes ou plus par seconde.
Examples of the discard command are as follows:
discard average 4
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discard average 4 minimum 2
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16.17.3. Ajouter l'adresse d'un pair

Pour ajouter l'adresse d'un pair, c'est-à-dire l'adresse d'un serveur exécutant un service NTP du même stratum, veuillez utiliser la commande peer dans le fichier ntp.conf.
La commande peer prend la forme suivante :
peer address
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address est une adresse de monodiffusion IP ou un nom DNS résolvable. L'adresse doit uniquement être celle d'un système connu comme étant membre du même stratum. Les homologues (peer) doivent avoir au moins une source de temps différente l'un par rapport à l'autre. Habituellement, les homologues sont des systèmes sous le même contrôle administratif.

16.17.4. Ajouter une adresse de serveur

Pour ajouter l'adresse d'un serveur, c'est-à-dire l'adresse d'un serveur exécutant un service NTP d'un stratum plus élevé, veuillez utiliser la commande server dans le fichier ntp.conf.
La commande server prend la forme suivante :
server address
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address est une adresse de monodiffusion IP ou un nom DNS résolvable. Adresse d'un serveur de référence distant ou d'une horloge de référence locale à partir de laquelle les paquets seront reçus.
Pour ajouter une adresse de diffusion ou de multidiffusion sur laquelle envoyer les paquets NTP de diffusion ou de multidiffusion, utilisez la commande broadcast dans le fichier ntp.conf.
Les modes de diffusion et de multidiffusion requièrent une authentification par défaut. Veuillez consulter la Section 16.6, « Options d'authentification NTP ».
La commande broadcast prend la forme suivante :
broadcast address
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address est une adresse de diffusion ou de multidiffusion IP sur laquelle les paquets sont envoyés.
Cette commande configure un système pour agir en tant que serveur de diffusion NTP. L'adresse utilisée doit être une adresse de diffusion ou de multidiffusion. Une adresse de diffusion implique l'adresse IPv4 255.255.255.255. Par défaut, les routeurs ne transmettent pas de messages de diffusion. L'adresse de multidiffusion peut être une adresse IPv4 de class D, ou une adresse IPv6. L'IANA a assigné l'adresse de multidiffusion IPv4 224.0.1.1 et l'adresse IPv6 FF05::101 (locale au site) à NTP. Les adresses de multidiffusion IPv4 dans un cadre administratif peuvent également être utilisées, comme décrit dans la page RFC 2365 Administratively Scoped IP Multicast.

16.17.6. Ajouter une adresse de client Manycast

Pour ajouter une adresse de client manycast, autrement dit, pour configurer une adresse de multidiffusion pour une utilisation de type découverte de serveur NTP, utiliser la commande manycastclient dans le fichier ntp.conf.
La commande manycastclient prend la forme suivante :
manycastclient address
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address est une adresse de multidiffusion IP à partir de laquelle les paquets seront reçus. Le client enverra une requête à l'adresse et sélectionnera les meilleurs serveurs à partir des réponses et ignorera les autres serveurs. La communication NTP utilise ensuite des associations de monodiffusion, comme si les serveurs NTP découverts étaient répertoriés dans ntp.conf.
Cette commande configure un système pour agir en tant que client NTP. Les systèmes peuvent être client et serveur à la fois.

16.17.7. Ajouter une adresse de client de diffusion

Pour ajouter une adresse de client de diffusion, autrement dit, pour configurer une adresse de diffusion pour que les paquets de diffusion NTP y soient vérifiés, assurez-vous de bien utiliser la commande broadcastclient dans le fichier ntp.conf.
La commande broadcastclient prend la forme suivante :
broadcastclient
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Autorise la réception de messages de diffusion. Requiert une authentification par défaut. Veuillez consulter la Section 16.6, « Options d'authentification NTP ».
Cette commande configure un système pour agir en tant que client NTP. Les systèmes peuvent être client et serveur à la fois.

16.17.8. Ajouter une adresse de serveur Manycast

Pour ajouter une adresse de serveur Manycast, autrement dit, pour configurer une adresse afin d'autoriser les clients à découvrir le serveur en effectuant une multidiffusion de paquets NTP, utiliser la commande manycastserver dans le fichier ntp.conf.
La commande manycastserver prend la forme suivante :
manycastserver address
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Autorise l'envoi de messages de multidiffusion. Où address est l'adresse sur laquelle effectuer la multidiffusion. Ceci devrait être utilisé en conjonction avec l'authentification afin d'empêcher toute perturbation du service.
Cette commande configure un système pour agir en tant que serveur NTP. Les systèmes peuvent être client et serveur à la fois.

16.17.9. Ajouter une adresse de client de multidiffusion

Pour ajouter une adresse de client de multidiffusion, autrement dit, pour configurer une adresse de multidiffusion pour que les paquets de multidiffusion NTP y soient vérifiés, assurez-vous de bien utiliser la commande multicastclient dans le fichier ntp.conf.
La commande multicastclient prend la forme suivante :
multicastclient address
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Autorise la réception de messages de multidiffusion. Où address est l'adresse à laquelle souscrire. Ceci devrait être utilisé en conjonction avec l'authentification afin d'empêcher toute perturbation du service.
Cette commande configure un système pour agir en tant que client NTP. Les systèmes peuvent être client et serveur à la fois.

16.17.10. Configurer l'option Burst

Utiliser l'option burst sur un serveur public est considéré comme un abus. N'utilisez pas cette option sur des serveurs NTP publics. Ne l'utilisez que pour les applications qui appartiennent à votre organisation.
Pour améliorer la qualité moyenne des statistiques de décalage horaire, veuillez ajouter l'option suivante à la fin d'une commande serveur :
burst
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À chaque intervalle d'interrogation, lorsque le serveur répond, le système enverra une rafale allant jusqu'à huit paquets au lieu d'un seul paquet habituel. À utiliser avec la commande server pour améliorer la qualité moyenne des calculs de décalage horaire.

16.17.11. Configurer l'option iburst

Pour améliorer le temps pris pour la synchronisation initiale, veuillez ajouter l'option suivante à la fin d'une commande serveur :
iburst
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Lorsque le serveur ne répond pas, on envoie une rafale de huit paquets au lieu d'un habituel. Les paquets sont normalement envoyés à intervalles de 2 s ; mais l'espacement peut être changé entre l'envoi du premier et du second paquet par la commande calldelay pour permettre un temps supplémentaire pour l'appel ISDN ou modem. À utiliser avec la commande server pour réduire le temps pris pour une synchronisation initiale. Celle-ci est désormais une option par défaut dans le fichier de configuration.
Pour configurer l'authentification symétrique en utilisant une clé, veuillez ajouter l'option suivante à la fin d'une commande serveur ou pair :
key number
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où le nombre se trouve dans une plage de 1 à 65534 inclus. Cette option autorise l'utilisation d'un code d'authentification de message (message authentication code, ou MAC) dans les paquets. Cette option est conçue pour une utilisation avec les commandes peer, server, broadcast, et manycastclient.
L'option peut être utilisée dans le fichier /etc/ntp.conf comme suit :
server 192.168.1.1 key 10
broadcast 192.168.1.255 key 20
manycastclient 239.255.254.254 key 30
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Veuillez également consulter la Section 16.6, « Options d'authentification NTP ».

16.17.13. Configurer l'intervalle d'interrogation

Pour modifier l'intervalle d'interrogation par défaut, veuillez ajouter les options suivantes à la fin d'une commande serveur ou pair :
minpoll value and maxpoll value
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Options pour changer l'intervalle d'interrogation par défaut, où l'intervalle en secondes sera calculé en utilisant 2 à la puissance valeur, autrement dit, l'intervalle est exprimé en log2 secondes. La valeur minpoll par défaut est 6, 26 équivaut à 64s. La valeur par défaut de maxpoll est de 10, ce qui équivaut à 1024s. Les valeurs autorisées se trouvent entre 3 et 17 inclus, ce qui signifie entre 8s et 36.4h respectivement. Ces options sont pour une utilisation avec la commande peer ou server. Définir une valeur maxpoll plus basse peut améliorer la précision de l'horloge.

16.17.14. Configurer les préférences du serveur

Pour spécifier qu'un serveur en particulier est préférable à d'autres possédant des qualités statistiques similaires, veuillez ajouter l'option suivante à la fin d'une commande serveur ou pair :
prefer
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Veuillez utiliser ce serveur pour une synchronisation préférable à d'autres serveurs possédant des qualités statistiques similaires. Cette option est conçue pour une utilisation avec les commandes peer ou server.
Pour spécifier une valeur de durée de vie particulière (« time-to-live », ou TTL) plutôt qu'utiliser celle par défaut, ajoutez l'option suivante à la fin d'une commande serveur ou pair :
ttl value
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Spécifiez la valeur TTL à utiliser dans les paquets envoyés par les serveurs de diffusion et de multidiffusion NTP. Spécifiez la valeur TTL maximale à utiliser pour la recherche « « expanding ring search » » par un client Manycast. La valeur par défaut est de 127.

16.17.16. Configurer la version NTP à utiliser

Pour spécifier une version particulière de NTP à utiliser à la place de celle par défaut, veuillez ajouter l'option suivante à la fin d'une commande serveur ou pair :
version value
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Spécifiez la version de NTP définie dans les paquets NTP créés. La valeur peut se trouver dans une gamme allant de 1 à 4. La valeur par défaut est 4.

16.18. Configurer la mise à jour de l'horloge matérielle

L'horloge système peut être également utilisée pour mettre à jour l'horloge matérielle, aussi appelée horloge temps réel (« real-time clock », ou RTC). Cette section vous montre trois façons d'aborder cette tâche :
Mise à jour ponctuelle instantanée
Pour effectuer une mise à jour ponctuelle instantanée de l'horloge matérielle, exécutez cette commande en tant qu'utilisateur root :
~]# hwclock --systohc
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Mise à jour à chaque démarrage
Pour effectuer la mise à jour de l'horloge matérielle à chaque démarrage, après avoir exécuté l'utilitaire de synchronisation suivant ntpdate, procédez ainsi :
  1. Ajouter la ligne suivante au fichier /etc/sysconfig/ntpdate :
    SYNC_HWCLOCK=yes
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  2. Activee le service ntpdate en tant qu'utilisateur  root :
    ~]# systemctl enable ntpdate.service
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Notez que le service ntpdate utilise les serveurs NTP définis dans le fichier /etc/ntp/step-tickers.

Note

Dans les machines virtuelles, l'horloge matérielle sera mise à jour lors du prochain démarrage de la machine hôte, et non pas de la machine virtuelle.
Mettre à jour via NTP
Pour effectuer la mise à jour de l'horloge matérielle à chaque fois que l'horloge système est mise à jour par le service ntpd ou chronyd, démarrez le service ntpdate en tant qu'utilisateur root :
~]# systemctl start ntpdate.service
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Pour que le comportement soit consistant à travers les démarrages, rendez le service automatique au démarage :
~]# systemctl enable ntpdate.service
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Après avoir activé le service ntpdate, à chaque fois que l'horloge système sera synchronisée par ntpd ou chronyd, le noyau mettra à jour l'horloge matérielle automatiquement toutes les 11 minutes.

Avertissement

Cette approche risque de ne pas toujours fonctionner car ce mode 11-minutes n'est pas toujours activé, donc la mise à jour de l'horloge matérielle n'a pas forcément lieu au même moment que la mise à jour de l'horloge système.

16.19. Configurer les sources des horloges

Pour répertorier les sources d'horloge disponibles sur votre système, veuillez exécuter les commandes suivantes :
~]$ cd /sys/devices/system/clocksource/clocksource0/
clocksource0]$ cat available_clocksource
kvm-clock tsc hpet acpi_pm 
clocksource0]$ cat current_clocksource
kvm-clock
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Dans l'exemple ci-dessus, le noyau utilise kvm-clock. Ceci a été sélectionné pendant le démarrage car il s'agit d'une machine virtuelle. Notez que la source d'horloge varie en fonction de l'architecture.
Pour outrepasser la source d'horloge par défaut, veuillez ajouter la directive clocksource à la ligne GRUB du noyau. Utiliser l'outil grubby pour effectuer ce changement. Ainsi, pour forcer le noyau par défaut sur un système pour qu'il utilise le source d'horloge tsc, saisir la commande suivante :
~]# grubby --args=clocksource=tsc --update-kernel=DEFAULT
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Le paramètre --update-kernel accepte également le mot clé ALL, ou une liste de numéros d'indexes de noyaux séparée par des virgules.
Voir Chapitre 24, Utiliser le chargeur de démarrage GRUB 2 pour obtenir plus d'informations sur la façon d'apporter des changements au menu GRUB.

16.20. Ressources supplémentaires

Les sources d'information suivantes offrent des ressources supplémentaires concernant NTP et ntpd.

16.20.1. Documentation installée

  • Page man ntpd(8) — décrit ntpd en détails, y compris les options de ligne de commandes.
  • Page man ntp.conf(5) — contient des informations sur la manière de configurer des associations avec des serveurs et des pairs.
  • Page man ntpq(8) — décrit l'utilitaire de requêtes NTP pour surveiller et effectuer des requêtes sur un serveur NTP.
  • Page man ntpdc(8) — décrit l'utilitaire ntpd pour effectuer des requêtes et changer l'état de ntpd.
  • Page man ntp_auth(5) — décrit les options d'authentification, commandes, et la gestion des clés de ntpd.
  • Page man ntp_keygen(8) — décrit la génération de clés publiques et privées pour ntpd.
  • Page man ntp_acc(5) — décrit les options de contrôle d'accès en utilisant la commande restrict.
  • Page man ntp_mon(5) — décrit les options de surveillance pour la collecte de statistiques.
  • Page man ntp_clock(5) — décrit les commandes pour configurer les horloges de référence.
  • Page man ntp_misc(5) — décrit les options diverses.
  • Page man ntp_decode(5) — répertorie le mots de statut, messages d'événements et codes d'erreur utilisés pour les rapports et la surveillance ntpd.
  • Page man ntpstat(8) — décrit un utilitaire pour rapporter l'état de synchronisation du démon NTP exécuté sur la machine locale.
  • Page man ntptime(8) — décrit un utilitaire pour lire et paramétrer les variables de temps du noyau.
  • Page man tickadj(8) — décrit un utilitaire pour lire, et optionnellement paramétrer la longueur du tic.

16.20.2. Sites Web utiles

http://doc.ntp.org/
Archive de la documentation NTP
http://www.eecis.udel.edu/~mills/ntp.html
Projet de recherche sur la synchronisation du temps réseau
http://www.eecis.udel.edu/~mills/ntp/html/manyopt.html
Informations sur le découverte automatique de serveurs sur NTPv4.

Chapitre 17. Configurer PTP en utilisant ptp4l

17.1. Introduction à PTP

Precision Time Protocol (PTP) est un protocole utilisé pour synchroniser des horloges dans un réseau. Lorsqu'utilisé en conjonction avec une prise en charge du matériel, le PTP est capable d'atteindre une précision inférieure à la microseconde, ce qui est bien mieux que les résultats normalement obtenus avec NTP. La prise en charge de PTP est divisée entre le noyau et l'espace utilisateur. Le noyau dans Red Hat Enterprise Linux inclut la prise en charge des horloges PTP, qui sont fournies par les pilotes réseaux. L'implémentation du protocole est connue sous le nom linuxptp, une implémentation PTPv2 selon le standard IEEE 1588 pour Linux.
Le paquet linuxptp inclut les programmes ptp4l et phc2sys pour la synchronisation des horloges. Le programme ptp4l implémente la « Boundary lock » PTP et l'« Ordinary Clock ». Avec l'horodatage matériel, ce paquet est utilisé pour synchroniser l'horloge matérielle PTP à l'horloge maître, et avec l'horodatage logiciel, il permet de synchroniser l'horloge système à l'horloge maître. Le programme phc2sys n'est utilie que pour l'horodatage matériel, pour synchroniser l'horloge système à l'horloge matérielle PTP sur la carte réseau (NIC).

17.1.1. Comprendre PTP

Les horloges synchronisées par PTP sont organisées sous une hiérarchie de type maître-esclave. Les esclaves sont synchronisés à leurs maîtres qui peuvent eux-mêmes être esclaves d'autres maîtres. La hiérarchie est créée et mise à jour automatiquement par l'algorithme « best master clock » (BMC), qui est exécuté sur chaque horloge. Lorsqu'une horloge ne possède qu'un seul port, celle-ci peut être maître (« master ») ou esclave (« slave »), ce type d'horloge est appelé une Ordinary Clock (OC). Une horloge avec de multiples ports peut être maître sur un port et esclave sur un autre, ce type d'horloge est appelé une Boundary Clock (BC). L'horloge maître se trouvant tout en haut est appelée Grandmaster Clock, et peut être synchronisée en utilisant une source de temps GPS (Global Positioning System). En utilisant une source de temps basée GPS, des réseaux disparates peuvent être synchronisés avec un haut degré de précision.

Figure 17.1. Horloges PTP grandmaster, horloges boundary, et horloges esclaves

17.1.2. Avantages de PTP

L'un des principaux avantages offerts par PTP comparé au protocole Network Time Protocol (ou NTP) est la prise en charge matérielle présente dans divers NIC (Network Interface Controllers) et interrupteurs réseau. Ce matériel spécialisé permet à PTP de tenir compte des délais de transfert de messages, et de largement augmenter la précision de la synchronisation du temps. Même s'il est possible d'utiliser des composants matériel dans le réseau sur lesquels PTP n'est pas activé, cela causera souvent une instabilité ou introduira une asymétrie dans le délai, résultant en inexactitudes de synchronisation, et en une multitude de composants ne reconnaissant pas PTP, utilisés tout au long du chemin de communication. Pour atteindre la meilleure précision possible, il est recommandé que le matériel autorise PTP sur tous les composants réseau entre horloges PTP . La synchronisation du temps dans les réseaux de plus grandes taille où tout le matériel réseau ne prend pas forcément en charge PTP pourrait être plus adéquat pour NTP.
Avec la prise en charge matérielle PTP, le NIC possède sa propre horloge intégrée, qui est utilisée pour horodater les messages PTP reçus et transmis. Cette horloge intégrée est effectivement synchronisée avec l'horloge maître PTP, et l'horloge système de l'ordinateur est synchronisée avec l'horloge matérielle PTP sur le NIC. Avec la prise en charge PTP, l'horloge système est utilisée pour horodater les messages PTP et est synchronisée avec l'horloge maître PTP directement. La prise en charge matérielle PTP offre une meilleure précision puisque le NIC peut horodater les paquets PTP au moment exact où ils sont envoyés et reçus, tandis que la prise en charge PTP logicielle requiert le traitement supplémentaire des paquets PTP par le système d'exploitation.

17.2. Utiliser PTP

Pour utiliser PTP, le pilote réseau du noyau de l'interface doit offrir des capacités de prise en charge d'horodatage logiciel ou matériel.
En outre de la prise en charge de l'horodatage matériel présent dans le pilote, le NIC doit également être capable de prendre en charge cette fonctionnalité dans le matériel physique. La meilleure manière de vérifier les capacités d'horodatage d'un pilote particulier et de la carte réseau (NIC) consiste à utiliser l'utilitaire ethtool pour interroger l'interface comme suit :
~]# ethtool -T eth3
Time stamping parameters for eth3:
Capabilities:
        hardware-transmit     (SOF_TIMESTAMPING_TX_HARDWARE)
        software-transmit     (SOF_TIMESTAMPING_TX_SOFTWARE)
        hardware-receive      (SOF_TIMESTAMPING_RX_HARDWARE)
        software-receive      (SOF_TIMESTAMPING_RX_SOFTWARE)
        software-system-clock (SOF_TIMESTAMPING_SOFTWARE)
        hardware-raw-clock    (SOF_TIMESTAMPING_RAW_HARDWARE)
PTP Hardware Clock: 0
Hardware Transmit Timestamp Modes:
        off                   (HWTSTAMP_TX_OFF)
        on                    (HWTSTAMP_TX_ON)
Hardware Receive Filter Modes:
        none                  (HWTSTAMP_FILTER_NONE)
        all                   (HWTSTAMP_FILTER_ALL)
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Quand eth3 est l'interface que vous souhaitez vérifier.
Pour la prise en charge de l'horodatage logiciel, la liste des paramètres doit inclure :
  • SOF_TIMESTAMPING_SOFTWARE
  • SOF_TIMESTAMPING_TX_SOFTWARE
  • SOF_TIMESTAMPING_RX_SOFTWARE
Pour la prise en charge de l'horodatage matériel, la liste des paramètres doit inclure :
  • SOF_TIMESTAMPING_RAW_HARDWARE
  • SOF_TIMESTAMPING_TX_HARDWARE
  • SOF_TIMESTAMPING_RX_HARDWARE

17.2.2. Installer PTP

Le noyau dans Red Hat Enterprise Linux inclut la prise en charge de PTP. La prise en charge de l'espace utilisateur est fournie par les outils du paquet linuxptp. Pour installer linuxptp, veuillez exécuter la commande suivante en tant qu'utilisateur root :
~]# yum install linuxptp
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Ceci installera ptp4l et phc2sys.
Veuillez ne pas exécuter plus d'un service à la fois pour paramétrer l'horloge système. Si vous avez l'intention de servir l'heure PTP en utilisant NTP, veuillez consulter la Section 17.8, « Servir le temps PTP avec NTP ».

17.2.3. Lancer ptp4l

Le programme ptp4l peut être lancé à partir de la ligne de commande ou en tant que service. Lorsqu'il est exécuté en tant que service, les options sont spécifiées dans le fichier /etc/sysconfig/ptp4l. Les options requises pour une utilisation par le service et sur la ligne de commande doivent être spécifiées dans le fichier /etc/ptp4l.conf. Le fichier /etc/sysconfig/ptp4l inclut l'option de ligne de commande -f /etc/ptp4l.conf, qui cause au programme ptp4l de lire le fichier /etc/ptp4l.conf et de traiter les options contenues. L'utilisation du fichier /etc/ptp4l.conf est expliquée dans la Section 17.4, « Spécifier un fichier de configuration ». Des informations supplémentaires sur les différentes options ptp4l et sur les paramètres du fichier de configuration se trouvent sur la page man ptp4l(8).
Lancer ptp4l en tant que service
Pour lancer ptp4l en tant que service, veuillez exécuter la commande suivante en tant qu'utilisateur root :
~]# systemctl start ptp4l
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Pour obtenir des informations supplémentaires sur la gestion des services système sur Red Hat Enterprise Linux 7, veuillez consulter le Chapitre 9, Gérer les services avec systemd.
Utiliser ptp4l dans la ligne de commande
Le programme ptp4l tente d'utiliser l'horodatage matériel par défaut. Pour utiliser ptp4l avec des pilotes et NIC ayant des capacités d'horodatage matériel, vous devrez fournir l'interface réseau à utiliser avec l'option -i. Veuillez saisir la commande suivante en tant qu'utilisateur root :
~]# ptp4l -i eth3 -m
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Quand eth3 est l'interface que vous souhaitez configurer. Ci-dessous figure un exemple de sortie de ptp4l lorsque l'horloge PTP du NIC est synchronisée avec une horloge maître :
~]# ptp4l -i eth3 -m
selected eth3 as PTP clock
port 1: INITIALIZING to LISTENING on INITIALIZE
port 0: INITIALIZING to LISTENING on INITIALIZE
port 1: new foreign master 00a069.fffe.0b552d-1
selected best master clock 00a069.fffe.0b552d
port 1: LISTENING to UNCALIBRATED on RS_SLAVE
master offset -23947 s0 freq +0 path delay       11350
master offset -28867 s0 freq +0 path delay       11236
master offset -32801 s0 freq +0 path delay       10841
master offset -37203 s1 freq +0 path delay       10583
master offset  -7275 s2 freq -30575 path delay   10583
port 1: UNCALIBRATED to SLAVE on MASTER_CLOCK_SELECTED
master offset  -4552 s2 freq -30035 path delay   10385
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La valeur du décalage maître est le décalage mesuré de l'horloge maître en nanosecondes. Les chaînes s0, s1, s2 indiquent différents états de l'horloge servo : s0 est déverrouillé, s1 est un step (ou décalage) d'horloge et s2 est verrouillé. Une fois le servo dans un état verrouillé (s2), l'horloge ne sera pas décalée (mais uniquement légèrement ajustée), à moins que l'option pi_offset_const ne soit définie sur une valeur positive dans le fichier de configuration (décrit sur la page man ptp4l(8)). La valeur adj est l'ajustement de la fréquence de l'horloge en ppb (« parts per billion », ou parties par milliard). La valeur du délai du chemin correspond au délai estimé des messages de synchronisation envoyés depuis l'horloge maître en nanosecondes. Le port 0 est un socket de domaines Unix utilisé pour la gestion PTP locale. Le port 1 est l'interface eth3 (basé sur l'exemple ci-dessus.) Les états du port possibles incluent INITIALIZING, LISTENING, UNCALIBRATED et SLAVE, ceux-ci peuvent changer lors des événements INITIALIZE, RS_SLAVE, MASTER_CLOCK_SELECTED. Dans le dernier message de changement d'état, l'état du port est passé de UNCALIBRATED à SLAVE, ce qui indique une synchronisation réussie avec une horloge PTP maître.
Journaliser des messages à partir de ptp4l
Par défaut , les messages sont envoyés sur /var/log/messages. Cependant, spécifier l'option -m active la journalisation sur la sortie standard, ce qui peut être utile pour des raisons de débogage.
Pour activer l'horodatage logiciel, l'option -S doit être utilisée comme suit :
~]# ptp4l -i eth3 -m -S
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17.2.3.1. Sélectionner un mécanisme de mesure du délai
Il existe deux mécanismes de mesure de délai différents qui peuvent être sélectionnés en ajoutant une option à la commande ptp4l :
-P
L'option -P permet de sélectionner le mécanisme de mesure de délai pair à pair ( peer-to-peer, ou P2P).
Le mécanisme P2P est préféré car il réagit aux changements de la topologie réseau plus rapidement, et peut être plus précis dans la mesure du délai que les autres mécanismes. Le mécanisme P2P peut uniquement être utilisé sur les topologies où chaque port échanges des messages PTP avec au moins un autre port P2P. Il doit être pris en charge et utilisé par tout le matériel sur le chemin de communication, y compris les horloges transparentes.
-E
L'option -E sélectionne le mécanisme de mesure de délai end-to-end (E2E). Ce mécanisme est utilisé par défaut.
Le mécanisme E2E est également appelé mécanisme « request-response » (requête-réponse) du délai.
-A
L'option -A active la sélection automatique du mécanisme de mesure du délai.
L'option automatique lance ptp4l en mode E2E. Celle-ci passera en mode P2P si une requête de délai est reçue.

Note

Toutes les horloges sur un seul chemin de communication PTP doivent utiliser le même mécanisme de mesure de délai. Des avertissements seront imprimés dans les circonstances suivantes :
  • Lorsqu'une requête de délai est reçue sur un port utilisant le mécanisme E2E.
  • Lorsqu'une requête de délai E2E est reçue sur un port utilisant le mécanisme P2P.

17.3. Utiliser PTP en interfaces multiples

Quand vous utilisez PTP en interfaces multiples à travers divers réseaux, il vous faudra passer du mode reverse path forwarding (transmission chemin inversé) au mode loose (moins strict). Red Hat Enterprise Linux 7 utilise par défaut Strict Reverse Path Forwarding, puis Strict Reverse Path recommendé par RFC 3704, Ingress Filtering for Multihomed Networks. Voir la section Reverse Path Forwarding du guide Red Hat Enterprise Linux 7 Security Guide pour obtenir plus d'informations.
L'utilitaire sysctl a l'habitude de lire et d'écrire des valeurs dans le noyau. Vous pouvez effectuer des modifications à un système en cours d'exécution par les commandes sysctl directement en ligne de commandes, et des changements permanents en ajoutant des lignes au fichier /etc/sysctl.conf.
  • Pour passer au mode loose (non strict) de filtrage global, saisir les commandes suivantes en tant qu'utilisateur root :
    ~]# sysctl -w net.ipv4.conf.default.rp_filter=2
    sysctl -w net.ipv4.conf.all.rp_filter=2
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  • Pour changer le mode « Reverse path filtering » (filtrage chemin inversé) pour chaque interface de réseau, exécuter la commande net.ipv4.interface.rp_filter sur toutes les interfaces PTP. Ainsi, pour une interface ayant comme nom de périphérique em1 :
    ~]# sysctl -w net.ipv4.conf.em1.rp_filter=2
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Pour rendre ces configurations persistentes au démarrage, modifier le fichier /etc/sysctl.conf. Ainsi, pour changer le mode sur toutes les interfaces, ouvrir le fichier /etc/sysctl.conf à l'aide d'un éditeur en tant qu'utilisateur root et ajouter la ligne suivante :
net.ipv4.conf.all.rp_filter=2
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Pour modifier certaines interfaces, saisir plusieurs lignes suivant le format :
net.ipv4.conf.interface.rp_filter=2
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17.4. Spécifier un fichier de configuration

Les options de la ligne de commandes ainsi que d'autres options qui ne peuvent pas être définies sur la ligne de commande, peuvent être définies dans un fichier de configuration optionnel.
Aucun fichier de configuration n'est lu par défaut, ce fichier doit donc être spécifié pendant le runtime avec l'option -f. Par exemple :
~]# ptp4l -f /etc/ptp4l.conf
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Un fichier de configuration équivalent aux options -i eth3 -m -S affichées ci-dessus peut ressembler à ceci :
~]# cat /etc/ptp4l.conf
[global]
verbose               1
time_stamping         software
[eth3]
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17.5. Utiliser le client de gestion PTP

Le client de gestion PTP, pmc, peut être utilisé pour obtenir des informations supplémentaires de ptp4l comme suit :
~]# pmc -u -b 0 'GET CURRENT_DATA_SET'
sending: GET CURRENT_DATA_SET
        90e2ba.fffe.20c7f8-0 seq 0 RESPONSE MANAGMENT CURRENT_DATA_SET
                stepsRemoved        1
                offsetFromMaster  -142.0
                meanPathDelay     9310.0
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~]# pmc -u -b 0 'GET TIME_STATUS_NP'
sending: GET TIME_STATUS_NP
        90e2ba.fffe.20c7f8-0 seq 0 RESPONSE MANAGMENT TIME_STATUS_NP
                master_offset              310
                ingress_time               1361545089345029441
                cumulativeScaledRateOffset   +1.000000000
                scaledLastGmPhaseChange    0
                gmTimeBaseIndicator        0
                lastGmPhaseChange          0x0000'0000000000000000.0000
                gmPresent                  true
                gmIdentity                 00a069.fffe.0b552d
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Définir l'option -b sur zéro limite la valeur « Boundary » à l'instance ptp4l exécutée localement. Une valeur « Boundary » plus importante récupérera également les informations des nœuds PTP plus éloignés de l'horloge locale. Les informations récupérables incluent :
  • stepsRemoved est le nombre de chemins de communication vers le « Grandmaster Clock ».
  • offsetFromMaster et master_offset est le dernier décalage mesuré de l'horloge depuis l'horloge maître en nanosecondes.
  • meanPathDelay est le délai estimé des messages de synchronisation envoyés depuis l'horloge maître en nanosecondes.
  • Si gmPresent est « true », l'horloge PTP est synchronisée sur une horloge maitre, l'horloge locale ne sera plus le « Grandmaster Clock ».
  • gmIdentity est l'identité du « Grandmaster ».
Pour afficher une liste complète des commandes pmc, veuillez saisir ce qui suit en tant qu'utilisateur root :
~]# pmc help
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Des informations supplémentaires sont disponibles sur la page man pmc(8).

17.6. Synchroniser les horloges

Le programme phc2sys est utilisé pour synchroniser l'horloge système sur le l'horloge matérielle PTP (PHC) sur le NIC. Le service phc2sys est configuré dans le fichier de configuration /etc/sysconfig/phc2sys. Le paramètre par défaut du fichier /etc/sysconfig/phc2sys est comme suit :
OPTIONS="-a -r"
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L'option -a amène phc2sys à lire les horloges devant être synchronisées à partir de l'application ptp4l. Il suivra les changements des états des ports PTP, ajustant la synchronisation entre horloges matérielles NIC en conséquence. L'horloge système n'est pas synchronsée, à moins que l'option -r soit également spécifiée. Si vous souhaitez que l'horloge système soit une source de temps éligible, veuillez spécifier l'option -r deux fois.
Après avoir appliqué des changements à /etc/sysconfig/phc2sys, redémarrez le service phc2sys à partir de la ligne de commande en exécutant une commande en tant qu'utilisateur root :
~]# systemctl restart phc2sys
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Sous des circonstances normales, utilisez les commandes systemctl pour lancer, arrêter, et redémarrer le service phc2sys.
Si vous ne souhaitez pas lancer phc2sys en tant que service, vous pouvez le lancer à partir de la ligne de commande. Par exemple, saisissez la commande suivante en tant qu'utilisateur root :
~]# phc2sys -a -r
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L'option -a amène phc2sys à lire les horloges devant être synchronisées à partir de l'application ptp4l. Si vous souhaitez que l'horloge système puisse être une source de temps éligible, veuillez spécifier l'option -r deux fois.
Alternativement, veuillez utiliser l'option -s pour synchroniser l'horloge système avec l'horloge matérielle PTP d'une l'interface spécifique. Par exemple :
~]# phc2sys -s eth3 -w
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L'option -w attend que l'application ptp4l synchronise l'horloge PTP et récupère le décalage TAI de l'horloge UTC de ptp4l.
Normalement, PTP opère sous l'échelle horaire du temps atomique international (International Atomic Time, ou TAI), tandis que l'horloge système reste dans le temps universel coordonné (Coordinated Universal Time, ou UTC). Le décalage actuel entre les heures TAI et UTC est de 36 secondes. Le décalage change lorsque des secondes intercalaires sont insérées ou supprimées, ce qui se produit habituellement au bout de quelques années régulièrement. L'option -O doit être utilisée pour paramétrer ce décalage manuellement lorsque l'option -w n'est pas utilisée, comme suit :
~]# phc2sys -s eth3 -O -36
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Une fois le servo phc2sys en état verrouillé, l'horloge ne sera pas décalée, à moins que l'option -S ne soit utilisée. Cela signifie que le programme phc2sys devrait être lancé après que le programme ptp4l ait synchronisé l'horloge matérielle PTP. Cependant avec -w, il n'est pas utile de lancer phc2sys après ptp4l comme celui-ci attendra que l'horloge soit synchronisée.
Le programme phc2sys peut également être lancé en tant que service en exécutant :
~]# systemctl start phc2sys
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Lors d'une exécution en tant que service, les options sont spécifiées dans le fichier /etc/sysconfig/phc2sys. On peut trouver davantage d'informations sur les différentes options phc2sys dans la page man phc2sys(8).
Remarquez que les examples dans cette section supposent que la commande soit exécutée sur un système esclave ou sur un port esclave.

17.7. Vérifier la synchronisation du temps

Lorsque la synchronisation du temps PTP fonctionne correctement, de nouveaux messages avec des décalages et des ajustements de fréquence seront imprimés de manière périodique sur les sorties ptp4l et phc2sys (si l'horodatage matériel est utilisé). Ces valeurs convergeront éventuellement après une courte période. On peut voir ces messages dans le fichier /var/log/messages. En voici un exemple :
ptp4l[352.359]: selected /dev/ptp0 as PTP clock
ptp4l[352.361]: port 1: INITIALIZING to LISTENING on INITIALIZE
ptp4l[352.361]: port 0: INITIALIZING to LISTENING on INITIALIZE
ptp4l[353.210]: port 1: new foreign master 00a069.fffe.0b552d-1
ptp4l[357.214]: selected best master clock 00a069.fffe.0b552d
ptp4l[357.214]: port 1: LISTENING to UNCALIBRATED on RS_SLAVE
ptp4l[359.224]: master offset       3304 s0 freq      +0 path delay      9202
ptp4l[360.224]: master offset       3708 s1 freq  -29492 path delay      9202
ptp4l[361.224]: master offset      -3145 s2 freq  -32637 path delay      9202
ptp4l[361.224]: port 1: UNCALIBRATED to SLAVE on MASTER_CLOCK_SELECTED
ptp4l[362.223]: master offset       -145 s2 freq  -30580 path delay      9202
ptp4l[363.223]: master offset       1043 s2 freq  -29436 path delay      8972
ptp4l[364.223]: master offset        266 s2 freq  -29900 path delay      9153
ptp4l[365.223]: master offset        430 s2 freq  -29656 path delay      9153
ptp4l[366.223]: master offset        615 s2 freq  -29342 path delay      9169
ptp4l[367.222]: master offset       -191 s2 freq  -29964 path delay      9169
ptp4l[368.223]: master offset        466 s2 freq  -29364 path delay      9170
ptp4l[369.235]: master offset         24 s2 freq  -29666 path delay      9196
ptp4l[370.235]: master offset       -375 s2 freq  -30058 path delay      9238
ptp4l[371.235]: master offset        285 s2 freq  -29511 path delay      9199
ptp4l[372.235]: master offset        -78 s2 freq  -29788 path delay      9204
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Ci-dessous figure un exemple de la sortie de phc2sys :
phc2sys[526.527]: Waiting for ptp4l...
phc2sys[527.528]: Waiting for ptp4l...
phc2sys[528.528]: phc offset     55341 s0 freq      +0 delay   2729
phc2sys[529.528]: phc offset     54658 s1 freq  -37690 delay   2725
phc2sys[530.528]: phc offset       888 s2 freq  -36802 delay   2756
phc2sys[531.528]: phc offset      1156 s2 freq  -36268 delay   2766
phc2sys[532.528]: phc offset       411 s2 freq  -36666 delay   2738
phc2sys[533.528]: phc offset       -73 s2 freq  -37026 delay   2764
phc2sys[534.528]: phc offset        39 s2 freq  -36936 delay   2746
phc2sys[535.529]: phc offset        95 s2 freq  -36869 delay   2733
phc2sys[536.529]: phc offset      -359 s2 freq  -37294 delay   2738
phc2sys[537.529]: phc offset      -257 s2 freq  -37300 delay   2753
phc2sys[538.529]: phc offset       119 s2 freq  -37001 delay   2745
phc2sys[539.529]: phc offset       288 s2 freq  -36796 delay   2766
phc2sys[540.529]: phc offset      -149 s2 freq  -37147 delay   2760
phc2sys[541.529]: phc offset      -352 s2 freq  -37395 delay   2771
phc2sys[542.529]: phc offset       166 s2 freq  -36982 delay   2748
phc2sys[543.529]: phc offset        50 s2 freq  -37048 delay   2756
phc2sys[544.530]: phc offset       -31 s2 freq  -37114 delay   2748
phc2sys[545.530]: phc offset      -333 s2 freq  -37426 delay   2747
phc2sys[546.530]: phc offset       194 s2 freq  -36999 delay   2749
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Il existe également une directive pour ptp4l, summary_interval, permettant de réduire les sorties et de n'imprimer que les statistiques, car normalement un message sera imprimé à peu près à chaque seconde. Ainsi, pour réduire les sorties à une toutes les 1024 secondes, veuillez ajouter la ligne suivante au fichier /etc/ptp4l.conf :
summary_interval 10
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Ci-dessous figure un exemple de la sortie de ptp4l avec summary_interval 6 :
ptp4l: [615.253] selected /dev/ptp0 as PTP clock
ptp4l: [615.255] port 1: INITIALIZING to LISTENING on INITIALIZE
ptp4l: [615.255] port 0: INITIALIZING to LISTENING on INITIALIZE
ptp4l: [615.564] port 1: new foreign master 00a069.fffe.0b552d-1
ptp4l: [619.574] selected best master clock 00a069.fffe.0b552d
ptp4l: [619.574] port 1: LISTENING to UNCALIBRATED on RS_SLAVE
ptp4l: [623.573] port 1: UNCALIBRATED to SLAVE on MASTER_CLOCK_SELECTED
ptp4l: [684.649] rms  669 max 3691 freq -29383 ± 3735 delay  9232 ± 122
ptp4l: [748.724] rms  253 max  588 freq -29787 ± 221 delay  9219 ± 158
ptp4l: [812.793] rms  287 max  673 freq -29802 ± 248 delay  9211 ± 183
ptp4l: [876.853] rms  226 max  534 freq -29795 ± 197 delay  9221 ± 138
ptp4l: [940.925] rms  250 max  562 freq -29801 ± 218 delay  9199 ± 148
ptp4l: [1004.988] rms  226 max  525 freq -29802 ± 196 delay  9228 ± 143
ptp4l: [1069.065] rms  300 max  646 freq -29802 ± 259 delay  9214 ± 176
ptp4l: [1133.125] rms  226 max  505 freq -29792 ± 197 delay  9225 ± 159
ptp4l: [1197.185] rms  244 max  688 freq -29790 ± 211 delay  9201 ± 162
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Pour réduire la sortie de phc2sys, on peut ajouter l'option -u comme suit :
~]# phc2sys -u summary-updates
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Quand summary-updates est le nombre de mises à jour d'horloge à inclure dans le résumé des statistiques. Voir l'exemple ci-dessous :
~]# phc2sys -s eth3 -w -m -u 60
phc2sys[700.948]: rms 1837 max 10123 freq -36474 ± 4752 delay  2752 ±  16
phc2sys[760.954]: rms  194 max  457 freq -37084 ± 174 delay  2753 ±  12
phc2sys[820.963]: rms  211 max  487 freq -37085 ± 185 delay  2750 ±  19
phc2sys[880.968]: rms  183 max  440 freq -37102 ± 164 delay  2734 ±  91
phc2sys[940.973]: rms  244 max  584 freq -37095 ± 216 delay  2748 ±  16
phc2sys[1000.979]: rms  220 max  573 freq -36666 ± 182 delay  2747 ±  43
phc2sys[1060.984]: rms  266 max  675 freq -36759 ± 234 delay  2753 ±  17
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17.8. Servir le temps PTP avec NTP

Le démon ntpd peut être configuré pour distribuer le temps à partir de l'horloge système synchronisée par ptp4l ou phc2sys en utilisant le pilote de l'horloge de référence LOCAL. Pour empêcher ntpd d'ajuster l'horloge système, le fichier ntp.conf ne doit pas spécifier de serveur NTP. Voici un petit exemple de ntp.conf :
~]# cat /etc/ntp.conf
server   127.127.1.0
fudge    127.127.1.0 stratum 0
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Note

Lorsque le programme du client DHCP, dhclient, reçoit une liste de serveurs NTP du serveur DHCP, il les ajoute au fichier ntp.conf et redémarre le service. Pour désactiver cette fonctionnalité, veuillez ajouter PEERNTP=no à /etc/sysconfig/network.

17.9. Servir le temps NTP avec PTP

La synchronisation NTP avec PTP est également possible dans le sens contraire. Lorsque ntpd est utilisé pour synchroniser l'horloge système, ptp4l peut être configuré avec l'option priority1 (ou avec d'autres options d'horloge incluses dans le meilleur algorithme d'horloge maître) pour être l'horloge « Grandmaster » et distribuer le temps depuis l'horloge système via PTP :
~]# cat /etc/ptp4l.conf
[global]
priority1 127
[eth3]
# ptp4l -f /etc/ptp4l.conf
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Avec l'horodatage matériel, phc2sys doit être utilisé pour synchroniser l'horloge matérielle PTP avec l'horloge système. Si phc2sys est exécuté en tant que service, modifiez le fichier de configuration /etc/sysconfig/phc2sys. Le paramètre par défaut dans le fichier /etc/sysconfig/phc2sys est comme suit :
OPTIONS="-a -r"
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En tant qu'utilisateur root, modifiez cette ligne comme suit :
~]# vi /etc/sysconfig/phc2sys
OPTIONS="-a -r -r"
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L'option -r est utilisée deux fois pour permettre la synchronisation de l'horloge matérielle PTP sur le NIC à partir de l'horloge système. Veuillez redémarrer le service phc2sys pour que les changements puissent entrer en vigueur :
~]# systemctl restart phc2sys
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Pour empêcher des changements rapides de fréquence de l'horloge PTP, la synchronisation de l'horloge système peut être relâchée en utilisant des constantes P (proportionelle) et I (intégrale) plus basses pour le servo PI :
~]# phc2sys -a -r -r -P 0.01 -I 0.0001
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Lorsque de multiples domaines PTP sont disponibles sur le réseau, ou lorsqu'un basculement sur NTP est nécessaire, le programme timemaster peut être utilisé pour synchroniser l'horloge système sur toutes les sources de temps disponibles. Le temps PTP est fourni par phc2sys et ptp4l via des horloges de référence de pilotes de mémoire partagée shared memory driver (SHM ) sur chronyd ou ntpd (selon le démon NTP qui a été configuré sur le système). Le démon NTP peut ensuite comparer toutes les sources de temps, PTP et NTP, et utiliser les meilleures sources pour synchroniser l'horloge système.
Lors du démarrage, timemaster lit un fichier de configuration qui spécifie les sources de temps NTP et PTP, vérifie quelles interfaces réseau possèdent la leur ou partagent une horloge matérielle PTP (PHC), génère des fichiers de configuration pour ptp4l et chronyd ou pour ntpd, et lance les processus ptp4l, phc2sys, et chronyd ou ntpd selon les besoins. Il supprimera également les fichiers de configuration générés lors de la fermeture. Il écrit des fichiers de configuration pour chronyd, ntpd, et ptp4l sur /var/run/timemaster/.

17.10.1. Lancer timemaster en tant que service

Pour lancer timemaster en tant que service, veuillez exécuter la commande suivante en tant qu'utilisateur root :
~]# systemctl start timemaster
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Ceci lira les options dans /etc/timemaster.conf. Pour obtenir des informations supplémentaires sur la gestion des services système sur Red Hat Enterprise Linux 7, veuillez consulter le Chapitre 9, Gérer les services avec systemd.

17.10.2. Comprendre le fichier de configuration timemaster

Red Hat Enterprise Linux fournit un fichier /etc/timemaster.conf par défaut avec un certain nombre de sections contenant les options par défaut. Les en-têtes de section sont entre crochets.
Pour afficher la configuration par défaut, veuillez exécuter une commande comme suit :
~]$ less /etc/timemaster.conf
# Configuration file for timemaster

#[ntp_server ntp-server.local]
#minpoll 4
#maxpoll 4

#[ptp_domain 0]
#interfaces eth0

[timemaster]
ntp_program chronyd

[chrony.conf]
include /etc/chrony.conf

[ntp.conf]
includefile /etc/ntp.conf

[ptp4l.conf]

[chronyd]
path /usr/sbin/chronyd
options -u chrony

[ntpd]
path /usr/sbin/ntpd
options -u ntp:ntp -g

[phc2sys]
path /usr/sbin/phc2sys

[ptp4l]
path /usr/sbin/ptp4l
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Remarquez la section suivante :
[ntp_server address]
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Ceci est un exemple de section de serveur NTP, « ntp-server.local » est un exemple de nom d'hôte pour un serveur NTP sur le réseau LAN local. Ajoutez davantage de sections selon les besoins en utilisant un nom d'hôte ou une adresse IP faisant partie du nom de la section. Remarquez que les valeurs d'interrogation courtes dans cet exemple de section ne sont pas convenables pour un serveur public, veuillez consulter le Chapitre 16, Configurer NTP à l'aide de ntpd pour une explication sur des valeurs minpoll et maxpoll qui conviennent.
Remarquez la section suivante :
[ptp_domain number]
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Un « PTP domain » est un groupe d'une ou plusieurs horloges PTP synchronisées. Elles peuvent être ou ne pas être synchronisées avec des horloges dans un autre domaine. Les horloges configurées avec le même numéro de domaine compose celui-ci. Cela inclut une horloge PTP « Grandmaster » . Le numéro de domaine dans chaque section « PTP domain » doit correspondre à l'un des domaines PTP configuré sur le réseau.
Une instance de ptp4l est lancée pour chaque interface possédant sa propre horloge PTP et l'horodatage matériel est activé automatiquement. Les interfaces qui prennent en charge l'horodatage matériel possèdent une horloge PTP (PHC) attachée, cependant il est possible pour un groupe d'interfaces sur un NIC de partager une horloge PHC. Une instance ptp4l séparée sera lancée pour chaque groupe d'interfaces partageant le même PHC et pour chaque interface qui prend en charge l'horodatage logiciel uniquement. Toutes les instances ptp4l sont configurées pour être exécutées en tant qu'esclaves. Si une interface avec horodatage matériel est spécifiée dans plus d'un domaine PTP, alors seule l'instance ptp4l créée aura l'horodatage matériel activé.
Remarquez la section suivante :
[timemaster]
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La configuration timemaster par défaut inclut le ntpd du système et la configuration chrony (/etc/ntp.conf ou /etc/chronyd.conf) afin d'inclure la configuration des restrictions d'accès les clés d'authentification. Cela signifie que tout serveur NTP spécifié sera également utilisé avec timemaster.
Les en-têtes de section sont comme suit :
  • [ntp_server ntp-server.local] — spécifie les intervalles d'interrogation de ce serveur. Crée des sections supplémentaires selon les besoins. Inclut le nom d'hôte ou l'adresse IP dans l'en-tête de section.
  • [ptp_domain 0] — spécifier les interfaces sur lesquelle les horloges PTP sont configurées pour ce domaine. Crée des sections supplémentaires avec le numéro de domaine approprié, selon les besoins.
  • [timemaster] — spécifie le démon NTP à utiliser. Les valeurs possibles sont chronyd et ntpd.
  • [chrony.conf] — spécifie tout paramètre supplémentaire à copier dans le fichier de configuration généré pour chronyd.
  • [ntp.conf] — spécifie tout paramètre supplémentaire à copier dans le fichier de configuration généré pour ntpd.
  • [ptp4l.conf] — spécifie les options à copier dans le fichier de configuration généré pour ptp4l.
  • [chronyd] — spécifie tout paramètre supplémentaire à passer sur la ligne de commande pour chronyd.
  • [ntpd] — spécifie tout paramètre supplémentaire à passer sur la ligne de commande pour ntpd.
  • [phc2sys] — spécifie tout paramètre supplémentaire à passer sur la ligne de commande pour phc2sys.
  • [ptp4l] — spécifie tout paramètre supplémentaire à passer sur la ligne de commande pour toutes les instances de ptp4l.
Les en-têtes de section et le contenu sont expliqués en détails dans la page man timemaster(8).

17.10.3. Configurer les options timemaster

Procédure 17.1. Modifier le fichier de configuration timemaster

  1. Pour modifier la configuration par défaut, veuillez ouvrir le fichier /etc/timemaster.conf pour effectuer des modifications en tant qu'utilisateur root :
    ~]# vi /etc/timemaster.conf
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  2. Pour chaque serveur NTP que vous souhaitez contrôler en utilisant timemaster, veuillez créer des sections [ntp_server address]. Remarquez que les valeurs d'interrogation courtes dans la section exemple ne conviennent pas à un serveur public, veuillez consulter le Chapitre 16, Configurer NTP à l'aide de ntpd pour une explication sur des valeurs minpoll et maxpoll qui conviennent.
  3. Pour ajouter des interfaces qui doivent être utilisées dans un domaine, veuillez modifier la section #[ptp_domain 0] et ajouter les interfaces. Créer des domaines supplémentaires selon les besoins. Par exemple :
    [ptp_domain 0]
           interfaces eth0
    
           [ptp_domain 1]
           interfaces eth1
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  4. Si vous devez d'utiliser ntpd comme démon NTP sur ce système, veuillez modifier l'entrée par défaut dans la section [timemaster] de chronyd à ntpd. Veuillez consulter le Chapitre 15, Configurer NTP en utilisant Chrony Suite pour obtenir des informations sur les différences entre ntpd et chronyd.
  5. Si vous utilisez chronyd comme serveur NTP sur ce système, ajoutez toute option supplémentaire sous l'entrée par défaut include /etc/chrony.conf dans la section [chrony.conf]. Modifiez l'entrée par défaut include si le chemin vers /etc/chrony.conf a changé.
  6. Si vous utilisez ntpd comme serveur NTP sur ce système, ajoutez toute option supplémentaire sous l'entrée par défaut include /etc/ntp.conf dans la section [ntp.conf]. Modifiez l'entréer par défaut include si le chemin vers /etc/ntp.conf a changé.
  7. Dans la section [ptp4l.conf], ajoutez les options à copier au fichier de configuration généré pour ptp4l. Ce chapitre documente les options communes et davantage d'informations sont disponibles sur la page man de ptp4l(8).
  8. Dans la section [chronyd], veuillez ajouter les options de ligne de commande à passer sur chronyd lorsque appelé par timemaster. Veuillez consulter le Chapitre 15, Configurer NTP en utilisant Chrony Suite pour obtenir des informations sur l'utilisation de chronyd.
  9. Dans la section [ntpd], veuillez ajouter les options de ligne de commande à passer sur ntpd lorsque appelé par timemaster. Veuillez consulter le Chapitre 16, Configurer NTP à l'aide de ntpd pour obtenir des informations sur l'utilisation de ntpd.
  10. Dans la section [phc2sys], ajoutez les options de ligne de commande à passer sur phc2sys lorsque appelé par timemaster. Ce chapitre documente les options communes et davantage d'informations sont disponibles sur la page man de phy2sys(8).
  11. Dans la section [ptp4l], ajoutez les options de ligne de commande à passer sur ptp4l lorsque appelé par timemaster. Ce chapitre documente les options communes et davantage d'informations sont disponibles sur la page man de ptp4l(8).
  12. Enregistrez le fichier de configuration et redémarrez timemaster en saisissant la commande suivante en tant qu'utilisateur root :
    ~]# systemctl restart timemaster
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17.11. Améliorer la précision

Précédemment, les résultats de tests indiquaient que la désactivation de la capacité de noyau sans tic pouvait fortement améliorer la stabilité de l'horloge du système, améliorant la précision de la synchronisation PTP par la même occasion (en contrepartie d'une augmentation de la consommation de l'alimentation). Le mode sans tic du noyau peut être désactivé en ajoutant nohz=off aux paramètres d'option de démarrage du noyau. Cependant, de récentes améliorations appliquées à kernel-3.10.0-197.el7 ont fortement amélioré la stabilité de l'horloge système et la différence de stabilité de l'horloge avec et sans nohz=off devrait désormais être bien moindre pour la plupart des utilisateurs.
Les applications ptp4l et phc2sys peuvent être configurées pour utiliser un nouveau servo adaptatif. L'avantage offert par rapport au servo PI est qu'il ne requiert pas de configurer les constantes PI pour bien fonctionner. Pour utiliser ceci pour ptp4l, veuillez ajouter la ligne suivante au fichier /etc/ptp4l.conf :
clock_servo linreg
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. Après avoir effectué des changements sur /etc/ptp4l.conf, redémarrez le service ptp4l à partir de la ligne de commande en exécutant la commande suivante en tant qu'utilisateur root :
~]# systemctl restart ptp4l
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Pour utiliser ceci pour phc2sys, veuillez ajouter la ligne suivante au fichier /etc/sysconfig/phc2sys :
-E linreg
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Après avoir effectué des changements à /etc/sysconfig/phc2sys, redémarrez le service phc2sys à partir de la ligne de commande en passant la commande suivante en tant qu'utilisateur root :
~]# systemctl restart phc2sys
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17.12. Ressources supplémentaires

Les sources d'informations suivantes offrent des ressources supplémentaires concernant PTP et les outils ptp4l.

17.12.1. Documentation installée

  • Page man ptp4l(8) — décrit les options ptp4l, y compris le format du fichier de configuration.
  • Page man pmc(8) — décrit le client de gestion PTP et ses options de commande.
  • Page man phc2sys(8) — décrit un outil pour synchroniser l'horloge système avec une horloge matérielle PTP (PHC).
  • Page man timemaster(8) — décrit un programme qui utilise ptp4l et phc2sys pour synchroniser l'horloge système à l'aide de chronyd ou ntpd.

17.12.2. Sites Web utiles

Partie VI. Surveillance et automatisation

Cette partie décrit les différents outils permettant aux administrateurs système de surveiller les performances du système, d'automatiser des tâches système et de rapporter les bogues.

Chapitre 18. Outils de surveillance du système

Pour configurer le système, les administrateurs système ont souvent besoin de déterminer la quantité de mémoire libre, la quantité d'espace disque libre, la manière par laquelle le disque dur est partitionné, ou quels sont les processus en cours d'exécution.

18.1. Afficher les processus système

18.1.1. Utiliser la commande ps

La commande ps permet d'afficher des informations sur l'exécution de processus. Elle produit une liste statique, ou instantané, de ce qui est cours d'exécution au moment où la commande est exécutée. Si vous souhaitez afficher une liste des processus en cours d'exécution constamment mise à jour, veuillez utiliser la commande top ou l'application de surveillance système « System Monitor » à la place.
Pour répertorier tous les processus actuellement en cours d'exécution sur le système, y compris les processus appartenant à d'autres utilisateurs, veuillez saisir ce qui suit à l'invite de shell :
ps ax
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Pour chaque processus répertorié, la commande ps ax affiche l'ID du processus (PID), le terminal qui y est associé (TTY), le statut actuel (STAT), le temps CPU accumulé (TIME), et le nom du fichier exécutable (COMMAND). Exemple :
~]$ ps ax
PID TTY      STAT   TIME COMMAND
  1 ?        Ss     0:01 /usr/lib/systemd/systemd --switched-root --system --deserialize 23
  2 ?        S      0:00 [kthreadd]
  3 ?        S      0:00 [ksoftirqd/0]
  5 ?        S>     0:00 [kworker/0:0H][sortie tronquée]
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Pour afficher le propriétaire à côté de chaque processus, veuillez utiliser la commande suivante :
ps aux
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À l'exception des informations fournies par la commande ps ax, ps aux affiche le nom d'utilisateur du propriétaire du processus (USER), le pourcentage d'utilisation du CPU (%CPU) et de la mémoire (%MEM), la taille de la mémoire virtuelle en kilo-octets (VSZ), la taille de la mémoire physique non swap en kilo-octets (RSS), et l'heure ou la date à laquelle le processus a été lancé. Exemple :
~]$ ps aux
USER  PID %CPU %MEM    VSZ   RSS TTY   STAT START   TIME COMMAND
root    1  0.3  0.3 134776  6840 ?     Ss   09:28   0:01 /usr/lib/systemd/systemd --switched-root --system --d
root    2  0.0  0.0      0     0 ?     S    09:28   0:00 [kthreadd]
root    3  0.0  0.0      0     0 ?     S    09:28   0:00 [ksoftirqd/0]
root    5  0.0  0.0      0     0 ?     S>   09:28   0:00 [kworker/0:0H][sortie tronquée]
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Il est aussi possible d'utiliser la commande ps en conjonction avec grep pour voir si un processus particulier est en cours d'utilisation. Par exemple, pour déterminer si Emacs est en cours d'utilisation, veuillez saisir :
~]$ ps ax | grep emacs
12056 pts/3    S+     0:00 emacs
12060 pts/2    S+     0:00 grep --color=auto emacs
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Pour obtenir une liste complète des options de ligne de commande disponibles, veuillez consulter la page man de ps(1).

18.1.2. Utiliser la commande top

La commande top affiche une liste en temps réel des processus exécutés sur le système. Elle affiche également des informations supplémentaires sur le temps d'activité du système, l'utilisation actuelle du CPU et de la mémoire, ou le nombre total de processus en cours d'exécution, et vous permet d'effectuer des actions comme le tri de la liste ou l'arrêt d'un processus.
Pour exécuter la commande top, veuillez saisir ce qui suit dans une invite de shell :
top
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Pour chaque processus répertorié, la commande top affiche l'ID du processus (PID), le nom du propriétaire du processus (USER), la priorité (PR), la valeur nice (NI), la quantité de mémoire virtuelle utilisée par le processus (VIRT), la quantité de mémoire physique non swap qu'il utilise (RES), la quantité de mémoire partagée qu'il utilise (SHR), le champ de statut du processus S), le pourcentage d'utilisation du CPU (%CPU) et de la mémoire (%MEM), le temps CPU cummulé (TIME+), et le nom du fichier exécutable (COMMAND). Exemple :
~]$ top
top - 16:42:12 up 13 min,  2 users,  load average: 0.67, 0.31, 0.19
Tasks: 165 total,   2 running, 163 sleeping,   0 stopped,   0 zombie
%Cpu(s): 37.5 us,  3.0 sy,  0.0 ni, 59.5 id,  0.0 wa,  0.0 hi,  0.0 si,  0.0 st
KiB Mem :  1016800 total,    77368 free,   728936 used,   210496 buff/cache
KiB Swap:   839676 total,   776796 free,    62880 used.   122628 avail Mem

  PID USER      PR  NI    VIRT    RES    SHR S %CPU %MEM     TIME+ COMMAND
 3168 sjw       20   0 1454628 143240  15016 S 20.3 14.1   0:22.53 gnome-shell
 4006 sjw       20   0 1367832 298876  27856 S 13.0 29.4   0:15.58 firefox
 1683 root      20   0  242204  50464   4268 S  6.0  5.0   0:07.76 Xorg
 4125 sjw       20   0  555148  19820  12644 S  1.3  1.9   0:00.48 gnome-terminal-
   10 root      20   0       0      0      0 S  0.3  0.0   0:00.39 rcu_sched
 3091 sjw       20   0   37000   1468    904 S  0.3  0.1   0:00.31 dbus-daemon
 3096 sjw       20   0  129688   2164   1492 S  0.3  0.2   0:00.14 at-spi2-registr
 3925 root      20   0       0      0      0 S  0.3  0.0   0:00.05 kworker/0:0
    1 root      20   0  126568   3884   1052 S  0.0  0.4   0:01.61 systemd
    2 root      20   0       0      0      0 S  0.0  0.0   0:00.00 kthreadd
    3 root      20   0       0      0      0 S  0.0  0.0   0:00.00 ksoftirqd/0
    6 root      20   0       0      0      0 S  0.0  0.0   0:00.07 kworker/u2:0[sortie tronquée]
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Tableau 18.1, « Commandes top interactives » contient des commandes interactives utiles que vous pouvez utiliser avec top. Pour obtenir des informations supplémentaires, veuillez consulter la page man de top(1).
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Tableau 18.1. Commandes top interactives
CommandeDescription
Entrée, EspaceRéactualise immédiatement l'affichage.
hAffiche un écran d'aide pour les commandes interactives.
h, ?Affiche un écran d'aide pour les fenêtres et les groupes de champs.
kArrête un processus. Il vous sera demandé l'ID du processus et le signal à envoyer.
nModifie le nombre de processus affichés. Ce nombre vous sera demandé.
uTrie la liste par utilisateur.
MTrie la liste selon l'utilisation mémoire.
PTrie la liste selon l'utilisation du CPU.
qTermine l'utilitaire et retourne à l'invite du shell.
L'onglet Processus de l'outil de surveillance système « System Monitor » vous permet d'afficher de rechercher, de modifier la priorité, et d'arrêter des processus à partir de l'interface utilisateur graphique.
Pour lancer l'outil System Monitor à partir de la ligne de commande, veuillez saisir gnome-system-monitor à l'invite de shell. L'outil System Monitor apparaît. Alternativement, si le bureau GNOME est utilisé, appuyez sur la touche Super pour aller sur la « Vue d'ensemble des activités », saisissez System Monitor puis appuyez sur Entrée. L'outil System Monitor apparaît. La touche Super peut se trouver sous diverses formes selon le clavier ou du matériel, mais le plus souvent, il s'agit de la touche Windows ou de la touche de Commande, habituellement à gauche de la Barre d'espace.
Cliquez sur l'onglet Processus pour afficher la liste des processus en cours d'exécution.

Figure 18.1. System Monitor — Processus

Pour chaque processus répertorié, l'outil System Monitor affiche son nom (Process Name), statut actuel (Status), le pourcentage d'utilisation du CPU (% CPU), la valeur nice (Nice), L'ID du processus (ID), l'utilisation de la mémoire (Memory), le canal dans lequel le processus attend (Waiting Channel), ainsi que des détails supplémentaires sur la session (Session). Pour trier les informations sur une colonne spécifique par ordre croissant, veuillez cliquer sur le nom de cette colonne. Cliquez à nouveau sur le nom de la colonne pour basculer le tri entre un ordre croissant et décroissant.
Par défaut, l'outil System Monitor affiche une liste de processus appartenant à l'utilisateur actuel. La sélection de diverses options dans le menu Affichage permet :
  • d'afficher les processus actifs uniquement,
  • d'afficher tous les processus,
  • d'afficher vos processus,
  • d'afficher les dépendances des processus,
En outre, deux boutons permettent de :
  • Réactualiser la liste des processus,
  • terminer un processus en le sélectionnant dans la liste et en cliquant sur le bouton Terminer le processus.

18.2. Afficher l'utilisation de la mémoire

18.2.1. Utiliser la commande free

La commande free permet d'afficher la quantité de mémoire libre et utilisée sur le système. Pour faire cela, veuillez saisir ce qui suit dans une invite de shell :
free
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La commande free fournit à la fois des informations sur la mémoire physique (Mem) et sur l'espace swap (Swap). Elle affiche le montant de mémoire total (total), ainsi que le montant de mémoire utilisée (used), la mémoire libre (free), la mémoire partagée (shared), les mémoires tampon et cache ajoutées ensemble (buff/cache), et ce qui reste de disponible (available). Exemple :
~]$ free
              total        used        free      shared  buff/cache   available
Mem:        1016800      727300       84684        3500      204816      124068
Swap:        839676       66920      772756
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Par défaut, free affiche les valeurs en kilo-octets. Pour afficher les valeurs en méga-octets, veuillez ajouter l'option de ligne de commande -m :
free -m
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Par exemple :
~]$ free -m
              total        used        free      shared  buff/cache   available
Mem:            992         711          81           3         200         120
Swap:           819          65         754
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Pour obtenir une liste complète des options de ligne de commande disponibles, veuillez consulter la page man de free(1).
L'onglet Ressources de l'outil System Monitor permet d'afficher la quantité de mémoire libre et utilisée sur le système.
Pour lancer l'outil System Monitor à partir de la ligne de commande, veuillez saisir gnome-system-monitor à l'invite de shell. L'outil System Monitor apparaît. Alternativement, si le bureau GNOME est utilisé, appuyez sur la touche Super pour aller sur la « Vue d'ensemble des activités », saisissez System Monitor puis appuyez sur Entrée. L'outil System Monitor apparaît. La touche Super peut se trouver sous diverses formes selon le clavier ou du matériel, mais le plus souvent, il s'agit de la touche Windows ou de la touche de Commande, habituellement à gauche de la Barre d'espace.
Cliquez sur l'onglet Ressources pour afficher l'utilisation de la mémoire système.

Figure 18.2. System Monitor — Ressources

Dans la section Historique de la mémoire et de l'espace swap, l'outil System Monitor affiche un représentation graphique de l'historique d'utilisation de la mémoire et de l'espace swap, ainsi que le montant total de mémoire physique (Memory) et d'espace swap (Swap), et la quantité en cours d'utilisation.

18.3. Afficher l'utilisation du CPU

L'onglet Ressources de l'outil System Monitor permet d'afficher l'utilisation actuelle du CPU sur le système.
Pour lancer l'outil System Monitor à partir de la ligne de commande, veuillez saisir gnome-system-monitor à l'invite de shell. L'outil System Monitor apparaît. Alternativement, si le bureau GNOME est utilisé, appuyez sur la touche Super pour aller sur la « Vue d'ensemble des activités », saisissez System Monitor puis appuyez sur Entrée. L'outil System Monitor apparaît. La touche Super peut se trouver sous diverses formes selon le clavier ou du matériel, mais le plus souvent, il s'agit de la touche Windows ou de la touche de Commande, habituellement à gauche de la Barre d'espace.
Cliquez sur l'onglet Ressources pour afficher l'utilisation du CPU par le système.
Dans la section Historique du CPU, l'outil System Monitor affiche un représentation graphique de l'historique d'utilisation du CPU et affiche le pourcentage du CPU actuellement en cours d'utilisation.

18.4.1. Utiliser la commande lsblk

La commande lsblk permet d'afficher une liste des périphériques bloc disponibles. Elle fournit des informations et un meilleur contrôle sur le formatage des sortie que la commande blkid. Elle lit les informations d'udev, et est donc utilisable par les utilisateurs non root. Pour afficher une liste des périphériques bloc, veuillez saisir ce qui suit dans une invite de shell :
lsblk
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Pour chaque périphérique bloc répertorié, la commande lsblk affiche le nom du périphérique (NAME), le numéro majeur et mineur du périphérique (MAJ:MIN), si le périphérique peut être déplacé (RM), sa taille (SIZE), si le périphérique est accessible en lecture seule (RO), son type (TYPE), et sur quel emplacement il est monté (MOUNTPOINT). Exemple :
~]$ lsblk
NAME                      MAJ:MIN RM   SIZE RO TYPE MOUNTPOINT
sr0                        11:0    1  1024M  0 rom
vda                       252:0    0    20G  0 rom
|-vda1                    252:1    0   500M  0 part /boot
`-vda2                    252:2    0  19.5G  0 part
  |-vg_kvm-lv_root (dm-0) 253:0    0    18G  0 lvm  /
  `-vg_kvm-lv_swap (dm-1) 253:1    0   1.5G  0 lvm  [SWAP]
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Par défaut, lsblk répertorie les périphériques bloc sous un format qui ressemble à une arborescence. Pour afficher les informations dans une liste ordinaire, veuillez ajouter l'option de ligne de commande -l :
lsblk -l
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Par exemple :
~]$ lsblk -l
NAME                  MAJ:MIN RM   SIZE RO TYPE MOUNTPOINT
sr0                    11:0    1  1024M  0 rom
vda                   252:0    0    20G  0 rom
vda1                  252:1    0   500M  0 part /boot
vda2                  252:2    0  19.5G  0 part
vg_kvm-lv_root (dm-0) 253:0    0    18G  0 lvm  /
vg_kvm-lv_swap (dm-1) 253:1    0   1.5G  0 lvm  [SWAP]
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Pour obtenir une liste complète des options de ligne de commande disponibles, veuillez consulter la page man de lsblk(8).

18.4.2. Utiliser la commande blkid

La commande blkid permet d'afficher des informations de bas niveau sur les périphériques bloc. Elle exige des privilèges root, donc des utilisateurs non root doivent utiliser la commande lsblk. Pour cela, veuillez saisir ce qui suit à l'invite de shell en tant qu'utilisateur root :
blkid
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Pour chaque périphérique bloc répertorié, la commande blkid affiche les attributs disponibles, comme son identifiant unique universel (UUID), le type de système de fichiers (TYPE), ou l'étiquette de volume (LABEL). Exemple :
~]# blkid
/dev/vda1: UUID="7fa9c421-0054-4555-b0ca-b470a97a3d84" TYPE="ext4"
/dev/vda2: UUID="7IvYzk-TnnK-oPjf-ipdD-cofz-DXaJ-gPdgBW" TYPE="LVM2_member"
/dev/mapper/vg_kvm-lv_root: UUID="a07b967c-71a0-4925-ab02-aebcad2ae824" TYPE="ext4"
/dev/mapper/vg_kvm-lv_swap: UUID="d7ef54ca-9c41-4de4-ac1b-4193b0c1ddb6" TYPE="swap"
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Par défaut, la commande blkid répertorie tous les périphériques bloc disponibles. Pour n'afficher des informations que sur un périphérique en particulier, veuillez spécifier le nom du périphérique sur la ligne de commande :
blkid device_name
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Par exemple, pour afficher les informations sur /dev/vda1, veuillez saisir en tant qu'utilisateur root :
~]# blkid /dev/vda1
/dev/vda1: UUID="7fa9c421-0054-4555-b0ca-b470a97a3d84" TYPE="ext4"
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Vous pouvez également utiliser la commande ci-dessus avec les options de ligne de commande -p et -o udev pour obtenir des informations plus détaillées. Remarquez que des privilèges root sont requis pour exécuter cette commande :
blkid -po udev device_name
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Par exemple :
~]# blkid -po udev /dev/vda1
ID_FS_UUID=7fa9c421-0054-4555-b0ca-b470a97a3d84
ID_FS_UUID_ENC=7fa9c421-0054-4555-b0ca-b470a97a3d84
ID_FS_VERSION=1.0
ID_FS_TYPE=ext4
ID_FS_USAGE=filesystem
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Pour obtenir une liste complète des options de ligne de commande disponibles, veuillez consulter la page man de blkid(8).

18.4.3. Utiliser la commande findmnt

La commande findmnt permet d'afficher une liste de systèmes de fichiers actuellement montés. Pour faire cela, veuillez saisir ce qui suit dans une invite de shell :
findmnt
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Pour chaque système de fichiers répertorié, la commande findmnt affiche le point de montage cible (TARGET), le périphérique source (SOURCE), le type de système de fichiers (FSTYPE), et les options de montage connexes (OPTIONS). Exemple :
~]$ findmnt
TARGET                           SOURCE             FSTYPE          OPTIONS
/                                /dev/mapper/rhel-root
                                                    xfs             rw,relatime,seclabel,attr2,inode64,noquota
├─/proc                          proc               proc            rw,nosuid,nodev,noexec,relatime
│ ├─/proc/sys/fs/binfmt_misc     systemd-1          autofs          rw,relatime,fd=32,pgrp=1,timeout=300,minproto=5,maxproto=5,direct
│ └─/proc/fs/nfsd                sunrpc             nfsd            rw,relatime
├─/sys                           sysfs              sysfs           rw,nosuid,nodev,noexec,relatime,seclabel
│ ├─/sys/kernel/security         securityfs         securityfs      rw,nosuid,nodev,noexec,relatime
│ ├─/sys/fs/cgroup               tmpfs              tmpfs           rw,nosuid,nodev,noexec,seclabel,mode=755[sortie tronquée]
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Par défaut, findmnt répertorie les systèmes de fichiers sous un format qui ressemble à une arborescence. Pour afficher les informations dans une liste ordinaire, veuillez ajouter l'option de ligne de commande -l :
findmnt -l
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Par exemple :
~]$ findmnt -l
TARGET                     SOURCE                FSTYPE          OPTIONS
/proc                      proc                  proc            rw,nosuid,nodev,noexec,relatime
/sys                       sysfs                 sysfs           rw,nosuid,nodev,noexec,relatime,seclabel
/dev                       devtmpfs              devtmpfs        rw,nosuid,seclabel,size=933372k,nr_inodes=233343,mode=755
/sys/kernel/security       securityfs            securityfs      rw,nosuid,nodev,noexec,relatime
/dev/shm                   tmpfs                 tmpfs           rw,nosuid,nodev,seclabel
/dev/pts                   devpts                devpts          rw,nosuid,noexec,relatime,seclabel,gid=5,mode=620,ptmxmode=000
/run                       tmpfs                 tmpfs           rw,nosuid,nodev,seclabel,mode=755
/sys/fs/cgroup             tmpfs                 tmpfs           rw,nosuid,nodev,noexec,seclabel,mode=755[sortie tronquée]
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Vous pouvez également choisir de répertorier les systèmes de fichiers d'un type particulier uniquement. Pour faire cela, veuillez ajouter l'option de ligne de commande -t suivie d'un type de système de fichiers :
findmnt -t type
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Par exemple, pour répertorier tous les systèmes de fichiers xfs, veuillez saisir :
~]$ findmnt -t xfs
TARGET  SOURCE                FSTYPE OPTIONS
/       /dev/mapper/rhel-root xfs    rw,relatime,seclabel,attr2,inode64,noquota
└─/boot /dev/vda1             xfs    rw,relatime,seclabel,attr2,inode64,noquota
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Pour obtenir une liste complète des options de ligne de commande disponibles, veuillez consulter la page man de findmnt(8).

18.4.4. Utiliser la commande df

La commande df permet d'afficher un rapport détaillé sur l'utilisation de l'espace disque du système. Pour faire cela, veuillez saisir ce qui suit dans une invite de shell :
df
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Pour chaque système de fichiers répertorié, la commande df affiche son nom (Filesystem), sa taille (1K-blocks ou Size), combien d'espace est utilisé (Used), combien d'espace reste disponible (Available), le pourcentage d'utilisation de l'espace (Use%), et l'endroit où le système de fichiers est monté (Mounted on). Exemple :
~]$ df
Filesystem                 1K-blocks      Used Available Use% Mounted on
/dev/mapper/vg_kvm-lv_root  18618236   4357360  13315112  25% /
tmpfs                         380376       288    380088   1% /dev/shm
/dev/vda1                     495844     77029    393215  17% /boot
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Par défaut, la commande df affiche la taille de la partition en bloc de 1 kilo-octet et la quantité d'espace disque utilisé et disponible en kilo-octets. Pour afficher ces informations en méga-octets et giga-octets, veuillez ajouter l'option de ligne de commande -h, ce qui amène df à afficher les valeurs sous un format lisible :
df -h
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Par exemple :
~]$ df -h
Filesystem                  Size  Used Avail Use% Mounted on
/dev/mapper/vg_kvm-lv_root   18G  4.2G   13G  25% /
tmpfs                       372M  288K  372M   1% /dev/shm
/dev/vda1                   485M   76M  384M  17% /boot
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Pour obtenir une liste complète des options de ligne de commande disponibles, veuillez consulter la page man de df(1).

18.4.5. Utiliser la commande du

La commande du permet d'afficher la quantité d'espace utilisée par des fichiers dans un répertoire. Pour afficher l'utilisation du disque de chaque sous-répertoire dans le répertoire de travail actuel, veuillez exécuter la commande sans aucune option de ligne de commande supplémentaire :
du
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Par exemple :
~]$ du
14972   ./Downloads
4       ./.mozilla/extensions
4       ./.mozilla/plugins
12      ./.mozilla
15004   .
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Par défaut, la commande du affiche l'usage du disque kilo-octets. Pour afficher ces informations en méga-octets et giga-octets, veuillez ajouter l'option de ligne de commande -h, ce qui mène l'utilitaire à afficher les valeurs sous un format lisible :
du -h
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Par exemple :
~]$ du -h
15M     ./Downloads
4.0K    ./.mozilla/extensions
4.0K    ./.mozilla/plugins
12K     ./.mozilla
15M     .
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À la fin de la liste, la commande du affiche toujours le total du répertoire actuel. Pour afficher cette information uniquement, veuillez ajouter l'option de ligne de commande -s :
du -sh
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Par exemple :
~]$ du -sh
15M     .
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Pour obtenir une liste complète des options de ligne de commande disponibles, veuillez consulter la page man de du(1).
L'onglet Systèmes de fichiers de l'outil System Monitor permet d'afficher les systèmes de fichiers et l'utilisation de l'espace disque dans l'interface utilisateur graphique.
Pour lancer l'outil System Monitor à partir de la ligne de commande, veuillez saisir gnome-system-monitor à l'invite de shell. L'outil System Monitor apparaît. Alternativement, si le bureau GNOME est utilisé, appuyez sur la touche Super pour aller sur la « Vue d'ensemble des activités », saisissez System Monitor puis appuyez sur Entrée. L'outil System Monitor apparaît. La touche Super peut se trouver sous diverses formes selon le clavier ou du matériel, mais le plus souvent, il s'agit de la touche Windows ou de la touche de Commande, habituellement à gauche de la Barre d'espace.
Cliquez sur l'onglet Systèmes de fichiers pour afficher une liste des systèmes de fichiers.

Figure 18.3. System Monitor — Systèmes de fichiers

Pour chaque système de fichiers répertorié, l'outil System Monitor affiche le périphérique source (Device), le point de montage cible (Directory), et le type de système de fichiers (Type), ainsi que sa taille (Total), et la quantité d'espace disponible (Available), et utilisée (Used).

18.5. Afficher les informations matériel

18.5.1. Utiliser la commande lspci

La commande free permet d'afficher des informations sur les bus PCI et les périphériques qui y sont attachés. Pour faire répertorier tous les périphériques PCI sur le système, veuillez saisir ce qui suit dans une invite de shell :
lspci
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Cette commande affiche une simple liste de périphériques, comme par exemple :
~]$ lspci
00:00.0 Host bridge: Intel Corporation 82X38/X48 Express DRAM Controller
00:01.0 PCI bridge: Intel Corporation 82X38/X48 Express Host-Primary PCI Express Bridge
00:1a.0 USB Controller: Intel Corporation 82801I (ICH9 Family) USB UHCI Controller #4 (rev 02)
00:1a.1 USB Controller: Intel Corporation 82801I (ICH9 Family) USB UHCI Controller #5 (rev 02)
00:1a.2 USB Controller: Intel Corporation 82801I (ICH9 Family) USB UHCI Controller #6 (rev 02)[sortie tronquée]
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Vous pouvez également utiliser l'option de ligne de commande -v pour afficher une sortie plus détaillée, ou -vv pour une sortie très détaillée :
lspci -v|-vv
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Par exemple, pour déterminer le constructeur, le modèle, et la taille de mémoire de la carte vidéo d'un système, veuillez saisir :
~]$ lspci -v[sortie tronquée]

01:00.0 VGA compatible controller: nVidia Corporation G84 [Quadro FX 370] (rev a1) (prog-if 00 [VGA controller])
        Subsystem: nVidia Corporation Device 0491
        Physical Slot: 2
        Flags: bus master, fast devsel, latency 0, IRQ 16
        Memory at f2000000 (32-bit, non-prefetchable) [size=16M]
        Memory at e0000000 (64-bit, prefetchable) [size=256M]
        Memory at f0000000 (64-bit, non-prefetchable) [size=32M]
        I/O ports at 1100 [size=128]
        Expansion ROM at <unassigned> [disabled]
        Capabilities: <access denied>
        Kernel driver in use: nouveau
        Kernel modules: nouveau, nvidiafb
[sortie tronquée]
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Pour obtenir une liste complète des options de ligne de commande disponibles, veuillez consulter la page man de lspci(8).

18.5.2. Utiliser la commande lsusb

La commande lsusb permet d'afficher des informations sur les bus USB et les périphériques qui y sont attachés. Pour répertorier tous les périphériques USB du système, veuillez saisir ce qui suit dans une invite de shell :
lsusb
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Cette commande affiche une simple liste de périphériques, comme par exemple :
~]$ lsusb
Bus 001 Device 001: ID 1d6b:0002 Linux Foundation 2.0 root hub
Bus 002 Device 001: ID 1d6b:0002 Linux Foundation 2.0 root hub[sortie tronquée]
Bus 001 Device 002: ID 0bda:0151 Realtek Semiconductor Corp. Mass Storage Device (Multicard Reader)
Bus 008 Device 002: ID 03f0:2c24 Hewlett-Packard Logitech M-UAL-96 Mouse
Bus 008 Device 003: ID 04b3:3025 IBM Corp.
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Vous pouvez également utiliser l'option de ligne de commande -v pour afficher une sortie plus détaillée :
lsusb -v
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Par exemple :
~]$ lsusb -v[sortie tronquée]

Bus 008 Device 002: ID 03f0:2c24 Hewlett-Packard Logitech M-UAL-96 Mouse
Device Descriptor:
  bLength                18
  bDescriptorType         1
  bcdUSB               2.00
  bDeviceClass            0 (Defined at Interface level)
  bDeviceSubClass         0
  bDeviceProtocol         0
  bMaxPacketSize0         8
  idVendor           0x03f0 Hewlett-Packard
  idProduct          0x2c24 Logitech M-UAL-96 Mouse
  bcdDevice           31.00
  iManufacturer           1
  iProduct                2
  iSerial                 0
  bNumConfigurations      1
  Configuration Descriptor:
    bLength                 9
    bDescriptorType         2[sortie tronquée]
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Pour obtenir une liste complète des options de ligne de commande disponibles, veuillez consulter la page man de lsusb(8).

18.5.3. Utiliser la commande lscpu

La commande lscpu permet de répertorier des informations sur les CPU présents sur le système, y compris le nombre de CPU, leur architecture, fournisseur, famille, modèle, cache de CPU, etc. Pour cela, veuillez saisir ce qui suit dans une invite de shell :
lscpu
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Par exemple :
~]$ lscpu
Architecture:          x86_64
CPU op-mode(s):        32-bit, 64-bit
Byte Order:            Little Endian
CPU(s):                4
On-line CPU(s) list:   0-3
Thread(s) per core:    1
Core(s) per socket:    4
Socket(s):             1
NUMA node(s):          1
Vendor ID:             GenuineIntel
CPU family:            6
Model:                 23
Stepping:              7
CPU MHz:               1998.000
BogoMIPS:              4999.98
Virtualization:        VT-x
L1d cache:             32K
L1i cache:             32K
L2 cache:              3072K
NUMA node0 CPU(s):     0-3
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Pour obtenir une liste complète des options de ligne de commande disponibles, veuillez consulter la page man de lscpu(1).

18.6. Vérification des erreurs matériel

Red Hat Enterprise Linux 7 présente un nouveau mécanisme pour le suivi des événements concernant le matériel ou Hardware Event Report Mechanism (HERM). Ce mécanisme collecte les erreurs rapportées par le mécanisme Error Detection And Correction (EDAC) pour les modules «dual in-line memory » (DIMMs) et les rapporte dans l'espace utilisateur. Le démon d'espace-utilisateur rasdaemon, collecte et gère tous les événements d'erreurs en matière de fiabilité, disponibilité et facilité de gestion qui arrivent dans le mécanisme de suivi du noyau (RAS en anglais pour Reliability, Availability, and Serviceability). Les fonctions qui étaient fournies par edac-utils auparavant sont maintenant remplacées par rasdaemon.
Pour installer rasdaemon, veuillez saisir la commande suivante en tant qu'utilisateur root :
~]# yum install rasdaemon
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Démarrer le service ainsi :
~]# systemctl start rasdaemon
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Saisir la commande suivante pour afficher une liste d'options de commande :
~]$ rasdaemon --help
Usage: rasdaemon [OPTION...] <options>
RAS daemon to log the RAS events.

  -d, --disable              disable RAS events and exit
  -e, --enable               enable RAS events and exit
  -f, --foreground           run foreground, not daemonize
  -r, --record               record events via sqlite3sortie tronquée
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Ces commandes sont également décrites dans la page man de rasdaemon(8).
L'utilitaire ras-mc-ctl nous donne un moyen de travailler avec les pilotes EDAC . Saisir la commande suivante pour afficher une liste des options de commande :
~]$ ras-mc-ctl --help
Usage: ras-mc-ctl [OPTIONS...]
 --quiet            Quiet operation.
 --mainboard        Print mainboard vendor and model for this hardware.
 --status           Print status of EDAC drivers.sortie tronquée
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Ces commandes sont également décrites dans la page man ras-mc-ctl(8).

18.7. Surveiller les performances avec Net-SNMP

Red Hat Enterprise Linux 7 inclut la suite de logiciels Net-SNMP, qui offre un agent flexible et extensible ou simple network management protocol (SNMP). Cet agent et ses utilitaires associés peuvent être utilisés pour fournir des données de performance à partir d'un grand nombre de systèmes sur une variété d'outils qui prennent en charge les interrogations via le protocole SNMP.
Cette section fournit des informations sur la configuration de l'agent Net-SNMP pour fournir des données de performance sur le réseau de manière sécurisée, sur la récupération de données en utilisant le protocole SNMP, et sur l'extension de l'agent SNMP pour fournir des indicateurs de performance personnalisés.

18.7.1. Installer Net-SNMP

La suite de logiciels Net-SNMP est disponible en tant qu'ensemble de paquets RPM dans la distribution de logiciels Red Hat Enterprise Linux. Tableau 18.2, « Paquets Net-SNMP disponibles » résume chacun des paquets et son contenu.
Expand
Tableau 18.2. Paquets Net-SNMP disponibles
PaquetFournit
net-snmpLe démon de l'agent SNMP et la documentation. Ce paquet est requis pour exporter des données de performance.
net-snmp-libsLa bibliothèque netsnmp et les management information bases (MIB) groupése. Ce paquet est requis pour exporter des données de performance.
net-snmp-utilsLes clients SNMP tels que snmpget et snmpwalk. Ce paquet est requis pour effectuer des requêtes de données de performance d'un système sur SNMP.
net-snmp-perlL'utilitaire mib2c et le module Perl NetSNMP. Remarquez que ce paquet est fournit par le canal optionnel « Optional ». Veuillez consulter la Section 8.5.7, « Ajouter les référentiels « Optional » (Optionnel) et « Supplementary » (Supplémentaire) » pour obtenir davantage d'informations sur les canaux supplémentaires de Red Hat.
net-snmp-pythonLa bibliothèque cliente SNMP de Python. Remarquez que ce paquet est fourni par le canal « Optional ». Veuillez consulter la Section 8.5.7, « Ajouter les référentiels « Optional » (Optionnel) et « Supplementary » (Supplémentaire) » pour obtenir davantage d'informations sur les canaux supplémentaires Red Hat.
Pour installer ces paquets, utiliser la commande yum sous la forme suivante :
yum install package
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Par exemple, pour installer le démon de l'agent SNMP et les clients SNMP utilisés dans le reste de cette section, veuillez saisir ce qui suit dans une invite de shell en tant qu'utilisateur root :
~]# yum install net-snmp net-snmp-libs net-snmp-utils
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Pour obtenir davantage d'informations sur la manière d'installer de nouveaux paquets sur Red Hat Enterprise Linux, veuillez consulter la Section 8.2.4, « Installation de paquets ».

18.7.2. Exécuter le démon Net-SNMP

Le paquet net-snmp contient snmpd, le démon de l'agent SNMP. Cette section fournit des informations sur la manière de lancer, arrêter, et redémarrer le service snmpd. Pour obtenir davantage d'informations sur la gestion des services systèmes dans Red Hat Enterprise Linux 7, veuillez consulter le Chapitre 9, Gérer les services avec systemd.
18.7.2.1. Lancer le service
Pour exécuter le service snmpd dans la session actuelle, veuillez saisir ce qui suit dans l'invite de shell en tant qu'utilisateur root :
systemctl start snmpd.service
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Pour configurer le service afin qu'il soit automatiquement lancé lors du démarrage, veuillez utiliser la commande suivante :
systemctl enable snmpd.service
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18.7.2.2. Arrêter le service
Pour arrêter le service en cours d'exécution snmpd, veuillez saisir ce qui suit dans une invite de shell en tant qu'utilisateur root :
systemctl stop snmpd.service
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Pour désactiver le lancement du service lors du démarrage, veuillez utiliser la commande suivante :
systemctl disable snmpd.service
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18.7.2.3. Redémarrer le service
Pour redémarrer le service snmpd, saisissez ce qui suit dans l'invite du shell :
systemctl restart snmpd.service
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Cette commande arrête le service et le lance à nouveau en une succession rapide. Pour uniquement recharger la configuration sans arrêter le service, veuillez exécuter la commande suivante à la place :
systemctl reload snmpd.service
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Cela amène le service en cours d'exécution snmpd à recharger sa configuration.

18.7.3. Configurer Net-SNMP

Pour changer la configuration du démon de l'agent Net-SNMP, veuillez modifier le fichier de configuration /etc/snmp/snmpd.conf. Le fichier par défaut snmpd.conf inclus avec Red Hat Enterprise Linux 7 contient beaucoup de commentaires et peut servir de bon point de départ pour la configuration de l'agent.
Cette section traite de deux tâches courantes : la définition des informations système et la configuration de l'authentification. Pour obtenir davantage d'informations sur les directives de configuration disponibles, veuillez consulter la page man de snmpd.conf(5). En outre, il existe un utilitaire dans le paquet net-snmp nommé snmpconf, qui peut être utilisé de manière interactive pour générer une configuration d'agent valide.
Remarquez que le paquet net-snmp-utils doit être installé pour pouvoir utiliser l'utilitaire snmpwalk décrit dans cette section.

Note

Pour que tout changement apporté au fichier de configuration puisse entrer en vigueur, veuillez forcer le service snmpd à relire la configuration en exécutant la commande suivante en tant qu'utilisateur root :
systemctl reload snmpd.service
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18.7.3.1. Définir les informations système
Net-SNMP fournit certaines informations système rudimentaires via l'arborescence system. Par exemple, la commande snmpwalk suivante montre l'arborescence system avec une configuration d'agent par défaut.
~]# snmpwalk -v2c -c public localhost system
SNMPv2-MIB::sysDescr.0 = STRING: Linux localhost.localdomain 3.10.0-123.el7.x86_64 #1 SMP Mon May 5 11:16:57 EDT 2014 x86_64
SNMPv2-MIB::sysObjectID.0 = OID: NET-SNMP-MIB::netSnmpAgentOIDs.10
DISMAN-EVENT-MIB::sysUpTimeInstance = Timeticks: (464) 0:00:04.64
SNMPv2-MIB::sysContact.0 = STRING: Root <root@localhost> (configure /etc/snmp/snmp.local.conf)[sortie tronquée]
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Par défaut, l'objet sysName est défini sur le nom d'hôte. Les objets sysLocation et sysContact peuvent être configurés dans le fichier /etc/snmp/snmpd.conf en modifiant la valeur des directives syslocation et syscontact. Exemple :
syslocation Datacenter, Row 4, Rack 3
syscontact UNIX Admin <admin@example.com>
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Après avoir apporté des changements au fichier de configuration, rechargez la configuration et testez-la en exécutant la commande snmpwalk à nouveau :
~]# systemctl reload snmp.service
~]# snmpwalk -v2c -c public localhost system
SNMPv2-MIB::sysDescr.0 = STRING: Linux localhost.localdomain 3.10.0-123.el7.x86_64 #1 SMP Mon May 5 11:16:57 EDT 2014 x86_64
SNMPv2-MIB::sysObjectID.0 = OID: NET-SNMP-MIB::netSnmpAgentOIDs.10
DISMAN-EVENT-MIB::sysUpTimeInstance = Timeticks: (35424) 0:05:54.24
SNMPv2-MIB::sysContact.0 = STRING: UNIX Admin <admin@example.com>
SNMPv2-MIB::sysName.0 = STRING: localhost.localdomain
SNMPv2-MIB::sysLocation.0 = STRING: Datacenter, Row 4, Rack 3[sortie tronquée]
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18.7.3.2. Configurer l'authentification
Le démon de l'agent Net-SNMP prend en charge les trois versions du protocole SNMP. Les deux première versions (1 et 2c) fournissent une simple authentification en utilisant une chaîne de communauté. Cette chaîne est un secret partagé entre l'agent et tout utilitaire client. Cependant, la chaîne est transmise en texte clair sur le réseau, et n'est donc pas considérée comme sécurisée. La version 3 du protocole SNMP prend en charge l'authentification d'utilisateur et le chiffrement de messages en utilisant tout un ensemble de protocoles. L'agent Net-SNMP prend également en charge la mise sous tunnel avec SSH, l'authentification TLS avec certificats X.509, et l'authentification Kerberos.
Configurer une communauté SNMP Version 2c
Pour configurer une communauté SNMP version 2c, veuillez utiliser la directive rocommunity ou rwcommunity dans le fichier de configuration /etc/snmp/snmpd.conf. Le format des directives est comme suit :
directive community [source [OID]]
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… avec community correspondant à la chaîne de communauté à utiliser, source est une adresse IP ou un sous-réseau, et OID est l'arborescence SNMP à laquelle l'accès doit être fourni. Ainsi, la directive suivante fournit un accès en lecture seule à l'arborescence system à un client utilisant la chaîne de communité « redhat » sur la machine locale :
rocommunity redhat 127.0.0.1 .1.3.6.1.2.1.1
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Pour tester la configuration, veuillez utiliser la commande snmpwalk avec les options -v et -c.
~]# snmpwalk -v2c -c redhat localhost system
SNMPv2-MIB::sysDescr.0 = STRING: Linux localhost.localdomain 3.10.0-123.el7.x86_64 #1 SMP Mon May 5 11:16:57 EDT 2014 x86_64
SNMPv2-MIB::sysObjectID.0 = OID: NET-SNMP-MIB::netSnmpAgentOIDs.10
DISMAN-EVENT-MIB::sysUpTimeInstance = Timeticks: (101376) 0:16:53.76
SNMPv2-MIB::sysContact.0 = STRING: UNIX Admin <admin@example.com>
SNMPv2-MIB::sysName.0 = STRING: localhost.localdomain
SNMPv2-MIB::sysLocation.0 = STRING: Datacenter, Row 4, Rack 3[sortie tronquée]
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Configurer un utilisateur SNMP Version 3
Pour configurer un utilisateur SNMP version 3, veuillez utiliser la commande net-snmp-create-v3-user. Cette command ajoute des entrées aux fichiers /var/lib/net-snmp/snmpd.conf et /etc/snmp/snmpd.conf qui créent l'utilisateur et offrent accès à l'utilisateur. Remarque que la commande net-snmp-create-v3-user peut uniquement être exécutée lorsque l'agent n'est pas en cours d'exécution. L'exemple suivant crée l'utilisateur « admin » avec le mot de passe « redhatsnmp » :
~]# systemctl stop snmpd.service
~]# net-snmp-create-v3-user
Enter a SNMPv3 user name to create:
admin
Enter authentication pass-phrase:
redhatsnmp
Enter encryption pass-phrase:
  [press return to reuse the authentication pass-phrase]

adding the following line to /var/lib/net-snmp/snmpd.conf:
   createUser admin MD5 "redhatsnmp" DES
adding the following line to /etc/snmp/snmpd.conf:
   rwuser admin
~]# systemctl start snmpd.service
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La directive rwuser (ou rouser lorsque l'option de ligne de commande -ro est fournie) ajoutée par net-snmp-create-v3-user à /etc/snmp/snmpd.conf possède un format similaire aux directives rwcommunity et rocommunity :
directive user [noauth|auth|priv] [OID]
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… quand user est un nom d'utilisateur et OID est l'arborescence SNMP à laquelle l'accès doit être fournit . Par défaut, le démon de l'agent Net-SNMP autorise uniquement les requêtes authentifiées (l'option auth). L'option noauth vous permet d'autoriser des requêtes non authentifiées, et l'option priv applique l'utilisation du chiffrement. L'option authpriv spécifie que les requêtes doivent être authentifiées et que les réponses doivent être chiffrées.
Ainsi, la ligne suivante offre à l'utilisateur « admin » un accès en lecture et écriture à la totalité de l'arborescence :
rwuser admin authpriv .1
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Pour tester la configuration, veuillez créer un répertoire .snmp/ dans le répertoire personnel de l'utilisateur, ainsi qu'un fichier de configuration nommé snmp.conf dans ce répertoire (~/.snmp/snmp.conf) avec les lignes suivantes :
defVersion 3
defSecurityLevel authPriv
defSecurityName admin
defPassphrase redhatsnmp
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La commande snmpwalk utilisera ces paramètres d'authentification lorsque des requêtes sont effectuées sur l'agent :
~]$ snmpwalk -v3 localhost system
SNMPv2-MIB::sysDescr.0 = STRING: Linux localhost.localdomain 3.10.0-123.el7.x86_64 #1 SMP Mon May 5 11:16:57 EDT 2014 x86_64[sortie tronquée]
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18.7.4. Récupérer des données de performance sur SNMP

L'agent Net-SNMP sur Red Hat Enterprise Linux fournit un large éventail d'informations sur les performances via le protocole SNMP. De plus, des requêtes peuvent être effectués sur l'agent pour obtenir une liste des paquets RPM installés sur le système, une liste des processus actuellement en cours d'exécution sur le système, ou la configuration réseau du système.
Cette section fournit un aperçu des OID liés aux réglages des performances disponibles sur SNMP. Elle suppose que le paquet net-snmp-utils soit installé et que l'utilisateur ait accès à l'arborescence SNMP comme décrit dans la Section 18.7.3.2, « Configurer l'authentification ».
18.7.4.1. Configuration du matériel
Le MIB des ressources d'hôte, « Host Resources MIB », inclus avec Net-SNMP présente des informations sur la configuration du matériel et des logiciels d'un hôte à un utilitaire client. Tableau 18.3, « OID disponibles » résume les différents OID disponibles sous ce MIB.
Expand
Tableau 18.3. OID disponibles
OIDDescription
HOST-RESOURCES-MIB::hrSystemContient des informations système générales telles que le temps d'activité, le nombre d'utilisateurs, et le nombre de processus en cours d'utilisation.
HOST-RESOURCES-MIB::hrStorageContient des données sur l'utilisation de la mémoire et des systèmes de fichiers.
HOST-RESOURCES-MIB::hrDevicesContient une liste des processeurs, périphériques réseau, et systèmes de fichiers.
HOST-RESOURCES-MIB::hrSWRunContient une liste de tous les processus en cours d'utilisation.
HOST-RESOURCES-MIB::hrSWRunPerfContient des statistiques sur la mémoire et le CPU sur la table de processus de HOST-RESOURCES-MIB::hrSWRun.
HOST-RESOURCES-MIB::hrSWInstalledContient une liste de la base de données RPM.
Un certain nombre de tables SNMP sont également disponibles dans le MIB des ressources de l'hôte, pouvant être utilisées pour récupérer un résumé des informations disponibles. L'exemple suivant afficher HOST-RESOURCES-MIB::hrFSTable :
~]$ snmptable -Cb localhost HOST-RESOURCES-MIB::hrFSTable
SNMP table: HOST-RESOURCES-MIB::hrFSTable

 Index MountPoint RemoteMountPoint                                Type
    Access Bootable StorageIndex LastFullBackupDate LastPartialBackupDate
     1        "/"               "" HOST-RESOURCES-TYPES::hrFSLinuxExt2
 readWrite     true           31      0-1-1,0:0:0.0         0-1-1,0:0:0.0
     5 "/dev/shm"               ""     HOST-RESOURCES-TYPES::hrFSOther
 readWrite    false           35      0-1-1,0:0:0.0         0-1-1,0:0:0.0
     6    "/boot"               "" HOST-RESOURCES-TYPES::hrFSLinuxExt2
 readWrite    false           36      0-1-1,0:0:0.0         0-1-1,0:0:0.0
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Pour obtenir davantage d'informations sur HOST-RESOURCES-MIB, veuillez consulter le fichier /usr/share/snmp/mibs/HOST-RESOURCES-MIB.txt.
18.7.4.2. Informations mémoire et CPU
La plupart des données de performances sont disponibles sur le MIB SNMP UCS « UCD SNMP MIB ». L'OID systemStats fournit un certain nombre de compteurs autour de l'utilisation du processeur :
~]$ snmpwalk localhost UCD-SNMP-MIB::systemStats
UCD-SNMP-MIB::ssIndex.0 = INTEGER: 1
UCD-SNMP-MIB::ssErrorName.0 = STRING: systemStats
UCD-SNMP-MIB::ssSwapIn.0 = INTEGER: 0 kB
UCD-SNMP-MIB::ssSwapOut.0 = INTEGER: 0 kB
UCD-SNMP-MIB::ssIOSent.0 = INTEGER: 0 blocks/s
UCD-SNMP-MIB::ssIOReceive.0 = INTEGER: 0 blocks/s
UCD-SNMP-MIB::ssSysInterrupts.0 = INTEGER: 29 interrupts/s
UCD-SNMP-MIB::ssSysContext.0 = INTEGER: 18 switches/s
UCD-SNMP-MIB::ssCpuUser.0 = INTEGER: 0
UCD-SNMP-MIB::ssCpuSystem.0 = INTEGER: 0
UCD-SNMP-MIB::ssCpuIdle.0 = INTEGER: 99
UCD-SNMP-MIB::ssCpuRawUser.0 = Counter32: 2278
UCD-SNMP-MIB::ssCpuRawNice.0 = Counter32: 1395
UCD-SNMP-MIB::ssCpuRawSystem.0 = Counter32: 6826
UCD-SNMP-MIB::ssCpuRawIdle.0 = Counter32: 3383736
UCD-SNMP-MIB::ssCpuRawWait.0 = Counter32: 7629
UCD-SNMP-MIB::ssCpuRawKernel.0 = Counter32: 0
UCD-SNMP-MIB::ssCpuRawInterrupt.0 = Counter32: 434
UCD-SNMP-MIB::ssIORawSent.0 = Counter32: 266770
UCD-SNMP-MIB::ssIORawReceived.0 = Counter32: 427302
UCD-SNMP-MIB::ssRawInterrupts.0 = Counter32: 743442
UCD-SNMP-MIB::ssRawContexts.0 = Counter32: 718557
UCD-SNMP-MIB::ssCpuRawSoftIRQ.0 = Counter32: 128
UCD-SNMP-MIB::ssRawSwapIn.0 = Counter32: 0
UCD-SNMP-MIB::ssRawSwapOut.0 = Counter32: 0
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En particulier, les OID ssCpuRawUser, ssCpuRawSystem, ssCpuRawWait, et ssCpuRawIdle fournissent des compteurs qui sont utiles pour déterminer si un système passe la plupart de son temps de traitement dans l'espace du noyau, l'espace utilisateur, ou les E/S. ssRawSwapIn et ssRawSwapOut peuvent être utiles pour déterminer si un système souffre d'épuisement de mémoire.
Davantage d'informations mémoire sont disponibles sous l'OID UCD-SNMP-MIB::memory, qui fournit des données similaires à la commande free :
~]$ snmpwalk localhost UCD-SNMP-MIB::memory
UCD-SNMP-MIB::memIndex.0 = INTEGER: 0
UCD-SNMP-MIB::memErrorName.0 = STRING: swap
UCD-SNMP-MIB::memTotalSwap.0 = INTEGER: 1023992 kB
UCD-SNMP-MIB::memAvailSwap.0 = INTEGER: 1023992 kB
UCD-SNMP-MIB::memTotalReal.0 = INTEGER: 1021588 kB
UCD-SNMP-MIB::memAvailReal.0 = INTEGER: 634260 kB
UCD-SNMP-MIB::memTotalFree.0 = INTEGER: 1658252 kB
UCD-SNMP-MIB::memMinimumSwap.0 = INTEGER: 16000 kB
UCD-SNMP-MIB::memBuffer.0 = INTEGER: 30760 kB
UCD-SNMP-MIB::memCached.0 = INTEGER: 216200 kB
UCD-SNMP-MIB::memSwapError.0 = INTEGER: noError(0)
UCD-SNMP-MIB::memSwapErrorMsg.0 = STRING:
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Les moyennes des charges sont également disponibles dans le MIB SNMP UCD « UCD SNMP MIB ». La table SNMP UCD-SNMP-MIB::laTable possède une liste des moyennes de charges de 1, 5, et 15 minutes :
~]$ snmptable localhost UCD-SNMP-MIB::laTable
SNMP table: UCD-SNMP-MIB::laTable

 laIndex laNames laLoad laConfig laLoadInt laLoadFloat laErrorFlag laErrMessage
       1  Load-1   0.00    12.00         0    0.000000     noError
       2  Load-5   0.00    12.00         0    0.000000     noError
       3 Load-15   0.00    12.00         0    0.000000     noError
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Le MIB des ressources hôte « Host Resources MIB » fournit des informations sur la taille et l'utilisation du système de fichiers. Chaque système de fichiers (ainsi que chaque pool de mémoire) possède une entrée dans la table HOST-RESOURCES-MIB::hrStorageTable :
~]$ snmptable -Cb localhost HOST-RESOURCES-MIB::hrStorageTable
SNMP table: HOST-RESOURCES-MIB::hrStorageTable

 Index                                         Type           Descr
AllocationUnits    Size   Used AllocationFailures
     1           HOST-RESOURCES-TYPES::hrStorageRam Physical memory
1024 Bytes 1021588 388064                  ?
     3 HOST-RESOURCES-TYPES::hrStorageVirtualMemory  Virtual memory
1024 Bytes 2045580 388064                  ?
     6         HOST-RESOURCES-TYPES::hrStorageOther  Memory buffers
1024 Bytes 1021588  31048                  ?
     7         HOST-RESOURCES-TYPES::hrStorageOther   Cached memory
1024 Bytes  216604 216604                  ?
    10 HOST-RESOURCES-TYPES::hrStorageVirtualMemory      Swap space
1024 Bytes 1023992      0                  ?
    31     HOST-RESOURCES-TYPES::hrStorageFixedDisk               /
4096 Bytes 2277614 250391                  ?
    35     HOST-RESOURCES-TYPES::hrStorageFixedDisk        /dev/shm
4096 Bytes  127698      0                  ?
    36     HOST-RESOURCES-TYPES::hrStorageFixedDisk           /boot
1024 Bytes  198337  26694                  ?
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Les OID sous HOST-RESOURCES-MIB::hrStorageSize et HOST-RESOURCES-MIB::hrStorageUsed peuvent être utilisés pour calculer la capacité restante de chaque système de fichiers monté.
Des données d'E/S sont disponibles sur UCD-SNMP-MIB::systemStats (ssIORawSent.0 et ssIORawRecieved.0) et sur UCD-DISKIO-MIB::diskIOTable. Ce dernier fournit des données plus granulaires. Sous cette table, se trouvent des OID pour diskIONReadX et diskIONWrittenX, qui fournissent des compteurs pour le nombre d'octets lus et écrits sur le périphérique bloc en question depuis le démarrage système :
~]$ snmptable -Cb localhost UCD-DISKIO-MIB::diskIOTable
SNMP table: UCD-DISKIO-MIB::diskIOTable

 Index Device     NRead  NWritten Reads Writes LA1 LA5 LA15    NReadX NWrittenX
...
    25    sda 216886272 139109376 16409   4894   ?   ?    ? 216886272 139109376
    26   sda1   2455552      5120   613      2   ?   ?    ?   2455552      5120
    27   sda2   1486848         0   332      0   ?   ?    ?   1486848         0
    28   sda3 212321280 139104256 15312   4871   ?   ?    ? 212321280 139104256
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18.7.4.4. Informations réseau
Le MIB des interfaces, « Interfaces MIB », fournit des informations sur les périphériques réseau. IF-MIB::ifTable fournit une table SNMP avec une entrée pour chaque interface sur le système, la configuration de l'interface, et divers compteurs de paquets pour l'interface. L'exemple suivant affiche les premières colonnes d'ifTable sur un système avec deux interfaces réseau physiques :
~]$ snmptable -Cb localhost IF-MIB::ifTable
SNMP table: IF-MIB::ifTable

 Index Descr             Type   Mtu    Speed      PhysAddress AdminStatus
     1    lo softwareLoopback 16436 10000000                           up
     2  eth0   ethernetCsmacd  1500        0 52:54:0:c7:69:58          up
     3  eth1   ethernetCsmacd  1500        0 52:54:0:a7:a3:24        down
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Le trafic réseau est disponibles sous les OID IF-MIB::ifOutOctets et IF-MIB::ifInOctets. Les requêtes SNMP suivantes récupéreront le trafic réseau pour chacune des interfaces sur ce système :
~]$ snmpwalk localhost IF-MIB::ifDescr
IF-MIB::ifDescr.1 = STRING: lo
IF-MIB::ifDescr.2 = STRING: eth0
IF-MIB::ifDescr.3 = STRING: eth1
~]$ snmpwalk localhost IF-MIB::ifOutOctets
IF-MIB::ifOutOctets.1 = Counter32: 10060699
IF-MIB::ifOutOctets.2 = Counter32: 650
IF-MIB::ifOutOctets.3 = Counter32: 0
~]$ snmpwalk localhost IF-MIB::ifInOctets
IF-MIB::ifInOctets.1 = Counter32: 10060699
IF-MIB::ifInOctets.2 = Counter32: 78650
IF-MIB::ifInOctets.3 = Counter32: 0
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18.7.5. Étendre Net-SNMP

L'agent Net-SNMP peut être étendu pour fournir des indicateurs d'applications en plus des indicateurs de systèmes bruts. Cela permet la planification des capacités, ainsi que la résolution des problèmes de performance. Ainsi, il peut être utile de savoir qu'un système de courrier électronique possède une charge moyenne de 5 minutes de 15 lorsque testé, mais il est encore plus utile de savoir que le système de courrier électronique possède une charge moyenne de 15 lors du traitement de 80 000 messages par seconde. Lorsque les indicateurs d'applications sont disponibles via la même interface que les indicateurs du système, cela permet également la visualisation de l'impact des différent scénarios de charge sur les performances système (par exemple, la charge moyenne augmentera de manière linéaire, chaque fois qu'il y a 10 000 messages supplémentaires, jusqu'à ce que l'on atteigne 100,000).
Un certain nombre d'applications incluses dans Red Hat Enterprise Linux étendent l'agent Net-SNMP pour fournir des indicateurs d'applications sur SNMP. Il existe également plusieurs manières d'étendre l'agent pour des applications personnalisées. Cette section décrit l'extension de l'agent avec des scripts shell et des greffons Perl à partir du canal « Optional ». Elle suppose que les paquets net-snmp-utils et net-snmp-perl soient installés et que l'utilisateur ait accès à l'arborescence SNMP, comme décrit dans la Section 18.7.3.2, « Configurer l'authentification ».
18.7.5.1. Étendre Net-SNMP avec des scripts Shell
L'agent Net-SNMP fournit une extension MIB (NET-SNMP-EXTEND-MIB) qui peut être utilisée pour effectuer des requêtes de scripts shell arbitraires. Pour indiquer quel script shell exécuter, veuillez utiliser la directive extend dans le fichier /etc/snmp/snmpd.conf. Une fois défini, l'agent fournira le code de sortie et toute sortie de la commande sur SNMP. L'exemple ci-dessous fait une démonstration de ce mécanisme avec un script qui détermine le nombre de processus httpd dans la table des processus.

Note

L'agent Net-SNMP fournit également un mécasnisme intégré de vérification de la table des processus via la directive proc. Veuillez consulter la page man de snmpd.conf(5) pour obtenir davantage d'informations.
Le code de sortie du script shell suivant est le nombre de processus httpd exécutés sur le système à un moment donné :
#!/bin/sh

NUMPIDS=`pgrep httpd | wc -l`

exit $NUMPIDS
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Pour que ce script soit disponible sur SNMP, copiez le script sur un emplacement sur le chemin système, définissez le bit exécutable, et ajoutez une directive extend au fichier /etc/snmp/snmpd.conf. Le format de la directive extend est comme suit :
extend name prog args
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… où name est une chaîne d'identification pour l'extension, prog est le programme à exécuter, et args sont les arguments à donner au programme. Par exemple, si le script shell ci-dessus est copié sur /usr/local/bin/check_apache.sh, la directive suivante ajoutera le script à l'arborescence SNMP :
extend httpd_pids /bin/sh /usr/local/bin/check_apache.sh
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Des requêtes peuvent ensuite être effectuées sur le script sur NET-SNMP-EXTEND-MIB::nsExtendObjects :
~]$ snmpwalk localhost NET-SNMP-EXTEND-MIB::nsExtendObjects
NET-SNMP-EXTEND-MIB::nsExtendNumEntries.0 = INTEGER: 1
NET-SNMP-EXTEND-MIB::nsExtendCommand."httpd_pids" = STRING: /bin/sh
NET-SNMP-EXTEND-MIB::nsExtendArgs."httpd_pids" = STRING: /usr/local/bin/check_apache.sh
NET-SNMP-EXTEND-MIB::nsExtendInput."httpd_pids" = STRING:
NET-SNMP-EXTEND-MIB::nsExtendCacheTime."httpd_pids" = INTEGER: 5
NET-SNMP-EXTEND-MIB::nsExtendExecType."httpd_pids" = INTEGER: exec(1)
NET-SNMP-EXTEND-MIB::nsExtendRunType."httpd_pids" = INTEGER: run-on-read(1)
NET-SNMP-EXTEND-MIB::nsExtendStorage."httpd_pids" = INTEGER: permanent(4)
NET-SNMP-EXTEND-MIB::nsExtendStatus."httpd_pids" = INTEGER: active(1)
NET-SNMP-EXTEND-MIB::nsExtendOutput1Line."httpd_pids" = STRING:
NET-SNMP-EXTEND-MIB::nsExtendOutputFull."httpd_pids" = STRING:
NET-SNMP-EXTEND-MIB::nsExtendOutNumLines."httpd_pids" = INTEGER: 1
NET-SNMP-EXTEND-MIB::nsExtendResult."httpd_pids" = INTEGER: 8
NET-SNMP-EXTEND-MIB::nsExtendOutLine."httpd_pids".1 = STRING:
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Remarquez que le code de sortie (« 8 » dans cet exemple) fourni est de type INTEGER (entier) et toute sortie fournie es de type STRING (chaîne). Pour exposer de multiples indicateurs en tant qu'entiers, veuillez fournir différents arguments au script en utilisant la directive extend. Par exemple, le script shell suivant peut être utilisé pour déterminer le nombre de processus correspondants à une chaîne arbitraire, et fera également sortir une chaîne de texte donnant le nombre de processus :
#!/bin/sh

PATTERN=$1
NUMPIDS=`pgrep $PATTERN | wc -l`

echo "There are $NUMPIDS $PATTERN processes."
exit $NUMPIDS
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Les directives suivantes /etc/snmp/snmpd.conf donneront le nombre de PID httpd ainsi que le nombre de PID snmpd lorsque le script ci-dessus est copié sur /usr/local/bin/check_proc.sh :
extend httpd_pids /bin/sh /usr/local/bin/check_proc.sh httpd
extend snmpd_pids /bin/sh /usr/local/bin/check_proc.sh snmpd
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L'exemple suivant affiche la sortie snmpwalk de l'OID nsExtendObjects :
~]$ snmpwalk localhost NET-SNMP-EXTEND-MIB::nsExtendObjects
NET-SNMP-EXTEND-MIB::nsExtendNumEntries.0 = INTEGER: 2
NET-SNMP-EXTEND-MIB::nsExtendCommand."httpd_pids" = STRING: /bin/sh
NET-SNMP-EXTEND-MIB::nsExtendCommand."snmpd_pids" = STRING: /bin/sh
NET-SNMP-EXTEND-MIB::nsExtendArgs."httpd_pids" = STRING: /usr/local/bin/check_proc.sh httpd
NET-SNMP-EXTEND-MIB::nsExtendArgs."snmpd_pids" = STRING: /usr/local/bin/check_proc.sh snmpd
NET-SNMP-EXTEND-MIB::nsExtendInput."httpd_pids" = STRING:
NET-SNMP-EXTEND-MIB::nsExtendInput."snmpd_pids" = STRING:
...
NET-SNMP-EXTEND-MIB::nsExtendResult."httpd_pids" = INTEGER: 8
NET-SNMP-EXTEND-MIB::nsExtendResult."snmpd_pids" = INTEGER: 1
NET-SNMP-EXTEND-MIB::nsExtendOutLine."httpd_pids".1 = STRING: There are 8 httpd processes.
NET-SNMP-EXTEND-MIB::nsExtendOutLine."snmpd_pids".1 = STRING: There are 1 snmpd processes.
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Avertissement

L'éventail des codes de sortie qui sont des entiers va de 0 à 255. Pour les valeurs qui dépasseront probablement 256, veuillez utiliser la sortie standard du script (qui sera saisie en tant que chaîne) ou une méthode différente d'étendre l'agent.
Ce dernier exemple montre une requête de mémoire libre du système et le nombre de processus httpd. Cette requête pourrait être utilisée pendant un test de performance pour déterminer l'impact du nombre de processus sur la pression mémoire :
~]$ snmpget localhost \
    'NET-SNMP-EXTEND-MIB::nsExtendResult."httpd_pids"' \
    UCD-SNMP-MIB::memAvailReal.0
NET-SNMP-EXTEND-MIB::nsExtendResult."httpd_pids" = INTEGER: 8
UCD-SNMP-MIB::memAvailReal.0 = INTEGER: 799664 kB
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18.7.5.2. Extension de Net-SNMP avec Perl
L'exécution de scripts shell en utilisant la directive extend est une méthode assez limitée pour exposer des indicateurs d'application personnalisée sur SNMP. L'agent Net-SNMP fournit également une interface Perl intégrée pour exposer des objets personnalisés. Le paquet net-snmp-perl dans le canal « Optional » fournit le module Perl NetSNMP::agent, qui est utilisé pour écrire des greffons Perl intégrés dans Red Hat Enterprise Linux.

Note

Avant de vous abonner aux canaux « Optional » et « Supplementary », veuillez consulter les Détails de l'étendue de la couverture. Si vous décidez d'installer des paquets à partir de ces canaux, veuillez suivre les étapes documentées dans l'article nommé Comment accéder aux canaux « Optional » et « Supplementary » et aux paquets -devel en utilisant Red Hat Subscription Manager (RHSM) ? sur le Portail Client Red Hat.
Le module Perl NetSNMP::agent fournit un objet agent utilisé pour gérer les requêtes d'une partie de l'arborescence OID de l'agent. Le constructeur de l'objet agent offre des options pour exécuter l'agent en tant que sous-agent de snmpd ou en tant qu'agent autonome. Aucun argument n'est nécessaire pour créer un agent intégré :
use NetSNMP::agent (':all');

my $agent = new NetSNMP::agent();
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L'objet agent offre une méthode register utilisée pour enregistrer une fonction de rappel avec un OID particulier. La fonction register prend un nom, un OID, et un pointeur sur la fonction de rappel. L'exemple suivant enregistrera une fonction de rappel nommée hello_handler avec l'agent SNM, qui gérera les requêtes sous l'OID .1.3.6.1.4.1.8072.9999.9999 :
$agent->register("hello_world", ".1.3.6.1.4.1.8072.9999.9999",
                 \&hello_handler);
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Note

En général, l'OID .1.3.6.1.4.1.8072.9999.9999 (NET-SNMP-MIB::netSnmpPlaypen) est utilisé pour effectuer des démonstrations uniquement. Si votre organisation ne possède pas déjà un OID root, vous pouvez en obtenir un en contactant une autorité d'enregistrement de nom ISO (appelé ANSI aux États-Unis).
La fonction de gestionnaire sera appelée avec quatre paramètres, HANDLER, REGISTRATION_INFO, REQUEST_INFO, et REQUESTS. Le paramètre REQUESTS contient une liste de requêtes dans l'appel actuel et devrait être itéré et rempli avec des données. Les objets request dans la liste possèdent des méthodes get et set qui permettent de manipuler l' OID et la valeur value de la requête. Par exemple, l'appel suivant définira la valeur d'un objet de requête sur la chaîne « hello world » :
$request->setValue(ASN_OCTET_STR, "hello world");
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La fonction de gestionnaire devrait répondre à deux types de requêtes SNMP : la requête GET et la requête GETNEXT. Le type de requête est déterminé en appelant la méthode getMode sur l'objet request_info passé en tant que troisième paramètre à la fonction de gestionnaire. Si la requête est une requête GET, l'appelant s'attendra à ce que le gestionnaire définisse la valeur value de l'objet request, selon l'OID de la requête. Si la requête est une requête GETNEXT request, l'appelant devra également s'attendre à ce que le gestionnaire définisse l'OID de la requête sur le prochain OID disponible dans l'arborescence. Ceci est illustré dans l'exemple de code suivant :
my $request;
my $string_value = "hello world";
my $integer_value = "8675309";

for($request = $requests; $request; $request = $request->next()) {
  my $oid = $request->getOID();
  if ($request_info->getMode() == MODE_GET) {
    if ($oid == new NetSNMP::OID(".1.3.6.1.4.1.8072.9999.9999.1.0")) {
      $request->setValue(ASN_OCTET_STR, $string_value);
    }
    elsif ($oid == new NetSNMP::OID(".1.3.6.1.4.1.8072.9999.9999.1.1")) {
      $request->setValue(ASN_INTEGER, $integer_value);
    }
  } elsif ($request_info->getMode() == MODE_GETNEXT) {
    if ($oid == new NetSNMP::OID(".1.3.6.1.4.1.8072.9999.9999.1.0")) {
      $request->setOID(".1.3.6.1.4.1.8072.9999.9999.1.1");
      $request->setValue(ASN_INTEGER, $integer_value);
    }
    elsif ($oid < new NetSNMP::OID(".1.3.6.1.4.1.8072.9999.9999.1.0")) {
      $request->setOID(".1.3.6.1.4.1.8072.9999.9999.1.0");
      $request->setValue(ASN_OCTET_STR, $string_value);
    }
  }
}
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Lorsque getMode retourne MODE_GET, le gestionnaire analyse la valeur de l'appel getOID sur l'objet request. La valeur value de request est définie sur string_value si l'OID se termine par « .1.0 », ou sur integer_value si l'OID se termine par « .1.1 ». Si getMode retourne MODE_GETNEXT, le gestionnaire détermine si l'OID de la requête est « .1.0 », puis définit l'OID et la valeur pour « .1.1 ». Si la requête est plus élevée que « .1.0 » sur l'arborescence, l'OID et la valeur de « .1.0 » est définie. Ceci retourne la valeur « next » dans l'arborescence afin qu'un programme comme snmpwalk puisse traverser l'arborescence sans connaître la structure au préalable.
Le type de variable est défini en utilisant des constantes de NetSNMP::ASN. Veuillez consulter le perldoc de NetSNMP::ASN pour une liste complète des constantes disponibles.
La liste du code entier de cet exemple de greffon Perl est comme suit :
#!/usr/bin/perl

use NetSNMP::agent (':all');
use NetSNMP::ASN qw(ASN_OCTET_STR ASN_INTEGER);

sub hello_handler {
  my ($handler, $registration_info, $request_info, $requests) = @_;
  my $request;
  my $string_value = "hello world";
  my $integer_value = "8675309";

  for($request = $requests; $request; $request = $request->next()) {
    my $oid = $request->getOID();
    if ($request_info->getMode() == MODE_GET) {
      if ($oid == new NetSNMP::OID(".1.3.6.1.4.1.8072.9999.9999.1.0")) {
        $request->setValue(ASN_OCTET_STR, $string_value);
      }
      elsif ($oid == new NetSNMP::OID(".1.3.6.1.4.1.8072.9999.9999.1.1")) {
        $request->setValue(ASN_INTEGER, $integer_value);
      }
    } elsif ($request_info->getMode() == MODE_GETNEXT) {
      if ($oid == new NetSNMP::OID(".1.3.6.1.4.1.8072.9999.9999.1.0")) {
        $request->setOID(".1.3.6.1.4.1.8072.9999.9999.1.1");
        $request->setValue(ASN_INTEGER, $integer_value);
      }
      elsif ($oid < new NetSNMP::OID(".1.3.6.1.4.1.8072.9999.9999.1.0")) {
        $request->setOID(".1.3.6.1.4.1.8072.9999.9999.1.0");
        $request->setValue(ASN_OCTET_STR, $string_value);
      }
    }
  }
}

my $agent = new NetSNMP::agent();
$agent->register("hello_world", ".1.3.6.1.4.1.8072.9999.9999",
                 \&hello_handler);
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Pour tester le greffon, copiez le programme ci-dessus sur /usr/share/snmp/hello_world.pl et ajoutez la ligne suivante au fichier de configuration /etc/snmp/snmpd.conf :
perl do "/usr/share/snmp/hello_world.pl"
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Le démon de l'agent SNMP devra être redémarré pour charger le nouveau greffon Perl. Une fois redémarré, snmpwalk devrait retourner les nouvelles données :
~]$ snmpwalk localhost NET-SNMP-MIB::netSnmpPlaypen
NET-SNMP-MIB::netSnmpPlaypen.1.0 = STRING: "hello world"
NET-SNMP-MIB::netSnmpPlaypen.1.1 = INTEGER: 8675309
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snmpget doit également être utilisé pour exercer l'autre mode du gestionnaire :
~]$ snmpget localhost \
    NET-SNMP-MIB::netSnmpPlaypen.1.0 \
    NET-SNMP-MIB::netSnmpPlaypen.1.1
NET-SNMP-MIB::netSnmpPlaypen.1.0 = STRING: "hello world"
NET-SNMP-MIB::netSnmpPlaypen.1.1 = INTEGER: 8675309
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18.8. Ressources supplémentaires

Pour en savoir plus sur la collecte d'informations système, veuillez consulter les ressources suivantes.

18.8.1. Documentation installée

  • lscpu(1) — page du manuel pour la commande lscpu.
  • lsusb(8) — page du manuel pour la commande lsusb.
  • findmnt(8) — page du manuel pour la commande findmnt.
  • blkid(8) — page du manuel pour la commande blkid.
  • lsblk(8) — page du manuel pour la commande lsblk.
  • ps(1) — page du manuel pour la commande ps.
  • top(1) — page du manuel pour la commande top.
  • free(1) — page du manuel pour la commande free.
  • df(1) — page du manuel pour la commande df.
  • du(1) — page du manuel pour la commande du.
  • lspci(8) — page du manuel pour la commande lspci.
  • snmpd(8) — page du manuel du service snmpd.
  • snmpd.conf(5) — page du manuel du fichier /etc/snmp/snmpd.conf contenant la documentation complète des directives de configuration disponibles.

Chapitre 19. OpenLMI

L'infrastructure de gestion Open Linux Management Infrastructure, communément appelée OpenLMI, est une infrastructure commune de gestion de systèmes Linux. Elle est créée au-dessus des outils existants et sert de couche d'abstraction afin de cacher aux administrateurs système la complexité du système sous-jacent. OpenLMI est distribué avec un ensemble de services auxquels on peut accéder localement ou à distance et fournissent de multiples liaisons de langage, des API standard, et des interfaces de script standard pouvant être utilisées pour gérer et surveiller le matériel, les systèmes d'exploitation, et les services système.

19.1. OpenLMI

OpenLMI est conçu pour fournir une interface de gestion commune aux serveurs de production exécutant le système Red Hat Enterprise Linux sur les machines physiques et virtuelles. OpenLMI est constitué de trois composants :
  1. Agents de gestion de système — ces agents sont installés sur un système géré et implémentent un modèle d'objet qui est présenté à un courtier entre objets standard. Les agents initiaux implémentés dans OpenLMI incluent la configuration du stockage et la configuration du réseau ; un travail ultérieur offrira des éléments supplémentaires pour la gestion de systèmes. Les agents de gestion de systèmes sont couramment appelés des fournisseurs CIM (Common Information Model).
  2. Courtier d'objets standard — le courtier d'objets gère les agents de gestion et leur fournit une interface. Le courtier d'objets standard est aussi appelé un CIMOM (de l'anglais, CIM Object Monitor).
  3. Applications et scripts clients — les applications et scripts clients appellent les agents de gestion du système via le courtier d'objets standard.
Le projet OpenLMI complémente les initiatives de gestion existantes en fournissant une interface de bas niveau qui peut être utilisée par des scripts ou des consoles de gestion de système. Les interfaces distribuées avec OpenLMI incluent C, C++, Python, Java, un client de ligne de commande interactif, et tous offrent le même accès complet aux capacités implémentées sur chaque agent. Ceci permet de vous assurer que vous aurez toujours accès aux mêmes capacités quelle que soit l'interface de programmation que vous décidez d'utiliser.

19.1.1. Fonctionnalités principales

Ci-dessous figurent les avantages principaux résultant de l'installation et de l'utilisation d'OpenLMI sur votre système :
  • OpenLMI fournit une interface standard pour la configuration, la gestion, et la surveillance de vos systèmes locaux et distants.
  • OpenLMI vous permet de configurer, gérer, et surveiller des serveurs de production exécutés sur des machines physiques et virtuelles.
  • OpenLMI est distribué avec un ensemble de fournisseurs CIM qui vous permettent de configurer, gérer, et surveiller des périphériques de stockage et des réseaux complexes.
  • OpenLMI vous permet d'appeler des fonctions de gestion de systèmes à partir de programmes C, C++, Python, et Java, et inclut LMIShell, qui fournit une interface en ligne de commande.
  • OpenLMI est un logiciel gratuit basé sur les standards du secteur du logiciel libre.

19.1.2. Capacités de gestion

Les capacités principales d'OpenLMI incluent la gestion des périphériques de stockage, des réseaux, des services systèmes, des comptes utilisateurs, de la configuration matérielle et logicielle, de la gestion de l'alimentation, et des interactions avec Active Directory. Pour afficher une liste complète des fournisseurs CIM distribués avec Red Hat Enterprise Linux 7, veuillez consulter la Tableau 19.1, « Fournisseurs CIM disponibles ».
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Tableau 19.1. Fournisseurs CIM disponibles
Nom du paquetDescription
openlmi-accountUn fournisseur CIM pour la gestion des comptes utilisateurs.
openlmi-logicalfileUn fournisseur CIM pour la lecture des fichiers et répertoires.
openlmi-networkingUn fournisseur CIM pour la gestion des réseaux.
openlmi-powermanagementUn fournisseur CIM pour la gestion de l'alimentation.
openlmi-serviceUn fournisseur CIM pour la gestion des systèmes service.
openlmi-storageUn fournisseur CIM pour la gestion du stockage.
openlmi-fanUn fournisseur CIM pour contrôler les ventilateurs de l'ordinateur.
openlmi-hardwareUn fournisseur CIM pour récupérer les informations du matériel.
openlmi-realmdUn fournisseur CIM pour configurer realmd.
openlmi-software[a]Un fournisseur CIM pour la gestion de logiciels.
[a] In Red Hat Enterprise Linux 7, the OpenLMI Software provider is included as a Technology Preview. This provider is fully functional, but has a known performance scaling issue where listing large numbers of software packages may consume excessive amount of memory and time. To work around this issue, adjust package searches to return as few packages as possible.

19.2. Installer OpenLMI

OpenLMI est distribué sous forme d'un ensemble de paquets RPM incluant le CIMOM, les fournisseurs CIM individuels, et les applications clientes. Ceci permet de distinguer un système client d'un système géré et d'installer les composants nécessaires uniquement.

19.2.1. Installer OpenLMI sur un système géré

Un système géré est un système que vous comptez surveiller et gérer en utilisant des outils client OpenLMI. Pour installer OpenLMI sur un système géré, veuillez observer les étapes suivantes :
  1. Veuillez installer le paquet tog-pegasus en saisissant ce qui suit dans l'invite de shell en tant qu'utilisateur root :
    yum install tog-pegasus
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    Cette commande installe le CIMOM OpenPegasus et toutes ses dépendances sur le système et crée un compte utilisateur pour l'utilisateur pegasus.
  2. Veuillez installer les fournisseurs CIM requis en exécutant la commande suivante en tant qu'utilisateur root :
    yum install openlmi-{storage,networking,service,account,powermanagement}
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    Cette commande installe les fournisseurs CIM pour le stockage, le réseau, le service, le compte et la gestion de l'alimentation. Pour une liste complète des fournisseurs CIM distribués avec Red Hat Enterprise Linux 7, veuillez consulter la Tableau 19.1, « Fournisseurs CIM disponibles ».
  3. Modifiez le fichier de configuration /etc/Pegasus/access.conf pour personnaliser la liste des utilisateurs autorisés à se connecter au CIMOM OpenPegasus. Par défaut, seul l'utilisateur pegasus est autorisé à accéder au CIMOM à distance et localement. Pour activer ce compte utilisateur, veuillez exécuter la commande suivante en tant qu'utilisateur root pour définir le mot de passe de l'utilisateur :
    passwd pegasus
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  4. Lancez le CIMOM OpenPegasus en activant l'unité tog-pegasus.service. Pour activer l'unité tog-pegasus.service dans la session actuelle, veuillez saisir ce qui suit dans l'invite de shell en tant qu'utilisateur root :
    systemctl start tog-pegasus.service
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    Pour configurer l'unité tog-pegasus.service pour qu'elle soit lancée automatiquement pendant le démarrage, veuillez saisir ceci en tant qu'utilisateur root :
    systemctl enable tog-pegasus.service
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  5. Si vous souhaitez interagir avec le système géré à partir d'une machine distante, veuillez activer les communications TCP sur le port 5989 (wbem-https). Pour ouvrir ce port dans la session actuelle, veuillez exécuter la commande suivante en tant qu'utilisateur root :
    firewall-cmd --add-port 5989/tcp
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    Pour ouvrir le port 5989 pour les communications TCP de manière permanente, veuillez saisir ceci en tant qu'utilisateur root :
    firewall-cmd --permanent --add-port 5989/tcp
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Vous pouvez désormais connecter le système géré et interagir avec en utilisant les outils client OpenLMI comme décrit dans la Section 19.4, « Utiliser LMIShell ». Si vous souhaitez effectuer des opérations OpenLMI directement sur le système géré, veuillez également procéder en suivant les étapes décrites dans la Section 19.2.2, « Installer OpenLMI sur un système client ».

19.2.2. Installer OpenLMI sur un système client

Un système client est un système à partir duquel vous comptez interagir avec le système géré. Dans un scénario typique, le système client et le système géré sont installés sur deux machines différentes, mais vous pouvez également installer les outils clients sur le système géré et interagir directement avec celui-ci.
Pour installer OpenLMI sur un système client, veuillez effectuer les étapes suivantes :
  1. Veuillez installer le paquet openlmi-tools en saisissant ce qui suit à l'invite de shell en tant qu'utilisateur root :
    yum install openlmi-tools
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    Cette commande installe LMIShell, un client et interprète interactif pour accéder aux objets CIM fournis par OpenPegasus, et toutes ses dépendances au système.
  2. Veuillez configurer les certificats SSL pour OpenPegasus comme décrit dans la Section 19.3, « Configurer des certificats SSL pour OpenPegasus ».
Vous pouvez désormais utiliser le client LMIShell pour interagir avec le système géré comme décrit dans la Section 19.4, « Utiliser LMIShell ».

19.3. Configurer des certificats SSL pour OpenPegasus

OpenLMI utilise le protocole de gestion d'entreprise basée web WBEM (« Web-Based Enterprise Management ») qui fonctionne sur une couche de transport HTTP. Une authentification de base HTTP standard est effectuée dans ce protocole, ce qui signifie que le nom d'utilisateur et le mot de passe sont transmis avec les requêtes.
Configurer le CIMOM OpenPegasus à utiliser HTTPS pour les communications est nécessaire pour vous assurer une authentification sécurisée. Un certificat « Secure Sockets Layer » (SSL) ou « Transport Layer Security » (TLS) est requis sur le système géré pour établir un canal chiffré.
Il existe deux manières de gérer les certificats SSL/TLS sur un système :
  • Les certificats auto-signés requièrent une moindre utilisation de l'infrastructure, mais sont plus difficiles à déployer sur des clients et à gérer de manière sécurisée.
  • Les certificats signés par une autorité sont plus faciles à déployer sur des clients une fois qu'ils sont paramétrés, mais ils nécessitent un investissement initial plus élevé.
Lors de l'utilisation d'un certificat signé par autorité, il est nécessaire de configurer une autorité de certificats de confiance sur les systèmes clients. Cette autorité peut ensuite être utilisée pour signer tous les certificats CIMOM des systèmes gérés. Les certificats peuvent également faire partie d'une chaîne de certificats, de manière à ce que le certificat utilisé pour signer les certificats des systèmes gérés puissent ensuite être signés par un autre avec une autorité plus élevée (comme Verisign, CAcert, RSA et bien d'autres).
Les emplacements par défaut des certificats et du trust store sur le système de fichiers sont indiqués dans Tableau 19.2, « Emplacements des certificats et du trust store ».
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Tableau 19.2. Emplacements des certificats et du trust store
Option de configurationEmplacementDescription
sslCertificateFilePath/etc/Pegasus/server.pemCertificat public du CIMOM.
sslKeyFilePath/etc/Pegasus/file.pemClé privée uniquement connue par le CIMOM.
sslTrustStore/etc/Pegasus/client.pemFichier ou répertoire fournissant la liste des autorités de certificats de confiance.

Important

Si vous modifiez l'un des fichiers mentionnés dans la Tableau 19.2, « Emplacements des certificats et du trust store », redémarrez le service tog-pegasus pour vous assurer qu'il reconnaisse les nouveaux certificats. Pour redémarrer le service, veuillez saisir ce qui suit à l'invite de shell en tant qu'utilisateur root :
systemctl restart tog-pegasus.service
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Pour obtenir davantage d'informations sur la manière de gérer les services système sur Red Hat Enterprise Linux 7, veuillez consulter le Chapitre 9, Gérer les services avec systemd.

19.3.1. Gérer les certificats auto-signés

Un certificat auto-signé utilise sa propre clé privée pour se signer lui-même et n'est connecté à aucune chaîne de confiance. Sur un système géré, si les certificats n'ont pas été fournis par l'administrateur avant que le service tog-pegasus ait été lancé une première fois, un ensemble de certificats auto-signés seront automatiquement générés en utilisant le nom d'hôte principal du système comme sujet du certificat.

Important

Les certificats auto-signés générés automatiquement sont valides par défaut pendant 10 ans, mais ils n'ont pas la capacité de se renouveller automatiquement. Toute modification apportée à ces certificats nécessitera de créer des nouveaux certificats manuellement en suivant les directives fournies par la documentation OpenSSL ou Mozilla NSS.
Pour configurer les systèmes client pour qu'ils fassent confiance au certificat auto-signé, veuillez effectuer les étapes suivantes :
  1. Veuillez copier le certificat /etc/Pegasus/server.pem du système géré au répertoire /etc/pki/ca-trust/source/anchors/ sur le système client. Pour cela, veuillez saisir ce qui suit dans une invite de shell en tant qu'utilisateur root :
    scp root@hostname:/etc/Pegasus/server.pem /etc/pki/ca-trust/source/anchors/pegasus-hostname.pem
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    Veuillez remplacer hostname par le nom d'hôte du système géré. Remarquez que cette commande fonctionne uniquement si le service sshd est en cours d'exécution sur le système géré et est configuré pour autoriser l'utilisateur root à se connecter au système via le protocole SSH. Pour obtenir des informations supplémentaires sur la manière d'installer et de configurer le service sshd, ainsi que sur la commande scp pour transférer des fichiers sur le protocole SSH, veuillez consulter le Chapitre 10, OpenSSH.
  2. Veuillez vérifier l'intégrité du certificat sur le système client en comparant son checksum avec celui du fichier d'origine. Pour calculer le checksum du fichier /etc/Pegasus/server.pem sur le système géré, veuillez exécuter la commande suivante en tant qu'utilisateur root sur ce système :
    sha1sum /etc/Pegasus/server.pem
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    Pour calculer le checksum du fichier /etc/pki/ca-trust/source/anchors/pegasus-hostname.pem sur le système client, veuillez exécuter la commande suivante sur ce système :
    sha1sum /etc/pki/ca-trust/source/anchors/pegasus-hostname.pem
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    Remplacez hostname par le nom d'hôte du système géré.
  3. Mettez à jour le trust store sur le système client en exécutant la commande suivante en tant qu'utilisateur root :
    update-ca-trust extract
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La fonctionnalité Identity Management sur Red Hat Enterprise Linux fournit un contrôleur de domaines qui simplifie la gestion des certificats SSL dans les systèmes joints au domaine. Entre autres, le serveur Identity Management offre une autorité de certificat (CA) intégrée. Veuillez consulter le Guide des politiques, de l'authentification et des identités de domaines Linux Red Hat Enterprise Linux 7 ou la documentation FreeIPA pour obtenir des informations sur la manière de joindre le client et les systèmes gérés sur le domaine.
Il est nécessaire d'enregistrer le système géré sur Identity Management ; pour les systèmes clients, l'enregistrement est optionnel.
Les étapes suivantes sont requises sur le système géré :
  1. Veuillez installer le paquet ipa-client et enregistrer le système sur Identity Management, comme décrit dans le Guide des politiques, de l'authentification et des identités de domaines Linux Red Hat Enterprise Linux 7.
  2. Veuillez copier le certificat de signature Identity Management dans le trust store en saisissant la commande suivante en tant qu'utilisateur root :
    cp /etc/ipa/ca.crt /etc/pki/ca-trust/source/anchors/ipa.crt
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  3. Mettre à jour le trust store en exécutant la commande suivante en tant qu'utilisateur root :
    update-ca-trust extract
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  4. Enregistrer Pegasus en tant que service dans le domaine Identity Management en exécutant la commande suivante en tant qu'utilisateur de domaine privilégié :
    ipa service-add CIMOM/hostname
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    Remplacez hostname par le nom d'hôte du système géré.
    Cette commande peut être exécutée à partir de n'importe quel système dans le domaine Identity Management sur lequel le paquet ipa-admintools a été installé. Une entrée de service est créée dans Identity Management, celle-ci peut être utilisée pour générer des certificats SSL.
  5. Effectuez une copie de sauvegarde des fichiers PEM situés dans le répertoire /etc/Pegasus/ (recommandé).
  6. Récupérer le certificat signé en exécutant la commande suivante en tant qu'utilisateur root :
    ipa-getcert request -f /etc/Pegasus/server.pem -k /etc/Pegasus/file.pem -N CN=hostname -K CIMOM/hostname
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    Remplacez hostname par le nom d'hôte du système géré.
    Le certificat et les fichiers clé sont désormais conservés dans des emplacements corrects. Le démon certmonger, installé sur le système géré par le script ipa-client-install garantit que le certificat soit à jour et renouvellé comme nécessaire.
Pour enregistrer le système client et mettre à jour le trust store, veuillez suivre les étapes ci-dessous :
  1. Veuillez installer le paquet ipa-client et enregistrer le système sur Identity Management, comme décrit dans le Guide des politiques, de l'authentification et des identités de domaines Linux Red Hat Enterprise Linux 7.
  2. Veuillez copier le certificat de signature Identity Management dans le trust store en saisissant la commande suivante en tant qu'utilisateur root :
    cp /etc/ipa/ca.crt /etc/pki/ca-trust/source/anchors/ipa.crt
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  3. Mettre à jour le trust store en exécutant la commande suivante en tant qu'utilisateur root :
    update-ca-trust extract
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Si le système client n'est pas censé être enregistré sur Identity Management, veuillez effectuer les étapes suivantes pour mettre à jour le trust store.
  1. Veuillez copier le fichier /etc/ipa/ca.crt de manière sécurisée depuis tout autre système joint au même domaine Identity Management sur le répertoire du magasin des confiances /etc/pki/ca-trust/source/anchors/ en tant qu'utilisateur root.
  2. Mettre à jour le trust store en exécutant la commande suivante en tant qu'utilisateur root :
    update-ca-trust extract
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Gérer des certificats signés par des autorités avec d'autres mécanismes qu'Identity Management requiert une configuration manuelle plus importante.
Il est nécessaire de s'assurer que tous les clients fassent effectivement confiance au certificat de l'autorité qui signera les certificats du système géré :
  • Si une autorité de certificats est de confiance par défaut, il n'est pas nécessaire d'effectuer des étapes particulières pour accomplir ceci.
  • Si l'autorité du certificat n'est pas de confiance par défaut, le certificat devra être importé sur le client et sur les systèmes gérés.
    1. Copiez le certificat sur le magasin des confiances en saisissant la commande suivante en tant qu'utilisateur root :
      cp /path/to/ca.crt /etc/pki/ca-trust/source/anchors/ca.crt
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    2. Mettre à jour le trust store en exécutant la commande suivante en tant qu'utilisateur root :
      update-ca-trust extract
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Sur le système géré, veuillez effectuer les étapes suivantes :
  1. Créer le fichier de configuration SSL /etc/Pegasus/ssl.cnf pour stocker des informations sur le certificat. Le contentu de ce fichier doit être similaire à l'exemple suivante :
    [ req ]
    distinguished_name     = req_distinguished_name
    prompt                 = no
    [ req_distinguished_name ]
    C                      = US
    ST                     = Massachusetts
    L                      = Westford
    O                      = Fedora
    OU                     = Fedora OpenLMI
    CN                     = hostname
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    Remplacez hostname avec le nom de domaine complet du système géré.
  2. Générez une clé privée sur le système géré en utilisant la commande suivante en tant qu'utilisateur root :
    openssl genrsa -out /etc/Pegasus/file.pem 1024
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  3. Veuillez générer une requête de signature de certificat (CSR) en exécutant la commande suivante en tant qu'utilisateur root :
    openssl req -config /etc/Pegasus/ssl.cnf -new -key /etc/Pegasus/file.pem -out /etc/Pegasus/server.csr
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  4. Veuillez envoyer le fichier /etc/Pegasus/server.csr sur l'autorité du certificat pour la signature. La procédure détaillée de soumission du fichier dépend de l'autorité du certificat en question.
  5. Lorsque le certificat signé est reçu de l'autorité du certificat, enregistrez-le sous /etc/Pegasus/server.pem.
  6. Veuillez copier le certificat de l'autorité de confiance sur le magasin des confiances Pegasus afin de vous assurer que Pegasus est capable de croire en son propre certificat en exécutant la commande suivante en tant qu'utilisateur root :
    cp /path/to/ca.crt /etc/Pegasus/client.pem
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Après avoir accompli les étapes décrites ci-dessus, les clients faisant confiance en l'autorité de signature seront en mesure de communiquer avec succès avec le CIMOM du serveur géré.

Important

Contrairement à la solution Identity Management, si le certificat expire et doit être renouvellé, toutes les étapes manuelles décrites devront être effectuées à nouveau. Il est recommandé de renouveller les certificats avant leur expiration.

19.4. Utiliser LMIShell

LMIShell est un client interactif et un interprète non-interactif pouvant être utilisé pour accéder aux objets CIM fournis par le CIMOM OpenPegasus. Il est basé sur l'interprète Python, mais implémente également des fonctions et des classes supplémentaires pour interagir avec les objets CIM.

19.4.1. Lancer, utiliser, et quitter LMIShell

De même qu'avec l'interprète Python, il est possible d'utiliser LMIShell soit en tant que client interactif, ou en tant qu'inteprète non-interactif pour les scripts LMIShell.
Lancer le LMIShell en mode interactif
Pour lancer l'interprète LMIShell en mode interactif, veuillez exécuter la commande lmishell sans argument supplémentaire :
lmishell
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Par défaut, lorsque LMIShell tente d'établie une connexion avec un CIMOM, il valide un certificat côté serveur avec le magasin des confiances des autorités de certification (CA). Pour désactiver cette validation, exécutez la commande lmishell avec l'option de ligne de commande --noverify ou -n :
lmishell --noverify
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Utiliser la saisie semi-automatique avec la touche « Tab »
Lors de l'exécution en mode interactif, l'interprète LMIShell vous permet d'appuyer sur la touche Tab pour compléter des structures de programmation et d'objets CIM de base, y compris les espaces de noms, les classes, les méthodes, et les propriétés d'objets.
Historique de navigation
Par défaut, LMIShell stocke toutes les commandes saisies sur l'invite interactive dans le fichier ~/.lmishell_history. Cela vous permet de parcourir l'historique des commandes et de réutiliser les lignes déjà saisies en mode interactif sans avoir à les réécrire dans l'invite. Pour reculer dans l'historique, veuillez appuyer sur la Flèche vers le haut ou sur la combinaison de touches Ctrl+p. Pour avancer dans l'historique des commandes, veuillez appuyer sur la touche Flèche vers le bas ou sur la combinaison de touches Ctrl+n.
LMIShell prend également en charge les recherches inversées incrémentielles. Pour rechercher une ligne en particulier dans l'historique des commandes, veuillez appuyer sur Ctrl+r,puis commencez à saisir n'importe quelle partie de la commande. Exemple :
> (reverse-i-search)`connect': c = connect("server.example.com", "pegasus")
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Pour supprimer l'historique des commandes, veuillez utiliser la fonction clear_history() comme suit :
clear_history()
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Vous pouvez configurer le nombre de lignes stockées dans l'historique des commandes en modifiant la valeur de l'option history_length dans le fichier de configuration ~/.lmishellrc. En outre, vous pouvez modifier l'emplacement du fichier de l'historique en changeant la valeur de l'option history_file dans ce fichier de configuration. Par exemple, pour paramétrer l'emplacement du fichier de l'historique sur ~/.lmishell_history et pour configurer LMIShell pour qu'un maximum de 1000 lignes y soient stockées, veuillez ajouter les lignes suivantes au fichier ~/.lmishellrc :
history_file = "~/.lmishell_history"
history_length = 1000
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Gestion des exceptions
Par défaut, l'interprète LMIShell gère toutes les exceptions et utilise de valeurs de retour. Pour désactiver ce comportement de manière à gérer toutes les exceptions dans le code, veuillez utiliser la fonction use_exceptions() comme suit :
use_exceptions()
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Pour réactiver la gestion d'exceptions automatique, veuillez utiliser :
use_exception(False)
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Vous pouvez désactiver la gestion des exceptions de manière permanente en modifiant la valeur de l'option use_exceptions dans le fichier de configuration ~/.lmishellrc sur True :
use_exceptions = True
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Configurer un cache temporaire
Avec la configuration par défaut, les objets de connexion LMIShell utilisent un cache temporaire pour stocker les noms de classe CIM et les classes CIM afin de réduire les communications réseaux. Pour supprimer ce cache temporaire, veuillez utiliser la méthode clear_cache() comme suit :
object_name.clear_cache()
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Veuillez remplacer object_name par le nom d'un objet de connexion.
Pour désactiver le cache temporaire d'un objet de connexion en particulier, veuillez utiliser la méthode use_cache() comme suit :
object_name.use_cache(False)
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Pour le réactiver à nouveau, veuillez utiliser :
object_name.use_cache(True)
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Il est possible de désactiver de manière permanente le cache temporaire pour les objets de connexion en modifiant la valeur de l'option use_cache dans le fichier de configuration ~/.lmishellrc sur False :
use_cache = False
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Quitter LMIShell
Pour quitter l'interprète LMIShell et retourner à l'invite de shell, veuillez appuyer sur la combinaison de touches Ctrl+d ou passez la fonction quit() comme suit :
> quit()
~]$
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Exécuter un script LMIShell
Pour exécuter un script LMIShell, veuillez exécuter la commande lmishell comme suit :
lmishell file_name
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Veuillez remplacer file_name par le nom du script. Pour inspecter un script LMIShell après son exécution, veuillez également spécifier l'option de ligne de commande --interact ou -i :
lmishell --interact file_name
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L'extension de fichier préférée des scripts LMIShell est .lmi.

19.4.2. Connexion à un CIMOM

LMIShell vous permet de vous connecter à un CIMOM en cours d'exécution sur le même système local, ou sur une machine distante accessible à travers le réseau.
Connexion à un CIMOM distant
Pour accéder à des objets CIM fournis par un CIMOM distant, veuillez créer un objet de connexion en utilisant la fonction connect() comme suit :
connect(host_name, user_name[, password])
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Veuillez remplacer host_name par le nom d'hôte du système géré, user_name par le nom d'un utilisateur autorisé à se connecter au CIMOM OpenPegasus exécuté sur ce système, et password par le mot de passe de l'utilisateur. Si le mot de passe est oublié, LMIShell demandera à l'utilisateur de le saisir. La fonction retourne un objet LMIConnection.

Exemple 19.1. Connexion à un CIMOM distant

Pour se connecter au CIMOM OpenPegasus en cours d'exécution sur server.example.com en tant qu'utilisateur pegasus, veuillez saisir ce qui suit dans l'invite interactive :
> c = connect("server.example.com", "pegasus")
password:
>
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Connexion à un CIMOM local
LMIShell vous permet de vous connecter à un CIMOM local en utilisant un socket UNIX. Pour ce type de connexion, vous devrez exécuter l'interprète LMIShell en tant qu'utilisateur root et le socket /var/run/tog-pegasus/cimxml.socket doit exister.
Pour accéder à des objets CIM fournis par un CIMOM local, veuillez créer un objet de connexion en utilisant la fonction connect() comme suit :
connect(host_name)
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Veuillez remplacer host_name par localhost, 127.0.0.1, ou ::1. la fonction retourne un objet LMIConnection ou None.

Exemple 19.2. Connexion à un CIMOM local

Pour se connecter au CIMOM OpenPegasus en cours d'exécution sur localhost en tant qu'utilisateur root, veuillez saisir ce qui suit dans l'invite interactive :
> c = connect("localhost")
>
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Vérifier une connexion sur un CIMOM
La fonction connect() retourne soit un objet LMIConnection, ou None si la connexion n'a pas pu être établie. En outre, lorsque la fonction connect() ne parvient pas à établir une connexion, un message d'erreur est imprimé sur la sortie d'erreur standard.
Pour vérifier qu'une connexion à un CIMOM a bien été établie, veuillez utiliser la fonction isinstance() comme suit :
isinstance(object_name, LMIConnection)
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Veuillez remplacer object_name par le nom de l'objet de connexion. Cette fonction retourne True si object_name est un objet LMIConnection, sinon elle retournera False.

Exemple 19.3. Vérifier une connexion sur un CIMOM

Pour vérifier si la variable c, créée dans l'Exemple 19.1, « Connexion à un CIMOM distant », contient un objet LMIConnection, veuillez saisir ce qui suit dans l'invite interactive :
> isinstance(c, LMIConnection)
True
>
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De manière alternative, vous pouvez vérifier si c n'est pas égal à None :
> c is None
False
>
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19.4.3. Utiliser des espaces de noms

Les espaces de noms LMIShell offre une manière naturelle d'organiser les classes disponibles et servent de point d'accès hiérarchique à d'autres espaces de noms et classes. L'espace de noms root est le premier point d'entrée d'un objet de connexion.
Répertorier les espaces de noms disponibles
Pour répertorier tous les espaces de noms disponibles, veuillez utiliser la méthode print_namespaces(), comme suit :
object_name.print_namespaces()
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Veuillez remplacer object_name par le nom de l'objet à inspecter. Cette méthode imprime les espaces de noms disponibles sur la sortie standard.
Pour obtenir une liste des espaces de noms disponibles, veuillez accéder à l'attribut d'objet namespaces :
object_name.namespaces
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Une liste de chaînes est retournée.

Exemple 19.4. Répertorier les espaces de noms disponibles

Pour inspecter l'objet de l'espace de noms root de l'objet de connexion c créé dans l'Exemple 19.1, « Connexion à un CIMOM distant » et pour répertorier les espaces de noms disponibles, veuillez saisir ce qui suit dans l'invite interactive :
> c.root.print_namespaces()
cimv2
interop
PG_InterOp
PG_Internal
>
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Pour assigner une liste de ces espaces de noms à une variable nommée root_namespaces, veuillez saisir :
> root_namespaces = c.root.namespaces
>
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Accéder aux objets d'espaces de noms
Pour accéder à un objet d'espace de noms particulier, veuillez utiliser la syntaxe suivante :
object_name.namespace_name
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Veuillez remplacer object_name par le nom de l'objet à inspecter et namespace_name par le nom de l'espace de noms à accéder. Un objet LMINamespace sera retourné.

Exemple 19.5. Accéder aux objets d'espaces de noms

Pour accéder à l'espace de noms cimv2 de l'objet de connexion c créé dans l'Exemple 19.1, « Connexion à un CIMOM distant » et l'assigner à une variable nommée ns, veuillez saisir ce qui suit dans l'invite interactive :
> ns = c.root.cimv2
> 
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19.4.4. Utiliser des classes

Les classes LMIShell représentent des classes fournies par un CIMOM. Vous pouvez accéder et répertorier leurs propriétés, méthodes, instances, noms d'instances, et propriétés ValueMap, imprimer les chaînes de leur documentation et créer de nouvelles instances et de nouveaux noms d'instances.
Répertorier les classes disponibles
Pour répertorier toutes les classes disponibles, veuillez utiliser la méthode print_classes() comme suit :
namespace_object.print_classes()
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Veuillez remplacer namespace_object par le nom de l'objet d'espace de noms à inspecter. Cette méthode imprime les classes disponibles sur la sortie standard.
Pour obtenir une liste des classes disponibles, veuillez utiliser la méthode classes() :
namespace_object.classes()
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Cette méthode retourne une liste de chaînes.

Exemple 19.6. Répertorier les classes disponibles

Pour inspecter l'objet de l'espace de noms ns de l'objet de connexion créé dans l'Exemple 19.5, « Accéder aux objets d'espaces de noms » et pour répertorier les classes disponibles, veuillez saisir ce qui suit dans l'invite interactive :
> ns.print_classes()
CIM_CollectionInSystem
CIM_ConcreteIdentity
CIM_ControlledBy
CIM_DeviceSAPImplementation
CIM_MemberOfStatusCollection
...
>
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Pour assigner une liste de ces classes à une variable nommée cimv2_classes, veuillez saisir :
> cimv2_classes = ns.classes()
>
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Accéder aux objets de classe
Pour accéder à un objet de classe particulier qui est fourni par le CIMOM, veuillez utiliser la syntaxe suivante :
namespace_object.class_name
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Veuillez remplacer namespace_object par le nom de l'objet d'espace de noms à inspecter et class_name par le nom de la classe à laquelle accéder.

Exemple 19.7. Accéder aux objets de classe

Pour accéder à la classe LMI_IPNetworkConnection de l'objet de l'espace de noms ns créé dans l'Exemple 19.5, « Accéder aux objets d'espaces de noms » et l'assigner à une variable nommée cls, veuillez saisir ce qui suit dans l'invite interactive :
> cls = ns.LMI_IPNetworkConnection
>
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Examiner les objets de classe
Tous les objets de classe stockent des informations sur leurs noms et sur l'espace de noms auquel ils appartiennent, ainsi qu'une documentation de classe détaillée. Pour obtenir le nom d'un objet de classe particulier, veuillez utiliser la syntaxe suivante :
class_object.classname
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Veuillez remplacer class_object par le nom de l'objet de classe à inspecter. Une représentation par chaîne du nom de l'objet sera retournée.
Pour obtenir des informations sur l'espace de noms auquel un objet de classe appartient, veuillez utiliser :
class_object.namespace
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Une représentation par chaîne de l'espace de noms sera retournée.
Pour afficher la documentation détaillée d'une classe, veuillez utiliser la méthode doc() comme suit :
class_object.doc()
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Exemple 19.8. Examiner les objets de classe

Pour inspecter l'objet de classe cls créé dans l'Exemple 19.7, « Accéder aux objets de classe » et pour afficher son nom et son espace de noms correspondant, veuillez saisir ce qui suit dans l'invite interactive :
> cls.classname
'LMI_IPNetworkConnection'
> cls.namespace
'root/cimv2'
>
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Pour accéder à la documentation des classes, veuillez saisir :
> cls.doc()
Class: LMI_IPNetworkConnection
    SuperClass: CIM_IPNetworkConnection
    [qualifier] string UMLPackagePath: 'CIM::Network::IP'

    [qualifier] string Version: '0.1.0'
...
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Répertorier les méthodes disponibles
Pour répertorier toutes les méthodes disponibles pour un objet de classe particulier, veuillez utiliser la méthode print_methods(), comme suit :
class_object.print_methods()
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Veuillez remplacer class_object par le nom de l'objet de classe à inspecter. Cette méthode imprime les méthodes disponibles sur la sortie standard.
Pour obtenir une liste des méthodes disponibles, veuillez utiliser la méthode methods() :
class_object.methods()
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Cette méthode retourne une liste de chaînes.

Exemple 19.9. Répertorier les méthodes disponibles

Pour inspecter l'objet de classe cls créé dans l'Exemple 19.7, « Accéder aux objets de classe » et pour répertorier toutes les méthodes disponibles, veuillez saisir ce qui suit dans l'invite interactive :
> cls.print_methods()
RequestStateChange
>
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Pour assigner une liste de ces méthodes à une variable nommée service_methods, veuillez saisir :
> service_methods = cls.methods()
>
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Répertorier les propriétés disponibles
Pour répertorier toutes les propriétés disponibles pour un objet de classe particulier, veuillez utiliser la méthode print_properties() comme suit :
class_object.print_properties()
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Veuillez remplacer class_object par le nom de l'objet de classe à inspecter. Cette méthode imprime les propriétés disponibles dans la sortie standard.
Pour obtenir une liste des propriétés disponibles, veuillez utiliser la méthode properties() :
class_object.properties()
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Cette méthode retourne une liste de chaînes.

Exemple 19.10. Répertorier les propriétés disponibles

Pour inspecter l'objet de classe cls créé dans l'Exemple 19.7, « Accéder aux objets de classe » et pour répertorier toutes les propriétés disponibles, veuillez saisir ce qui suit dans l'invite interactive :
> cls.print_properties()
RequestedState
HealthState
StatusDescriptions
TransitioningToState
Generation
...
>
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Pour assigner une liste de ces classes à une variable nommée service_properties, veuillez saisir :
> service_properties = cls.properties()
>
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Répertorier et afficher les propriétés ValueMap
Les classes CIM peuvent contenir des propriétés ValueMap dans leur définition MOF (« Managed Object Format »). Les propriétés ValueMap contiennent des valeurs constantes, qui peuvent être utiles lorsque des méthodes sont appelées ou pendant la vérification des valeurs retournées.
Pour répertorier toutes les propriétés ValueMap disponibles pour un objet de classe particulier, veuillez utiliser la méthode print_valuemap_properties(), comme suit :
class_object.print_valuemap_properties()
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Veuillez remplacer class_object par le nom de l'objet de classe à inspecter. Cette méthode imprime les propriétés ValueMap disponibles dans la sortie standard.
Pour obtenir une liste des propriétés ValueMap disponibles, veuillez utiliser la méthode valuemap_properties() :
class_object.valuemap_properties()
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Cette méthode retourne une liste de chaînes.

Exemple 19.11. Répertorier les propriétés ValueMap

Pour inspecter l'objet de classe cls créé dans l'Exemple 19.7, « Accéder aux objets de classe » et pour répertorier toutes les propriétés ValueMap disponibles, veuillez saisir ce qui suit dans l'invite interactive :
> cls.print_valuemap_properties()
RequestedState
HealthState
TransitioningToState
DetailedStatus
OperationalStatus
...
>
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Pour assigner une liste de ces propriétés ValueMap à une variable nommée service_valuemap_properties, veuillez saisir :
> service_valuemap_properties = cls.valuemap_properties()
>
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Pour accéder à une propriété ValueMap particulière, veuillez utiliser la syntaxe suivante :
class_object.valuemap_propertyValues
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Veuillez remplacer valuemap_property par le nom de la propriété ValueMap à accéder.
Pour répertorier toutes les valeurs constantes, veuillez utiliser la méthode print_values(), comme suit :
class_object.valuemap_propertyValues.print_values()
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Cette méthode imprime sur la sortie standard les valeurs constantes nommées disponibles. Vous pouvez également obtenir une liste des valeurs constantes disponibles en utilisant la méthode values() :
class_object.valuemap_propertyValues.values()
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Cette méthode retourne une liste de chaînes.

Exemple 19.12. Accéder aux propriétés ValueMap

Exemple 19.11, « Répertorier les propriétés ValueMap » mentione une propriété ValueMap nommée RequestedState. Pour inspecter cette propriété et répertorier les valeurs constantes disponibles, veuillez saisir ce qui suit dans l'invite interactive :
> cls.RequestedStateValues.print_values()
Reset
NoChange
NotApplicable
Quiesce
Unknown
...
>
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Pour assigner une liste de ces valeurs constantes à une variable nommée requested_state_values, veuillez saisir :
> requested_state_values = cls.RequestedStateValues.values()
>
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Pour accéder à une valeur constante en particulier, veuillez utiliser la syntaxe suivante :
class_object.valuemap_propertyValues.constant_value_name
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Veuillez remplacer constant_value_name par le nom de la valeur constante. Alternativement, vous pouvez utiliser la méthode value() comme suit :
class_object.valuemap_propertyValues.value("constant_value_name")
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Pour déterminer le nom d'une valeur constante particulière, veuillez utiliser la méthode value_name() :
class_object.valuemap_propertyValues.value_name("constant_value")
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Cette méthode retourne une chaîne.

Exemple 19.13. Accéder à des valeurs constantes

L'Exemple 19.12, « Accéder aux propriétés ValueMap » montre que la propriété RequestedState fournit une valeur constante nommée Reset. Pour accéder à cette valeur constante nommée, veuillez saisir ce qui suit dans l'invite interactive :
> cls.RequestedStateValues.Reset
11
> cls.RequestedStateValues.value("Reset")
11
>
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Pour déterminer le nom de cette valeur constante, veuillez saisir :
> cls.RequestedStateValues.value_name(11)
u'Reset'
>
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Rechercher un objet CIMClass
De nombreuses méthodes de classe ne requièrent pas d'accès à un objet CIMClass, ce qui explique pourquoi LMIShell recherche uniquement cet objet dans le CIMOM lorsqu'une méthode appelée en a besoin. Pour rechercher l'objet CIMClass manuellement, veuillez utiliser la méthode fetch(), comme suit :
class_object.fetch()
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Veuillez remplacer class_object par le nom de l'objet de classe. Remarquez que les méthodes qui requièrent un accès à l'objet CIMClass le recherchent automatiquement.

19.4.5. Utiliser des instances

Les instances LMIShell représentent des instances fournies par un CIMOM. Vous pouvez obtenir et définir leurs propriétés, les répertorier et appeler leurs méthodes, imprimer les chaînes de leur documentation, obtenir une liste d'objets associés ou d'objets d'association, envoyer les objets modifiés sur le CIMOM, et supprimer des instances individuelles à partir du CIMOM.
Accéder à des instances
Pour obtenir toutes les instances disponibles d'un objet de classe particulier, veuillez utiliser la méthode instances() comme suit :
class_object.instances()
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Veuillez remplacer class_object par le nom de l'objet de classe à inspecter. Cette méthode retourne une liste d'objets LMIInstance.
Pour accéder à la première instance d'un objet de classe, veuillez utiliser la méthode first_instance() :
class_object.first_instance()
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Cette méthode retourne un objet LMIInstance.
En plus de répertorier toutes les instances ou de retourner la première, instances() et first_instance() prennent en charge un argument optionnel vous permettant de filtrer les résultats :
class_object.instances(criteria)
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class_object.first_instance(criteria)
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Veuillez remplacer criteria par un dictionnaire consistant de paires de clés-valeurs, où les clés représentent les propriétés de l'instance et les valeurs représentent les valeurs de ces propriétés.

Exemple 19.14. Accéder à des instances

Pour trouver la première instance de l'objet de classe cls créé dans l'Exemple 19.7, « Accéder aux objets de classe » dont la propriété ElementName est égale à eth0 et pour l'assigner à une variable nommée device, veuillez saisir ce qui suit dans l'invite interactive :
> device = cls.first_instance({"ElementName": "eth0"})
>
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Examiner des instances
Tous les objets d'instance stockent des informations sur leur nom de classe et sur l'espace de nom auquel ils appartiennent, ainsi qu'une documentation détaillée sur leurs propriétés et valeurs. En outre, les objets d'instance vous permettent de récupérer un objet d'identification unique.
Pour obtenir le nom de classe d'un objet d'instance particulier, veuillez utiliser la syntaxe suivante :
instance_object.classname
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Veuillez remplacer instance_object par le nom de l'objet d'instance à inspecter. Une représentation par chaîne du nom de la classe sera retournée.
Pour obtenir des informations sur l'espace de nom auquel un objet d'instance appartient, veuillez utiliser :
instance_object.namespace
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Une représentation par chaîne de l'espace de noms sera retournée.
Pour récupérer un objet d'identification unique pour une objet d'instance, veuillez utiliser :
instance_object.path
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Ceci retourne un objet LMIInstanceName.
Finalement, pour afficher la documentation détaillée, veuillez utiliser la méthode doc() comme suit :
instance_object.doc()
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Exemple 19.15. Examiner des instances

Pour inspecter l'objet d'instance device créé dans l'Exemple 19.14, « Accéder à des instances » et pour afficher son nom de classe et son espace de nom correspondant, veuillez saisir ce qui suit dans l'invite interactive :
> device.classname
u'LMI_IPNetworkConnection'
> device.namespace
'root/cimv2'
>
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Pour accéder à la documentation d'un objet d'instance, veuillez saisir :
> device.doc()
Instance of LMI_IPNetworkConnection
    [property] uint16 RequestedState = '12'

    [property] uint16 HealthState

    [property array] string [] StatusDescriptions
...
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Créer de nouvelles instances
Certains fournisseurs de CIM autorisent la création de nouvelles instances d'objets de classe spécifiques. Pour créer une nouvelle instance d'un objet de classe, veuillez utiliser la méthode create_instance() comme suit :
class_object.create_instance(properties)
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Veuillez remplacer class_object par le nom de l'objet de classe et properties par un dictionnaire consistant de paires clés-valeurs, où les clés représentent les propriétés de l'instance et les valeurs représentent les valeurs de ces propriétés. Cette méthode retourne un objet LMIInstance.

Exemple 19.16. Créer de nouvelles instances

La classe LMI_Group représente les groupes de système et la classe LMI_Account représente les comptes utilisateurs sur le système géré. Pour utiliser l'objet d'espace de noms ns créé dans l'Exemple 19.5, « Accéder aux objets d'espaces de noms », veuillez créer des instances de ces deux classes pour le groupe de systèmes nommé pegasus et l'utilisateur nommé lmishell-user, et assignez-les aux variables nommées group et user, puis saisissez ce qui suit dans l'invite interactive :
> group = ns.LMI_Group.first_instance({"Name" : "pegasus"})
> user = ns.LMI_Account.first_instance({"Name" : "lmishell-user"})
>
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Pour obtenir une instance de la classe LMI_Identity pour l'utilisateur lmishell-user, veuillez utiliser :
> identity = user.first_associator(ResultClass="LMI_Identity")
>
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La classe LMI_MemberOfGroup représente l'adhésion au groupe de systèmes. Pour utiliser la classe LMI_MemberOfGroup pour ajouter lmishell-user au groupe pegasus, veuillez créer une nouvelle instance de cette classe comme suit :
> ns.LMI_MemberOfGroup.create_instance({
...     "Member" : identity.path,
...     "Collection" : group.path})
LMIInstance(classname="LMI_MemberOfGroup", ...)
>
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Supprimer des instances individuelles
Pour supprimer une instance particulière du CIMOM, veuillez utiliser la méthode delete(), comme suit :
instance_object.delete()
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Veuillez remplacer instance_object par le nom de l'objet d'instance à supprimer. Cette méthode retourne un booléen. Remarquez qu'après la suppression d'une instance, ses propriétés et méthodes seront inaccessibles.

Exemple 19.17. Supprimer des instances individuelles

La classe LMI_Account représente les comptes utilisateurs sur le système géré. Pour utiliser l'objet d'espace de noms ns créé dans l'Exemple 19.5, « Accéder aux objets d'espaces de noms », veuillez créer une instance de la classe LMI_Account pour l'utilisateur nommé lmishell-user, et assignez-la à une variable nommée user, puis saisissez ce qui suit dans l'invite interactive :
> user = ns.LMI_Account.first_instance({"Name" : "lmishell-user"})
>
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Pour supprimer cette instance et pour supprimer lmishell-user du système, veuillez saisir :
> user.delete()
True
>
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Répertorier et accéder aux propriétés disponibles
Pour répertorier toutes les propriétés disponibles pour un objet d'instance particulier, veuillez utiliser la méthode print_properties(), comme suit :
instance_object.print_properties()
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Veuillez remplacer instance_object par le nom de l'objet d'instance à inspecter. Cette méthode imprime les propriétés disponibles dans la sortie standard.
Pour obtenir une liste des propriétés disponibles, veuillez utiliser la méthode properties() :
instance_object.properties()
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Cette méthode retourne une liste de chaînes.

Exemple 19.18. Répertorier les propriétés disponibles

Pour inspecter l'objet d'instance device créé dans l'Exemple 19.14, « Accéder à des instances » et pour répertorier toutes les propriétés disponibles, veuillez saisir ce qui suit dans l'invite interactive :
> device.print_properties()
RequestedState
HealthState
StatusDescriptions
TransitioningToState
Generation
...
>
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Pour assigner une liste de ces propriétés à une variable nommée device_properties, veuillez saisir :
> device_properties = device.properties()
>
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Pour obtenir la valeur actuelle d'une propriété particulière, veuillez utiliser la syntaxe suivante :
instance_object.property_name
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Veuillez remplacer property_name par le nom de la propriété à accéder.
Pour modifier la valeur d'une propriété en particulier, assignez-lui une valeur comme suit :
instance_object.property_name = value
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Veuillez remplacer value par la nouvelle valeur de la propriété. Remarquez qu'afin de propager le changement sur le CIMOM, vous devrez également exécuter la méthode push() :
instance_object.push()
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Cette méthode retourne un tuple de trois éléments consistant d'une valeur de retour, de paramètres de valeur de retour, et d'une chaîne d'erreur.

Exemple 19.19. Accéder aux propriétés individuelles

Pour inspecter l'objet d'instance device créé dans l'Exemple 19.14, « Accéder à des instances » et pour afficher la valeur de la propriété nommée SystemName, veuillez saisir ce qui suit dans l'invite interactive :
> device.SystemName
u'server.example.com'
>
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Répertorier et utiliser les méthodes disponibles
Pour répertorier toutes les méthodes disponibles pour un objet d'instance particulier, veuillez utiliser la méthode print_methods(), comme suit :
instance_object.print_methods()
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Veuillez remplacer instance_object par le nom de l'objet d'instance à inspecter. Cette méthode imprime les méthodes disponibles sur la sortie standard.
Pour obtenir une liste des méthodes disponibles, veuillez utiliser la méthode methods() :
instance_object.methods()
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Cette méthode retourne une liste de chaînes.

Exemple 19.20. Répertorier les méthodes disponibles

Pour inspecter l'objet d'instance device créé dans l'Exemple 19.14, « Accéder à des instances » et pour répertorier toutes les méthodes disponibles, veuillez saisir ce qui suit dans l'invite interactive :
> device.print_methods()
RequestStateChange
>
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Pour assigner une liste de ces méthodes à une variable nommée network_device_methods, veuillez saisir :
> network_device_methods = device.methods()
>
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Pour appeler une méthode particulière, veuillez utiliser la syntaxe suivante :
instance_object.method_name(
    parameter=value,
    ...)
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Veuillez remplacer instance_object par le nom de l'objet d'instance à utiliser, method_name par le nom de la méthode à appeler, parameter par le nom du paramètre à définir, et value par la valeur de ce paramètre. Les méthodes retournent un tuple à trois éléments consistant d'une valeur de retour, de paramètres de retour, et d'une chaîne d'erreur.

Important

Les objets LMIInstance ne réactualisent pas automatiquement leur contenu (propriétés, méthodes, qualificateurs, et ainsi de suite). Pour cela, veuillez utiliser la méthode refresh() comme décrit ci-dessous.

Exemple 19.21. Utiliser des méthodes

La classe PG_ComputerSystem représente le système. Pour créer une instance de cette classe en utilisant l'objet d'espace de noms ns créé dans l'Exemple 19.5, « Accéder aux objets d'espaces de noms » et pour l'assigner à une variable nommée sys, veuillez saisir ce qui suit dans l'invite interactive :
> sys = ns.PG_ComputerSystem.first_instance()
>
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La classe LMI_AccountManagementService implémente les méthodes qui vous permettent de gérer des utilisateurs et des groupes dans le système. Pour créer une instance de cette classe et l'assigner à une variable nommée acc, veuillez saisir :
> acc = ns.LMI_AccountManagementService.first_instance()
>
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Pour créer un nouvel utilisateur nommé lmishell-user dans le système, veuillez utiliser la méthode CreateAccount(), comme suit :
> acc.CreateAccount(Name="lmishell-user", System=sys)
LMIReturnValue(rval=0, rparams=NocaseDict({u'Account': LMIInstanceName(classname="LMI_Account"...), u'Identities': [LMIInstanceName(classname="LMI_Identity"...), LMIInstanceName(classname="LMI_Identity"...)]}), errorstr='')
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LMIShell prend en charge les appels de méthodes synchrones : lorsqu'une méthode synchrone est utilisée, LMIShell attend que l'objet de la tâche correspondante change son état sur « finished », puis qu'il retourne les paramètres de retour de cette tâche. LMIShell est capable d'effectuer un appel de méthode synchrone si la méthode donnée retourne un objet de l'une des classes suivantes :
  • LMI_StorageJob
  • LMI_SoftwareInstallationJob
  • LMI_NetworkJob
LMIShell tente avant tout d'utiliser des indications comme la méthode d'attente. Si cela échoue, une méthode d'interrogation est utilisée à la place.
Pour effectuer un appel de méthode synchrone, veuillez utiliser la syntaxe suivante :
instance_object.Syncmethod_name(
    parameter=value,
    ...)
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Veuillez remplacer instance_object par le nom de l'objet d'instance à utiliser, method_name par le nom de la méthode à appeler, parameter par le nom du paramètre à définir, et value par la valeur de ce paramètre. Toutes les méthodes synchrones contiennent le préfixe Sync dans leur nom et retournent un tuple à trois éléments consistant de la valeur de retour de la tâche, des paramètres de retour de la tâche, et de la chaîne d'erreur de celle-ci.
Vous pouvez également forcer LMIShell à utiliser une méthode d'interrogation uniquement. Pour faire cela, veuillez spécifier le paramètre PreferPolling, comme suit :
instance_object.Syncmethod_name(
    PreferPolling=True
    parameter=value,
    ...)
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Répertorier et afficher les paramètres ValueMap
Les méthodes CIM peuvent contenir des paramètres ValueMap dans leur définition MOF (« Managed Object Format »). Les paramètres ValueMap contiennent des valeurs constantes.
Pour répertorier tous les paramètres ValueMap disponibles d'une méthode particulière, veuillez utiliser la méthode print_valuemap_parameters(), comme suit :
instance_object.method_name.print_valuemap_parameters()
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Veuillez remplacer instance_object par le nom de l'objet d'instance et method_name par le nom de la méthode à inspecter. Cette méthode imprime les paramètres ValueMap disponibles sur la sortie standard.
Pour obtenir une liste des paramètres ValueMap disponibles, veuillez utiliser la méthode valuemap_parameters() :
instance_object.method_name.valuemap_parameters()
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Cette méthode retourne une liste de chaînes.

Exemple 19.22. Répertorier les paramètres ValueMap

Pour inspecter l'objet d'instance acc créé dans l'Exemple 19.21, « Utiliser des méthodes » et pour répertorier tous les paramètres ValueMap disponibles de la méthode CreateAccount(), veuillez saisir ce qui suit dans l'invite interactive :
> acc.CreateAccount.print_valuemap_parameters()
CreateAccount
>
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Pour assigner une liste de ces paramètres ValueMap à une variable nommée create_account_parameters, veuillez saisir :
> create_account_parameters = acc.CreateAccount.valuemap_parameters()
>
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Pour accéder à un paramètre ValueMap particulier, veuillez utiliser la syntaxe suivante :
instance_object.method_name.valuemap_parameterValues
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Veuillez remplacer valuemap_parameter par le nom du paramètre ValueMap à accéder.
Pour répertorier toutes les valeurs constantes, veuillez utiliser la méthode print_values(), comme suit :
instance_object.method_name.valuemap_parameterValues.print_values()
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Cette méthode imprime sur la sortie standard les valeurs constantes nommées disponibles. Vous pouvez également obtenir une liste des valeurs constantes disponibles en utilisant la méthode values() :
instance_object.method_name.valuemap_parameterValues.values()
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Cette méthode retourne une liste de chaînes.

Exemple 19.23. Accéder aux paramètres ValueMap

L'Exemple 19.22, « Répertorier les paramètres ValueMap » mentionne un paramètre ValueMap nommé CreateAccount. Pour inspecter ce paramètre et répertorier les valeurs constantes disponibles, veuillez saisir ce qui suit dans l'invite interactive :
> acc.CreateAccount.CreateAccountValues.print_values()
Operationunsupported
Failed
Unabletosetpasswordusercreated
Unabletocreatehomedirectoryusercreatedandpasswordset
Operationcompletedsuccessfully
>
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Pour assigner une liste de ces valeurs constantes à une variable nommée create_account_values, veuillez saisir :
> create_account_values = acc.CreateAccount.CreateAccountValues.values()
>
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Pour accéder à une valeur constante en particulier, veuillez utiliser la syntaxe suivante :
instance_object.method_name.valuemap_parameterValues.constant_value_name
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Veuillez remplacer constant_value_name par le nom de la valeur constante. Alternativement, vous pouvez utiliser la méthode value() comme suit :
instance_object.method_name.valuemap_parameterValues.value("constant_value_name")
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Pour déterminer le nom d'une valeur constante particulière, veuillez utiliser la méthode value_name() :
instance_object.method_name.valuemap_parameterValues.value_name("constant_value")
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Cette méthode retourne une chaîne.

Exemple 19.24. Accéder à des valeurs constantes

L'Exemple 19.23, « Accéder aux paramètres ValueMap » montre que le paramètre ValueMap CreateAccount fournit une valeur constante nommée Failed. Pour accéder à cette valeur constante nommée, veuillez saisir ce qui suit dans l'invite interactive :
> acc.CreateAccount.CreateAccountValues.Failed
2
> acc.CreateAccount.CreateAccountValues.value("Failed")
2
>
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Pour déterminer le nom de cette valeur constante, veuillez saisir :
> acc.CreateAccount.CreateAccountValues.value_name(2)
u'Failed'
>
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Actualiser les objets d'instances
Les objets locaux utilisés par LMIShell, qui représentent des objets CIM du côté CIMOM, peuvent devenir obsolètes, si ceux-ci changent pendant leur utilisation avec les objets de LMIShell. Pour mettre à jour les propriétés et les méthodes d'un objet d'instance en particulier, veuillez utiliser la méthode refresh(), comme suit :
instance_object.refresh()
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Veuillez remplacer instance_object par le nom de l'objet à actualiser. Cette méthode retourne un tuple de trois éléments consistant d'une valeur de retour, d'un paramètre de valeur de retour, et d'une chaîne d'erreur.

Exemple 19.25. Actualiser les objets d'instances

Pour mettre à jour les propriétés et méthodes de l'objet d'instance device créé dans l'Exemple 19.14, « Accéder à des instances », veuillez saisir ce qui suit dans l'invite interactive :
> device.refresh()
LMIReturnValue(rval=True, rparams=NocaseDict({}), errorstr='')
>
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Afficher la représentation MOF
Pour afficher la représentation MOF (Format d'objet géré, « Managed Object Format ») d'un objet d'instance, veuillez utiliser la méthode tomof() comme suit :
instance_object.tomof()
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Veuillez remplacer instance_object par le nom de l'objet d'instance à inspecter. Cette méthode imprime la représentation MOF de l'objet sur la sortie standard.

Exemple 19.26. Afficher la représentation MOF

Pour afficher la représentation MOF de l'objet d'instance device créé dans l'Exemple 19.14, « Accéder à des instances », veuillez saisir ce qui suit dans l'invite interactive :
> device.tomof()
instance of LMI_IPNetworkConnection {
        RequestedState = 12;
        HealthState = NULL;
        StatusDescriptions = NULL;
        TransitioningToState = 12;
...
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19.4.6. Utiliser des noms d'instance

Les noms d'instance LMIShell sont des objets contenant un ensemble de clés principales et leurs valeurs. Ce type d'objet identifie une instance de manière exacte.
Accéder aux noms d'instances
Les objets CIMInstance sont identifiés par des objets CIMInstanceName. Pour obtenir une liste de tous les objets des noms d'instances disponibles, veuillez utiliser la méthode instance_names(), comme suit :
class_object.instance_names()
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Veuillez remplacer class_object par le nom de l'objet de classe à inspecter. Cette méthode retourne une liste d'objets LMIInstanceName.
Pour accéder au premier objet du nom d'instance d'un objet de classe, veuillez utiliser la méthode first_instance_name() :
class_object.first_instance_name()
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Cette méthode retourne un objet LMIInstanceName.
En plus de répertorier tous les objets de noms d'instances ou de retourner le premier, instances_names() et first_instance_name() prennent en charge un argument optionnel vous permettant de filtrer les résultats :
class_object.instance_names(criteria)
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class_object.first_instance_name(criteria)
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Veuillez remplacer criteria par un dictionnaire consistant de paires de clés-valeurs, où les clés représentent les propriétés clés et les valeurs représentent les valeurs de ces propriétés clés.

Exemple 19.27. Accéder aux noms d'instances

Pour trouver le premier nom d'instance de l'objet de classe cls créé dans l'Exemple 19.7, « Accéder aux objets de classe » dont la propriété clé Name est égale à eth0 et pour l'assigner à une variable nommée device_name, veuillez saisir ce qui suit dans l'invite interactive :
> device_name = cls.first_instance_name({"Name": "eth0"})
>
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Examiner des noms d'instance
Tous les objets de noms d'instances stockent des informations sur leurs noms de classe et sur l'espace de nom auquel ils appartiennent.
Pour obtenir le nom de classe d'un objet de nom d'instance particulier, veuillez utiliser la syntaxe suivante :
instance_name_object.classname
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Veuillez remplacer instance_name_object par l'objet du nom d'instance à inspecter. Une représentation par chaîne du nom de la classe sera retournée.
Pour obtenir des informations sur l'espace de noms auquel un objet de nom d'instance appartient, veuillez utiliser :
instance_name_object.namespace
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Une représentation par chaîne de l'espace de noms sera retournée.

Exemple 19.28. Examiner des noms d'instance

Pour inspecter l'objet du nom d'instance device_name créé dans l'Exemple 19.27, « Accéder aux noms d'instances » et pour afficher son nom de classe et son espace de nom correspondant, veuillez saisir ce qui suit dans l'invite interactive :
> device_name.classname
u'LMI_IPNetworkConnection'
> device_name.namespace
'root/cimv2'
>
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Créer de nouveaux noms d'instance
LMIShell permet de créer un nouvel objet CIMInstanceName encapsulé (« wrapped ») si vous connaissez toutes les clés principales d'un objet distant. Cet objet de nom d'instance peut ensuite être utilisé pour récupérer l'objet d'instance entier.
Pour créer un nouveau nom d'instance d'un objet de classe, veuillez utiliser la méthode new_instance_name(), comme suit :
class_object.new_instance_name(key_properties)
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Veuillez remplacer class_object par le nom de l'objet de classe et key_properties par un dictionnaire consistant de paires clés-valeurs, où les clés représentent les propriétés clés et les valeurs représentent les valeurs de ces propriétés clés. Cette méthode retourne un objet LMIInstanceName.

Exemple 19.29. Créer de nouveaux noms d'instance

La classe LMI_Account représente les comptes utilisateurs sur le système géré. Pour utiliser l'objet d'espace de noms ns créé dans l'Exemple 19.5, « Accéder aux objets d'espaces de noms », et pour créer une nouvelle instance de la classe LMI_Account représentant l'utilisateur lmishell-user sur le système géré, veuillez saisir ce qui suit dans l'invite interactive :
> instance_name = ns.LMI_Account.new_instance_name({
...     "CreationClassName" : "LMI_Account",
...     "Name" : "lmishell-user",
...     "SystemCreationClassName" : "PG_ComputerSystem",
...     "SystemName" : "server"})
>
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Répertorier et accéder aux propriétés clés
Pour répertorier toutes les propriétés clés disponibles pour un objet de nom d'instance particulier, veuillez utiliser la méthode print_key_properties(), comme suit :
instance_name_object.print_key_properties()
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Veuillez remplacer instance_name_object par le nom de l'objet du nom d'instance à inspecter. Cette méthode imprime les propriétés clés dans la sortie standard.
Pour obtenir une liste des propriétés clés disponibles, veuillez utiliser la méthode key_properties() :
instance_name_object.key_properties()
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Cette méthode retourne une liste de chaînes.

Exemple 19.30. Répertorier les propriétés clés disponibles

Pour inspecter l'objet du nom d'instance device_name créé dans l'Exemple 19.27, « Accéder aux noms d'instances » et pour répertorier toutes les propriétés clés disponibles, veuillez saisir ce qui suit dans l'invite interactive :
> device_name.print_key_properties()
CreationClassName
SystemName
Name
SystemCreationClassName
>
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Pour assigner une liste de ces propriétés clés à une variable nommée device_name_properties, veuillez saisir :
> device_name_properties = device_name.key_properties()
>
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Pour obtenir la valeur actuelle d'une propriété clé particulière, veuillez utiliser la syntaxe suivante :
instance_name_object.key_property_name
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Veuillez remplacer key_property_name par le nom de la propriété clé à accéder.

Exemple 19.31. Accéder aux propriétés clés individuelles

Pour inspecter l'objet du nom d'instance device_name créé dans l'Exemple 19.27, « Accéder aux noms d'instances » et pour afficher la valeur de la propriété clé nommée SystemName, veuillez saisir ce qui suit dans l'invite interactive :
> device_name.SystemName
u'server.example.com'
>
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Convertir des noms d'instances en instances
Chaque nom d'instance peut être converti en instance. Pour faire cela, veuillez utiliser la méthode to_instance() comme suit :
instance_name_object.to_instance()
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Remplacer instance_name_object par l'objet du nom d'instance à convertir. Cette méthode retourne un objet LMIInstance.

Exemple 19.32. Convertir des noms d'instances en instances

Pour convertir l'objet du nom d'instance device_name créé dans l'Exemple 19.27, « Accéder aux noms d'instances » en objet d'instance et pour l'assigner à une variable nommée device, veuillez saisir ce qui suit dans l'invite interactive :
> device = device_name.to_instance()
>
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19.4.7. Utiliser des objets associés

Le CIM (« Common Information Model », ou modèle d'informations communes) définit une relation d'association entre objets gérés.
Accéder à des instances associées
Pour obtenir une liste de tous les objets associés avec un objet d'instance particulier, veuillez utiliser la méthode associators() comme suit :
instance_object.associators(
    AssocClass=class_name,
    ResultClass=class_name,
    ResultRole=role,
    IncludeQualifiers=include_qualifiers,
    IncludeClassOrigin=include_class_origin,
    PropertyList=property_list)
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Pour accéder au premier objet associé à un objet d'instance particulier, veuillez utiliser la méthode first_associator() :
instance_object.first_associator(
    AssocClass=class_name,
    ResultClass=class_name,
    ResultRole=role,
    IncludeQualifiers=include_qualifiers,
    IncludeClassOrigin=include_class_origin,
    PropertyList=property_list)
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Veuillez remplacer instance_object par le nom de l'objet d'instance à inspecter. Il est possible de filtrer les résultats en spécifiant les paramètres suivants :
  • AssocClass — chaque objet retourné doit être associé à l'objet source à travers une instance de cette classe ou de l'une de ses sous-classes. La valeur par défaut est None.
  • ResultClass — chaque objet retourné doit être une instance de cette classe ou de l'une de ses sous-classes, ou doit être cette classe ou l'une de ses sous-classes. La valeur par défaut est None.
  • Role — chaque objet retourné doit être associé à l'objet source à travers une association dans laquelle l'objet source joue le rôle spécifié. Le nom de la propriété dans la classe d'association faisant référence à l'objet source doit correspondre à la valeur de ce paramètre. La valeur par défaut est None.
  • ResultRole — chaque objet retourné doit être associé à l'objet source à travers une association pour laquelle l'objet retourné joue le rôle spécifié. Le nom de la propriété dans la classe d'association faisant référence à l'objet retourné doit correspondre à la valeur de ce paramètre. La valeur par défaut est None.
Les paramètres restants font référence à :
  • IncludeQualifiers — un booléen indiquant si les qualificateurs de chaque objet (y compris les qualificateurs de l'objet et de toute propriété retournée) doivent être inclus en tant qu'éléments « QUALIFIER » dans la réponse. La valeur par défaut est False.
  • IncludeClassOrigin — un booléen indiquant si l'attribut CLASSORIGIN doit être présent sur tous les éléments correspondants de chaque objet retourné. La valeur par défaut est False.
  • PropertyList — les membres de cette liste définissent un ou plusieurs noms de propriétés. Les objets retournés n'inclueront pas d'éléments pour toute propriété manquante à cette liste. Si PropertyList est une liste vide, aucune propriété ne sera incluse dans les objets retournés. Si None, aucun filtre supplémentaire ne sera défini. La valeur par défaut est None.

Exemple 19.33. Accéder à des instances associées

La classe LMI_StorageExtent représente les périphériques blocs disponibles sur le système. Pour utiliser l'objet d'espace de nom ns créé dans l'Exemple 19.5, « Accéder aux objets d'espaces de noms », veuillez créer une instance de la classe LMI_StorageExtent pour le périphérique bloc nommé /dev/vda, et assignez-la à une variable nommée vda, puis saisissez ce qui suit dans l'invite interactive :
> vda = ns.LMI_StorageExtent.first_instance({
...     "DeviceID" : "/dev/vda"})
>
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Pour obtenir une liste de toutes les partitions de disque de ce périphérique bloc et l'assigner à une variable nommée vda_partitions, veuillez utiliser la méthode associators() comme suit :
> vda_partitions = vda.associators(ResultClass="LMI_DiskPartition")
> 
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Accéder aux noms d'instances associés
Pour obtenir une liste des tous les noms d'instances associés d'un objet d'instance particulier, veuillez utiliser la méthode associator_names() comme suit :
instance_object.associator_names(
    AssocClass=class_name,
    ResultClass=class_name,
    Role=role,
    ResultRole=role)
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Pour accéder au premier nom d'instance associé d'un objet d'instance particulier, veuillez utiliser la méthode first_associator_name() :
instance_object.first_associator_name(
    AssocClass=class_object,
    ResultClass=class_object,
    Role=role,
    ResultRole=role)
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Veuillez remplacer instance_object par le nom de l'objet d'instance à inspecter. Il est possible de filtrer les résultats en spécifiant les paramètres suivants :
  • AssocClass — chaque nom retourné identifie un objet devant être associé à l'objet source à travers une instance de cette classe ou de l'une de ses sous-classes. La valeur par défaut est None.
  • ResultClass — chaque nom retourné identifie un objet qui est une instance de cette classe ou l'une de ses sous-classes, ou qui doit être cette classe ou l'une de ses sous-classes. La valeur par défaut est None.
  • Role — chaque nom retourné identifie un objet devant être associé à l'objet source à travers une association dans laquelle l'objet source joue le rôle spécifié. Le nom de la propriété dans la classe d'association faisant référence à l'objet source doit correspondre à la valeur de ce paramètre. La valeur par défaut est None.
  • ResultRole — chaque nom retourné identifie un objet devant être associé à l'objet source à travers une association dans laquelle l'objet nommé retourné joue le rôle spécifié. Le nom de la propriété dans la classe d'association faisant référence à l'objet retourné doit correspondre à la valeur de ce paramètre. La valeur par défaut est None.

Exemple 19.34. Accéder aux noms d'instances associés

Pour utiliser l'objet d'instance vda créé dans l'Exemple 19.33, « Accéder à des instances associées », veuillez obtenir une liste de ses noms d'instances associés, puis assignez-la à une variable nommée vda_partitions, saisissez :
> vda_partitions = vda.associator_names(ResultClass="LMI_DiskPartition")
>
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19.4.8. Utiliser des objets d'association

Le CIM (« Common Information Model », ou modèle d'informations communes) définit une relation d'association entre objets gérés. Les objets d'association définissent la relation entre deux objets.
Accéder à des instances d'association
Pour obtenir une liste d'objets d'association faisant référence à un objet cible particulier, veuillez utiliser la méthode references(), comme suit :
instance_object.references(
    ResultClass=class_name,
    Role=role,
    IncludeQualifiers=include_qualifiers,
    IncludeClassOrigin=include_class_origin,
    PropertyList=property_list)
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Pour accéder au premier objet d'association faisant référence à un objet cible particulier, veuillez utiliser la méthode first_reference() :
instance_object.first_reference(
...     ResultClass=class_name,
...     Role=role,
...     IncludeQualifiers=include_qualifiers,
...     IncludeClassOrigin=include_class_origin,
...     PropertyList=property_list)
>
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Veuillez remplacer instance_object par le nom de l'objet d'instance à inspecter. Il est possible de filtrer les résultats en spécifiant les paramètres suivants :
  • ResultClass — chaque objet retourné doit être une instance de cette classe ou de l'une de ses sous-classes, ou doit être cette classe ou l'une de ses sous-classes. La valeur par défaut est None.
  • Role — chaque objet retourné doit faire référence à l'objet cible à travers une propriété avec un nom correspondant à la valeur de ce paramètre. La valeur par défaut est None.
Les paramètres restants font référence à :
  • IncludeQualifiers — un booléen indiquant si chaque objet (y compris les qualificateurs de l'objet et de toute propriété retournée) doit être inclus en tant qu'élément « QUALIFIER » dans la réponse. La valeur par défaut est False.
  • IncludeClassOrigin — un booléen indiquant si l'attribut CLASSORIGIN doit être présent sur tous les éléments correspondants de chaque objet retourné. La valeur par défaut est False.
  • PropertyList — les membres de cette liste définissent un ou plusieurs noms de propriété. Les objets retournés n'inclueront pas d'éléments pour toute propriété manquante de cette liste. Si PropertyList est une liste vide, aucune propriété ne sera incluse dans les objets retournés. Si None, aucun filtre supplémentaire ne sera défini. La valeur par défaut est None.

Exemple 19.35. Accéder à des instances d'association

La classe LMI_LANEndpoint représente un point de terminaison de communication associé à un certain périphérique d'interface réseau. Pour utiliser l'objet d'espace de noms ns créé dans l'Exemple 19.5, « Accéder aux objets d'espaces de noms », veuillez créer une instance de la classe LMI_LANEndpoint pour le périphérique d'interface réseau nommé eth0, et assignez-la à une variable nommée lan_endpoint, puis saisissez ce qui suit dans l'invite interactive :
> lan_endpoint = ns.LMI_LANEndpoint.first_instance({
...     "Name" : "eth0"})
>
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Pour accéder au premier objet d'association faisant référence à un objet LMI_BindsToLANEndpoint et pour l'assigner à une variable nommée bind, veuillez saisir :
> bind = lan_endpoint.first_reference(
...     ResultClass="LMI_BindsToLANEndpoint")
>
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Vous pouvez désormais utiliser la propriété Dependent pour accéder à la classe dépendante LMI_IPProtocolEndpoint qui représente l'adresse IP du périphérique de l'interface réseau correspondant :
> ip = bind.Dependent.to_instance()
> print ip.IPv4Address
192.168.122.1
>
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Accéder aux noms d'instances d'associations
Pour obtenir une liste des noms d'instances d'associations d'un objet particulier, utiliser la méthode reference_names() comme suit :
instance_object.reference_names(
    ResultClass=class_name,
    Role=role)
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Pour accéder au premier nom d'instance associé d'un objet d'instance particulier, veuillez utiliser la méthode first_reference_name() :
instance_object.first_reference_name(
    ResultClass=class_name,
    Role=role)
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Veuillez remplacer instance_object par le nom de l'objet d'instance à inspecter. Il est possible de filtrer les résultats en spécifiant les paramètres suivants :
  • ResultClass — chaque objet retourné doit identifier une instance de cette classe ou de l'une de ses sous-classes, ou cette classe ou l'une de ses sous-classes. La valeur par défaut est None.
  • Role — chaque objet retourné doit identifier un objet ui se réfère à une instance cible à travers une propriété avec un nom correspondant à la valeur de ce paramètre. La valeur par défaut est None.

Exemple 19.36. Accéder aux noms d'instances d'associations

Pour utiliser l'objet d'instance Ian_endpoint créé dans l'Exemple 19.35, « Accéder à des instances d'association », accéder au premier nom d'instance d'association faisant référence à un objet LMI_BindsToLANEndpoint, et l'assigner à une variable nommée bind, veuillez saisir :
> bind = lan_endpoint.first_reference_name(
...     ResultClass="LMI_BindsToLANEndpoint")
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Vous pouvez désormais utiliser la propriété Dependent pour accéder à la classe dépendante LMI_IPProtocolEndpoint qui représente l'adresse IP du périphérique de l'interface réseau correspondant :
> ip = bind.Dependent.to_instance()
> print ip.IPv4Address
192.168.122.1
>
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19.4.9. Travailler avec des indications

Une indication est une réaction à un événement particulier qui se produit en réponse à un changement précis parmi les données. LMIShell peut être abonné à une indication pour recevoir des réponses pour de tels événements.
S'abonner à des indications
Pour s'abonner à une indication, veuillez utiliser la méthode subscribe_indication(), comme suit :
connection_object.subscribe_indication(
    QueryLanguage="WQL",
    Query='SELECT * FROM CIM_InstModification',
    Name="cpu",
    CreationNamespace="root/interop",
    SubscriptionCreationClassName="CIM_IndicationSubscription",
    FilterCreationClassName="CIM_IndicationFilter",
    FilterSystemCreationClassName="CIM_ComputerSystem",
    FilterSourceNamespace="root/cimv2",
    HandlerCreationClassName="CIM_IndicationHandlerCIMXML",
    HandlerSystemCreationClassName="CIM_ComputerSystem",
    Destination="http://host_name:5988")
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Alternativement, vous pouvez utiliser une version plus courte de l'appel de méthode, comme suit :
connection_object.subscribe_indication(
    Query='SELECT * FROM CIM_InstModification',
    Name="cpu",
    Destination="http://host_name:5988")
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Veuillez remplacer connection_object par un objet de connexion et un host_name ayant le nom d'hôte du système auquel vous souhaitez fournir les indications.
Par défaut, tous les abonnements créés par l'interprète LMIShell sont automatiquement supprimés lorsque l'interprète se ferme. Pour modifier ce comportement, transmettez le paramètre permanente = True à l'appel de méthode subscribe_indication(). Cela empêchera LMIShell de supprimer l'abonnement.

Exemple 19.37. S'abonner à des indications

Pour utiliser l'objet de connection c créé dans Exemple 19.1, « Connexion à un CIMOM distant » et pour vous abonner à une indication nommée cpu, veuillez saisir ce qui suit dans l'invite interactive :
> c.subscribe_indication(
...     QueryLanguage="WQL",
...     Query='SELECT * FROM CIM_InstModification',
...     Name="cpu",
...     CreationNamespace="root/interop",
...     SubscriptionCreationClassName="CIM_IndicationSubscription",
...     FilterCreationClassName="CIM_IndicationFilter",
...     FilterSystemCreationClassName="CIM_ComputerSystem",
...     FilterSourceNamespace="root/cimv2",
...     HandlerCreationClassName="CIM_IndicationHandlerCIMXML",
...     HandlerSystemCreationClassName="CIM_ComputerSystem",
...     Destination="http://server.example.com:5988")
LMIReturnValue(rval=True, rparams=NocaseDict({}), errorstr='')
>
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Répertorier les indications abonnées
Pour répertorier toutes les indications auxquelles vous êtes abonnées, utiliser la méthode print_subscribed_indications(), comme suit :
connection_object.print_subscribed_indications()
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Veuillez remplacer connection_object par le nom de l'objet de connexion à inspecter. Cette méthode affichera les indications auquelles vous êtes abonnées sur la sortie standard.
Pour obtenir une liste de toutes les indications auxquelles vous êtes abonnées, veuillez utiliser la méthode subscribed_indications() comme suit :
connection_object.subscribed_indications()
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Cette méthode retourne une liste de chaînes.

Exemple 19.38. Répertorier les indications abonnées

Pour inspecter l'objet de connexion c créé dans l'Exemple 19.1, « Connexion à un CIMOM distant » et pour répertorier les indications abonnées, veuillez saisir ce qui suit dans l'invite interactive :
> c.print_subscribed_indications()
>
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Pour assigner une liste de ces indications à une variable nommée indications, veuillez saisir :
> indications = c.subscribed_indications()
>
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Se désabonner des indications
Par défaut, tous les abonnements créés par l'interprète LMIShell sont automatiquement supprimés lorsque l'interprète se ferme. Pour supprimer un abonnement individuel plus tôt, utilisez la méthode unsubscribe_indication() comme suit :
connection_object.unsubscribe_indication(indication_name)
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Veuillez remplace connection_object par le nom de l'objet de connexion et indication_name par le nom de l'indication à supprimer.
Pour supprimer tous les abonnements, veuillez utiliser la méthode unsubscribe_all_indications() :
connection_object.unsubscribe_all_indications()
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Exemple 19.39. Se désabonner des indications

Pour utiliser l'objet de connection c créé dans Exemple 19.1, « Connexion à un CIMOM distant » et pour vous désabonner de l'indication créée dans l' Exemple 19.37, « S'abonner à des indications », veuillez saisir ce qui suit dans l'invite interactive :
> c.unsubscribe_indication('cpu')
LMIReturnValue(rval=True, rparams=NocaseDict({}), errorstr='')
>
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Implémenter un gestionnaire d'indications (« Indication Handler »)
La méthode subscribe_indication() vous permet de spécifier le nom d'hôte du système sur lequel vous souhaitez remettre les indications. L'exemple ci-dessous montre comment implémenter un gestionnaire d'indications :
> def handler(ind, arg1, arg2, **kwargs):
...     exported_objects = ind.exported_objects()
...     do_something_with(exported_objects)
> listener = LmiIndicationListener("0.0.0.0", listening_port)
> listener.add_handler("indication-name-XXXXXXXX", handler, arg1, arg2, **kwargs)
> listener.start()
>
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Le premier argument du gestionnaire est un objet LmiIndication, qui contient une liste de méthodes et d'objets exportés par l'indication. D'autres paramètres sont spécifiques à l'utilisateur : ces arguments devront être spécifiés lors de l'ajout d'un gestionnaire au listener.
Dans l'exemple ci-dessus, l'appel de la méthode add_handler() utilise une chaîne spéciale avec huit caractères « X ». Ces caractères sont remplacés par une chaîne aléatoire générée par des listeners afin d'éviter une collision possible de noms de gestionnaire. Pour utiliser la chaîne aléatoire, commencez par lancer le listener d'indications, puis abonnez-vous à une indication afin que la propriété Destination de l'objet du gestionnaire contienne la valeur suivante : schema://host_name/random_string.

Exemple 19.40. Implémenter un gestionnaire d'indications (« Indication Handler »)

Le script suivant illustre comment écrire un gestionnaire qui surveille un système géré se trouvant sur 192.168.122.1 et qui appelle la fonction indication_callback() lorsqu'un nouveau compte utilisateur est créé :
#!/usr/bin/lmishell

import sys
from time import sleep
from lmi.shell.LMIUtil import LMIPassByRef
from lmi.shell.LMIIndicationListener import LMIIndicationListener

# These are passed by reference to indication_callback
var1 = LMIPassByRef("some_value")
var2 = LMIPassByRef("some_other_value")

def indication_callback(ind, var1, var2):
    # Do something with ind, var1 and var2
    print ind.exported_objects()
    print var1.value
    print var2.value

c = connect("hostname", "username", "password")

listener = LMIIndicationListener("0.0.0.0", 65500)
unique_name = listener.add_handler(
    "demo-XXXXXXXX",     # Creates a unique name for me
    indication_callback, # Callback to be called
    var1,                # Variable passed by ref
    var2                 # Variable passed by ref
)

listener.start()

print c.subscribe_indication(
    Name=unique_name,
    Query="SELECT * FROM LMI_AccountInstanceCreationIndication WHERE SOURCEINSTANCE ISA LMI_Account",
    Destination="192.168.122.1:65500"
)

try:
    while True:
        sleep(60)
except KeyboardInterrupt:
    sys.exit(0)
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19.4.10. Exemple d'utilisation

Cette section fournit un certain nombre d'exemples de divers fournisseurs CIM distribués avec les paquets OpenLMI. Tous les exemples de cette section utilisent les deux définitions de variables suivantes :
c = connect("host_name", "user_name", "password")
ns = c.root.cimv2
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Veuillez remplacer host_name par le nom d'hôte du système géré, user_name par le nom d'un utilisateur autorisé à se connecter au CIMOM OpenPegasus exécuté sur ce système, et password avec le mot de passe de l'utilisateur.
Utiliser le fournisseur du service OpenLMI
Le paquet openlmi-service installe un fournisseur CIM pour gérer les services système. Les exemples ci-dessous illustrent comment utiliser ce fournisseur CIM pour répertorier les services système disponibles et comment les lancer, les arrêter, les activer, et les désactiver.

Exemple 19.41. Répertorier les services disponibles

Pour répertorier tous les services disponibles sur la machine gérée, ainsi que pour des informations indiquant si le service a été lancé (TRUE) ou est arrêté (FALSE), et la chaîne de statut, veuillez utiliser l'extrait de code suivant :
for service in ns.LMI_Service.instances():
    print "%s:\t%s" % (service.Name, service.Status)
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Pour uniquement répertorier les services activés par défaut, veuillez utiliser l'extrait de code suivant :
cls = ns.LMI_Service
for service in cls.instances():
    if service.EnabledDefault == cls.EnabledDefaultValues.Enabled:
        print service.Name
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Remarquez que la valeur de la propriété EnabledDefault est égale à 2 pour les services activés et à 3 pour les services désactivés.
Pour afficher les informations concernant le service cups, veuillez utiliser :
cups = ns.LMI_Service.first_instance({"Name": "cups.service"})
cups.doc()
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Exemple 19.42. Lancer et arrêter des services

Pour lancer et arrêter le service cups et pour afficher son statut actuel, veuillez utiliser l'extrait de code suivant :
cups = ns.LMI_Service.first_instance({"Name": "cups.service"})
cups.StartService()
print cups.Status
cups.StopService()
print cups.Status
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Exemple 19.43. Activer et désactiver des services

Pour activer et désactiver le service cups et pour afficher sa propriété EnabledDefault, veuillez utiliser l'extrait de code suivant :
cups = ns.LMI_Service.first_instance({"Name": "cups.service"})
cups.TurnServiceOff()
print cups.EnabledDefault
cups.TurnServiceOn()
print cups.EnabledDefault
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Utiliser le fournisseur réseau OpenLMI
Le paquet openlmi-networking installe un fournisseur CIM pour la mise en réseau. Les exemples ci-dessous illustrent comment utiliser ce fournisseur CIM pour répertorier les adresses IP associées à un certain numéro de port, créer une nouvelle connexion, configurer une adresse IP statique, et activer une connexion.

Exemple 19.44. Répertorier les adresses IP associées à un numéro de port donné

Pour répertorier toutes les adresses associées à l'interface réseau eth0, veuillez utiliser l'extrait de code suivant :
device = ns.LMI_IPNetworkConnection.first_instance({'ElementName': 'eth0'})
for endpoint in device.associators(AssocClass="LMI_NetworkSAPSAPDependency", ResultClass="LMI_IPProtocolEndpoint"):
    if endpoint.ProtocolIFType == ns.LMI_IPProtocolEndpoint.ProtocolIFTypeValues.IPv4:
        print "IPv4: %s/%s" % (endpoint.IPv4Address, endpoint.SubnetMask)
    elif endpoint.ProtocolIFType == ns.LMI_IPProtocolEndpoint.ProtocolIFTypeValues.IPv6:
        print "IPv6: %s/%d" % (endpoint.IPv6Address, endpoint.IPv6SubnetPrefixLength)
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Cet extrait de code utilise la classe LMI_IPProtocolEndpoint associée à une classe LMI_IPNetworkConnection donnée.
Pour afficher la passerelle par défaut, veuillez utiliser l'extrait de code suivant :
for rsap in device.associators(AssocClass="LMI_NetworkRemoteAccessAvailableToElement", ResultClass="LMI_NetworkRemoteServiceAccessPoint"):
    if rsap.AccessContext == ns.LMI_NetworkRemoteServiceAccessPoint.AccessContextValues.DefaultGateway:
        print "Default Gateway: %s" % rsap.AccessInfo
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La passerelle par défaut est représentée par une instance LMI_NetworkRemoteServiceAccessPoint dont la propriété AccessContext est égale à DefaultGateway.
Pour obtenir une liste de serveurs DNS, le modèle de l'objet doit être traversé comme suit :
  1. Obtenez les instances LMI_IPProtocolEndpoint associées avec LMI_IPNetworkConnection en utilisant LMI_NetworkSAPSAPDependency.
  2. Utilisez la même association pour les instances LMI_DNSProtocolEndpoint.
Les instances LMI_NetworkRemoteServiceAccessPoint dont la propriété AccessContext est égale au serveur DNS associé à travers LMI_NetworkRemoteAccessAvailableToElement possèdent l'adresse du serveur DNS dans la propriété AccessInfo.
Il peut y avoir davantage de chemins possibles vers RemoteServiceAccessPath et les entrées peuvent être dupliquées. L'extrait de code suivant utilise la fonction set() pour supprimer les entrées dupliquées de la liste des serveurs DNS :
dnsservers = set()
for ipendpoint in device.associators(AssocClass="LMI_NetworkSAPSAPDependency", ResultClass="LMI_IPProtocolEndpoint"):
    for dnsedpoint in ipendpoint.associators(AssocClass="LMI_NetworkSAPSAPDependency", ResultClass="LMI_DNSProtocolEndpoint"):
        for rsap in dnsedpoint.associators(AssocClass="LMI_NetworkRemoteAccessAvailableToElement", ResultClass="LMI_NetworkRemoteServiceAccessPoint"):
            if rsap.AccessContext == ns.LMI_NetworkRemoteServiceAccessPoint.AccessContextValues.DNSServer:
                dnsservers.add(rsap.AccessInfo)
print "DNS:", ", ".join(dnsservers)
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Exemple 19.45. Créer une nouvelle connexion et configurer une adresse IP statique

Pour créer un nouveau paramètre avec une configuration IPv4 statique et IPv6 stateless pour l'interface réseau eth0, veuillez utiliser l'extrait de code suivant :
capability = ns.LMI_IPNetworkConnectionCapabilities.first_instance({ 'ElementName': 'eth0' })
result = capability.LMI_CreateIPSetting(Caption='eth0 Static',
        IPv4Type=capability.LMI_CreateIPSetting.IPv4TypeValues.Static,
        IPv6Type=capability.LMI_CreateIPSetting.IPv6TypeValues.Stateless)
setting = result.rparams["SettingData"].to_instance()
for settingData in setting.associators(AssocClass="LMI_OrderedIPAssignmentComponent"):
    if setting.ProtocolIFType == ns.LMI_IPAssignmentSettingData.ProtocolIFTypeValues.IPv4:
        # Set static IPv4 address
        settingData.IPAddresses = ["192.168.1.100"]
        settingData.SubnetMasks = ["255.255.0.0"]
        settingData.GatewayAddresses = ["192.168.1.1"]
        settingData.push()
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Cet extrait de code crée un nouveau paramètre en appelant la méthode LMI_CreateIPSetting() sur l'instance de LMI_IPNetworkConnectionCapabilities, qui est associée avec LMI_IPNetworkConnection à travers LMI_IPNetworkConnectionElementCapabilities. Il utilise également la méthode push() pour modifier le paramètre.

Exemple 19.46. Activer une connexion

Pour appliquer un paramètre à l'interface réseau, veuillez appeler la méthode ApplySettingToIPNetworkConnection() de la classe LMI_IPConfigurationService. Cette méthode est asynchrone et retourne une tâche. Les extraits de code suivants illustrent comment appeler cette méthode de manière synchrone :
setting = ns.LMI_IPAssignmentSettingData.first_instance({ "Caption": "eth0 Static" })
port = ns.LMI_IPNetworkConnection.first_instance({ 'ElementName': 'ens8' })
service = ns.LMI_IPConfigurationService.first_instance()
service.SyncApplySettingToIPNetworkConnection(SettingData=setting, IPNetworkConnection=port, Mode=32768)
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Le paramètre Mode affecte la manière dont le paramètre est appliqué. Les valeurs les plus couramment utilisées de ce paramètre sont comme suit :
  • 1 — applique le paramètre immédiatement et le rend automatiquement actif.
  • 2 — rend le paramètre automatiquement actif mais ne l'applique pas immédiatement.
  • 4 — déconnecte et désactive l'activation automatique.
  • 5 — ne modifie pas l'état du paramètre, désactive uniquement l'activation automatique.
  • 32768 — applique le paramètre.
  • 32769 — déconnexion.
Utiliser le fournisseur de stockage OpenLMI
Le paquet openlmi-storage installe un fournisseur CIM pour la gestion du stockage. Les exemples ci-dessous illustrent comment utiliser ce fournisseur CIM pour créer un groupe de volumes, un volume logique, un système de fichiers, pour monter un système de fichiers, et pour répertorier les périphériques blocs connus par le système.
En plus des variables c et ns, ces exemples utilisent les définitions de variables suivantes :
MEGABYTE = 1024*1024
storage_service = ns.LMI_StorageConfigurationService.first_instance()
filesystem_service = ns.LMI_FileSystemConfigurationService.first_instance()
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Exemple 19.47. Créer un groupe de volumes

Pour créer un nouveau groupe de volumes se trouvant dans /dev/myGroup/ qui possède trois membres et une taille d'extension par défaut de 4 Mo, veuillez utiliser l'extrait de code suivant :
# Find the devices to add to the volume group
# (filtering the CIM_StorageExtent.instances()
# call would be faster, but this is easier to read):
sda1 = ns.CIM_StorageExtent.first_instance({"Name": "/dev/sda1"})
sdb1 = ns.CIM_StorageExtent.first_instance({"Name": "/dev/sdb1"})
sdc1 = ns.CIM_StorageExtent.first_instance({"Name": "/dev/sdc1"})

# Create a new volume group:
(ret, outparams, err) = storage_service.SyncCreateOrModifyVG(
        ElementName="myGroup",
        InExtents=[sda1, sdb1, sdc1])
vg = outparams['Pool'].to_instance()
print "VG", vg.PoolID, \
        "with extent size", vg.ExtentSize, \
        "and",  vg.RemainingExtents, "free extents created."
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Exemple 19.48. Créer un volume logique

Pour créer deux volumes logiques avec une taille de 100 Mo, veuillez utiliser cet extrait de code :
# Find the volume group:
vg = ns.LMI_VGStoragePool.first_instance({"Name": "/dev/mapper/myGroup"})

# Create the first logical volume:
(ret, outparams, err) = storage_service.SyncCreateOrModifyLV(
        ElementName="Vol1",
        InPool=vg,
        Size=100 * MEGABYTE)
lv = outparams['TheElement'].to_instance()
print "LV", lv.DeviceID, \
        "with", lv.BlockSize * lv.NumberOfBlocks,\
        "bytes created."

# Create the second logical volume:
(ret, outparams, err) = storage_service.SyncCreateOrModifyLV(
        ElementName="Vol2",
        InPool=vg,
        Size=100 * MEGABYTE)
lv = outparams['TheElement'].to_instance()
print "LV", lv.DeviceID, \
        "with", lv.BlockSize * lv.NumberOfBlocks, \
        "bytes created."
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Exemple 19.49. Créer un système de fichiers

Pour créer un système de fichiers ext3 sur un volume logique lv selon l'Exemple 19.48, « Créer un volume logique », veuillez utiliser l'extrait de code suivant :
(ret, outparams, err) = filesystem_service.SyncLMI_CreateFileSystem(
        FileSystemType=filesystem_service.LMI_CreateFileSystem.FileSystemTypeValues.EXT3,
        InExtents=[lv])
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Exemple 19.50. Monter un système de fichiers

Pour monter le système de fichier créé dans l'Exemple 19.49, « Créer un système de fichiers », veuillez utiliser l'extrait de code suivant :
# Find the file system on the logical volume:
fs = lv.first_associator(ResultClass="LMI_LocalFileSystem")

mount_service = ns.LMI_MountConfigurationService.first_instance()
(rc, out, err) = mount_service.SyncCreateMount(
     FileSystemType='ext3',
     Mode=32768, # just mount
     FileSystem=fs,
     MountPoint='/mnt/test',
     FileSystemSpec=lv.Name)
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Exemple 19.51. Répertorier les périphériques blocs

Pour répertorier tous les périphériques blocs connus par le système, veuillez utiliser l'extrait de code suivant :
devices = ns.CIM_StorageExtent.instances()
for device in devices:
    if lmi_isinstance(device, ns.CIM_Memory):
        # Memory and CPU caches are StorageExtents too, do not print them
        continue
    print device.classname,
    print device.DeviceID,
    print device.Name,
    print device.BlockSize*device.NumberOfBlocks
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Utiliser le fournisseur de matériel OpenLMI
Le paquet openlmi-hardware installe un fournisseur CIM pour surveiller le matériel. Les exemples ci-dessous illustrent comment utiliser ce fournisseur CIM pour récupérer des informations sur le CPU, les modules de mémoire, les périphériques PCI, et sur le constructeur et le modèle de la machine.

Exemple 19.52. Afficher les informations du CPU

Pour afficher les informations de base du CPU, comme le nom du CPU, le nombre de cœurs du processeur, et le nombre de threads de matériel, veuillez utiliser l'extrait de code suivant :
cpu = ns.LMI_Processor.first_instance()
cpu_cap = cpu.associators(ResultClass="LMI_ProcessorCapabilities")[0]
print cpu.Name
print cpu_cap.NumberOfProcessorCores
print cpu_cap.NumberOfHardwareThreads
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Exemple 19.53. Afficher les informations de mémoire

Pour afficher des informations de base sur les modules de mémoire, comme leur taille individuelle, veuillez utiliser l'extrait de code suivant :
mem = ns.LMI_Memory.first_instance()
for i in mem.associators(ResultClass="LMI_PhysicalMemory"):
    print i.Name
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Exemple 19.54. Afficher les informations du châssis

Pour afficher des informations de base sur la machine, comme son fabricant ou son modèle, veuillez utiliser l'extrait de code suivant :
chassis = ns.LMI_Chassis.first_instance()
print chassis.Manufacturer
print chassis.Model
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Exemple 19.55. Répertorier les périphériques PCI

Pour répertorier tous les périphériques PCI connus par le système, veuillez utiliser l'extrait de code suivant :
for pci in ns.LMI_PCIDevice.instances():
    print pci.Name
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19.5. Utiliser OpenLMI Scripts

L'interprète est construit au-dessus de modules Python pouvant être utilisés pour développer des outils de gestion personnalisés. Le projet OpenLMI Scripts fournit un certain nombre de bibliothèques Python permettant d'interagir avec des fournisseurs OpenLMI. En outre, il est distribué avec lmi, un utilitaire extensible pouvant être utilisé pour interagir avec ces bibliothèques à partir de la ligne de commande.
Pour installer OpenLMI Scripts sur votre système, veuillez saisir ce qui suit dans une invite de shell :
easy_install --user openlmi-scripts
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Cette commande installe les modules Python et l'utilitaire lmi dans le répertoire ~/.local/. Pour étendre la fonctionnalité de l'utilitaire lmi, veuillez installer des modules OpenLMI supplémentaires en utilisant la commande suivante :
easy_install --user package_name
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Pour obtenir une liste complète des modules disponibles, veuillez consulter le Site web Python. Pour obtenir des informations sur OpenLMI Scripts, veuillez consulter la documentation officelle d'OpenLMI Scripts.

19.6. Ressources supplémentaires

Pour obtenir davantage d'informations sur OpenLMI et sur la gestion du système en général, veuillez consulter les ressources répertoriées ci-dessous.

Documentation installée

  • lmishell(1) — The manual page for the lmishell client and interpreter provides detailed information about its execution and usage.

Documentation en ligne

  • Guide de mise en réseau Red Hat Enterprise Linux 7 — Le Guide de mise en réseau de Red Hat Enterprise Linux 7 documente les informations pertinentes à la configuration et à l'administration des interfaces réseau et des services réseau sur le système.
  • Guide d'administration du stockage Red Hat Enterprise Linux 7 — Le Guide d'administration du stockage de Red Hat Enterprise Linux 7 fournit des instructions sur la manière de gérer les périphériques de stockage et les systèmes de fichiers sur le système.
  • Guide de gestion de l'alimentation Red Hat Enterprise Linux 7 — Le Guide de gestion de l'alimentation de Red Hat Enterprise Linux 7 explique comment gérer la consommation électrique du système de manière efficace. Il traite de différentes techniques permettant de réduire la consommation électrique des serveurs et des ordinateurs portables, et explique comment chaque technique affecte les performances générales du système.
  • Guide de la politique, de l'authentification, et de l'identité de domaines Linux Red Hat Enterprise Linux 7 — Le Guide de la politique, de l'authentification, et de l'identité de domaines Linux de Red Hat Enterprise Linux 7 couvre tous les aspects de l'installation, de la configuration et de la gestion des domaines IPA, y compris les serveurs et les clients. Ce guide est conçu pour les administrateurs systèmes et administrateurs informatique.
  • Documentation FreeIPA — La Documentation FreeIPA sert de documentation utilisateur principale pour l'utilisation du projet de gestion des identités FreeIPA (« FreeIPA Identity Management »).
  • Page d'accueil OpenSSL — La page d'accueil d'OpenSSL fournit une vue d'ensemble du projet OpenSSL.
  • Documentation Mozilla NSS — La Documentation Mozilla NSS sert de documentation utilisateur principale pour utiliser le projet Mozilla NSS.

Voir aussi

  • Le Chapitre 3, Gérer les utilisateurs et les groupes documente comment gérer les groupes et utilisateurs système dans l'interface utilisateur graphique et sur la ligne de commande.
  • Le Chapitre 8, Yum décrit comment utiliser le gestionnaire de paquets Yum pour rechercher, installer, mettre à jour, et désinstaller des paquets sur la ligne de commande.
  • Le Chapitre 9, Gérer les services avec systemd offre une introduction à systemd et documente comment utiliser la commande systemctl pour gérer des services système, configurer des cibles systemd, et exécuter des commandes de gestion de l'alimentation.
  • Le Chapitre 10, OpenSSH décrit comment configurer un serveur SSH et comment utiliser les utilitaires client ssh, scp, et sftp pour y accéder.

Chapitre 20. Afficher et gérer des fichiers journaux

Les fichiers journaux sont des fichiers qui contiennent des messages sur le système, y compris sur le noyau, les services, et les applications qui sont exécutées dessus. Il existe plusieurs types de fichiers journaux permettant de stocker diverses informations. Par exemple, il existe un fichier journal système par défaut, un fichier journal pour les messages de sécurité uniquement, et un fichier journal pour les tâches cron.
Les fichiers journaux peuvent être très utiles dans de nombreuses situations, par exemple, pour résoudre un problème avec le système, lors des tentatives de charger un pilote de noyau, ou pour vérifier les tentatives de connexion non autorisées sur le système. Ce chapitre nous explique où trouver les fichiers de journalisation, comment les trouver et ce qu'il faut chercher à l'intérieur.
Certains fichiers journaux sont contrôlés par un démon nommé rsyslogd. Le démon rsyslogd est un remplacement amélioré de sysklogd, et fournit un filtrage étendu, une redirection de messages protégée par un cryptage, diverses options de configuration, des modules d'entrée et de sortie, et la prise en charge du transport via les protocoles TCP ou UDP. Notez que rsyslog est compatible avec sysklogd.
Les fichiers journaux peuvent également être gérés par le démon journald – un composant de systemd. Le démon journald capture les messages Syslog, les messages du journal du noyau, les messages du disque RAM initial et du début du démarrage, ainsi que les messages inscrits sur la sortie standard et la sortie d'erreur standard de tous les services, puis il les indexe et rend ceci disponibles à l'utilisateur. Le format du fichier journal natif, qui est un fichier binaire structuré et indexé, améliore les recherches et permet une opération plus rapide, celui-ci stocke également des informations de métadonnées, comme l'horodatage ou les ID d'utilisateurs. Les fichiers journaux produits par journald sont par défaut non persistants, les fichiers journaux sont uniquement stockés en mémoire ou dans une petite mémoire tampon en anneau dans le répertoire /run/log/journal/. La quantité de données journalisées dépend de la mémoire libre, lorsque la capacité limite est atteinte, les entrées les plus anciennes sont supprimées. Cependant, ce paramètre peut être altéré – veuillez consulter la Section 20.10.5, « Activer le stockage persistant ». Pour obtenir davantage d' informations sur le Journal, veuillez consulter la Section 20.10, « Utiliser le Journal ».
Par défaut, ces deux outils de journalisation coexistent sur votre système. Le démon journald est l'outil principal de résolution de problèmes. Il fournit également les données supplémentaires nécessaires à la création de messages journaux structurés. Les données acquises par journald sont transférées sur le socket /run/systemd/journal/syslog pouvant être utilisé par rsyslogd pour traiter davantage les données. Cependant, rsyslog effectue l'intégration par défaut via le module d'entrée imjournal, évitant ainsi le socket susmentionné. Il est également possible de transférer les données dans la direction opposée, depuis rsyslogd vers journald par le module omjournal. Veuillez consulter la Section 20.7, « Interaction de Rsyslog et de Journal » pour obtenir des informations supplémentaires. L'intégration permet de maintenir des journaux basés texte sous un format cohérent afin d'assurer la compatibilité avec de possibles applications ou configurations dépendants de rsyslogd. Vous pouvez également maintenir les messages rsyslog sous un format structuré (veuillez consulter la Section 20.8, « Journalisation structurée avec Rsyslog »).

20.1. Localiser les fichiers journaux

On peut trouver une liste de fichiers de journalisation maintenue par rsyslogd dans le fichier de configuration /etc/rsyslog.conf. La plupart des fichiers journaux se trouvent dans le répertoire /var/log/. Certaines applications, comme httpd et samba, peuvent avoir un répertoire dans /var/log/ pour leurs fichiers journaux.
Vous remarquerez peut-être de multiples fichiers dans le répertoire /var/log/ suivis par des chiffres (par exemple, cron-20100906). Ces chiffres représentent un horodatage ajouté à un fichier journal rotatif. Les fichiers journaux sont en rotation afin que leur taille ne devienne pas trop importante. Le paquet logrotate contient une tâche faisant pivoter les fichiers journaux automatiquement, en fonction du fichier de configuration /etc/logrotate.conf et des fichiers de configuration situés dans le répertoire /etc/logrotate.d/.

20.2. Configuration de base de Rsyslog

Le fichier de configuration principal de rsyslog est /etc/rsyslog.conf. Vous pouvez y spécifier des directives globales, des modules, et des règles consistant en une partie « filter » (filtre) et une partie « action ». Vous pouvez également ajouter des commentaires sous la forme d'un texte suivant un caractère dièse (#).

20.2.1. Filtres

Une règle est spécifiée par une partie filtre, qui sélectionne un sous-ensemble de messages syslog, et une partie action, qui spécifie quoi faire avec les messages sélectionnés. Pour définir une règle dans votre fichier de configuration /etc/rsyslog.conf, définissez un filtre et une action, un par ligne, et séparez-les par un ou plusieurs espaces ou par une ou plusieurs tabulations.
rsyslog offre diverses manières de filtrer les messages syslog en fonction des propriétés sélectionnées. Les méthodes de filtrage disponibles peuvent être divisées en filtres basés Facility/Priorité, basés Propriété, et basés Expression.
Filtres basés Facility/Priorité
La manière la plus utilisée et la plus connue de filtrer des messages syslog consiste à utiliser les filtres basés facility/priorité (type/priorité), qui filtrent les messages syslog en se basant sur deux conditions : facility (ou type) et priorité séparés par un point. Pour créer un sélecteur, veuillez utiliser la syntaxe suivante :
FACILITY.PRIORITY
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où :
  • FACILITY spécifie le sous-système produisant un message syslog particulier. Par exemple, le sous-système mail gère tous les messages syslog concernant le courrier. FACILITY peut être représenté par l'un des mots-clés suivants (ou par un code numérique) : kern (0), user (1), mail (2), daemon (3), auth (4), syslog (5), lpr (6), news (7), uucp (8), cron (9), authpriv (10), ftp (11), et local0 via local7 (16 - 23).
  • PRIORITY spécifie la priorité d'un message syslog. PRIORITY peut être représenté par l'un des mots-clés suivants (ou par un numéro) : debug (7), info (6), notice (5), warning (4), err (3), crit (2), alert (1), et emerg (0).
    La syntaxe susmentionnée sélectionne les messages syslog avec la priorité définie ou avec une priorité supérieure. En faisant précéder tout mot-clé de priorité par le caractère égal (=), vous spécifiez que seuls les messages syslog avec la priorité spécifiée seront sélectionnés. Toutes les autres priorités seront ignorées. De même, faire précéder un mot-clé de priorité par un point d'exclamation (!) sélectionne tous les messages syslog sauf ceux dont la priorité est définie.
En plus des mots-clés spécifiés ci-dessus, vous pouvez également utiliser un astérisque (*) pour définir tous les types (« Facilities ») ou priorités (selon l'endroit où vous placez l'astérisque, avant ou après la virgule). Spécifier le mot-clé de priorité none (aucun) sert aux types sans priorité donnée. Les conditions du type et de la priorité ne respectent pas la casse.
Pour définir de multiples types et priorités, veuillez les séparer par une virgule (,). Pour définir de multiples sélecteurs sur une seule ligne, séparez-les avec un point-virgule (;). Remarquez que chaque sélecteur dans le champ des sélecteurs est capable d'outrepasser les précédents, ce qui peut exclure certaines priorités du modèle.

Exemple 20.1. Filtres basés Facility/Priorité

Ci-dessous figurent quelques exemples de filtres basés facility/priorité simples pouvant être spécifiés dans /etc/rsyslog.conf. Pour sélectionner tous les messages syslog du noyau avec n'importe quelle priorité, ajoutez le texte suivant dans le fichier de configuration.
kern.*
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Pour sélectionner tous les messages syslog de courrier avec une priorité crit ou supérieure, veuillez utiliser le format ci-dessous :
mail.crit
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Pour sélectionner tous les messages syslog cron sauf ceux avec la priorité info ou debug, paramétrez la configuration sous le format suivant :
cron.!info,!debug
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Filtres basés Propriété
Les filtres basés propriété vous permettent de filtrer les messages syslog par toute propriété, comme timegenerated ou syslogtag. Pour obtenir davantage d'informations sur les propriétés, veuillez consulter la section intitulée « Propriétés ». Vous pouvez comparer chacune des propriétés spécifiées avec une valeur particulière en utilisant l'une des opérations de comparaison répertoriées dans la Tableau 20.1, « Opération de comparaison basée propriété ». Les noms des propriétés et les opérations de comparaison respectent la casse.
Un filtre basé propriété doit commencer par un caractère des deux-points (:). Pour définir le filtre, veuillez utiliser la syntaxe suivante :
:PROPERTY, [!]COMPARE_OPERATION, "STRING"
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où :
  • L'attribut PROPERTY spécifie la propriété souhaitée.
  • Le point d'exclamation optionnel (!) ignore la sortie de l'opération de comparaison. D'autres opérateurs booléens ne sont pas actuellement pris en charge par les filtres basés propriété.
  • L'attribut COMPARE_OPERATION spécifie l'une des opérations de comparaison répertoriée dans la Tableau 20.1, « Opération de comparaison basée propriété ».
  • L'attribut STRING spécifie la valeur à laquelle est comparé le texte fourni par la propriété. Cette valeur doit se trouver entre guillemets. Pour échapper certains caractères se trouvant dans la chaîne (par exemple un guillemet (")), veuillez utiliser le caractère de la barre oblique inversée (\).
Expand
Tableau 20.1. Opération de comparaison basée propriété
Opération de comparaisonDescription
containsVérifie si la chaîne fournie correspond à toute partie du texte fourni par la propriété. Pour effectuer des comparaisons ne respectant pas la casse, veuillez utiliser contains_i.
isequalCompare la chaîne fournie avec tout le texte de la propriété. Ces deux valeurs doivent être exactement pareilles pour correspondre.
startswithVérifie si la chaîne fournie est trouvée précisément au début du texte fourni par la propriété. Pour effectuer des comparaisons ne respectant pas la casse, veuillez utiliser startswith_i.
regexCompare l'expression BRE (« Basic Regular Expression ») POSIX fournie avec le texte fourni par la propriété.
ereregexCompare l'expression régulière ERE (« Extended Regular Expression ») POSIX fournie avec le texte fourni par la propriété.
isemptyVérifie si la propriété est vide. La valeur est abandonnée. Ceci est particulièrement utile lors de l'utilisation de données normalisées, avec lesquelles certains champs peuvent être remplis en se basant sur le résultat de la normalisation.

Exemple 20.2. Filtres basés Propriété

Ci-dessous figurent quelques exemples de filtres basés propriété pouvant être spécifiés dans /etc/rsyslog.conf. Pour sélectionner les messages syslog qui contiennent la chaîne error dans leur texte, veuillez utiliser :
:msg, contains, "error"
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Le filtre suivant sélectionne les messages syslog reçus du nom d'hôte host1 :
:hostname, isequal, "host1"
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Pour sélectionner les messages syslog qui ne mentionnent pas les mots fatal et error avec ou sans texte entre ces mots (par exemple, fatal lib error), veuillez saisir :
:msg, !regex, "fatal .* error"
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Filtres basés Expression
Les filtres basés Expression sélectionnent des messages syslog en fonction de l'arithmétique définie, ou des opérations des booléens et des chaînes. Les filtres basés Expression utilisent un langage propre à rsyslog, nommé RainerScript, pour créer des filtres complexes.
La syntaxe de base des filtres basés expression ressemble à ceci :
if EXPRESSION then ACTION else ACTION
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où :
  • L'attribut EXPRESSION représente une expression à évaluer, par exemple : $msg startswith 'DEVNAME' ou $syslogfacility-text == 'local0'. Il est possible de spécifier plus d'une expression dans un seul filtre en utilisant les opérateurs and et or.
  • L'attribut ACTION représente une action à effectuer si l'expression retourne la valeur true. Ceci peut être une action unique, ou un script complexe arbitraire se trouvant entre des accolades.
  • Les filtres basés Expression sont indiqués par le mot-clé if au début d'une nouvelle ligne. Le mot-clé then sépare l'EXPRESSION de l'ACTION. Optionnellement, il est possible d'utiliser le mot-clé else pour spécifier l'action à effectuer au cas où la condition n'est pas remplie.
Avec les filtres basés expression, il est possible d'imbriquer les conditions en utilisant un script se trouvant entre des accolades, comme dans l'Exemple 20.3, « Filtres basés Expression ». Le script vous permet d'utiliser des filtres basés facility/priorité dans l'expression. D'autre part, les filtres basés propriété ne sont pas recommandés ici. RainerScript prend en charge les expressions régulières avec les fonctions spécialisées re_match() et re_extract().

Exemple 20.3. Filtres basés Expression

L'expression suivante contient deux conditions imbriquées. Les fichiers journaux créés par un programme nommé prog1 sont divisés en deux fichiers basés sur la présence de la chaîne « test » dans le message.
if $programname == 'prog1' then {
   action(type="omfile" file="/var/log/prog1.log")
   if $msg contains 'test' then
     action(type="omfile" file="/var/log/prog1test.log")
   else
     action(type="omfile" file="/var/log/prog1notest.log")
}
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Voir la section intitulée « Documentation en ligne » pour obtenir d'autres exemples de filtres basés expression. RainerScriptr est la base du nouveau format de configuration de rsyslog, voir Section 20.3, « Utiliser le nouveau format de configuration »

20.2.2. Actions

Les actions spécifient ce qui doit être fait avec les messages filtrés par un sélecteur défini au préalable. Ci-dessous figurent certaines des actions pouvant être définies dans la règle :
Enregistrer des messages syslog dans les fichiers journaux
La majorité des actions spécifient le fichier journal sur lequel un message syslog est enregistré. Ceci peut être effectué en spécifiant un chemin de fichier après le sélecteur défini au préalable :
FILTER PATH
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FILTER correspond au sélecteur spécifié par l'utilisateur et PATH est le chemin d'un fichier cible.
Par exemple, la règle suivante comprend un sélecteur, qui sélectionne tous les messages syslog cron et une action qui les enregistre sans le fichier journal /var/log/cron.log :
cron.* /var/log/cron.log
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Par défaut, le fichier journal est synchronisé chaque fois qu'un message syslog est généré. Utilisez un tiret (-) comme préfixe du chemin du fichier que vous spécifiez pour omettre la synchronisation :
FILTER -PATH
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Remarquez que vous pourriez perdre des informations si le système quitte juste après une tentative d'écriture. Cependant ce paramètre peut améliorer les performances, particulièrement si vous exécutez des programmes produisant des messages de journaux très détaillés.
Le chemin du fichier spécifié peut être statique ou dynamique. Les fichiers statiques sont représentés par un chemin de fichier fixe, comme décrit dans l'exemple ci-dessus. Des chemins de fichier dynamiques peuvent être différents en fonction du message reçu. Les chemins de fichiers dynamiques sont représentés par un modèle et un point d'interrogation (?) comme préfixe :
FILTER ?DynamicFile
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DynamicFile est le nom d'un modèle prédéfini qui modifie les chemins de sortie. Il est possible d'utiliser un tiret (-) comme préfixe pour désactiver la synchronisation. Il est également possible d'utiliser de multiples modèles séparés par un point-virgule (;). Pour obtenir davantage d'informations sur les modèles, veuillez consulter la section intitulée « Générer des noms de fichiers dynamiques ».
Pendant l'utilisation du système X Window, si le fichier spécifié est un terminal ou un périphérique /dev/console, des messages syslog seront envoyés respectivement dans la sortie standard (à l'aide d'une gestion spéciale du terminal), ou dans la console (à l'aide d'une gestion spéciale de /dev/console).
Envoyer des messages syslog sur le réseau
rsyslog permet d'envoyer et de recevoir des messages syslog sur le réseau. Cette fonctionnalité permet d'administrer des messages syslog d'hôtes multiples sur une seule machine. Pour transférer des messages syslog sur une machine distante, veuillez utiliser la syntaxe suivante :
@[(zNUMBER)]HOST:[PORT]
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où :
  • Le caractère arobase (@) indique que les messages syslog sont transférés sur un hôte utilisant le protocole UDP. Pour utiliser le protocole TCP, utilisez deux caractères arobase sans les espacer (@@).
  • Le paramètre optionnel zNUMBER active la compression zlib des messages syslog. L'attribut NUMBER spécifie le niveau de compression (de 1 – le plus bas à 9 – maximum). Le gain de compression est automatiquement vérifié par rsyslogd, les messages sont uniquement compressés s'il y a un gain de compression et les messages faisant moins de 60 octets ne sont jamais compressés.
  • L'attribut HOST spécifie l'hôte qui reçoit les messages syslog sélectionnés.
  • L'attribut PORT spécifie le port de la machine hôte.
Lors de la spécification d'une adresse IPv6 en tant qu'hôte, veuillez ajouter l'adresse entre crochets ([, ]).

Exemple 20.4. Envoyer des messages syslog sur le réseau

Ci-dessous figurent quelques exemples d'actions qui transfèrent des messages syslog sur le réseau (remarquez que toutes les actions sont précédées d'un sélecteur qui sélectionne tous les messages prioritaires). Pour transférer des messages sur 192.168.0.1 via le protocole UDP, veuillez saisir :
*.* @192.168.0.1
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Pour transférer des messages sur « example.com » en utilisant le port 6514 et le protocole TCP, veuillez utiliser :
*.* @@example.com:6514
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La commande ci-dessous compresse les messages avec zlib (compression de niveau 9) et les transfère vers 2001:db8::1 en utilisant le protocole UDP
*.* @(z9)[2001:db8::1]
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Canaux de sortie
Les canaux de sortie sont principalement utilisés pour spécifier la taille maximum qu'un fichier journal peut faire. Ceci est particulièrement utile lors des rotations de fichiers journaux (pour obtenir davantage d'informations, veuillez consulter la Section 20.2.5, « Rotation de journaux »). Un canal de sortie est une collection d'informations sur l'action de sortie. Les canaux de sortie sont définis par la directive $outchannel. Pour définir un canal de sortie dans /etc/rsyslog.conf, veuillez utiliser la syntaxe suivante :
$outchannel NAME, FILE_NAME, MAX_SIZE, ACTION
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où :
  • L'attribut NAME spécifie le nom du canal de sortie.
  • L'attribut FILE_NAME spécifie le nom du fichier de sortie. Les canaux de sortie peuvent uniquement écrire dans des fichiers, et non dans les tubes, dans un terminal ou dans tout autre type de sortie.
  • L'attribut MAX_SIZE représente la taille maximale que le fichier spécifié (dans FILE_NAME) peut faire. Cette valeur est spécifiée en octets.
  • L'attribut ACTION spécifie l'action qui est prise lorsque la taille maximale, définie dans MAX_SIZE, est atteinte.
Pour utiliser la canal de sortie défini comme action à l'intérieur d'une règle, veuillez saisir :
FILTER :omfile:$NAME
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Exemple 20.5. Rotation du journal d'un canal de sortie

La sortie suivante affiche une simple rotation de journal à travers l'utilisation d'un canal de sortie. Avant tout, le canal est défini via la directive $outchannel :
 $outchannel log_rotation, /var/log/test_log.log, 104857600, /home/joe/log_rotation_script
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puis, il est utilisé dans une règle qui sélectionne chaque message syslog avec une priorité, et exécute le canal de sortie défini au préalable sur les messages syslog acquis :
*.* :omfile:$log_rotation
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Une fois la limite atteinte (dans l'exemple 100 Mo), /home/joe/log_rotation_script est exécuté. Ce script peut contenir une instruction souhaitée, que ce soit de déplacer le fichier dans un autre répertoire, modifier un contenu particulier, ou simplement le supprimer.
Envoyer des messages syslog à des utilisateurs particuliers
rsyslog peut envoyer des messages syslog à des utilisateurs particuliers en spécifiant le nom d'utilisateur de l'utilisateur auquel vous souhaitez envoyer les messages (comme décrit dans l'Exemple 20.7, « Spécifier de multiples actions »). Pour spécifier plus d'un utilisateur, séparez chaque nom d'utilisateur par une virgule (,). Pour envoyer des messages à chaque utilisateur actuellement connecté, veuillez ajouter un astérisque (*).
Exécuter un programme
rsyslog permet d'exécuter un programme pour les messages syslog sélectionnés et utilise l'appel system() pour exécuter le programme dans un shell. Pour spécifier l'exécution d'un programme, ajoutez un préfixe avec le caractère caret (^). Par conséquent, spécifiez un modèle qui formate le message reçu et le passe à l'exécutable spécifié en tant que paramètre sur une seule ligne (pour obtenir davantage d'informations sur les modèles, veuillez consulter la Section 20.2.3, « Modèles »).
FILTER ^EXECUTABLE; TEMPLATE
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Ici, une sortie de la condition FILTER est traitée par un programme représenté par EXECUTABLE. Ce programme peut être n'importe quel exécutable valide. Remplacez TEMPLATE par le nom du modèle de formatage.

Exemple 20.6. Exécuter un programme

Dans l'exemple suivante, tout message syslog avec une priorité est sélectionné, formaté avec le modèle template et passé en tant que paramètre sur le programme test-program, qui est ensuite exécuté avec le paramètre fourni :
*.* ^test-program;template
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Avertissement

Lorsque vous acceptez des messages d'un hôte, et que vous utilisez l'action « shell execute », vous pouvez être vulnérable à une injection de commande. Un attaquant peut tenter d'injecter et d'exécuter des commandes dans le programme dont vous avez spécifié l'exécution dans votre action. Pour éviter toute menace de sécurité possible, considérez bien l'utilisation de l'action « shell execute ».
Stocker les messages syslog dans une base de données
Les messages syslog sélectionnés peuvent être écrits directement dans une table de base de données en utilisant l'action d'écriture sur base de données « database writer ». L'écriture sur base de données utilise la syntaxe suivante :
:PLUGIN:DB_HOST,DB_NAME,DB_USER,DB_PASSWORD;[TEMPLATE]
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où :
  • PLUGIN appelle le greffon spécifié qui gère l'écriture sur la base de données (par exemple, le greffon ommysql).
  • L'attribut DB_HOST spécifie le nom d'hôte de la base de données.
  • L'attribut DB_NAME spécifie le nom de la base de données.
  • L'attribut DB_USER spécifie l'utilisateur de la base de données.
  • L'attribut DB_PASSWORD spécifie le mot de passe utilisé avec l'utilisateur de la base de données susmentionné.
  • L'attribut TEMPLATE spécifie une utilisation optionnelle d'un modèle qui modifie le message syslog. Pour obtenir davantage d'informations sur les modèles, veuillez consulter la Section 20.2.3, « Modèles ».

Important

Actuellement, rsyslog fournit uniquement la prise en charge des bases de données MySQL et PostgreSQL. Pour utiliser les fonctionnalités d'écriture sur base de données de MySQL et PostgreSQL, veuillez installer les paquets rsyslog-mysql et rsyslog-pgsql, respectivement. Veuillez également vous assurez de charger les modules appropriés dans votre fichier de configuration /etc/rsyslog.conf :
$ModLoad ommysql    # Output module for MySQL support
$ModLoad ompgsql    # Output module for PostgreSQL support
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Pour obtenir davantage d'informations sur les modules rsyslog, veuillez consulter la Section 20.6, « Utiliser des modules Rsyslog ».
Alternativement, vous pouvez utiliser une interface de base de données générique fournie par le module omlibdb (prise en charge : Firebird/Interbase, MS SQL, Sybase, SQLLite, Ingres, Oracle, mSQL).
Abandonner des messages syslog
Pour abandonner les messages sélectionnés, veuillez utiliser le caractère tilde (~).
FILTER ~
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L'action « discard » est principalement utilisée pour filtrer les messages avant de continuer à les traiter. Celle-ci peut être efficace si vous souhaitez omettre certains message répétitifs qui auraient rempli les fichiers journaux. Les résultats de l'action discard dépendent de l'endroit où elle se trouve dans le fichier de configuration. Pour de meilleurs résultats, veuillez placer ces actions tout en haut de la liste des actions. Veuillez remarquer qu'une fois qu'un message a été abandonné, il est impossible de le récupérer dans les lignes suivantes du fichier de configuration.
Par exemple, la règle suivante abandonne tout message syslog cron :
cron.* ~
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Spécifier de multiples actions
Pour chaque sélecteur, vous êtes autorisé à spécifier de multiples actions. Pour spécifier de multiples actions pour un sélecteur, écrivez chaque action sur un ligne différente et faites-la précéder d'un caractère perluète (&) :
FILTER ACTION
& ACTION
& ACTION
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Spécifier de multiples actions améliore les performances générales du résultat souhaité car le sélecteur spécifié ne doit être évalué qu'une seule fois.

Exemple 20.7. Spécifier de multiples actions

Dans l'exemple suivant, tous les messages syslog du noyau avec la priorité critique (crit) sont envoyés à l'utilisateur user1, traités par le modèle temp et passés sur l'exécutable test-program, puis transférés sur 192.168.0.1 via le protocole UDP.
kern.=crit user1
& ^test-program;temp
& @192.168.0.1
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Toute action peut être suivie d'un modèle qui formate le message. Pour spécifier un modèle, ajoutez un suffixe à l'action avec un point-virgule (;) et spécifiez le nom du modèle. Pour obtenir davantage d'informations sur les modèles, veuillez consulter la Section 20.2.3, « Modèles ».

Avertissement

Un modèle doit être défini avant d'être utilisé dans une action, sinon il sera ignoré. Autrement dit, les définitions de modèles doivent toujours précéder les définitions de règles dans /etc/rsyslog.conf.

20.2.3. Modèles

Toute sortie générée par rsyslog peut être modifiée et formatée selon vos besoins en utilisant des modèles. Pour créer un modèle, veuillez utiliser la syntaxe suivante dans /etc/rsyslog.conf :
$template TEMPLATE_NAME,"text %PROPERTY% more text", [OPTION]
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où :
  • $template est la directive du modèle indiquant que le texte la suivant définit un modèle.
  • TEMPLATE_NAME est le nom du modèle. Utilisez ce nom pour faire référence au modèle.
  • Tout ce qui se trouve entre deux guillemets ("") fait partie du texte du modèle. Avec ce texte, des caractères spéciaux, tels que \n pour une nouvelle ligne, ou \r pour un retour chariot, peuvent être utilisés. d'autres caractères, tels que % ou ", doivent être échappés si vous souhaitez utiliser ces caractères de manière litérale.
  • Tout texte se trouvant entre deux caractères de pourcentage (%) indique une propriété vous permettant d'accéder au contenu particulier d'un message syslog. Pour obtenir davantage d'informations sur les propriétés, veuillez consulter la section intitulée « Propriétés ».
  • L'attribut OPTION spécifie une option qui modifie la fonctionnalité du modèle. Les options de modèle actuellement prises en charge incluent sql et stdsql, qui sont utilisées pour formater le texte en tant que requête SQL.

    Note

    Remarquez que le programme d'écriture sur base de données vérifie si les options sql ou stdsql sont spécifiées dans le modèle. Si ce n'est pas le cas, le programme d'écriture sur base de données n'effectuera aucune action. Cela permet d'empêcher toute menace de sécurité, comme les injections SQL.
    Veuillez consulter la section Stocker des messages syslog dans une base de donneés dans Section 20.2.2, « Actions » pour obtenir davantage d'informations.
Générer des noms de fichiers dynamiques
Les modèles peuvent être utilisés pour générer des noms de fichiers dynamiques. En spécifiant une propriété faisant partie de ce chemin de fichier, un nouveau fichier sera créé pour chaque propriété unique, ce qui est une manière pratique de classifier les messages syslog.
Par exemple, utilisez la propriété timegenerated, qui extrait un horodatage du message pour générer un nom de fichier unique pour chaque message syslog :
$template DynamicFile,"/var/log/test_logs/%timegenerated%-test.log"
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N'oubliez pas que la directive $template indique uniquement le modèle. Vous devez l'utiliser dans une règle pour qu'elle puisse entrer en vigueur. Dans le fichier /etc/rsyslog.conf, utilisez le point d'interrogation (?) dans une définition d'action pour marquer le modèle du nom de fichier dynamique :
*.* ?DynamicFile
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Propriétés
Les propriétés définies dans un modèle (entre deux caractères de pourcentage (%) permettent l'accès à divers contenus d'un message syslog par l'utilisation d'un remplaçant de propriété (property replacer). Pour définir une propriété située dans un modèle (entre les deux guillemets (""), veuillez utiliser la syntaxe suivante :
%PROPERTY_NAME[:FROM_CHAR:TO_CHAR:OPTION]%
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où :
  • L'attribut PROPERTY_NAME spécifie le nom de la propriété. Une liste de toutes les propriétés disponibles et leur description détaillée peut être trouvée dans la page man de rsyslog.conf(5) sous la section Propriétés disponibles.
  • Les attributs FROM_CHAR et TO_CHAR dénotent une gamme de caractères qui déclencheront une réaction de la part de la propriété spécifiée. Alternativement, des expressions régulières peuvent être utilisées pour spécifier une gamme de caractères. Pour effectuer cela, paramétrez la lettre R comme attribut FROM_CHAR et spécifiez l'expression régulière souhaitée comme attribut TO_CHAR.
  • L'attribut OPTION spécifie toute option de propriété, comme l'option lowercase, qui permet de convertir l'entrée en minuscules. Une liste de toutes les options des propriétés disponibles et leur description détaillée se trouve dans la page man rsyslog.conf(5), sous la section Options des propriétés.
Ci-dessous figurent quelques exemples de propriétés simples :
  • La propriété ci-dessous obtient le texte du message complet d'un message syslog :
    %msg%
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  • La propriété ci-dessous obtient les deux premiers caractères du texte d'un message syslog :
    %msg:1:2%
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  • La propriété ci-dessous obtient le texte du message complet d'un message syslog et abandonne le dernier caractère de saut de ligne :
    %msg:::drop-last-lf%
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  • La propriété suivante obtient les 10 premiers caractères de l'horodatage généré lorsque le message syslog est reçu et le formate en fonction du standard de date RFC 3999.
    %timegenerated:1:10:date-rfc3339%
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Exemples de modèles
Cette section présente quelques exemples de modèles rsyslog.
L'Exemple 20.8, « Un modèle de message syslog détaillé » affiche un modèle qui formate un message syslog de manière à inclure dans sa sortie la sévérité du message, son type, l'horodatage du moment auquel il a été reçu, le nom de l'hôte, la balise du message, son texte, le tout se terminant par une nouvelle ligne.

Exemple 20.8. Un modèle de message syslog détaillé

$template verbose, "%syslogseverity%, %syslogfacility%, %timegenerated%, %HOSTNAME%, %syslogtag%, %msg%\n"
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L'Exemple 20.9, « Modèle de message « wall » » affiche un modèle qui ressemble à un message « wall » traditionnel (un message envoyé à tous les utilisateurs connectés dont la permission mesg(1) est paramétrée sur yes). Ce modèle inclut le texte du message dans sa sortie, ainsi qu'un nom d'hôte, une balise de message et un horodatage sur une nouvelle ligne (en utilisant \r et \n, et émet un son (en utilisant \7).

Exemple 20.9. Modèle de message « wall »

$template wallmsg,"\r\n\7Message from syslogd@%HOSTNAME% at %timegenerated% ...\r\n %syslogtag% %msg%\n\r"
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L'Exemple 20.10, « Modèle de message formaté base de données » affiche un modèle qui formate un message syslog de manière à pouvoir l'utiliser en tant que requête de base de données. Remarquez l'utilisation de l'option sql à la fin du modèle spécifié en tant qu'option de modèle. Elle indique au programme d'écriture sur base de données de formater le message en tant que requête SQL MySQL.

Exemple 20.10. Modèle de message formaté base de données

$template dbFormat,"insert into SystemEvents (Message, Facility, FromHost, Priority, DeviceReportedTime, ReceivedAt, InfoUnitID, SysLogTag) values ('%msg%', %syslogfacility%, '%HOSTNAME%', %syslogpriority%, '%timereported:::date-mysql%', '%timegenerated:::date-mysql%', %iut%, '%syslogtag%')", sql
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rsyslog contient également un ensemble de modèles prédéfinis identifiés par le préfixe RSYSLOG_. Ceux-ci sont réservés à l'utilisation de syslog et il est recommandé de ne pas créer de modèle en utilisant ce préfixe afin d'éviter les conflits. Ci-dessous figure une liste de ces modèles prédéfinis ainsi que leurs définitions.
RSYSLOG_DebugFormat
Format spécial utilisé pour résoudre les problèmes de propriétés.
"Debug line with all properties:\nFROMHOST: '%FROMHOST%', fromhost-ip: '%fromhost-ip%', HOSTNAME: '%HOSTNAME%', PRI: %PRI%,\nsyslogtag '%syslogtag%', programname: '%programname%', APP-NAME: '%APP-NAME%', PROCID: '%PROCID%', MSGID: '%MSGID%',\nTIMESTAMP: '%TIMESTAMP%', STRUCTURED-DATA: '%STRUCTURED-DATA%',\nmsg: '%msg%'\nescaped msg: '%msg:::drop-cc%'\nrawmsg: '%rawmsg%'\n\n\"
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RSYSLOG_SyslogProtocol23Format
Format spécifié sur IETF internet-draft ietf-syslog-protocol-23, qui est supposé devenir le nouveau standard RFC de syslog.
"%PRI%1 %TIMESTAMP:::date-rfc3339% %HOSTNAME% %APP-NAME% %PROCID% %MSGID% %STRUCTURED-DATA% %msg%\n\"
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RSYSLOG_FileFormat
Format logfile moderne similaire à TraditionalFileFormat, mais avec un horodatage de haute précision et des informations sur les fuseaux horaires.
"%TIMESTAMP:::date-rfc3339% %HOSTNAME% %syslogtag%%msg:::sp-if-no-1st-sp%%msg:::drop-last-lf%\n\"
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RSYSLOG_TraditionalFileFormat
Ancien format de fichier journal par défaut avec un horodatage peu précis.
"%TIMESTAMP% %HOSTNAME% %syslogtag%%msg:::sp-if-no-1st-sp%%msg:::drop-last-lf%\n\"
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RSYSLOG_ForwardFormat
Format de transfert avec horodatage de haute précision et informations sur les fuseaux horaires.
"%PRI%%TIMESTAMP:::date-rfc3339% %HOSTNAME% %syslogtag:1:32%%msg:::sp-if-no-1st-sp%%msg%\"
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RSYSLOG_TraditionalForwardFormat
Format de transfert traditionnel avec un horodatage peu précis.
"%PRI%%TIMESTAMP% %HOSTNAME% %syslogtag:1:32%%msg:::sp-if-no-1st-sp%%msg%\"
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20.2.4. Directives globales

Les directives globales sont des options de configuration qui s'appliquent au démon rsyslogd. Elles indiquent habituellement la valeur d'une variable prédéfinie qui affecte le comportement du démon rsyslogd ou une règle qui suit. Toutes les directives globales doivent commencer par le caractère du dollar ($). Une seule directive peut être spécifiée sur chaque ligne. Ci-dessous figure un exemple de directive globale qui spécifie la taille maximale de la file d'attente des messages syslog :
$MainMsgQueueSize 50000
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La taille par défaut définie pour cette directive (10,000 messages) peut être outrepassée en spécifiant une valeur différente (comme montré dans l'exemple ci-dessus).
Vous pouvez définir plusieurs directives dans le fichier de configuration /etc/rsyslog.conf. Une directive affecte le comportement de toutes les options de configuration jusqu'à ce qu'une autre occurrence de cette même directive soit détectée. Les directives globales peuvent être utilisées pour configurer des actions, des files d'attente, et pour le débogage. Une liste complète des toutes les directives de configuration disponibles se trouve dans la section intitulée « Documentation en ligne ». Actuellement, un nouveau format de configuration a été développé pour remplacer la syntaxe basée $ (veuillez consulter la Section 20.3, « Utiliser le nouveau format de configuration »). Cependant, les directives globales classiques sont toujours prises en charge comme format hérité.

20.2.5. Rotation de journaux

Ci-dessous figure un exemple du fichier de configuration /etc/logrotate.conf :
# rotate log files weekly
weekly
# keep 4 weeks worth of backlogs
rotate 4
# uncomment this if you want your log files compressed
compress
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Toutes les lignes dans l'exemple de fichier de configuration définissent des options globales qui s'appliquent à tous les fichiers journaux. Dans cet exemple, les fichiers journaux sont mis en rotation chaque semaine, les fichiers journaux en rotation sont gardés pendant quatre semaines, et tous les fichiers journaux rotatifs sont compressés par gzip sous le format .gz. Toute ligne commençant par le caractère dièse (#) est un commentaire et ne sera donc pas traité.
Vous pouvez définir les options de configuration d'un fichier journal spécifique et le placer sous les options globales. Cependant, il est recommandé de créer un fichier de configuration séparé pour tout fichier journal spécifique dans le répertoire /etc/logrotate.d/ et d'y définir les options de configuration souhaitées.
Ci-dessous figure un exemple de fichier de configuration placé dans le répertoire /etc/logrotate.d/ :
/var/log/messages {
    rotate 5
    weekly
    postrotate
    /usr/bin/killall -HUP syslogd
    endscript
}
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Les options de configuration dans ce fichier sont spécifiques au fichier journal /var/log/messages. Les paramètres spécifiés ici outrepassent les paramètres globaux lorsque possible. Ainsi, le fichier journal rotatif /var/log/messages sera conservé pendant cinq semaines au lieu des quatre semaines définies dans les options globales.
Ci-dessous figure une liste de quelques directives que vous pouvez spécifier dans le fichier de configuration logrotate :
  • weekly — spécifie la rotation hebdomadaire des fichiers journaux à effectuer. Les directives similaires incluent :
    • daily
    • monthly
    • yearly
  • compress — active la compression des fichiers journaux dont la rotation a été effectuée. Les directives similaires incluent :
    • nocompress
    • compresscmd — spécifie la commande à utiliser pour la compression.
    • uncompresscmd
    • compressext — spécifie quelle extension doit être utilisée pour la compression.
    • compressoptions — permet de spécifier toute option pouvant être passée au programme de compression utilisé.
    • delaycompress — reporte la compression des fichiers journaux jusqu'à la prochaine rotation des fichiers journaux.
  • rotate INTEGER — spécifie le nombre de rotations qu'un fichier journal effectue avant d'être supprimé ou envoyé à une adresse spécifique. Si la valeur 0 est spécifiée, les anciens fichiers journaux sont supprimés au lieu d'être mis en rotation.
  • mail ADDRESS — cette option active l'envoi vers une adresse spécifiée pour les fichiers journaux qui ont été mis en rotation le nombre de fois défini par la directive rotate. Directives similaires :
    • nomail
    • mailfirst — indique que seuls les fichiers journaux qui viennent d'effectuer une rotation doivent être envoyés, au lieu d'envoyer les fichiers journaux sur le point d'expirer.
    • maillast — spécifie que les fichiers journaux sur le point d'expirer doivent être envoyés, au lieu d'envoyer les fichiers journaux qui viennent d'effectuer une rotation. Cette option est utilisée par défaut lorsque mail est activé.
Pour obtenir la liste complète des directives et des diverses options de configuration, veuillez consulter la page man de logrotate(5).

20.3. Utiliser le nouveau format de configuration

Sur la version 7 de rsyslog, installée par défaut pour Red Hat Enterprise Linux 7 dans le paquet rsyslog, une nouvelle syntaxe de configuration est présentée. Ce nouveau format de configuration vise à être plus puissant, plus intuitif, et à empêcher que des erreurs communes se produisent en interdisant certained constructions invalides. Les améliorations de la syntaxe sont autorisées par le nouveau processeur de configuration qui repose sur RainerScript. Le format hérité est toujours pris en charge et est utilisé par défaut dans le fichier de configuration /etc/rsyslog.conf.
RainerScript est un langage de script conçu pour traiter des événements réseau et pour configurer des processeurs d'événements tels que rsyslog. RainerScript était tout d'abord utilisé pour définir des filtres basés sur expressions, veuillez consulter l'Exemple 20.3, « Filtres basés Expression ». La version RainerScript en rsyslog version 7 implémente les déclarations input() et ruleset(), qui permettent au fichier de configuration /etc/rsyslog.conf d'être écrit sous le nouveau style uniquement. La différence avec la nouvelle syntaxe, c'est qu'elle est plus structurée ; les paramètres sont passés sous forme d'arguments aux déclarations, telles que les entrées, les actions, les modèles et les chargements de modules. L'étendue des options est réduite en blocs. Cela améliore la lisibilité et diminue le nombre de bogues causés par les problèmes de configuration. Il y a également une amélioration de performance importante. Certaines fonctionnalités sont dans les deux syntaxes, certaines dans une seule.
Vous allez pouvoir effectuer une comparaison avec la configuration écrite avec les paramètres utilisant le style hérité :
$InputFileName /tmp/inputfile
$InputFileTag tag1:
$InputFileStateFile inputfile-state
$InputRunFileMonitor
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et la même configuration utilisant le nouveau format de déclaration :
input(type="imfile" file="/tmp/inputfile" tag="tag1:" statefile="inputfile-state")
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Cela réduit de manière significative le nombre de paramètres utilisés dans la configuration, améliore la lisibilité, et offre également une vitesse d'exécution plus rapide. Pour obtenir davantage d'informations sur les déclarations et paramètres RainerScript, veuillez consulter la section intitulée « Documentation en ligne ».

20.3.1. Rulesets

Laissant les directives spéciales de côté, rsyslog gère les messages comme défini par des règles consistant d'une condition de filtre et d'une action à effectuer si la condition est « true ». Avec un fichier /etc/rsyslog.conf écrit de manière traditionnelle, toutes les règles sont évaluées dans leur ordre d'apparition pour chaque message d'entrée. Ce processus est lancé avec la première règle et continue jusqu'à ce que toutes les règles soient traitées ou jusqu'à ce que le message soit rejeté par l'une des règles.
Cependant les règles peuvent être regroupées en séquences appellées des rulesets. Avec des rulesets, il est possible de limiter l'effet de certaines règles uniquement à certaines entrées sélectionnées ou d'améliorer les performances de rsyslog en définissant un ensemble d'actions limitées à une entrée spécifique. Autrement dit, les conditions du filtre qui seront inévitablement évaluées comme fausses pour certains types de messages peuvent être ignorées. La définition du ruleset dans /etc/rsyslog.conf ressemblera à ceci :
$RuleSet rulesetname
rule
rule2
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La règle se termine dès qu'une autre règle est définie, ou bien, quand le ruleset par défaut est actionné ainsi :
$RuleSet RSYSLOG_DefaultRuleset
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Avec le nouveau format de configuration de rsyslog 7, les déclarations input() et ruleset() sont réservées à cette opération. Le nouveau format de la définition du ruleset de /etc/rsyslog.conf ressemble à ceci :
ruleset(name="rulesetname") { 
      rule
      rule2
      call rulesetname2
      … 
}
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Remplacez rulesetname par un identifiant pour le ruleset. Le nom du ruleset ne peut pas commencer par RSYSLOG_ car l'utilisation de cet espace nom est réservé à rsyslog. RSYSLOG_DefaultRuleset définit ensuite un ensemble de règles à effectuer si aucun autre ruleset n'est assigné au message. Avec rule et rule2, vous pouvez définir les règles sous le format de filtrage d'actions mentionné ci-dessus. Avec le paramètre call, vous pouvez imbriquer des rulesets en les appelant à partir d'autres blocs de rulesets.
Après avoir créé un ruleset, vous devrez spécifier l'entrée à laquelle celui-ci sera appliqué :
input(type="input_type" port="port_num" ruleset="rulesetname");
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Il est possible d'identifier ici un message d'entrée par input_type, qui est un module d'entrée collectant le message, ou par port_num – le numéro du port. D'autres paramètres, tels que file ou tag peuvent être spécifiés pour input(). Remplacez rulesetname par le nom du ruleset devant être évalué avec le message. Au cas où un message d'entrée n'est pas explicitement limité à un ruleset, le ruleset par défaut est déclenché.
Il est également possible d'utiliser le format hérité pour définir des rulesets. Pour obtenir davantage d'information, veuillez consulter la section intitulée « Documentation en ligne ».

Exemple 20.11. Utiliser des rulesets

Les rulesets suivants assurent une gestion différente des messages distants en provenance de différents ports. Ajoutez ce qui suit dans /etc/rsyslog.conf :
ruleset(name="remote-6514") {
    action(type="omfile" file="/var/log/remote-6514")
}

ruleset(name="remote-601") {
    cron.* action(type="omfile" file="/var/log/remote-601-cron")
    mail.* action(type="omfile" file="/var/log/remote-601-mail")
}

input(type="imtcp" port="6514" ruleset="remote-6514");
input(type="imtcp" port="601" ruleset="remote-601");
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Les rulesets affichés dans l'exemple ci-dessus définissent les destinations des journaux pour l'entrée distante de deux ports. Dans le cas du port 601, les messages sont triés selon la fonctionnalité. Puis, l'entrée TCP est activée et elle est limitée aux rulesets. Remarquez que vous devez charger les modules requis (imtcp) pour que cette configuration fonctionne.

20.3.2. Compatibilité avec sysklogd

Le mode de compatibilité spécifié via l'option -c existe en rsyslog version 5, mais pas en version 7. Les options de ligne de commande de style sysklogd sont dépréciées et la configuration de rsyslog à l'aide de ces options de ligne de commande doit être évitée. Cependant, vous pouvez utiliser plusieurs modèles et directives pour configurer rsyslogd afin d'émuler un comportement similaire à sysklogd.
Pour obtenir davantage d'informations sur les diverses options rsyslogd, veuillez consulter la page man de rsyslogd(8).

20.4. Utiliser des files d'attente dans Rsyslog

Les files sont utilisées pour transférer des contenus, principalement des messages syslog, entre composants de rsyslog. Avec les files, rsyslog est capable de traiter de multiples messages simultanément et d'appliquer plusieurs actions à un seul message à la fois. Le flux de données dans rsyslog peut être illustré comme ceci :

Figure 20.1. Flux de messages dans Rsyslog

Lorsque rsyslog reçoit un message, celui-ci est transféré vers le pré-processeur, puis il est placé dans la file des messages principaux (« main message queue »). Les messages attendent ainsi d'être retirés de cette file et transférés vers le processeur de règles (« rule processor »).
Le processeur de règles (« rule processor ») est un moteur d'analyse syntaxique et de filtrage. Ici, les règles définies dans /etc/rsyslog.conf sont appliquées. Basé sur ces règles, le processeur de règles évalue quelles sont les actions devant être effectuées. Chaque action possède sa propre file d'attente d'actions. Les messages sont transférés à travers cette file vers le processeur d'action respectif, qui créera la sortie finale. Remarquez qu'à ce moment, plusieurs actions peuvent être exécutées simultanément sur un seul message. Dans ce but précis, un message est dupliqué et transféré vers de multiples processeurs d'actions.
Seule une file d'attente par action est possible. Selon la configuration, les messages peuvent être envoyés directement vers le processeur d'actions sans file d'attente d'actions. Ce comportement est celui des files directes (veuillez voir ci-dessous). Au cas où l'action sortie échoue, le processeur d'actions notifie la file d'actions, qui reprendra ensuite un élément non traité, et après un certain temps, l'action sera tentée à nouveau.
Pour résumer, il existe deux positions dans lesquelles les files sont utilisées dans rsyslog: soit en face du processeur de règles en tant que file principale de messages unique, ou en face de divers types d'actions de sortie en tant que files d'action. Les files fournissent deux avantages principaux, menant tous deux à une amélioration des performances du traitement des messages :
  • elles servent de tampon, découplant les producteurs et consommateurs dans la structure de rsyslog
  • elles permettent la parallélisation des actions effectués sur des messages
À part cela, les files peuvent être configurées avec plusieurs directives pour fournir des performances optimales à votre système. Il est question de ces options de configuration dans les sections suivantes.

Avertissement

Si un greffon de sortie est incapable de remettre un message, il est stocké dans la file de messages précédente. Si la file est remplie, les entrées sont bloquées jusqu'à ce qu'elle ne soit plus remplie. Cela empêchera les nouveaux messages d'être journalisés via la file bloquée. En l'absence de files d'actions séparées, ceci peut avoir de sérieuses conséquences, comme la prévention de la journalisation SSH, ce qui peut ensuite interdire l'accès SSH. Il est donc recommandé d'utiliser des files d'actions dédiées pour les sorties transférées à travers un réseau ou une base de données.

20.4.1. Définir des files d'attente

Basé sur l'emplacement de stockage des messages, il existe plusieurs types de files d'attente : les files les plus couramment utilisées sont nommées direct (file directe), in-memory (file en mémoire), disk (file de disque), et disk-assisted in-memory (file en mémoire assistée par disques). Il est possible de choisir l'un de ces types comme file principale et pour les files d'actions. Ajoutez ce qui suit au fichier /etc/rsyslog.conf :
$objectQueueType queue_type
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Ici, vous pouvez appliquer le paramètre de la file principale des messages (remplacez object par MainMsg) ou pour une file d'actions (remplacez object par Action). Remplacez queue_type par direct, linkedlist ou fixedarray (qui sont des files en mémoire), ou par disk.
Le paramètre par défaut pour une file de message principale est la file FixedArray avec une limite de 10,000 messages. Les files d'actions sont définies par défaut comme des files « Direct » (directes).
Files « Direct »
Pour de nombreuses opérations simples, comme lors de l'écriture de la sortie sur un fichier local, la création d'une file devant chaque action n'est pas nécessaire. Pour éviter la mise en file d'attente, veuillez utiliser :
$objectQueueType Direct
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Remplacez object par MainMsg ou par Action pour utiliser cette option sur la file de messages principale ou pour une file d'actions, respectivement. Avec une file « Direct », les messages sont immédiatement et directement transférés du producteur au consommateur.
Files « Disk »
Les files « Disk » stockent les messages strictement sur un disque dur, ce qui les rend très fiables, mais ce mode est également le plus lent des modes de files. Ce mode peut être utilisé pour empêcher la perte de données de journaux extrêmement importants. Cependant, les files de disques ne sont pas recommandées dans la plupart des cas. Pour définir une file « Disk », veuillez saisir ce qui suit dans le fichier /etc/rsyslog.conf :
$objectQueueType Disk
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Veuillez remplacer object par MainMsg ou par Action pour utiliser cette option pour la file de messages principale ou pour une file d'actions, respectivement. Les files « Disk » sont écrites sur différentes parties, avec une taille par défaut de 10 Mo. Cette taille par défaut peut être modifiée avec la directive de configuration suivante :
$objectQueueMaxFileSize size
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size représente la taille spécifiée de la partie de la file « Disk ». La limite de taille définie n'est pas restrictive, rsyslog écrit toujours une entrée de file complète, même si elle transgresse la limite de taille. Chaque partie d'une file de disque correspond à un fichier individuel. La directive du nom de ces fichiers est similaire à ceci :
$objectQueueFilename name
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Cela définit un préfixe name pour le fichier, suivi d'un numéro à 7 chiffres commençant par le chiffre un et incrémenté pour chaque fichier.
Files « In-memory »
Avec les files en mémoire, les messages mis en file d'attente sont conservés dans la mémoire, ce qui rend le processus très rapide. Les données mises en file seront perdues si l'ordinateur est éteint ou redémarré. Cependant, il est possible d'utiliser le paramètre $ActionQueueSaveOnShutdown pour enregistrer les données avant la fermeture. Il existe deux types de files en mémoire :
  • La file FixedArray — mode par défaut de la file de messages principale, avec une limite de 10,000 éléments. Ce type de file utilise une matrice fixée, pré-allouée qui contient des pointeurs vers des éléments de files d'attente. À cause de ces pointeurs, même si la file est vide, une bonne quantité de mémoire est utilisée. Cependant, FixedArray offre des meilleures performances de temps d'activité et est optimal lorsque vous vous attendez à un nombre relativement faible de messages en file d'attente et à des performances élevées.
  • File LinkedList — ici, toutes les structures sont allouées dynamiquement dans une liste liée. Ainsi, la mémoire est uniquement allouée lorsque nécessaire. Les files LinkedList gèrent également très bien les rafales occasionnelles de messages.
En général, veuillez utiliser les files LinkedList lorsque vous avez des doutes. Comparé à FixedArray, ces files consomment moins de mémoire et réduisent la charge de traitement.
Veuillez utiliser la syntaxe suivante pour configurer les files en mémoire :
$objectQueueType LinkedList
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$objectQueueType FixedArray
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Remplacez object par MainMsg ou par Action pour utiliser cette option sur la file de messages principale ou la file d'actions, respectivement.
Files « Disk-Assisted In-memory »
Les files de disque et en mémoire ont chacune leurs avantages, et rsyslog permet de les combiner en files en mémoire assistées par disque. Pour faire cela, veuillez configurer une file en mémoire normale, puis ajoutez la directive $objectQueueFileName pour définir un nom de fichier pour l'assistance disque. Cette file deviendra ainsi une file assistée par disque, ce qui signifie qu'une file en mémoire est combinée à une file de disque et celles-ci fonctionneront en tandem.
La file de disque est activée si la file en mémoire est pleine ou doit persister après une fermeture du système. Avec une file assistée par disque, il est possible de définir des paramètres de configuration spécifiques aux files de disque et spécifiques aux files en mémoire. Ce type de file est probablement le plus couramment utilisé, il est particulièrement utile pour les actions potentiellement longues et peu fiables.
Pour spécifier le fonctionnement d'une file en mémoire assistée par disque, veuillez utiliser les filigranes :
$objectQueueHighWatermark number
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$objectQueueLowWatermark number
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Veuillez remplacer object par MainMsg ou par Action pour utiliser cette option pour la file de messages principale ou pour une file d'actions, respectivement. Remplacez number par le nombre de messages mis en file d'attente. Lorsqu'une file en mémoire atteint le nombre défini par le filigrane du haut, les messages commencent à être écrits sur le disque et cela continue jusqu'à ce que la taille de la file en mémoire passe sous le nombre défini par le filigrane du bas. La définition correcte des filigranes minimise les écritures sur disque non nécessaires, mais cela laisse également de l'espace mémoire pour les rafales de messages, puisque l'écriture sur fichiers de disque est relativement longue. Ainsi, le filigrane du haut doit être plus bas que la totalité de la capacité de la file définie avec $objectQueueSize. La différence entre le filigrane du haut et la taille de la file en général est un tampon de mémoire supplémentaire réservé aux rafales de message. D'autre part, définir le filigrane du haut trop bas activera l'assistance par disque trop souvent.

Exemple 20.12. Transférer des messages journaux sur un serveur de manière fiable

Rsyslog est souvent utilisé pour maintenir un système de journalisation centralisé, où les messages sont transférés sur un serveur à travers le réseau. Pour éviter que des pertes de messages se produisent lorsque le serveur est indisponible, il est recommandé de configurer une file d'actions pour l'action de transfert. Ainsi, les messages dont l'envoi a échoué sont stockés localement jusqu'à ce que le serveur soit à nouveau joignable. Remarquez que de telles files ne sont pas configurables pour les connexions utilisant le protocole UDP.

Procédure 20.1. Effectuer un transfert sur un seul serveur

Supposez que la tâche consiste à transférer les messages de journalisation d'un système à un serveur avec le nom d'hôte example.com, et à configurer une file d'actions pour mettre les messages dans un tampon en cas de panne du serveur. Pour cela, veuillez effectuer les étapes suivantes :
  • Veuillez utiliser la configuration suivante dans /etc/rsyslog.conf ou créez un fichier avec le contenu suivant dans le répertoire /etc/rsyslog.d/ :
    $ActionQueueType LinkedList
    $ActionQueueFileName example_fwd
    $ActionResumeRetryCount -1
    $ActionQueueSaveOnShutdown on
    *.*       @@example.com:6514
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    Où :
    • $ActionQueueType active une file en mémoire LinkedList,
    • $ActionFileName définit un stockage sur disque. Dans ce cas, les fichiers de sauvegarde sont créés dans le répertoire /var/lib/rsyslog/ avec le préfixe example_fwd,
    • le paramètre $ActionResumeRetryCount -1 empêche rsyslog d'abandonner des messages lorsqu'il essaie de se connecter à nouveau si le serveur ne répond pas,
    • $ActionQueueSaveOnShutdown activé enregistre les données en mémoire si rsyslog s'éteint,
    • la dernière ligne transfère tous les messages reçus au serveur d'enregistrement, la spécification de port est optionnelle.
    Avec la configuration ci-dessus, rsyslog conserve les messages en mémoire si le serveur distant n'est pas joignable. Un fichier sur disque est uniquement créé si rsyslog ne possède plus d'espace configuré de file d'attente en mémoire ou s'il doit s'éteindre, ce qui profite aux performances système.

Procédure 20.2. Effectuer un transfert vers plusieurs serveurs

Le processus de transfert de messages de journalisation vers des serveurs multiples est similaire à la procédure précédente :
  • Chaque serveur destinataire requiert une règle de transfert séparée, une spécification de file d'actions séparée, et un fichier de sauvegarde sur disque séparé. Par exemple, veuillez utiliser la configuration suivante dans /etc/rsyslog.conf ou créez un fichier avec le contenu suivant dans le répertoire /etc/rsyslog.d/ :
    $ActionQueueType LinkedList
    $ActionQueueFileName example_fwd1
    $ActionResumeRetryCount -1
    $ActionQueueSaveOnShutdown on
    *.*       @@example1.com
    
    $ActionQueueType LinkedList
    $ActionQueueFileName example_fwd2 
    $ActionResumeRetryCount -1
    $ActionQueueSaveOnShutdown on
    *.*       @@example2.com
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Rsyslog exécute en tant que démon syslogd et est géré par SELinux. De ce fait, tous les fichiers dans lesquels rsyslog écrit doivent posséder le contexte de fichier SELinux qui convient.

Procédure 20.3. Création d'un nouveau répertoire de travail

  1. Si vous avez besoin d'un répertoire différent pour stocker les fichiers de travail, créer un répertoire comme suit :
    ~]# mkdir /rsyslog
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  2. Installer les utilitaires requis pour la Stratégie SELinux :
    ~]# yum install policycoreutils-python
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  3. Définir le contexte de répertoire SELinux pour qu'il corresponde à celui du répertoire /var/lib/rsyslog/ :
    ~]# semanage fcontext -a -t syslogd_var_lib_t /rsyslog
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  4. Appliquer le contexte SELinux :
    ~]# restorecon -R -v /rsyslog
    restorecon reset /rsyslog context unconfined_u:object_r:default_t:s0->unconfined_u:object_r:syslogd_var_lib_t:s0
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  5. Si nécessaire, vérifiez le contexte SELinux comme suit :
    ~]# ls -Zd /rsyslog
    drwxr-xr-x. root root system_u:object_r:syslogd_var_lib_t:s0   /rsyslog
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  6. Créer des sous-répertoires selon les besoins. Exemple :
    ~]# mkdir /rsyslog/work/
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    Les sous-répertoires seront créés avec le même contexte SELinux que le répertoire parent.
  7. Ajouter la ligne suivante dans /etc/rsyslog.conf juste avant qu'elle puisse entrer en vigueur :
    $WorkDirectory /rsyslog/work
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    Ce paramétre demeurera valide jusqu'à ce que l'on rencontre une nouvelle directive de WorkDirectory lors de l'analyse des fichiers de configuration.

20.4.3. Gestion des files

Tous les types de files peuvent être configurés davantage, afin de correspondre à vos besoins. Il est possible d'utiliser plusieurs directives pour modifier les files d'actions et la file de messages principale. Actuellement, il existe plus de 20 paramètres de file disponibles, veuillez consulter la section intitulée « Documentation en ligne ». Certains de ces paramètres sont couramment utilisés, tandis que d'autres, comme la gestion de threads de travail (« worker thread management »), fournissent un contrôle plus précis du comportement des files et sont réservés aux utilisateurs avancés. Avec des paramètres avancés, il est possible d'optimiser les performances de rsyslog, de planifier la mise en file d'attente, ou de modifier le comportement d'une file pendant la fermeture système.
Limiter la taille de file d'attente
Vous pouvez limiter le nombre de messages contenus dans une file d'attente avec le paramètre suivant :
$objectQueueHighWatermark number
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Remplacez objet par MainMsg ou par Action pour utiliser cette option pour la file de messages principale ou pour une file d'actions, respectivement. Remplacez nombre par le nombre de messages mis en file d'attente. Vous pouvez uniquement définir la taille de la file en tant que nombre de messages, et non en tant que taille de mémoire. La taille de la file par défaut s'élève à 10,000 messages pour la file de messages principale et les files ruleset, et à 1000 pour les files d'actions.
Les files assistées par disque sont illimitées par défaut et ne peuvent pas être limitées par cette directive, mais vous pouvez leur réserver de l'espace physique en octets avec les paramètres suivants :
$objectQueueMaxDiscSpace number
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Remplacez objet par MainMsg ou par Action. Lorsque la limite de la taille spécifiée par le nombre est atteinte, les messages sont abandonnés jusqu'à ce que suffisamment d'espace soit libéré par les messages sortis de la file.
Abandonner des messages
Lorsqu'une file atteint un certain nombre de messages, vous pouvez abandonner les messages moins importants afin d'économiser de l'espace dans la file pour les entrées de plus haute priorité. La limite qui lance le processus d'abandon peut être définie avec l'indication discard :
$objectQueueDiscardMark number
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Remplacez objet par MainMsg ou par Action pour utiliser cette option sur la file de messages principale ou sur une file d'actions, respectivement. Le nombre correspond au nombre de messages qui doit se trouver dans la file pour lancer le processus d'abandon. Pour définir quels messages abandonner, veuillez utiliser :
$objectQueueDiscardSeverity priority
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Remplacez priorité par l'un des mots-clés suivants (ou par un numéro) : debug (7), info (6), notice (5), warning (4), err (3), crit (2), alert (1), et emerg (0). Avec ce paramètre, les messages entrants et les messages se trouvant déjà en file d'attente avec une priorité plus basse que celle qui est définie, sont effacés de la file dès que la marque d'abandon aura été atteinte.
Utiliser des délais
Il est possible de configurer rsyslog pour traiter des files d'attente pendant une période spécifique. Par exemple, avec cette option, il est possible de transférer une partie du traitement pendant les heures creuses. Pour paramétrer un délai, veuillez utiliser la syntaxe suivante :
$objectQueueDequeueTimeBegin hour
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$objectQueueDequeueTimeEnd hour
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Avec heure, vous pouvez spécifier les heures qui limitent votre délai. Veuillez utiliser le format 24 heures sans les minutes.
Configurer les threads de travail
Un thread de travail effectue une action spécifiée sur le message mis en file d'attente. Par exemple, dans la file de messages principale, une tâche de travail consiste à appliquer une logique de filtrage sur chaque message puis de l'ajouter à la file d'action correspondante. Lorsqu'un message arrive, un thread de travail est lancé automatiquement. Lorsque le nombre de messages atteint un certain niveau, un autre thread de travail est allumé. Pour spécifier ce nombre, veuillez utiliser :
$objectQueueWorkerThreadMinimumMessages number
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Remplacez nombre par le nombre de messages qui déclenchera un thread de travail supplémentaire. Par exemple, si le nombre est paramétré sur 100, un nouveau thread de travail sera lancé lorsque plus de 100 messages seront reçus. Lorsque plus de 200 seront reçus, un troisième thread de travail sera lancé, et ainsi de suite. Cependant, trop de threads de travail fonctionnant en parallèle deviendront inefficaces, vous pouvez donc limiter le nombre maximum en utilisant :
$objectQueueWorkerThreads number
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où le nombre correspond au nombre maximal de threads de travail pouvant être exécutés en parallèle. Pour la file de messages principale, la limite par défaut est fixée à 1 thread. Une fois qu'un thread de travail a été lancé, il restera en cours d'exécution jusqu'à ce qu'un délai d'inactivité apparaisse. Pour définir la longueur du délai, veuillez saisir :
$objectQueueWorkerTimeoutThreadShutdown time
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Remplacez durée par la durée en millisecondes. Sans ce paramètre, un délai d'expiration fixé à zéro sera appliqué, et un thread de travail sera terminé dès qu'il ne contiendra plus de messages. Si vous spécifiez durée avec -1, aucun thread ne sera fermé.
Retirer un lot de la file
Pour améliorer les performances, vous pouvez configurer rsyslog pour retirer de multiples messages de la file à la fois. Pour définir la limite supérieure de ce type de suppression de la file :
$objectQueueDequeueBatchSize number
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Remplacez nombre par le nombre maximal de messages pouvant être supprimés de la file à la fois. Remarquez qu'un paramètre plus élevé combiné à un nombre plus élevé de threads de travail autorisés se traduit par une consommation de mémoire plus importante.
Terminer des files d'attente
Lorsqu'une file qui contient encore des messages est terminée, vous pouvez minimiser la perte de données en spécifiant un intervalle pour que les threads de travail puisse finir le traitement de la file :
$objectQueueTimeoutShutdown time
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Spécifiez time en millisecondes. Si certains messages sont toujours en file d'attente après cette période, les threads de travail finiront l'élément de données actuel et se termineront. Des messages non traités seront donc perdus. Un autre intervalle peut également être paramétré pour que les threads de travail puissent traiter l'élément final :
$objectQueueTimeoutActionCompletion time
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Au cas où le délai d'expiration se termine, tout thread de travail restant sera éteint. Pour enregistrer les données pendant la fermeture, veuillez utiliser :
$objectQueueTimeoutSaveOnShutdown time
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Si définis, tous les éléments de la file seront enregistrés sur le disque avant que rsyslog ne se termine.
Dans la nouvelle syntaxe qui se trouve dans rsyslog 7, les files d'attente se trouvent dans l'objet action() qui peut être utilisé à la fois séparemment ou à l'intérieur d'un ruleset dans /etc/rsyslog.conf. Le format d'une file d'attente d'action ressemble à ce qui suit :
action(type="action_type" queue.size="queue_size" queue.type="queue_type" queue.filename="file_name")
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Remplacer action_type par le nom du module qui doit effectuer l'action et remplacer queue_size par le nombre maximum de messages que la file d'attente puisse contenir. Pour queue_type, sélectionner disk ou bien, parmi l'une des files d'attente en mémoire : direct, linkedlist ou fixedarray. Pour file_name ne spécifier qu'un nom de fichier, et non pas un chemin. Notez que si vous créez une nouveau répertoire contenant les fichiers de journalisation, le context SELinux devra être défini. Voir un exemple dans Section 20.4.2, « Créez un nouveau répertoire pour les fichiers de journalisation rsyslog ».

Exemple 20.13. Définir une File d'attente d'action

Pour configurer l'action de sortie avec une file d'attente d'actions asynchrones basées sur une liste chaînée, qui peut contenir un maximum de 10 000 messages, saisir la commande suivante :
action(type="omfile" queue.size="10000" queue.type="linkedlist" queue.filename="logfile")
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La syntaxe rsyslog 7 de files d'attentes d'actions directes ressemble à ceci :
*.* action(type="omfile" file="/var/lib/rsyslog/log_file
     )
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La syntaxe rsyslog 7 d'une file d'attente ayant plusieurs paramètres peut s'écrire ainsi :
*.* action(type="omfile"
              queue.filename="log_file"
              queue.type="linkedlist"
              queue.size="10000"
     )
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Le répertoire de travail par défaut, ou le dernier répertoire de travail à définir, sera utilisé. Si l'on doit utiliser un autre répertoire de travail, ajouter une ligne comme suit devant la file d'attente d'action :
global(workDirectory="/directory")
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Exemple 20.14. Redirection vers un Serveur unique avec la nouvelle Syntaxe

L'exemple suivant est basé sur la procédure Procédure 20.1, « Effectuer un transfert sur un seul serveur » afin de montrer la différence entre la syntaxe traditionnelle et la syntaxe rsyslog 7. Le greffon omfwd est utilisé pour le transfert via UDP ou TCP. La valeur par défaut est UDP. Comme le greffon est intégré, il n'a pas besoin d'être téléchargé.
Veuillez utiliser la configuration suivante dans /etc/rsyslog.conf ou créez un fichier avec le contenu suivant dans le répertoire /etc/rsyslog.d/ :
*.* action(type="omfwd"
      queue.type="linkedlist"
      queue.filename="example_fwd"
      action.resumeRetryCount="-1"
      queue.saveOnShutdown="on"
      target="example.com" port="6514" protocol="tcp"
     )
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Où :
  • queue.type="linkedlist" permet d'avoir une file d'attente LinkedList en mémoire,
  • queue.filename définit un stockage sur disque. Les fichiers de sauvegarde sont créés avec le préfixe example_fwd, dans le répertoire de travail spécifié par la directive workDirectory globale qui précède,
  • le paramètre action.resumeRetryCount -1 empêche rsyslog d'abandonner des messages lorsqu'il essaie de se connecter à nouveau si le serveur ne répond pas,
  • queue.saveOnShutdown="on" activé enregistre les données en mémoire si rsyslog s'éteint,
  • la dernière ligne transfère tous les messages reçus au serveur d'enregistrement, la spécification de port est optionnelle.

20.5. Configurer rsyslog sur un serveur d'enregistrement

Le service rsyslog fournit une installation pour exécuter un serveur d'enregistrement et pour configurer des systèmes individuels pour qu'ils envoient leurs fichiers journaux sur le serveur d'enregistrement. Veuillez consulter Exemple 20.12, « Transférer des messages journaux sur un serveur de manière fiable » pour obtenir des informations sur la configuration rsyslog du client.
Le service rsyslog doit être installé sur le système que vous comptiez utiliser en tant que serveur d'enregistrement et sur tous les systèmes qui seront configurés pour y envoyer leurs journaux. Rsyslog est installé par défaut sur Red Hat Enterprise Linux 7. Si requis, pour vous assurer que c'est bien le cas, veuillez saisir la commande suivante en tant qu'utilisateur root :
~]# yum install rsyslog
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Le protocole et le port par défaut du trafic syslog est UDP et 514, comme indiqué dans le fichier /etc/services. Cependant, rsyslog utilise par défaut TCP sur le port 514. Dans le fichier de configuration, /etc/rsyslog.conf, TCP est indiqué par @@.
D'autres ports sont parfois utilisés en exemples, mais SELinux n'est configuré que pour permettre d'envoyer ou de recevoir sur les ports par défaut suivants :
~]# semanage port -l | grep syslog
syslogd_port_t                 tcp      6514, 601
syslogd_port_t                 udp      514, 6514, 601
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L'utilitaire semanage est fourni dans le cadre du paquet policycoreutils-python. Si nécessaire, installez le package comme suit :